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  • « J'ai toujours su que ce Journal amoureux existait ; même si je ne l'avais jamais lu ni même vu... Ma mère m'en avait parlé. C'est Paul qui en a eu l'idée pour l'aider à prendre confiance en elle, et en son talent, auquel elle ne croyait guère à l'époque. Pourtant, elle vivait depuis toujours, dans et par les mots : elle tenait son journal intime et entretenait une nombreuse correspondance, amicale puis amoureuse, dans une famille où tout passait et se réglait par des lettres...  De là à penser publier, il y avait un pas qu'elle ne se décidait pas à franchir. Alors Paul a eu cette idée épatante d'écrire ce journal, chacun prenant la parole à tour de rôle pour raconter leur quotidien. C'était d'autant plus généreux de sa part qu'il n'a jamais tenu un journal de sa vie et que c'était même contraire à sa nature. Maman lui rendait souvent hommage pour cette initiative - et elle n'avait l'hommage facile pour personne ! »  Blandine de Caunes
    À travers ce jeune couple amoureux, qui manie la plume avec dextérité, le talent des deux écrivains reconnus qu'ils deviendront est déjà là, qui constitue aussi un formidable témoignage des années 1950 et du féminisme naissant d'une femme engagée qui participera à tous les combats de son époque.

  • Et le bien dans tout ça ?

    Axel Kahn

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    • 10 Mars 2021

    « "Sois raisonnable et humain !" m'a lancé Jean Kahn, mon père, avant de se donner la mort. Ai-je bien suivi ce fil d'Ariane qui m'a été offert ? Lorsque beaucoup du ruban de la vie a déjà été déroulé, on se retourne parfois pour en juger l'aspect. J'en ai ressenti le besoin pour apprécier la cohérence d'un parcours, confronté aux questions, situations, dilemmes, engagements et combats auxquels j'ai été mêlé. Encore en cette année 2020, j'ai eu à prendre position et à analyser la crise sanitaire de la Covid-19. En tant que Président de la Ligue nationale contre le cancer, mobilisé pour la protection des personnes malades et spécialiste du sujet. Et en tant que citoyen engagé et attentif, explorateur anxieux de la  "voie bonne"  en tout domaine : la politique, la violence, le Progrès, les technologies, la vie humaine...
      La route a déjà été longue, semée d'embûches comme toute existence, souvent contournée, presque un labyrinthe. Cependant, j'avais, comme Thésée, mon fil d'Ariane. À moi aussi, il a été confié par amour. L'ai-je toujours tenu ? »
      Axel Kahn

  • Le coeur en laisse

    Line Papin

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    • 3 Mars 2021

    Maurice est un écrivain à succès. Mais voilà qu'à quarante ans, il ne ressent plus rien. Plus rien pour sa compagne Isabelle, plus rien pour ses livres. Alors qu'il tente de sauver une dernière fois son couple, soudain, elle apparaît. Elle, Ambroisie. Égérie du Tout-Paris, ancien mannequin à succès, d'une beauté saisissante, elle parle bien, elle sait tout. Ambroisie est un tremblement dans sa vie. L'auteur se retrouve alors entraîné dans des vernissages mondains, porte des chemises de créateur : il disparaît peu à peu dans l'étreinte de cette femme, à la fois sublime et inquiétante. Sous la lumière des réverbères parisiens, Maurice délaisse ses livres pour vivre sa romance qu'il ne saurait écrire.À mesure que les verres de champagne se vident, que les sourires s'effacent et que les additions astronomiques s'accumulent, Maurice, Bel-Ami malgré lui, perd pied. Noyé dans ce faste, perdu dans ce Paris trop amoureux, il en a oublié l'écriture.
      À travers cette histoire d'emprise et de fascination, Line Papin signe un roman obsédant et hanté par cette question : peut-on encore tomber amoureux et se perdre pour une femme qui n'est pas son genre ?

  • La beauté du ciel

    Sarah Biasini

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    • 6 Janvier 2021

    « Un matin de mai, le téléphone sonne, je réponds, "Bonjour, gendarmerie de Mantes-la-Jolie, la tombe de votre mère a été profanée dans la nuit."  »Une femme écrit à sa fille qui vient de naître. Elle lui parle de ses joies, ses peines, ses angoisses, et surtout d'une absence, celle de sa propre mère, Romy Schneider.  Car cette mère n'est pas n'importe quelle femme. Il s'agit d'une grande star de cinéma, inoubliable pour tous ceux qui croisent le chemin de sa fille.Dans un récit fulgurant, hanté par le manque, Sarah Biasini se livre et explore son rapport à sa mère, à la mort, à l'amour. Un texte poétique, rythmé comme le ressac, où reviennent sans cesse ces questions :  comment grandir quand on a perdu sa mère à quatre ans ? Comment vivre lorsqu'on est habitée par la mort et qu'elle a emporté tant de proches ? Comment faire le deuil d'une mère que le monde entier idolâtre ?  Comment devenir à son tour mère ? La réponse, l'auteure la porte en elle-même, dans son héritage familial, dans l'amour qu'elle voue à ses proches, à ses amis, à ces figures féminines qui l'ont élevée comment autant d'autres mères. Le livre de la vie, envers et contre tout. 

  • Les cités intérieures

    Anaïs Nin

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    • 24 Février 2021

    Anaïs Nin ne pensait pas devoir sa célébrité à ses extraordinaires journaux intimes. Ils devaient simplement l'aider, selon elle, à prendre conscience de ce qu'elle était et de ce qu'elle souhaitait devenir : une écrivaine reconnue avec une oeuvre véritable, entre autres, une série de romans dont le titre serait  Les Cités intérieures, celles qui se situent au-delà des apparences, de l'autre côté du miroir.
      Dans ces  Cités intérieures, constituées de cinq romans -  Les miroirs dans le jardin,  Les enfants de l'albatros,  Les chambres du coeur,  Une espionne dans la maison de l'amour  et  La séduction du Minotaure  -, elle met en scène trois femmes, trois amies, Lillian, Djuna et Sabina qui sont des reflets fictionnels de l'auteure.
    /> À travers ses héroïnes, Anaïs Nin tente de traiter les négations, le dédale et la complexité de la nature féminine : Djuna et ses amours passionnées, tempétueuses et qui se dégradent avec le temps dans  Les enfants de l'albatros  et  Les chambres du coeur  ; Sabina qui se veut libre mais se retrouve rongée par la culpabilité et l'angoisse dans  Une espionne dans la maison de l'amour  et Lilian qui, dans le dernier roman de ce cycle romanesque, tire le fil d'Ariane pour aller jusqu'au bout du labyrinthe de sa vie et y découvrir peut-être le Minotaure.
      Mais ces  Cités intérieures  sont surtout celles de l'auteure elle-même, dont la vie et les rencontres passionnées et passionnantes, telles qu'on les connaît grâce à ses journaux, constituent la matière première de ce cycle fictionnel.
    Traduit de l'anglais par Anne Metzger (Les miroirs dans le jardin  et  La séduction du Minotaure), Béatrice Commengé (Les enfants de l'albatros), Élisabeth Janvier (Les chambres du coeur) et Anne Laurel (Une espionne dans la maison de l'amour)
    PRÉFACE DE LAURE ADLER

  • L'unique ; Maria Casarès

    Anne Plantagenet

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    • 13 Janvier 2021

    Elle a « le génie de la vie » disait d'elle Albert Camus. Ils se sont connus et aimés pendant seize ans. D'un amour unique, tourmenté, demeuré dans l'ombre, mais qui s'est épanoui dans une correspondance fascinante. Elle, c'est Maria Casarès. Appétit d'ogre, rire tapageur, sensualité brûlante, sommeil de plomb, elle naît et grandit en Galice, fuit Franco en 1936, et arrive à Paris, 148 rue de Vaugirard, âgée de 14 ans. Vite, elle veut apprendre cette impitoyable langue française, devenir actrice, s'exprimer physiquement, danser, aimer. Rien ne l'arrête, ni les refus au Conservatoire, ni les codes parisiens. Bientôt son talent conquiert Carné, avec Les Enfants du paradis, Bresson avec Les Dames du Bois de Boulogne, Cocteau avec Orphée, Vilar à Avignon. Et Gérard Philipe, dont elle a été l'amante.
    Elle, c'est d'abord une femme libre. Une femme avec une volonté de fer, dont la fragilité nous touche à chaque page. Anne Plantagenet raconte le destin d'une Espagnole, tombée amoureuse de la France. Les combats, les planches, les caméras, la gloire - et la tragédie.
    Un récit qui dit la flamme d'une grande artiste, et se lit comme un roman.

  • On ne connaît pas Natalie Bauer-Lechner. Et pour cause : le nom de cette talentueuse altiste a été effacé par l'entourage de Mahler. Pourtant, c'est bien elle qui la première a cru en Gustav Mahler, lorsqu'en 1876, elle rencontre le musicien, âgé de seize ans, au Conservatoire de Vienne. Jusqu'à son mariage avec Alma, elle fut sa confidente, la première lectrice de ses compositions, sa compagne de randonnées, la baigneuse du lac au petit matin... Son âme soeur. Elle a rédigé des Souvenirs, nés de ses conversations avec lui. Avant-gardiste, membre d'un quatuor de femmes réputé, elle se méfie des codes étouffants de Vienne. La capitale autrichienne vit son âge d'or : ivre d'art et de musique, elle acclame le chef d'orchestre mais malmène le compositeur.
    Évelyne Bloch-Dano nous emmène à la rencontre de trois personnages, un génie, une artiste et une ville, dans une époque euphorique et impitoyable que la Première Guerre mondiale balaya.
    Le récit d'une intimité hors normes qui a le souffle d'un roman.

  • De feu et d'or

    Jacqueline Woodson

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    • 10 Mars 2021

    « Chaque page, sublime, est une nouvelle révélation, un nouvel événement bouleversant, ou dévoile un nouveau souvenir. »Edwidge Danticat  Nous sommes en 2001, le soir d'une fête donnée en l'honneur de Melody et de ses seize ans, dans la maison familiale de Brooklyn. Couvée du regard par ses parents et amis, elle fait son entrée sur une musique de Prince, dans une robe blanche taillée sur mesure. Une tristesse flotte néanmoins dans l'atmosphère. Seize ans plus tôt, cette même robe fut cousue pour une autre jeune fille : Iris, la mère de Melody, pour fêter aussi son entrée dans l'âge adulte. Une célébration qui n'eut finalement jamais lieu. Iris était enceinte.
      Déroulant l'histoire de Melody, de son père, d'Iris et de ses parents - du massacre de Tulsa en 1921 au 11 septembre 2001 - pour comprendre comment ils en sont arrivés là, Jacqueline Woodson reconstitue non seulement leurs ambitions et leur fureur de vivre, mais aussi le prix qu'ils ont payé pour échapper à leur destin si profondément façonné par des décennies de racisme. En explorant le désir et l'identité sexuels, la maternité, l'éducation, la classe et le statut social, De feu et d'or décrit de façon magistrale la manière dont les jeunes doivent si souvent prendre des décisions irrévocables pour leur futur - avant même de savoir qui ils sont et ce qu'ils veulent devenir.  Traduit de l'anglais (États-Unis) par Sylvie Schneiter

  • On ne compte plus les critiques de l'ère numérique. Mais elles ont en commun de ne pas voir la nouveauté d'un monde où, pour la première fois, le capital et la technologie se confondent absolument, obéissant à la même croissance exponentielle, avec la même visée de tout réduire à un objet de calcul.
      Ainsi le regard humain est-il devenu pour le capital la matière première la plus recherchée. Surtout depuis que la production et la reproduction des images sont redéfinies par la révolution que représente l'instantanéité de leur distribution. Aussitôt produite, toute image peut être immédiatement diffusée par n'importe quel possesseur de smartphone - autrement dit, tout le monde. 
      En une dizaine d'années, la distribution s'est imposée au coeur d'une nouvelle économie du regard, où il n'est aucune image qui ne soit en même temps objet de profit et moyen de contrôle.
      Il en résulte une complète reconfiguration de notre perception. N'existe plus que ce qui est rendu visible par la technologie. Rien n'échappe à cette dictature de la visibilité, qui nous empêche de voir à quelle modélisation nos vies sont continuellement soumises, en fonction d'algorithmes envahissant tous les domaines, scientifique, politique, esthétique, éthique, érotique... Persuadés d'être de plus en plus libres, nous nous sommes bâti  la plus inquiétante prison d'images.
      Comme d'autres ont autrefois réussi à sortir du labyrinthe qui les retenait en en reconstituant les plans, notre seule chance est d'essayer de comprendre quelle sombre histoire se trame entre image, regard et capital. En dépend le peu de liberté qui nous reste.

  • Mes années chinoises

    Annette Wieviorka

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    • 24 Février 2021

      L'historienne Annette Wieviorka, spécialiste émérite de la Shoah, est, en 1970, une jeune militante maoïste. Dans l'enthousiasme de Mai 1968 et de la Révolution culturelle, les intellectuels français sont pris de passion pour la Chine communiste (dont Philippe Sollers, Julia Kristeva ou Roland Barthes, qui en rapportent des écrits fortement empreints d'idéologie). 
      Avec son mari et son petit garçon, Annette Wieviorka s'installe pour deux ans à Canton comme professeure de français. Dans le « laboratoire de l'homme nouveau », ils s'attendent à apprendre du réveil des masses et du modèle démocratique chinois. À la place, ils découvrent la pauvreté des Chinois et le vert des rizières, la surveillance constante, la soif de camaraderie mêlée à l'isolement dans une société collective.
      Dans ce récit où se croisent la fraîcheur de notes prises sur le vif et le regard rétrospectif de l'historienne, les rencontres, les paysages et les questions se succèdent au son des chants révolutionnaires et de l'opéra chinois. Devant « l'impossibilité de saisir autre chose que la surface de la société chinoise », quel sens donner à ce qui est vécu ?
      De ces années chinoises se dégage une « passion douloureuse, passion louche, passion déchirante » pour un pays, une époque et des idéaux. 

  • La peau des pêches

    Salomé Berlioux

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    • 31 Mars 2021

    « J'annonce à mon médecin : nous souhaitons avoir un enfant. De sa voix tranquille il répond : c'est possible. De ce c'est possible dont il ne reste rien, je garde toutefois le souvenir. Talisman d'une époque où avoir un enfant semblait non seulement possible, mais facile. Simple prolongement de l'étreinte amoureuse. Je n'avais aucun doute. Pourquoi en aurais-je eu ? »

  • Judoka

    Thierry Frémaux

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    • 10 Février 2021

    Qu'est ce qui détermine un caractère, une inclination, un destin ? Peu et beaucoup de choses à la fois. Éventuellement, un lieu géographique ou un milieu social. Peut-être la fréquentation d'un mentor ou l'emprise d'une passion. Une éducation, de toute évidence.
    Né il y a soixante ans de parents optimistes, persuadés du bon fonctionnement des institutions républicaines et installés par choix aux Minguettes, en banlieue lyonnaise ; d'emblée confronté à la diversité des origines et des statuts dans un environnement sans contrainte, Thierry Frémaux se penche avec curiosité sur le chemin parcouru. « Je ne serais pas arrivé là, si... » En remontant le cours de sa vie, le directeur de l'Institut Lumière et Délégué général du Festival de Cannes, familier de la planète cinéma dans son ensemble, de ses institutions comme de ses stars, constate, non sans surprise, que c'est sans doute la pratique du judo qui a déterminé avec le plus d'efficience et de constance ses goûts et sa personnalité. Un exercice qu'il pratiqua avec ardeur et assiduité (jusqu'à devenir ceinture noire !), mais qui, surtout - pour paraphraser la célèbre confidence d'Albert Camus à propos du football -, lui a apporté ce qu'il sait « de plus sûr à propos de la morale et des obligations des hommes ».
    De l'enfance au judo, du judo au cinéma qui nourrit aussi grandement ce récit réjouissant et passionnant, Thierry Frémaux reconstitue l'ossature d'une vie à l'aune d'un art empreint de sagesse. Celui qui lui a offert les bases d'un savoir-vivre ensemble où le respect de l'autre, le contrôle de soi, la modestie et le courage jouent le rôle le plus important.

  • Soeurs

    Daisy Johnson

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    • 13 Janvier 2021

      «  Soeurs, encore un chef-d'oeuvre de Daisy Johnson. »  Elle
    Juillet a une soeur de dix mois son aînée, Septembre. Elles sont inséparables. Mais Septembre peut se montrer terrifiante. Elle pousse Juillet à faire des choses qu'elle ne veut pas. Et, comme hypnotisée par le regard noir de sa soeur, Juillet obéit.Depuis « l'incident », tout a changé. Elles ont dû déménager loin d'Oxford avec leur mère Sheela, écrivaine pour enfants, dans une vieille maison au bord de la mer, qui, si l'on tend bien l'oreille, semble animée d'une vie propre. Le sommeil y est impossible et les rêves sans fin. L'atmosphère devient brumeuse et étouffante pour Juillet. Tandis que les deux adolescentes font leurs premiers pas dans le monde du désir et de la sexualité, un vent de violence se lève.À mesure que le lecteur remonte le fil jusqu'à ce fameux incident, l'auteure fait germer une cruelle pensée dans la tête du lecteur : et si Juillet n'obéissait finalement qu'à elle-même ?Daisy Johnson nous plonge dans un univers gothique, âpre et ardent où explose la fureur de l'adolescence.  Traduit de l'anglais par Lætitia Devaux

  • Batailles

    Alexia Stresi

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    • 6 Janvier 2021

    Il y a un avant, et un après, dans la vie de Rose. Tout a basculé quand elle avait vingt-sept ans. Le jour où sa mère a manqué à l'appel. Disparition volontaire, selon les mots de la police.
    Brigitte n'a laissé que trois phrases en partant, dont une terrible : « Rose chérie, si tu m'aimes autant que je t'aime, ne me recherche pas. » Elle a aussi écrit qu'elle reviendrait très vite. Cela fait dix ans.
    Aujourd'hui, Rose va mieux. Elle s'est reconstruite. Mais un fait-divers qui secoue la France vient remuer beaucoup de choses : une mère a livré son bébé aux vagues d'une marée montante ; elle est ensuite rentrée chez elle et a repris ses lectures de philosophie.
    Une déflagration. Pour Émile, le vieux pêcheur à pied qui découvre le corps sur la plage. Pour le médecin légiste pourtant aguerri. Même pour les gendarmes en charge de l'enquête. Pour Rose elle-même.
    Celle-ci comprend qu'elle doit désobéir à sa mère et partir à sa recherche.
    Pourquoi est-on si troublé par les faits-divers ? Que nous révèlent-ils de nos vies ?
    Batailles nous entraîne avec virtuosité dans une troublante quête des origines et de la filiation.

  • Rien ne les prédestinait à se rencontrer, sauf le hasard, qui joue aux dés.Olivier Méri a débarqué à Beyrouth, sur la trace d'un orphelinat, et de dossiers anciens, qui le tourmentent. Il est photographe, un peu paumé. Alors qu'il espère un visa pour passer la frontière syrienne, il rencontre Axel Monvoisin, grand reporter français, qui négocie son prochain reportage. Une amitié imprévue va les souder, dans des montagnes et des régions secouées par la violence. C'était sans compter sur Nejma, qui croise leur route  et qui les saisit de sa présence, comme un orage silencieux.Les reliefs du Moyen Orient sont accidentés, comme les événements de la vie. Surtout quand on est jeune, en quête de réponses. Et lorsqu'approche le terrain de la guerre, tout devient plus intense.Un roman d'apprentissage, une épopée contemporaine.Par son souffle narratif, par son ambition de faire incarner dans des personnages des enjeux d'aujourd'hui,  L'Etoile des frontières  s'inscrit dans la lignée des romans de Jean-Christophe Rufin.

  • Origines

    Sasa Stanisic

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    • 3 Février 2021

    Sasa Stanisic  est né en 1978 à Visegrad, en Yougoslavie. De ça, il en est sûr. C'est inscrit noir sur blanc sur son acte de naissance. Pourtant il n'y a pas vécu longtemps, puisqu'il a dû fuir pour l'Allemagne en 1991. Il atterrit alors avec sa famille à Heidelberg, où il devient « un réfugié » avec ce qu'il faut d'humiliations, de déracinement mais aussi d'amour. D'amour, puisque c'est grâce à la littérature allemande que Sasa tombe amoureux des mots et qu'il deviendra écrivain. C'est dans cette langue allemande qui n'est pas la sienne, dans cette langue d'accueil qu'il choisit d'écrire.
      Mais alors quelles sont ses véritables origines ?
      Dans ce texte pétri d'humour et de tendresse, Sasa s'attache à répondre à cette question, en inspectant ses souvenirs à l'aide de sa grand-mère bien aimée, Oma Kristina. Il vagabonde dans sa mémoire pour tenter de se créer ses propres origines, celles qui lui ont un jour permis de déclarer à la rubrique « métier » du formulaire de demande de titre de séjour : « écrivain ».  Traduit de l'allemand par Françoise Toraille

  • La sidération

    Laurence Benaïm

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    • 27 Janvier 2021

    « Tu m'écoutes maman ? Je te parle et je sais que tu n'as plus aucun prétexte pour me fuir. Tu es là justement parce que tu n'es plus. Écrire, c'est tordre le cou du temps, pour t'avoir enfin en face de moi, entièrement à moi. »Lorsque Laurence Benaïm décide d'écrire à sa mère, celle-ci n'est plus. Pourtant elle n'a jamais été aussi proche. Cardiologue parisienne très occupée, petite fille juive cachée pendant la Seconde Guerre mondiale, Nicole, la mère de la narratrice, n'a pas vraiment su parler à sa fille. Alors qu'elle s'éteint petit à petit dans en unité de soins intensifs puis palliatifs, l'auteure tente avec tendresse et honnêteté de combler les pointillés d'une vie peu racontée. Du Paris occupé, en passant par la Bourgogne ombrageuse, jusqu'à Oran, la narratrice cherche, inspecte et déplie ses souvenirs avec ses parents. Pourquoi sa mère était aussi dévouée avec ses patients alors qu'elle, sa fille, n'avait même pas la bonne tenue en cours de danse ? Pourquoi est-ce si dur de se laisser soigner lorsqu'on a été soignante toute sa vie ? Pourquoi la grand-mère maternelle ashkénaze avait du mal à comprendre la douleur de son gendre, sépharade exclu du lycée parce que juif ? Tant de souffrances, celle des familles juives déportées et décimées, celle des Français d'Algérie massacrés, celle d'une fille accompagnant sa mère à l'hôpital, mais pourquoi si peu de mots et de dialogues, au nom de ce qu'il a fallu taire pour se reconstruire ?  Avec émotion, subtilité et force, Laurence Benaïm décide de conjurer le sort, de les faire parler tous, pour lutter contre le silence.

  • Un fils sans mémoire

    Valentin Spitz

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    • 17 Février 2021

    « On ne peut pas inventer les photos qui n'existent pas, on ne peut pas boucher les trous de la mémoire. Non il n'y a rien pour ça. Je pourrais inventer ces images dans un roman mais rien qu'à y penser cela sonne creux, faux, comme un théâtre de pacotille, avec trop de couleurs et de bruit et de mauvais acteurs. Je sais bien, non je sens, que tout cela est à jamais perdu, car on ne peut créer à partir de rien. [...] L'histoire aurait dû s'écrire ainsi, ce serait mon éternité, mon destin : un fils sans mémoire, errant au fil de ses angoisses. Père manquant, fils manqué. C'était sans compter les mots, l'écriture, le langage, bois des humains qui construit et rassemble les êtres séparés, permet parfois l'amour. Ce livre raconte cette histoire. Comment un fils est parvenu à aimer son père. »  C'est une quête éperdue. Celle d'un nom, d'une origine et d'une reconnaissance. Celle d'un enfant, Valentin, qui pendant des années a eu un fantôme pour père, Le Doc. Un fantôme qui menait une vie professionnelle et médiatique hors normes. Pendant des années, Le Doc a endossé le costume du père pour des centaines de milliers de jeunes, libérant leur parole et leur permettant de découvrir sans tabous, grâce aux radios libres, leur corps et leur sexualité.Mais nul n'est prophète en son pays. Et les pères ne sont pas toujours au rendez-vous de leurs propres enfants. Véritable cri d'amour, ce livre est le plus personnel de Valentin Spitz, le plus déchirant aussi.

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