Le Manuscrit

  • « Le Neveu de Rameau, ou la supériorité du « fou » sur le « philosophe » ? Et si c´était le contraire ? Les Liaisons dangereuses, un éloge masqué du libertinage ? Voire... La révolte au sérail à la fin des Lettres persanes, une dénonciation déjà féministe

  • Problematizar o conceito de ilusão no espaço teatral europeu e o modo como críticos, dramaturgos e encenadores se têm posicionado relativamente à determinação de uma especificidade teatral propensa à ilusão constitui o grande desafio do primeiro volume da colecção Entr´acte: études de théâtre et performance do Centro de Estudos de Teatro da Universidade de Lisboa.




    Aimitação teatral na acepção aristotélica propiciou a transformação do palco num verdadeiro theatrum mundi e instituiu, como sabemos, diferentes posicionamentos perante o conceito de verosimilhança tendo motivado a poética do texto dramático durante largos séculos e moldado, de diferentes formas, a intensidade da ilusão no teatro. Ilusão da verdade, imitação da imitação, imago veritate imitatio vitae, speculum consuetudinis, a criação teatral não podia, por isso, alienar-se da sua função essencial de delectare e iludere. Determinar a axiologia representativa referencial/ilusionista ou não-referencial/anti-ilusória permite-nos delinear a forma como cada autor/tradutor/encenador, nas suas sucessivas produções artísticas, foi ilustrando e teorizando a problemática da ilusão e da mimese. Sabemos como certos agentes do mundo teatral foram criando, ao longo dos tempos, diversificadas técnicas que permitiram dar resposta a esta questão complexa da correspondência entre o real e a criação de uma certa visão do mundo, de entre as quais a mise en abyme e o teatro no teatro constituem apenas algumas ilustrações.

  • Analyser la présence de l´Europe dans la vie et dans l´imaginaire de Julien Green signifie essayer de comprendre, à travers ses écrits, la liaison qu´il a tissée, au fil des ans, avec un continent qu´il a parcouru en voyageur attentif et exigeant. Il le décrit dans certains de ses romans, l´aime et sait en interpréter les aspirations les plus profondes. Les trois sections qui composent ce volume proposent un parcours critique visant à souligner les jalons essentiels de cette relation voyageur-Europe, parfois apparemment contradictoire. Elle a jalonné toute la vie de l´auteur et nous montre la qualité de la renommée que le Vieux Continent, grâce aux différentes traductions, a réservée à un artiste au «coeur » profondément européen.

  • Dans Le Peuple, Michelet a cette phrase à propos des élèves des grandes écoles fondées en l'an III par la Convention : « Spectateurs de l'invention continuelle de leurs maîtres, ils allaient inventant aussi. » Jean Goldzink n'a jamais voulu passer pour un maître, mais il est un inventeur de cette sorte. Pendant près de quatre décennies passées à l'Ecole Normale Supérieure de Fontenay/Saint-Cloud/Lyon, il a lu et relu les textes de la littérature française en y cherchant ce qu'ils apportent de singulier, de fort, de neuf. Il a formé des générations d'enseignants-chercheurs à ce type d'enquête, dans le double souci de la trouvaille et de l'élégance. Ses élèves et collègues lui rendent ici hommage avec une quarantaine d'études, explications de texte ou commentaires. Les auteurs étudiés s'échelonnent du Moyen Âge au XXe siècle, de Chrétien de Troyes à Claude Simon.

  • Les poèmes se forment au regard et au passage des noms propres. Est poème tout énoncé pensant à un nom propre. Le poème répète (célèbre) le singulier ou la survenue (le phénomène) appelée d'un nom propre. Le nom propre fait (« poieitai ») le poème , déliv

  • Le sillage de Kafka, c´est la postérité paradoxale d´un écrivain dont la stérilité en tous domaines était devenue le tourment, et qui n´en a pas moins inexorablement transformé notre manière de lire, d´écrire, et d´appréhender le monde. L´oeuvre de Kafka

  • Compris comme phénomène social à visée anthropologique, le fait divers marque l'histoire intellectuelle du XXe siècle : l'esthétique rencontre l'histoire et le politique, le phénomène social est soumis à l'interprétation critique. En prenant le parti de la rencontre entre trois arts - littérature, théâtre et cinéma - profondément marqués par l'émergence d'une modernité dont le fait divers est contemporain, cet ouvrage interroge la tension qui se joue dans le regard des créateurs entre un ancrage dans le réel et une résistance à sa représentation. À travers l'analyse d'oeuvres précises ou à partir d'approches transversales, les textes le composant dessinent une cartographie de formes plurielles, qui renouvellent les catégories de pensée.

  • Lorsqu'on est quelqu'un de décalé, lorsque se sont répétées des situations où l'on s'est senti en porte-à-faux parce que l'on est quelque part en aspirant à un ailleurs ou parce que l'on est quelque part en venant d'ailleurs, on n'écrit pas seulement pour retrouver et rendre publics les méandres de son intériorité, on écrit aussi pour donner sens à ce décalage constamment revécu entre ses propres dispositions et la configuration des relations sociales de domination où l'on a eu à évoluer. L'autobiographie, point de vue nécessairement singulier, est alors un vecteur de compréhension non seulement de soi, mais aussi du monde.
    À des siècles et des lieux de distance, d'étonnantes convergences se tissent entre les écritures de soi si différentes de Karl Philipp Moritz (1727-1793, Allemagne), Richard Wright (1908-1960, USA) et Assia Djebar (1936, Algérie). Les subjectivités tourmentées qui s'y exposent font valoir leurs expériences et leurs jugements en leur nom propre. Chacune revendique d'être entendue dans sa singularité et non comme exemplaire interchangeable d'un groupe, mais sans jamais renier les liens qui la rattachent aux membres opprimés de son groupe d'origine ni renoncer à son exigence critique.
    L'écrivain nous donne à penser sur les dilemmes vécus aujourd'hui par tant d'individus ayant été, comme lui, des transfuges.

  • Entre 1943 et 1944, alors qu'il est interné à Rodez, Antonin Artaud traduit Lewis Carroll et Edgar Poe. C'est à l'occasion de ces traductions qu'il se remet véritablement à écrire et reprend le fil d'un mouvement largement interrompu depuis 1937. La confrontation à la langue et au texte étrangers permet à Artaud d'élaborer une poétique de la voix, du rythme et de la scansion qui prend de plus en plus d'ampleur à la sortie de Rodez. L'étude des traductions de Rodez sert ici de point de départ pour éclairer toute la production - textuelle et graphique - de l'après-Rodez, des glossolalies aux dessins écrits, et pour penser la relation d'Artaud aux avant-gardes occidentales et la spécificité de sa pratique poétique au regard de celle d'autres poètes qui, des futuristes (Khlebnikov ou Marinetti) à certains dadaïstes (Ball, Tzara, Hausmann), ont également cherché, dans la première moitié du vingtième siècle, à renouveler la langue poétique.

  • Peut-être avec une certaine exagération calculée, Jacques Attali affirmait-il, en 2012, que parmi les personnalités dont il avait fait la biographie, de Pascal à Karl Marx, de Gandhi à Diderot, celle de Diderot avait été celle qui lui avait fait comprendre de façon la plus enthousiaste l'actualité : « à mon sens, dans un siècle, il sera probablement le seul philosophe des Lumières à voir son étoile grandir. Le seul, en tout cas, qui nous sera encore utile, par ses idées comme par sa façon de réfléchir». Selon lui, c'est chez Diderot, « que Pirandello, Beckett, Butor, Kundera, notamment, trouveront une part de leur inspiration ». En effet, Diderot, connu surtout comme l'éditeur de l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, est un penseur qui mérite d'être étudié aujourd'hui bien au-delà de son travail d'éditeur. Ce deuxième volume de la collection « Entr'acte » projette un regard critique sur la pensée diderotienne sur le Théâtre, les Arts et les Sciences, ainsi que sur sa fortune, en France ou à l'étranger, notamment au Portugal et en Espagne.

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