Presses Sorbonne Nouvelle

  • Le Vieux Monde a beaucoup écrit sur le Nouveau. Il ne s'est pas privé de le juger, et de le juger mal. Dès le départ, le continent et ses habitants ont été affublés d'un nom erroné. Plus tard, le "Siècle des Lumières" a énoncé d'incroyables contre-vérités. L'ethnocentrisme européen était triomphant. En outre, les préjugés anti-espagnols venaient déformer un peu plus les images fantasmatiques. Aujourd'hui, les sciences mesurent mieux leurs limites ; nous savons que l'Amérique n'est pas encore découverte. À chaque étape, l'Histoire Naturelle aura été un élément-clé du débat. Jamais les savants n'auront été des hommes de cabinet qui s'imaginent travailler loin des contingences : le patriotisme, l'idéologie, la politique ou tout simplement le bonheur esthétique étaient au rendez-vous. L'ambition personnelle ne pouvait pas être toujours absente ; en revanche, l'abnégation et l'enthousiasme sont souvent venus à bout de difficultés matérielles de tout ordre. Vaille que vaille, les créoles eux-mêmes prirent peu à peu la mesure de leurs richesses. Tout cela explique qu'une équipe d'hispanistes spécialisés dans l'Amérique Hispanique ait voulu apporter sa pierre sur un pareil chantier. Les textes que nous publions ont été présentés et discutés à la Sorbonne en séminaire. Un volume est déjà paru en 1986.

  • Cet ouvrage représente le second volet des travaux du CRID (Centre de Recherche sur Idéologie et Discours) sur les Avant-Gardes esthétiques espagnoles. Il s'intéresse plus spécialement à la poésie qui a, plus intensément que les autres arts, joué un rôle dynamique dans l'Avant-Garde espagnole des années 20. L'originalité des études réunies ici réside dans la volonté d'aborder, en priorité, des oeuvres appartenant à des auteurs et des courants représentatifs de cette Avant- Garde ; l'Ultraïsme, le Créationnisme et le Surréalisme, trois «ismes» décisifs de l'histoire littéraire espagnole entre 1918 et 1930. Le but de cette recherche n'est pas de revenir sur les aspects théoriques, doctrinaux ou extérieurs de ces mouvements, mais d'analyser les «pratiques textuelles» représentatives de ces Avant-gardes, pour en apprécier véritablement les éléments de rupture ou de continuité.

  • La guerre civile d'Espagne a provoqué chez les intellectuels du monde entier un choc émotionnel profond, qui a motivé des réactions de tous ordres : les uns ont milité, les autres ont écrit, d'autres encore ont pris un fusil, certains y ont laissé leur vie. Dès les premiers jours de la guerre civile - marqués, entre autres, par la mort de Federico Garcia Lorca - les poètes hispano-américains réagissent : César Vallejo, Pablo Neruda, Nicolas Guillén, trois des grandes voix poétiques du continent, se sont joints au choeur des hommes concernés par ce drame espagnol qui préfigurait l'holocauste à venir. Ce sont leurs témoignages que nous essayons de faire revivre et d'analyser ici.

  • Lors du référendum d'adhésion en 1972, les Irlandais ont dit un « oui » enthousiaste à l'Europe. Malgré les apports importants de la Communauté, l'enthousiasme a depuis diminué. Il reste, cependant, une claire volonté chez les Irlandais, aussi bien du Nord que du Sud, d'intégrer de plus en plus l'Europe. Les difficultés auxquelles ils devront faire face, pour y parvenir, sont quand même nombreuses. On les dit préparés économiquement à affronter la nouvelle situation à partir de 1992, encore faut-il que l'espoir et la réalité coincident. La grande réconciliation entre des vieilles nations que représente aussi la construction de l'Europe pourra, peut-être, servir finalement de modèle pour les protestants et les catholiques de l'Ulster. Et la neutralité irlandaise, unique au sein de la Communauté, est une source de contradictions qu'il faut bientôt confronter. Le débat politique, seule voie pour exposer et résoudre ces problèmes, n'a pas été, jusqu'à maintenant, à la hauteur des enjeux.

  • Eamon De Valera, soldat, homme politique, homme d'état et figure internationale a joué un tout premier rôle dans le lent cheminement de l'indépendance irlandaise. Dix ans après sa mort, les clivages créés par son action s'estompent mais les idéaux qu'il prônait ne trouvent plus dans l'Irlande d'aujourd'hui que peu de partisans. Son incompréhension de la mentalité nord-irlandaise, catholique et protestante, explique, en partie, la persistance, au milieu des années 1980, du conflit inter-communautaire qui ravage le nord-est de l'île. Reste la place que l'Irlande occupe parmi les nations du monde ; cette place, elle la lui doit en grande mesure.

  • Les recherches réunies dans cet ouvrage se situent résolument dans la problématique nouvelle de la télévision comme agent de socialisation à des valeurs. Dans l'immense champ des sujets possibles, l'équipe qui les a menées a découpé son terrain - l'Angleterre; elle a choisi son niveau d'analyse - le message télévisé tel qu'il est transmis et non tel qu'il est reçu et interprété en aval ou tel qu'il a été voulu en amont.

  • 1936 une année tellement fertile en événements qu'elle s'est chargée de valeurs symboliques ou mythiques, exemplaires au sens espagnol du mot (des phénomènes à la fois modèles et qui s'intègrent dans un ordre supérieur), une année tellement riche qu'elle invite à l'anniversaire et à la célébration. Entre la mort de Valle Inclan, dans les premiers jours de janvier, et celle d'Unamuno, le 31 décembre, en passant par d'autres morts célèbres-Lorca, Maeztu-ou anonymement collectifs, 1936 suggère aussi des ères nouvelles où se matérialisent les espoirs des groupes séculairement dominés, soudain projetés sur le devant de l'Histoire... sans oublier la guerre d'Espagne qui brasse à la fois la mort et l'avenir, le quotidien dramatique et les grandes tensions sociales.

  • Ce livre contient un recueil d'études sur le Siècle d'Or, écrites par Pierre Dupont, que les hispanistes de la Sorbonne Nouvelle ont voulu rassembler en volume, en hommage à l'ami disparu. Les textes réunis, qui retiennent l'attention par la qualité de la recherche mise en oeuvre, correspondent aux quatre centres majeurs d'intérêt de l'auteur : Quevedo, le théâtre de Lope de Vega, la poésie burlesque et la langue.

  • Ce volume d'articles consacrés aux années vingt en Amérique, propose une approche multiforme des grandes crises et mutations du pays. Des analyses politiques, sociologiques et culturelles actualisent les questions majeures que pose une période charnière entre grande guerre et crise de 29. Une équipe franco-américaine de spécialistes s'est attachée à fournir une synthèse d'informations, de témoignages et de jugements, fondée sur la recherche contemporaine. Des aspects parfois méconnus des « années folles », de « l'âge du jazz » et de la « génération perdue » sont abordés tels que la dimension ethnique, l'évolution des mentalités et le poids de la culture de masse.

  • Existe-t-il un modèle anglo-saxon du travail et de l'emploi ? Les études ici réunies montrent que si modèle il y a (au delà de la très grande diversité de l'expérience anglo-saxonne dans le temps et dans l'espace), c'est au sens où celui-ci s'enracine dans une histoire, une culture, et recourt à des concepts dont l'acception est unifiée par l'utilisation d'une langue commune - l'anglais. Premier volet d'une étude qui sera complétée par un second livre qui portera sur les évolutions caractéristiques du Royaume-Uni et des États-Unis d'aujourd'hui, cet ouvrage aborde l'expérience anglo-saxonne dans sa dimension historique, depuis l'Angleterre de la Renaissance jusqu'aux États-Unis du début du vingtième siècle. Ce faisant, il identifie les données de civilisation et l'origine de concepts qui définissent la spécificité anglo-saxonne.

  • Cet ouvrage collectif s'intéresse à ce que requiert, sur le plan méthodologique, la description morphologique et syntaxique de l'espagnol. Comment limiter le recours à la subjectivité lorsqu'on entreprend de décrire des structures dont le propre est de se prêter à l'observation directe ? Morphologie verbale, morphologie non verbale et syntaxe de l'espagnol font ici l'objet d'une égale attention et servent de motif à des descriptions et à des analyses qui, à quelques rares exceptions près, illustrent ce qu'il est convenu d'appeler la linguistique du signifiant. Elles font ressortir ce que gagnent grammairiens et linguistes lorsque, dans leur tâche, ils accordent une attention privilégié à ce que les langues donnent à voir, c'est-à-dire à leurs signifiants. Elles font état de ce que l'on gagne à postuler qu'un signifiant est associé à un seul signifié. Elles mettent en évidence ce que l'on gagne à essayer de reconnaître ce qui motive les signes linguistiques. Cet ouvrage est issu d'un colloque international organisé par le GERLHIS à la Sorbonne nouvelle en mars 2008.

  • En matière d'émancipation féminine et d'égalité des sexes la République d'Irlande n'a pas bonne presse. Certes, en ce qui concerne les Irlandaises, les statistiques européennes font souvent apparaître des retards et des injustices en matière d'emploi ou de prestations sociales. La presse étrangère, quant à elle, se fait l'écho de débats concernant l'avortement ou le divorce qui reflètent l'influence encore prépondérante de la hiérarchie catholique sur une partie de l'opinion, et sur une proportion importante de la classe politique. Le bilan est-il donc si négatif, vingt après l'adhésion de la République d'Irlande à la C.E.E., et près de vingt cinq ans après le renouveau féministe de la fin des années soixante ?

  • À l'époque des Lumières, les naturalistes français jouèrent un rôle décisif dans le renouveau spectaculaire de la science espagnole. Et plusieurs firent le voyage d'Amérique. Déjà au XVIe siècle, l'Empire espagnol avait été un objet d'étude privilégié pour quelques auteurs de la péninsule. Au XVIIIe siècle, la curiosité se réveilla en raison à la fois des enjeux politico-économiques et des controverses fondamentales du moment, qui cherchaient là-bas leurs arguments décisifs.

  • La présente étude est née de l'observation d'une récurrence, celle du thème de la médecine dans la littérature du XVIIIe siècle, et tout particulièrement dans la production romanesque. Si ce champ de recherches a été défriché par des travaux ponctuels qui ont en quelque sorte ouvert la voie, il n'a pas, à ce jour, fait l'objet d'une exploration systématique comme celle que cette étude se propose de tenter. L'entreprise conduit naturellement à une réflexion méthodologique. Explorer la médecine d'une époque par le biais de la littérature aurait pu, il y a encore quelques décennies, passer pour de la provocation. Se confinant dans les limites d'un narcissisme étroit, la critique littéraire, sauf à se livrer à des investigations thématiques dans un esprit purement descriptif et mimétique, se refusait obstinément à solliciter l'apport constructif de l'Histoire des Idées. La vogue croissante de l'historiographie au cours des dernières années rend le dessein beaucoup moins subversif. Distincte de l'histoire traditionnelle et moins restrictive, cette discipline a pour but d'opérer une synthèse entre les différentes branches de l'histoire philosophique, religieuse, histoire des sciences et des mentalités. Par le tableau synoptique qu'elle se propose, l'historiographie met l'accent sur la relativité de l'interprétation historique.

  • Femmes de conscience, Aspects du féminisme américain (1848-1875) éclaire les débats qui animent la pensée américaine au XIXe siècle et préparent les grandes actions du XXe. Une équipe de spécialistes s'est réunie autour de Susan Goodman et Daniel Royot afin de mettre en perspective tout un faisceau d'idées. L'unité thématique s'est réalisée sur la condition des femmes et son évolution. Sont ainsi examinées les lignes de force des divers mouvements. L'approche diachronique permet d'évaluer les phases successives des luttes. L'ouvrage traite en outre de la nature du discours féministe et de ses variantes, s'attachant aux voix représentatives en termes de politique, de philosophie et de création littéraire. La question religieuse, le problème du mariage, la cause des femmes noires, les fonctions socio-économiques, le droit de vote font l'objet d'analyses. Polémiques, débats, ruptures, échecs et réussites constituent la trame de ce panorama dont on peut dire qu'il participe d'une problématique inédite, de nature à donner un nouvel élan aux études féministes anglophones.

  • Cet ouvrage émane des travaux menés au sein du Centre de Recherche sur Idéologie et Discours (C.R.I.D.) sur les manifestations espagnoles d'avant-garde en Catalogne. Territoire privilégié des échanges avec l'Europe et de la pénétration des influences extérieures, la Catalogne occupe une place décisive dans le panorama des Avant-gardes de la péninsule ibérique. La Première Guerre Mondiale, en particulier, en provoquant l'exil d'écrivains et d'artistes à Barcelone a consolidé cette ouverture et la recherche d'une modernité active. Si la production des poètes Salvat-Papasseit et J.V. Foix et des peintres Barradas, Torres-García et Miró, évidemment non exhaustive, peut paraître apparemment hétéroclite, peut-être faut-il chercher la cohérence de l'ensemble, au-delà de l'implantation dans un même espace, dans la référence à une même idée, à savoir l'indissociable formule: rupture/catalanité. Engagée dans un processus de mise en normes et d'affirmation nationale, l'intelligentsia catalane a reçu dans la méfiance de telles manifestations. La rupture des codes préconisée en littérature par Salvat-Papasseit et, dans le domaine des arts plastiques, par Barradas et Torres-García s'est avérée prématurée. Ce n'est que dans la mesure où Ils pouvaient être associés à la quête de l'identité nationale que ces mouvements d'avant-garde ont trouvé, avec J.V. Foix et Miró, la place ultérieure qui leur revient dans la culture catalane.

  • Cet ouvrage rassemble seize communications faites lors de deux colloques internationaux sur les rapports entre la Grande-Bretagne et le continent européen au XVIIIe siècle. Une moitié des communications est de nature littéraire, touchant quelques-uns des auteurs britanniques les plus marquants de l'époque, examinés dans leurs liens intellectuels avec l'Europe (qui les influence ou qu'ils influencent). L'autre moitié contient des études sur les moeurs observées par les voyageurs, sur les représentations et images réciproques. Viennent également au jour les rivalités entre les pays (dans le domaine de l'érudition orientaliste), ainsi que la situation des habitants du Nord et l'Écosse, en marge de l'Europe, mais souvent enjeu politique pour l'Europe. La gravure satirique, enfin, a largement sa place avec un article sur les caricatures de Hogarth.

  • Depuis le début des années 1990 l'économie mondiale semble s'engager de plus en plus dans la voie de la globalisation. Pour d'aucuns, cette globalisation tendrait à imposer le modèle anglo-saxon, libéral par nature, à l'ensemble de la planète. Cet ouvrage, qui rassemble les actes du colloque organisé en avril 1995 à l'Université de la Sorbonne Nouvelle par le Centre d'études et de recherches sur la vie économique des pays anglo-saxons (CERVEPAS), entend contribuer à retoucher cette image. Il montre que si la globalisation constitue à certains égards le vecteur de la propagation de certaines spécificités anglo-saxonnes dans d'autres régions du globe, il existe néanmoins un écart sensible entre la réalité du fonctionnement de l'économie américaine et de l'économie britannique et le modèle théorique qu'elles ont inspiré et qu'elles sont censées incarner. La globalisation les soumet par ailleurs à une épreuve dont l'issue pourrait bien être la mise en cause du modèle auquel elles ont donné naissance.

  • Le livre que Philippe Renard a consacré a Cesar Pavese dans le courant des années 70 s'est imposé comme une lecture d'une grande originalité, qui occupe désormais une place de choix dans la bibliographie française et étrangère. Les Presses de la Sorbonne Nouvelle proposent la réedition de cet ouvrage.

  • La quête identitaire passe le plus souvent par la confrontation à l'autre. Celle des groupes ethniques dans les Etats-Unis d'aujourd'hui est étudiée ici comme un déplacement à travers un espace, privé ou public, dont les limites, les frontières, les repères et les codes sont constamment redéfinis. Quelques parcours exemplaires et singuliers sont analysés dans ce recueil - à partir de textes et de documents précis - afin de mieux cerner le travail de la mémoire et de l'imaginaire (individuels et collectifs), les rites de passage, la construction de sens et l'élaboration symbolique. Chaque trajectoire est imprimée de mouvements ambigus, complexes et contradictoires. Il se dégage de ces exemples une problématique de l'exil, de la rupture et des échanges culturels qui remet parfois en question les modèles proposés ou prescrits par la société dominante.

  • Le massacre de l'École polytechnique à Montréal en 1989 ou bien encore le meurtre de la jeune Marie-Eve Larivière en 1992 ont fait rebondir le débat sur la violence à la télévision au Canada. Plus d'un million de personnes ont signé, à la suite de ce dernier drame, une pétition réclamant un renforcement du contrôle du contenu des programmes. Quelques faits sordides et sanglants ont eu le même impact sur une société américaine déjà ébranlée par les émeutes de Los Angeles et le revisionnement incessant de lynchages en direct, qu'il s'agisse de l'assassinat de touristes européens en Floride ou du meurtre gratuit du père de Michael Jordan par deux adolescents en Géorgie. Un débat identique se déroule alors aux États-Unis où, au début du mois d'août 1993, producteurs et directeurs de chaînes réunis à Los Angeles tentent d'élaborer un code de bonne conduite visant à réduire l'omniprésence de la violence sur les écrans de télévision américains. En France, le CSA adresse régulièrement des mises en garde aux chaînes, y compris publiques, contre les dérives de la programmation en ce qui concerne la violence et la sexualité.

  • L'histoire littéraire anglaise est riche de portraits d'enfants qui ont marqué durablement la sensibilité de générations de lecteurs : Oliver Twist, David Copperfield, la petite Maggie du Moulin sur la Floss et, plus près de nous, les représentations déviantes façonnées par Golding dans Sa Majesté des Mouches. Les différentes études rassemblées dans le présent volume dépeignent une réalité plus contemporaine et moins lyrique : celle d'enfants handicapés, maltraités, confrontés aux images de violence véhiculées par les médias, contraints de s'adapter aux ruptures familiales. Cette enfance, grave et parfois meurtrie, que l'école tente imparfaitement de fortifier, nous renvoie l'image d'une société britannique en mutation où les conditions de l'épanouissement de l'enfant restent à redéfinir.

  • Cet ouvrage est le fruit de travaux interdisciplinaires où les auteurs apportent un éclairage original sur ces questions complémentaires que sont à la Renaissance l'Histoire et le Secret, la Mémoire et la Dissimulation, également abordées à partir de leur face visible ou cachée, l'ostentation, le silence ou l'oubli. L'entrelacs de ces diverses notions permet d'interroger l'histoire politique et idéologique, l'organisation de l'activité économique, le domaine de l'esthétique mais aussi l'imaginaire et la production littéraire et dramatique des années 1580-1640. De Shakespeare à Hobbes, de l'art des emblèmes aux Masques de Cour, en passant par l'analyse des stratégies de pouvoir ou encore par le questionnement de la démarche critique connue sous le nom de "New Historicism", école de pensée venue d'une Californie à l'écoute des sciences sociales françaises, ces études souhaitent contribuer au décloisonnement des disciplines et interroger un champ de savoir principalement axé sur l'Angleterre et ses relations avec l'Europe, au cours de la période allant de la Renaissance aux débuts de l'ère baroque.

  • Les années Thatcher ont profondément marqué la Grande-Bretagne et ont notamment influencé le devenir de l'Etat-Providence. A une époque où rentabilité, efficacité, ou encore évaluation. sont devenues les mots clefs des politiques publiques menées par les Conservateurs depuis les années 1970, les auteurs de ce volume étudient l'application des valeurs du secteur privé au secteur public. Il s'agit, à travers l'étude de domaines particuliers, de dégager les facteurs de continuité et de rupture idéologiques entre les gouvernements Thatcher (1979-1990) et Major (1990-1997). Les contributions à cet ouvrage explorent les politiques publiques de la sécurité sociale (avec le cas de l'Agence pour l'aide à l'enfance et la réforme des retraites); de l'éducation (avec les prêts étudiants et l'évaluation du monde Universitaire); de la santé (avec les politiques d'audit) : et du travail (avec le cas de l'allocation pour création d'entreprise). Ces différentes études de cas s'adressent aussi bien à l'angliciste qu'à l'historien, au politologue qu'au sociologue, ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent de près ou de loin à la transformation, par les Conservateurs, de l'Etat-Providence.

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