Les Presses de l'Université Laval (PUL)

  • L'enseignant fait-il une différence pour favoriser l'apprentissage ? Ou considère-t-on que tout est déterminé en grande partie par le développement de l'enfant, le contexte social, les programmes ? Et s'il fait une différence, quelle est-elle ? Comment se manifeste-t-elle dans ses comportements, idées, attitudes en tant qu'enseignant ? La nature de cette différence serait précisément une base de connaissances pour enseigner.

    Clermont Gauthier dirige une équipe de recherche avec laquelle il a travaillé pour la rédaction de cet ouvrage. En réaction au plaidoyer du groupe Holmes (1986, 1990, 1995) pour la professionnalisation de l'enseignement et à son postulat sur l'existence d'une base de connaissances pour enseigner, les auteurs se sont interrogés sur la provenance, la nature et la solidité d'une telle base de connaissances.

    Cette voie de recherche, habituellement délaissée par les chercheurs francophones en éducation, porte sur l'enseignement et non sur l'apprentissage. Les auteurs ont pris le parti d'analyser des recherches empiriques menées dans les classes et non des essais normatifs sur ce que devrait être l'enseignement et en ont regroupé les résultats en deux catégories : la gestion de la classe et la gestion de la matière.

    Le problème de l'utilisation des résultats de la recherche leur apparaissant aussi important que celui de la détermination d'une base de connaissances, ils ont jugé nécessaire de situer leurs analyses dans un cadre plus vaste et de formuler les prolégomènes d'une théorie empirique de la pédagogie.

  • Dans notre société de plus en plus diversifiée, la laïcité apparaît comme un projet fondamental qui vise à permettre à chacun d'exprimer ses différences et de cohabiter pacifiquement dans l'espace public. Toutefois, le thème des signes religieux ostensibles chez les agents de l'État soulève de vifs débats. Ces signes doivent-ils être interdits ? Les enseignants devraient-ils laisser à la maison toutes marques d'appartenance religieuse ? Devraient-ils taire leurs convictions religieuses, politiques ou philosophiques ? Les auteurs invités à collaborer à ce livre présentent ici, dans une langue accessible, des positions divergentes, mais éclairantes, sur ces questions.

  • Pourquoi parler d'une diversification des mains-d'oeuvre? C'est que nous assistons aujourd'hui à une remise en question du modèle fordiste qui faisait appel à une homogénéité de la main-d'oeuvre pour répondre aux besoins d'une production de masse. La figure emblématique du travailleur fordiste, celle d'un homme, chef de famille généralement peu qualifié et travaillant, sa vie durant, pour un même employeur tend à être remplacé par une nouvelle figure, celle d'un travailleur flexible dont la qualification, la provenance nationale, le sexe et l'âge sont diversifiés. Dans ce livre, des études de cas concernant la gestion intergénérationnelle des savoirs permettent de saisir l'ampleur des changements en cours. Y sont abordées quelques-unes des problématiques soulevées pas cette différenciation des mains-d'oeuvre, telles les nouvelles identités au travail. Enfin, l'évolution des politiques publiques, par exemple le développement et la reconnaissance des compétences ou la formation tout au long de la vie, y est analysée comme une réponse à cette diversification accrue des mains-d'oeuvre.

    Ce livre est le résultat de travaux produits au sein de l'axe «Gestion des savoirs et de la formation» de l'Alliance de recherche universités-communautés (ARUC) Innovations, travail et emploi autour des thèmes porteurs de l'axe, à savoir la gestion des savoirs et la formation.

  • Un des défis importants rencontrés lors de l'implantation du programme d'éthique et culture religieuse (ECR) a certainement été celui de la formation des personnes qui auraient à l'enseigner dans les écoles, du primaire à la fin du secondaire. Partout au Québec, c'est en particulier vers les enseignants universitaires que les équipes régionales se sont tournées pour former leurs milieux au nouveau programme. Dès l'hiver 2007, près d'une quinzaine d'universitaires ont élaboré et donné la formation qui visait à préparer les enseignants de tout le Québec à enseigner convenablement ce programme. Dans un contexte relativement difficile - débat social sur les accommodements raisonnables, critiques à l'égard du programme ECR, notamment à l'égard de la cohabitation de l'éthique et de la religion dans un même programme, nouveauté, échéance rapprochée, attentes particulières liées au type de formation, etc. - les universitaires ont dû apprendre à enseigner différemment pour rejoindre des besoins divers et nombreux et adapter leur pratique professionnelle pour qu'elle soit efficace et efficiente. Au terme de cet ambitieux plan de formation, ils ont cru nécessaire de prendre un peu de recul pour évaluer ces deux années et demie de formation et faire un retour sur leur pratique d'universitaires engagés dans la formation continue des enseignants en ECR.

  • Que sont devenues les promesses de la réforme québécoise de l'éducation ? Comment ont-elles été retraduites en politiques d'éducation et de formation, en curriculums, en programmes d'études et en approches d'enseignement ? Quelles innovations la réforme a-t-elle apportées, qu'a-t-elle recyclé et présenté comme neuf ? Quels effets a-t-elle sur la formation et le travail des enseignants ? Que gagnent les plus directement concernés : les élèves ? Seront-ils mieux formés et plus cultivés ?

    A ces questions publiquement débattues depuis une dizaine d'années cet ouvrage apporte des éclairages inédits. Les auteurs y exposent les premiers résultats d'un programme de recherche sur les réformes de l'éducation au Québec et mettent en évidence les transformations que subissent les politiques éducatives, les programmes scolaires, les idéologies et les pratiques pédagogiques qui naissent et souvent meurent avec les réformes scolaires. Au passge, les analyses touchent le jeu d'influence que se livrent des groupes sociaux au sein de l'espace scolaire et montrent combien peuvent être grands le écarts entre les intentions premières des réformateurs et les textes officiels, et, plus encore, entre ces derniers et les réalités de l'enseignement dans les classes.

  • Cet ouvrage propose une réflexion sur l'évolution récente et sur les perspectives de l'institution universitaire à partir de ce qui la définit, soit le rapport au savoir. Il s'agit de cette relation que l'Université a pour mission d'établir entre un sujet - l'étudiant - et un corpus de connaissances scientifiques, de savoir-être, de savoir-faire, en mettant en oeuvre tous les moyens dont elle dispose pour assurer le succès de cette relation. Cette réflexion fait une large place au potentiel de la formation à distance et des technologies de l'information et des communications en enseignement universitaire. Leur avènement accélère l'apparition de nouvelles mutations à la faveur desquelles l'universtié transforme ses modes de formation, les prolonge et les renouvelle pour en produire une synthèse supérieure. La réflexion de l'auteure est fondée sur son expérience du milieu universitaire québécois mais aussi sur douze grandes entrevues menées auprès d'acteurs de la scène universitaire en Angleterre, en France, en Espagne, aux États-Unis, au Canada et au Québec.

  • La citoyenneté au travail : s'agit-il d'une pure utopie ou, au contraire, du point d'aboutissement d'un long processus d'affirmation des droits des travailleuses et des travailleurs ? Faisant écho aux travaux fondateurs des relations industrielles, du droit du travail et de la sociologie des relations professionnelles, le concept de « citoyenneté industrielle » se voulait une mise en cohérence du passé, du présent et de l'avenir en matière de droits fondamentaux et de démocratie au travail. Cette représentation de la vie au travail devait elle-même contribuer à transformer l'ordre social et à légitimer les changements à venir.

    Toutefois, depuis quelques décennies, cette vision optimiste des progrès de la démocratie industrielle est fortement mise à mal. L'aspiration à une authentique citoyenneté au travail s'est heurtée à la remise en cause de l'Etat social, à la mondialisation de l'économie et à la transformation du modèle industriel caractéristique des Trente Glorieuses, à la baisse de la densité syndicale, à la persistance des discriminations sexuelles, raciales, ethniques, au fossé grandissant entre économies du Nord et du Sud et à l'insécurité économique qu'engendrent les restructuratjions industrielles et la précarisation croissante du travail.

  • Les réformes des programmes d'enseignement et de formation à l'enseignement mises en oeuvre au Québec ainsi qu'ailleurs dans le monde industrialisé véhiculent l'idée, voire la conviction, fondée ou non, que les technologies de l'information et de la communication (TIC) peuvent accélérer le développement d'un éventail de compétences par les élèves. De par son caractère prescriptif, l'intégration des TIC dans l'enseignement et l'apprentissage soulève de nombreux problèmes et de non moins nombreuses questions d'actualité que cet ouvrage ne manque pas d'aborder sous différents modes, que ce soit sous l'angle de réflexions approfondies et documentées, de récits d'expériences concrètes d'intégration des TIC dans l'enseignement et l'apprentissage scolaires ou de la production de résultats de recherches récentes sur le sujet.

    Les étudiants engagés en formation initiale à l'enseignement, les enseignants en exercice, les directions d'établissement, les personnes chargées de la formation des maîtres ainsi que les chercheurs préoccupés par l'introduction harmonieuse de même que l'utilisation judicieuse des TIC dans l'enseignement et l'apprentissage en contexte scolaire y trouveront des éléments de réflexion mais aussi des pistes pour l'action.

    Ont collaboré à cet ouvrage :
    Séraphin Alava (Université Toulouse le Mirail), Jean Benoit (Université Laval), Monique Brodeur (Université du Québec à Montréal), Jean-François Cardin (Université Laval), Colette Deaudelin (Université de Sherbrooke), Jean-François Desbiens (Université de Sherbrooke), Marc Dussault (Université du Québec à Trois-Rivières), Vincent Grenon (Université de Sherbrooke), Thérèse Laferrière (Université Laval), Judith M. Lapointe (Université McGill), François Larose (Université de Sherbrooke), Sonia Lefebvre (Université du Québec à Trois-Rivières), Frédéric Legault (Université du Québec à Montréal), Yves Lenoir (Université de Sherbrooke), Jean Loiselle (Université du Québec à Trois-Rivières), Daniel Martin (Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue), Jean-François Morin (Université de Sherbrooke), Marcel Nadeau (Université de Sherbrooke), Geneviève Nault (Université du Québec à Montréal), Thérèse Nault (Université du Québec à Montréal), Mary Pearson (Université de Sherbrooke), Jeanne Richer (Université du Québec à Trois-Rivières), Vincent Rousson (Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue), Bastien Sasseville (Université du Québec à Rimouski), Carlo Spallanzani (Université de Sherbrooke), Stéphane Thibodeau (Université du Québec à Trois-Rivières).

  • Inlassablement décoder, recoder, trier, choisir, rejeter, traquer le sens derrière le changement des concepts et des modes pédagogiques, formuler et reformuler dans un langage accessible aux générations d'élèves et de stagiaires qui se succèdent et ne se ressemblent guère, qui ont leur langage, leur musique, leurs manières de se comporter, leur style de vie, leurs idoles, leurs forces, leurs difficultés. S'émouvoir et se mouvoir, lire sur les visages, relever les interrogations muettes, dissiper les distractions, avertir, motiver, attirer l'attention, s'animer, réfléchir, agir, blâmer, rire, se réjouir, jouer, s'abstenir. Raison, coeur, émotion, enthousiasme, inquiétude, détresse, tout, sauf l'indifférence délibérée. On ne le peut devant la fanfaronnade d'un élève, l'échec, le mal-être ou le chagrin d'amour d'un autre, devant le contentement du stagiaire après avoir donné une bonne leçon ou l'abattement qui assombrit son visage en songeant aux préparations et aux corrections à faire pour demain. Tout est dans l'acte d'enseigner, qu'il soit dicté par une vocation ou exercé pour des motifs simplement matériels.

    En deux mots comme en cent, les enseignants qui encadrent les stages de formation pratique de leurs futurs collègues sont des formateurs, au sens plein et fort du terme. Les récits de pratiques réunis dans ce recueil en témoignent.

  • Les stages constituent une composante importante des programmes renouvelés de formation à l'enseignement préscolaire-primaire et secondaire. L'intégration de stagiaires, de différents niveaux de formation et de différents programmes, ont des répercussions importantes sur la mission de l'école, sur les rôles joués par le personnel scolaire, sur la collaboration université-école.

    Les buts de l'ouvrage sont de présenter une vue d'ensemble de l'accueil et de l'accompagnement des stagiaires en enseignement en milieu scolaire et de susciter des réflexions et des débats. Pour ce faire, nous avons donné la parole aux principaux intéressés d'écoles primaires et secondaires fortement engagés en formation initiale à l'enseignement : directions d'école, enseignants associés, stagiaires et superviseurs, analysé et interprété leurs témoignages sous trois composantes : le contexte, le processus, les retombées. Des références à des textes à caractère professionnel et scientifique de même qu'à des expériences réalisées dans d'autres contextes complètent ce tour d'horizon.

    L'école, lieu de formation d'enseignants constitue un document de référence et de formation pour tous ceux qui s'intéressent à la formation des enseignants en milieu professionnel. Les formateurs du milieu scolaire et du milieu universitaire y trouveront des données récentes recueillies dans des milieux dynamiques, des cadres de références, des outils de formation.

    Ont collaboré à cet ouvrage : Ecole l'Arbrisseau, Commission scolaire des Découvreurs ; Ecole Aux-Quatre-Vents, Commission scolaire des Chutes-Montmorency ; Ecole de la Chanterelle, Commission scolaire des Navigateurs ; Ecole JulesEmond/Amédée-Boutin, Commission scolaire de la Capitale ; Ecole Antoine-de-Saint-Exupéry, Commission scolaire de la Pointe-de-l'Ile ; Ecole Pierre-Brosseau, Commission scolaire Marie-Victorin ; Ecole Saint-Maxime, Commission scolaire de Laval ; Gladys Bijang; Jaclyn Bérubé; Marilou Bourassa ; Ellen Dubé ; Yvette Genet-Volet ; Michel Lepage ; Annie Malo

  • Que signifie travailler comme enseignant aujourd'hui ? Comment ce travail est-il vécu de l'intérieur par ceux et celles qui l'accomplissent ? En quoi les dispositifs de l'organisation scolaire (division du travail, classes fermées, isolement des enseignants, bureaucratie, etc.) affectent-ils l'activité enseignante ? En admettant que tout travail possède des outils et une technologie, quels sont-ils pour l'enseignement ? Existe-t-il des savoirs propres à ce métier ?

    Telles sont quelques-unes des questions auxquelles les auteurs ont voulu répondre, en allant mener directement leur enquête dans les établissements scolaires, pour mieux comprendre le travail des enseignants en classe, leurs rapports aux élèves, leurs relations aux pairs et aux autres acteurs de la quotidienneté, les spécialistes, les directions locales, les parents, etc.

  • Dans cet ouvrage, on dresse un état des lieux des approches qui se sont développées depuis plus de dix ans en mettant à profit le tradition ergonomique d'analyse de l'activité pour étudier le travail enseignant. Plutôt que de travail,on parlera d 'activité pour désigner cette référence à la dimension concrète, opératoire et singulière du métier d'enseignante. Poser l'existence d'un tel courant, c'est immédiatement poser la question de son apport et de son originalité face aux études existantes en sociologie de l'éducation et en pédagogie. L'ouvrage plaide pour une thèse forte : une appoche centrée sur l'activité des enseignats, nourrie de la démarche ergonomique, est de nature à renouveler les rapports entre intervention, recherche et formation en éducation.

    Si les contributions qui composent ce texte partent d'une référence commune et partagent une même visée d'intervention et de développement professionnel, les auteurs qui ont participé à cet ouvrage ne cachent rien de leurs différences.Le lecteur trouvera donc, l'exposé de plusieurs options méthodologiques et théoriques pour analyser l'activité concrète des enseignants afin de les acconpagner dans la transformation de leurs pratiques. Le livre est aussi traversé par la préocupation d'une opérationnalisation de ces approches en formation. Ce faisant, ces tentatives et dispositifs innovant croisent d'autres initiatives que l'on rassemble généralement sous le nom d'analyse de pratique.

    Cet ouvrage comble une lacune de la littérature actuelle en faisant l'inventaire et l'exposé des approches de l'activité enseignante. Sous le signe de la pluralité, au fil des chapitres, le lecteur pourra dresser un panorama précis de ce champ et des nuances qui l'habitent. Finalement, présenter ces démarche d'analyse, leurs fondement épistémologiques, les concepts mobilisés et les résultats produits par ces approches peut être interpété comme une invitation à les développer et à les adapter pour en arriver à une meilleure compréhension du travail concret des enseignants.

  • En écrivant ce livre, Yvette Grenier a voulu répondre à un manque. Car s'il existe plusieurs études sur le milieu carcéral, il y a peu de récits du quotidien lié au domaine de l'insertion au moyen de l'éducation.

    L'éducation dans une institution pénitentiaire est un droit pour tous. L'engagement de l'auteure témoigne de ce droit qui actuellement est menacé. Elle décrit le positionnement dynamique de l'enseignante du niveau collégial ou préuniversitaire en milieu carcéral à partir, notamment, d'informations, de situations et de témoignages. Elle présente quelques éléments pratiques susceptibles d'améliorer des situations dans lesquelles chacun de nous pourra se retrouver.


    Enfin, ce livre intéressera les grandes institutions internationales, comme l'UNESCO, les gouvernements et les organisations non gouvernementales (ONG), les divers intervenants du milieu carcéral, les enseignants, les familles, enfin tous les citoyens.

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