ESF Sciences Humaines

  • La pédagogie scolaire et la formation d'adultes mobilisent de plus en plus de concepts issus de la psychologie cognitive et des travaux de sciences humaines. Ainsi les praticiens comme les formateurs, les enseignants comme les cadres administratifs, les étudiants comme les chercheurs ont-ils besoin de disposer d'un outil nouveau qu'Alain Rieunier et Françoise Raynal nous proposent aujourd'hui avec cette nouvelle édition revue et augmentée de leur dictionnaire.
    Ce livre, qui comprend plus de 700 articles, articule trois questions simples :
    - qu'est-ce qu'apprendre ?
    - Comment enseigner ou former ?
    - Et quelles sont les réponses actuellement disponibles sur le sujet ?
    Pour cela, il mobilise tous les travaux existants et présente avec clarté et précision les auteurs, les théories et leurs applications concrètes. Voici donc une « interface conviviale », capable d'offrir des réponses aux questions légitimes que se pose le « novice » et de l'orienter, s'il le désire, vers les ouvrages spécialisés de « l'expert ».
    Quiconque souhaite affermir ses connaissances en pédagogie et en psychologie appréciera cette formidable « base de données » et y trouvera, sans nul doute, l'envie d'aller plus loin et les moyens de s'y rendre. Car, comme l'indique Marcel Postic dans la préface : « Cet ouvrage n'est pas un dictionnaire encyclopédique à placer sur le rayon

  • Tenir une classe est aujourdhui un véritable enjeu pour tous les enseignants et particulièrement pour ceux qui démarrent leur carrière. Le face-à-face éducatif est souvent complexe ou conflictuel, et toutes les difficultés ne peuvent se résoudre par le dialogue apaisé, la persuasion ou lautorité.
    La ruse bienveillante dont il est question ici, sans être ennemie de la franchise, sutilise occasionnellement (et avec finesse) dans les relations éducatives comme un outil de facilitation, de courtoisie, dapaisement, de déminage des conflits, de motivation scolaire.
    Pour surmonter en douceur les obstacles liés à la démotivation et aux comportements difficiles, pour répondre aux problèmes dautorité, les enseignants trouveront dans ce livre comment user de calculs et de stratégies pour gérer les relations affectives, introduire de lintelligence dans la sanction, combattre le harcèlement, entretenir leffervescence intellectuelle
    Cet ouvrage, véritable outil de soutien et de perfectionnement au quotidien, rédigé dans un style simple et direct, est facile daccès, très opérationnel et synthétique. Yves Guegan croise approches psychosociologique et pédagogique, et témoigne de laction quotidienne des enseignants aux prises avec les difficultés du métier, à travers de nombreux exemples de terrain collectés au cours dentretiens ou de réunions de groupes déchange des pratiques.

  • Quoi de plus émouvant mais aussi de plus stressant pour un jeune professeur débutant que de prendre en charge sa première classe à l'école !

    À l'heure où de nombreux enseignants expriment leur désarroi, l'auteure propose un outil de soutien et de perfectionnement grâce à de nombreux témoignages, cas concrets ainsi que des activités pédagogiques reposant sur l'utilisation des outils numériques. Très opérationnel et synthétique, le lecteur trouvera dans cet ouvrage ce qui est essentiel pour enseigner : autant sur le savoir-être (accueillir les élèves, savoir gérer sa classe...) que sur le savoir-faire (quelles méthodes utiliser, comment gérer son temps, comment évaluer...).
    À jour de la dernière réforme, Ostiane Mathon donne des clés aux professeurs confrontés à une nouvelle façon d'appréhender leur métier et la relation aux élèves, aux parents et à l'équipe pédagogique.

    La nouvelle édition enrichie de Réussir sa première classe est le compagnon indispensable de l'enseignant pour mener à bien son travail pédagogique.

  • Aujourd'hui face à la complexité et à la diversité des situations de travail, l'enjeu est de réhabiliter la raison pratique, les savoirs d'action et d'expérience, l'intuition, l'expertise fondée sur un dialogue avec le réel et la réflexion dans l'action et sur l'action. Comme tous les « métiers de l'humain », le métier d'enseignant est particulièrement concerné par cette démarche.

    Enseigner requiert, en effet, outre la connaissance des contenus d'enseignement et en étroite relation avec eux, un ensemble de savoirs multiples, didactiques ou transversaux, les uns issus de la recherche en sciences humaines et sociales, d'autres participant de la tradition et de l'expertise professionnelles collectives, d'autres encore construits par chacun au fil de son expérience. La pratique réflexive a notamment pour fonction de solidariser et de faire dialoguer ces divers savoirs.

    Philippe Perrenoud tente de montrer que le « paradigme réflexif » peut précisément concilier, dans l'exercice du métier d'enseignant, raison scientifique et raison pratique, connaissance de processus universels et savoirs d'expérience, éthique, implication et efficacité. Ce débat a de fortes incidences sur la façon de penser la formation des enseignants et la professionnalisation de leur métier.

    Ce livre est destiné d'abord à tous les professionnels qui analysent et transforment leurs pratiques, mais aussi à ceux qui les accompagnent : conseillers, formateurs, responsables de projets innovateurs, cadres scolaires.
    Construit en référence au métier d'enseignant en voie de professionnalisation, cet ouvrage concerne plus globalement tous les métiers confrontés à l'humain et à la complexité, qui exigent lucidité professionnelle et implication critique.

  • À l'école les professeurs le savent bien, nul ne peut apprendre à la place de quiconque, pas plus les mathématiques que la natation Mais nul ne peut apprendre, non plus, sans l'appui de ceux et celles qui savent déjà. Voilà un paradoxe sur lequel butte traditionnellement l'enseignement, et voilà les deux affirmations qui, mises ici en perspective, ouvrent la voie d'un renouvellement radical des pratiques pédagogiques.


    En prenant appui, de manière très informée et concrète, sur les travaux internationaux concernant les apprentissages, Charles Hadji nous montre, en effet, comment les enseignants peuvent créer les conditions et construire des situations pour que les élèves s'impliquent dans leur travail scolaire, régulent et contrôlent eux-mêmes leurs apprentissages. Il explique précisément « comment ça marche » quand on apprend et comment l'enseignant peut aider à ce que cela « marche mieux » pour chaque élève, et face à l'ensemble des objectifs et des programmes.


    Dans un langage aussi clair que rigoureux, avec le souci permanent d'éclairer les praticiens et de les aider à mettre en oeuvre des pratiques plus efficaces, il explique et propose comment organiser la classe et accompagner les élèves. Nourri de nombreux schémas et exemples, prenant à bras-le-corps les questions que se posent au quotidien tous les enseignants, ce livre trace les pistes d'une pédagogie plus démocratique et plus démocratisante à la fois : grâce à lui, on saura comment améliorer la réussite scolaire de tous et comment permettre à chacune et à chacun de devenir plus lucide et autonome.

  • Il ne suffit pas que les professeurs enseignent pour que les élèves apprennent. A fortiori, il ne suffit pas de « donner du travail » aux élèves pour qu'ils le fassent correctement et en tirent profit. Or, à l'école et dans bien des disciplines, on occulte souvent ces questions : une fois les consignes données, on abandonne l'élève à lui-même. Non par volonté de le mettre en difficulté, bien sûr, mais par ignorance des processus et des mécanismes mentaux qui sont déterminants dans la réussite d'un apprentissage.
    Le livre de Jean-Philippe Abgrall veut remédier à cette lacune : il s'appuie sur des approches scientifiques et très concrètes à la fois de la motivation et de la mémoire. Nul ne peut apprendre, en effet, s'il ne se mobilise sur des objets de savoir et nul ne peut s'approprier ces objets s'il ne parvient à s'en saisir, à s'en souvenir et à les réutiliser.
    Apprendre, accéder à des connaissances sur la durée, les mobiliser quand on en a besoin, tout cela exige un vrai travail réflexif méthodique. Sans cela, l'élève sera incapable de « retenir ses cours » comme de « réussir ses examens » ; il verra son estime de soi se dégrader et ses difficultés s'incruster. En revanche, si on lui fournit une méthode efficace, l'élève pourra engranger les réussites et s'engager dans de véritables dynamiques nouvelles.
    Spécialisé dans l'accompagnement des enfants en difficulté scolaire depuis plusieurs années, Jean-Philippe Abgrall associe ici les qualités de l'homme de terrain, confronté aux élèves, et celles du chercheur, mobilisant les connaissances actuelles sur la motivation et la mémoire, pour proposer une véritable méthode au service de la réussite de tous.

  • Peut-être exista-t-il un temps où les enfants, en entrant en classe, se transformaient miraculeusement en élèves et « faisaient école » spontanément ?
    De toute évidence, ce temps n'est plus. Les enseignants constatent aujourd'hui, au quotidien, qu'il ne suffit pas qu'il soit inscrit « ÉCOLE » sur le fronton d'un bâtiment pour qu'il y ait « de l'École » dans l'école. On peut y interpeller le professeur comme le membre d'une bande rivale ou exiger de la maîtresse qu'elle remplace votre mère. On peut aussi se croire sur un plateau de télévision et considérer que la règle du jeu est bien d'éliminer « le maillon faible » !
    C'est que l'École, faute d'une verticalité qui ferait autorité, est livrée au mouvement brownien des intérêts individuels et perd progressivement sa légitimité.
    Philippe Meirieu part de ce constat et, loin d'en rester au registre de la plainte ou de la nostalgie, propose de réinstituer l'école en faisant d'elle une véritable institution capable de rendre possible la construction d'une démocratie authentique.
    Mais il ne se contente pas d'énoncer des finalités, il a voulu faire de ce livre un véritable « manuel de pédagogie », analysant successivement les principes fondateurs, les tensions constitutives du métier d'enseignant et les points sur lesquels asseoir une pratique réfléchie.

  • Le métier d'enseignant se transforme : travail en équipe et par projets, autonomie et responsabilité accrues, pédagogies différenciées, centration sur les dispositifs et les situations d'apprentissage, sensibilité au rapport au savoir et à la loi.
    Les ambitions des systèmes éducatifs s'accroissent, alors que les publics scolaires deviennent plus hétérogènes. S'ils ne mettent pas la clé sur la porte, s'ils relèvent le défi , les acteurs du système éducatif ont besoin de développer de nouvelles compétences.
    Philippe Perrenoud présente les pratiques novatrices, donc les compétences émergentes, celles qui devraient orienter les formations initiales et continues, celles qui contribuent à la lutte contre l'échec scolaire et développent la citoyenneté, celles qui font appel à la recherche et mettent l'accent sur la pratique réflexive.
    Philippe Perrenoud a retenu dix grandes familles :
    1) organiser et animer des situations d'apprentissage ;
    2) gérer la progression des apprentissages;
    3) concevoir et faire évoluer des dispositifs de différenciation ;
    4) impliquer les élèves dans leurs apprentissages et leur travail ;
    5) travailler en équipe ;
    6) participer à la gestion de l'école;
    7) informer et impliquer les parents ;
    8) se servir des technologies nouvelles ;
    9) affronter les devoirs et les dilemmes éthiques de la profession ;
    10) gérer sa propre formation continue.

    Chacune est déclinée en trois ou quatre composantes principales. On peut se servir de ce livre comme d'un référentiel cohérent, argumenté et orienté vers l'avenir. Mais c'est d'abord une invitation au voyage, un guide destiné à ceux qui, de l'intérieur comme de l'extérieur, cherchent à comprendre où va le métier d'enseignant.

  • Ce livre décrit la pédagogie Montessori et comment celle-ci, jusqu'à maintenant largement réservée à l'école privée, peut s'intégrer avec pertinence dans une pratique de classe à l'école publique en respectant à la fois sa propre quintessence et les objectifs de l'éducation nationale.

    La confiance en soi, la motivation, la curiosité, la maîtrise de soi et les capacités d'adaptation sont des qualités indispensables et déterminantes pour s'intégrer au monde de demain. Leur développement est l'objectif premier de cette pédagogie qui propose un enseignement individualisé, respectant le rythme d'apprentissage de chaque enfant.

    Ce livre est le seul à l'heure actuelle à présenter une expérience concrète d'enseignement Montessori dans une école maternelle publique.

    Les enseignants peuvent y puiser tous les éléments nécessaires pour comprendre, à travers un éclairage actualisé, cette pédagogie et démarrer des ateliers Montessori dans leur classe. Les parents peuvent saisir les enjeux de celle-ci et comprendre combien il est important de ne pas dissocier scolarité et développement de la personnalité de l'enfant.

  • Qu 'elle soit initiale ou continue, générale ou professionnelle, la formation est trop souvent organisée à partir d'impératifs techniques et d'exigences programmatiques. Alain Rieunier rompt ici avec cet empirisme technocratique et propose un ouvrage qui permettra à tous les formateurs de mettre en cohérence leurs objectifs et leurs méthodes, leurs modalités d'animation et leurs outils d'évaluation.
    Car il s'agit bien de penser toute formation comme un véritable « projet », articulée à une analyse des besoins, finalisée par un référentiel, planifiée en une succession d'étapes qui s'enchaînent de manière rigoureuse, régulée en tenant compte, tout à la fois, des acquisitions cognitives et de la dimension affective. Il s'agit bien de concevoir des formations qui soient de véritables « systèmes » dans lesquels les situations et les ressources proposées permettent aux apprenants de s'impliquer, de mobiliser leurs acquis, d'acquérir et de savoir transférer des connaissances nouvelles.
    Pour cela, Alain Rieunier, qui maîtrise parfaitement les travaux les plus actuels sur les apprentissages et la formation, a construit un livre qui est pleinement, dans sa forme, en adéquation avec ce qu'il propose sur le fond. Le lecteur-acteur pourra s'approprier et utiliser, grâce à lui, un ensemble de données rarement réunies dans un même ouvrage. Il pourra se former à la conception rigoureuse d'un projet de formation en découvrant, pour chacun des chapitres, les objectifs poursuivis et les moyens d'évaluer sa propre progression. Il pourra accéder à une véritable compréhension de ce qui peut structurer et permettre de mettre en oeuvre, dans tous les domaines, une formation efficace.

  • Les travaux du psychanalyste Jacques Lévine irriguent en profondeur depuis de nombreuses années la réflexion et la recherche pédagogique. On trouvera dans ce livre ses principaux apports et des témoignages essentiels de ses collaborateurs.
    À l'écoute des professionnels de l'éducation et convaincu qu' éduquer est une affaire complexe, qui met en jeu des personnes dans une relation toujours à réélaborer, Jacques Lévine a exploré, comme nul autre, les rapports de la pédagogie et de la psychanalyse.
    Ainsi, sa démarche préconise-t-elle un dialogue entre ces deux domaines, dialogue ouvert en permanence pour que l'enseignant et l'éducateur, plus lucides, mieux armés, capables d'entendre ce que disent leurs élèves sans renoncer à ce qu'ils ont à leur apporter, puissent toujours plus inventer eux-mêmes leur propre vie, leur propre métier, leurs propres méthodes. Il faut souligner que ce dialogue entre la pédagogie et la psychanalyse ne se fait au détriment de personne : la psychanalyse reste une ascèse exigeante qui requiert une longue formation et travaille avec ses procédés propres ; la pédagogie reste un métier spécifique centré sur la transmission, exigeant des connaissances solides sur les contenus à enseigner et une inventivité toujours plus poussée pour relever le défi de la réussite de tous.
    Et dans ce dialogue, les travaux de Jacques Lévine fonctionnent comme des « opérateurs d'ouverture ». Ils déverrouillent les pratiques enkystées dans les habitudes. Ils libèrent de bien des angoisses. Ils n'assujettissent pas, mais rendent leur vrai pouvoir à tous les professionnels de l'éducation.

  • Trop souvent conçue comme un « supplément d'âme » ou une parenthèse récréative, la culture peine à trouver sa place dans les établissements scolaires. Les projets culturels restent trop fréquemment juxtaposés avec les « enseignements disciplinaires », quand ils n'apparaissent pas comme fauteurs de troubles ou générateurs de désordres au sein de la « machine école ».
    Or, précisément, le rôle de l'École est bien d'assurer l'entrée des élèves dans la culture. Les savoirs, connaissances et compétences ne doivent donc pas être vécus comme de simples « utilités scolaires », mais bien comme des objets culturels élaborés par les humains pour leur émancipation ; ils doivent permettre aux élèves de donner sens à leur présence et à leur engagement dans le monde.
    Pour favoriser cela, le livre de Thierry Delavet et Marie-Françoise Olivier met délibérément la culture au coeur des apprentissages scolaires et en fait le principe organisateur du fonctionnement de l'École. Il décrit l'action culturelle comme une démarche unificatrice, permettant de mettre en cohérence l'ensemble des activités d'un établissement sur son territoire. Les oeuvres et les pratiques culturelles ne viennent plus « illustrer » les enseignements, elles mettent en relation l'ensemble des savoirs et permettent d'accéder à leur spécificité. Les projets culturels deviennent les projets de l'établissement et sont les véritables projets d'enseignement.
    Dans cette perspective, sont repensés la place du chef d'établissement, le travail des enseignants, comme le rôle et les modalités d'intervention des partenaires territoriaux. Dans ce cadre, la notion de parcours et celle d'évaluation prennent un tout autre sens : l'École, par l'organisation collective de la rencontre avec une culture vivante, devient un véritable espace éducatif démocratique.

  • Préparer un cours, c'est concevoir un dispositif pédagogique capable de motiver ceux qui doivent apprendre, présenter des contenus rigoureux et permettre leur appropriation progressive, prévoir les évaluations nécessaires mais aussi organiser les systèmes de recours pour ceux qui sont en difficulté ou en échec.
    Pour ainsi dire, c'est se situer délibérément du côté de celui qui apprend et préparer le chemin pour son apprentissage. C'est interroger les savoirs pour trouver les moyens de les rendre accessibles et travailler à impliquer ceux qui apprennent...
    Destiné à tous les enseignants et à tous les formateurs, cet ouvrage répond concrètement aux questions qui surgissent dans la pratique quotidienne :
    - Comment préciser le projet d'un cours, d'une séquence d'apprentissage ?Comment en définir exactement les objectifs ?
    - Comment motiver les élèves ? Les impliquer tout au long du travail ?
    - Comment organiser une progression, choisir les bons exemples ?
    - Comment tenir compte de la diversité des élèves ? Organiser un cours en « pédagogie différenciée » ?
    - Comment concevoir un module de formation individualisée ?
    - Comment construire des outils d'évaluation ?
    - Peut-on enseigner des attitudes et, si oui, comment ?

    Afin d'être explicite, l'auteur livre onze exemples très détaillés, couvrant tous les niveaux d'enseignement (primaire, secondaire, supérieur en passant par le CAP et le BEP).
    Ainsi, le lecteur peut, tout en découvrant les principes à mettre en oeuvre, se les approprier sans difficulté.

  • Réussir à l'école n'est pas une fin en soi. Certes, chaque apprentissage prépare aux suivants dans le cursus scolaire. Mais au bout du compte, en principe, l'élève devrait être capable de mobiliser ses acquis scolaires en dehors de l'école, dans des situations diverses, complexes, imprévisibles. Aujourd'hui, cette préoccupation s'exprime dans ce qu'on appelle le transfert des connaissances ou la construction de compétences.

    Les deux expressions ne sont pas interchangeables, mais elles désignent toutes deux une face du problème :

    - pour être utiles, les savoirs scolaires doivent être transférables ;
    - mais ce transfert exige plus que la maîtrise de savoirs, il passe par leur intégration à des compétences de réflexion, de décision et d'action à la mesure des situations complexes auxquelles l'individu doit faire face.
    Dans cet ouvrage, Philippe Perrenoud nous invite à prendre conscience des limites du transfert des apprentissages scolaires, à reconnaître que les élèves qui réussissent en classe ne sont pas nécessairement capables de mobiliser les mêmes savoirs dans d'autres situations. Si l'on ne veut pas se résigner à ces constats, les implications sont considérables en matière de contrat pédagogique, de transposition didactique, de travail scolaire, de gestion de classe, mais aussi, sans doute, de coopération professionnelle, de fonctionnement des établissements, de rôle de l'autorité scolaire.

    Ce sont les questions que pose une approche par compétences, désormais inscrite dans les intentions de nombreux systèmes éducatifs. Plus que jamais, il convient donc de les affronter.

  • L'École est en crise comme la société est en crise. Les élèves, les enseignants et les parents s'interrogent : « A quoi sert l'École ? A quoi ça sert de faire des maths ou de la géographie ? Pourquoi chercher à réussir quand on n'est pas sûr, avec un diplôme, d'avoir du travail ? »
    Le présent est vécu en rupture avec ce qui l'a précédé, le futur est incertain. La question du sens est posée. Comment aider les enfants à trouver du sens à l'École ?
    Michel Develay montre que l'École est en crise parce que les réalités et les valeurs qu'elle véhicule s'opposent en partie à celles de la société. Comprendre le rapport des élèves au savoir et à la loi est le fondement de la professionnalité de l'enseignant qui doit permettre aux élèves de donner du sens à l'École et à ce qu'ils y font.
    Des pistes d'action concrètes sont ainsi proposées pour que l'École retrouve sa justification aux yeux de tous : un lieu d'étude (schola) où le savoir (sapere) a de la saveur.
    Un ouvrage qui aide à penser et qui permet d'agir.

  • En matière éducative, on trouve facilement mais séparément des discours philosophiques, des analyses scientifiques et des outils pour l'action...Or, voilà que Jacques Cornet et Noëlle De Smet nous proposent un ouvrage où ces trois discours sont étroitement et remarquablement tressés.
    Avec une cohérence exemplaire, les auteurs nous offrent, en effet, un véritable « manuel » de pédagogie pour une éducation authentiquement émancipatrice.
    Ils expliquent précisément ce que veut dire « émanciper » et comment il est possible, dans une classe, de travailler de manière coopérative afin que chaque élève puisse apprendre, se dégager de toute forme de fatalité et se construire comme « sujet libre ».

    Chacune des thématiques de ce livre est introduite par une situation concrète, précisément décrite et analysée. Le lecteur est ainsi plongé dans l'école, face à de « vrais » élèves, confronté aux choix décisifs que l'enseignant doit faire pour dépasser un conflit, trouver un moyen de mobiliser les élèves sur des savoirs complexes, organiser des activités d'apprentissage efficaces... À partir de là sont mobilisées des données issues aussi bien des recherches universitaires que des propositions des pédagogues. Et c'est ainsi que le lecteur construit, en cheminant avec les auteurs, de vrais savoirs professionnels nouveaux.

    Ce livre devient alors un outil de formation individuelle et collective, aussi bien pour la formation initiale que continue. Un outil pour que les enseignants s'émancipent eux-mêmes par leur travail commun et contribuent ainsi, de mieux en mieux et de plus en plus, à l'émancipation de leurs élèves.

  • Tout le monde invoque aujourdhui les « apprentissages fondamentaux » et chacun saccorde à reconnaître leur importance. Mais on va parfois trop vite et lon se fixe abusivement sur des exercices formels en oubliant dans quelle dynamique ils sinscrivent. Laurence Lentin a montré, dans tous ses travaux, que lire et écrire correctement supposait dapprendre à penser et à parler et, surtout, que cest en sinscrivant dans lintelligence de cette continuité quon pouvait le mieux aider lenfant et favoriser sa réussite.
    Ainsi ses recherches rompent-elles aussi bien avec les idées reçues traditionnelles quavec les modes passagères. Elles partent de la manière dont lenfant accède à la pensée et au langage et montrent comment ladulte en famille, à la crèche ou à lécole peut devenir auprès de lui un « médiateur expert ».
    On trouvera donc dans ce livre des descriptions précises des différents apprentissages, du penser et du parler, du lire et de lécrire. On trouvera aussi des réponses concrètes à une multitude de questions que se posent les éducateurs et enseignants sur le langage spontané, la portée des échanges entre enfants, lacquisition du vocabulaire, lutilisation des albums, lentrée dans lécrit, mais aussi les diffi cultés spécifi ques de certains enfants et la nécessité dun accompagnement particulier. On trouvera, enfi n, des documents utilisables aussi bien avec les enfants quen formation dadultes, des pistes daction pour les praticiens et pour les chercheurs.
    Un livre indispensable pour tous les professionnels de la petite enfance aujour dhui.

  • Élèves intenables, classes difficiles, enseignants en souffrance : les réalités sont là et, même s'il faut éviter de sombrer dans un catastrophisme qui ferait le jeu de tous les fatalismes, on ne peut rester insensible à des phénomènes qui se banalisent.
    Pour y faire face, à côté des nécessaires évolutions institutionnelles, Jacques Lévine a imaginé, voilà plus de trente ans, la formule du « Soutien au Soutien ». Inspiré des groupes Balint utilisés avec les médecins et les travailleurs sociaux, il s'agit de rencontres entre éducateurs qui acceptent de « déposer ce qui leur fait problème et de chercher ensemble des remèdes ». Au-delà d'une simple « analyse de pratiques », ce travail débouche sur l'ouverture à une parole qui permet de penser « l'autrement que prévu » et donne les moyens aux adultes d'entendre ce qui se passe vraiment avec leurs élèves. « Penser les souffrances d'école pour les dépasser » est possible... Cet ouvrage le montre à merveille à partir de nombreux exemples.
    On trouvera aussi dans ce livre, conçu par Jacques Lévine en collaboration avec Jeanne Moll, un énoncé particulièrement clair des principes, des repères, des méthodes et des conditions de réussite d'une formule qui devrait se développer. Elle permet, en effet, aux enseignants, rééducateurs ou psychologues d'inventer ensemble les moyens pour que les enfants et les adolescents déstructurés retrouvent une place à l'École et de la signification à leurs apprentissages.

  • Chacun s'accorde à dire que la question de l'apprentissage de la lecture est absolument essentielle. Et pourtant, aucun sujet ne se prête plus aux caricatures. C'est, par excellence, le domaine des fantasmes - les dégâts de la « méthode globale ! », des lieux communs - « les jeunes ne lisent plus ! », des simplifications faciles - « les élèves ne doivent même plus connaître les lettres ! »...

    En réalité, les méthodes de lecture n'ont guère évolué depuis des décennies et il convient de (re)faire de la lecture un véritable objet de travail et de recherche pédagogique.

    C'est précisément ce que fait cet ouvrage. Sous la direction d'Éveline Charmeux - qui a consacré toute sa vie professionnelle à cette question - des enseignants, des chercheurs, des militants pédagogiques s'efforcent de comprendre vraiment « ce que lire veut dire ».
    Ils identifient, à partir d'exemples précis et d'études approfondies, les différents « chemins » entre lesquels, en permanence, l'enseignant doit choisir s'il veut que l'élève accède aux textes. Ils débusquent les présupposés implicites qui obscurcissent les vrais enjeux. Ils pointent les obstacles que l'enfant doit surmonter et déterminent les moyens par lesquels l'enseignant peut l'y aider. Ils examinent une multitude de questions précises qu'ils mettent en perspective autour d'une vision authentiquement émancipatrice de l'accès au lire.

    C'est ainsi que les enseignants d'école primaire, mais aussi les parents et tous les éducateurs, trouveront ici un ensemble totalement sans précédent de réflexions et de propositions. Ils découvriront dans ce travail réellement collaboratif des raisons et des moyens d'agir. Des outils pour penser et des démarches pour accompagner l'enfant dans l'entrée dans la lecture.

  • Quiconque, aujourdhui, est amené à décrire notre École ou à imaginer son évolution, pense que nos « classes » actuelles constituées d élèves à peu près du même âge et du même niveau, faisant tous la même chose en même temps, sous lautorité dun professeur, est la seule manière denseigner. Cette « forme scolaire » est tellement ancrée dans notre imaginaire collectif que nous avons oublié quelle nest quune modalité parmi dautres, historiquement datée, qui sest imposée contre dautres modèles, bien différents et quelle est même, peut-être, devenue obsolète au regard de la réalité sociale et de nos ambitions éducatives contemporaines.
    Ainsi, Sylvie Jouan nous montre-t-elle brillamment à quel point nous sommes réticents à lidée dune « classe multiâge » et fascinés par le modèle dune « classe homogène », dailleurs très largement introuvable. Cette fascination sinscrit dans une conception de lenseignement qui sest imposée sous Guizot, dans les années 1830, et nous renvoie à une vision bien particulière de lautorité du maître, des apprentissages des élèves, mais aussi, plus globalement, de leur éducation. La « classe homogène » se présente comme une configuration idéale qui nous fait considérer lhétérogénéité des élèves comme un handicap majeur alors que cela pourrait constituer, au contraire, une ressource considérable et nous permettre dimaginer un nouveau paradigme pour une École véritablement démocratique.
    Dans un style dune belle limpidité, avec une érudition sans faille, Sylvie Jouan nous livre ici le récit dune « aventure scolaire » essentielle et pourtant méconnue. Son ouvrage est nourri de multiples observations tirées de sa pratique de formatrice. Il permet de comprendre bien des difficultés que notre institution rencontre aujourdhui et ouvre des perspectives particulièrement stimulantes. Sa lecture passionnera tout autant les enseignants, les cadres éducatifs, les parents et tous les citoyens. Voilà et ils sont rares un livre capable de nous faire changer complètement de regard sur notre École.

  • Longtemps, le système scolaire fut dirigé de manière pyramidale, soumis à de nombreux contrôles hiérarchiques, mais sans évaluation de ses effets. Aujourd'hui, une frénésie évaluative s'est emparée de l'École au point que certains proposent pour elle un « pilotage par les résultats ». Mais les effets pervers de cette méthode sont bien connus : réduction de nos ambitions à ce qu'on peut en évaluer quantitativement, concurrence destructrice au sein du service public, prolétarisation des personnels, etc.
    Il est temps de s'engager résolument vers la « grande transformation » que François Muller et Romuald Normand décrivent ici : des « unités pédagogiques » capables de se transformer pour aller vers plus de démocratie et d'émancipation ; une évaluation construite et régulée par les acteurs eux-mêmes, impliquant les élèves, les enseignants et les cadres éducatifs ; la construction de véritables collectifs porteurs du projet d'« apprendre ensemble » ; un nouveau partage des responsabilités ; une mutualisation des réussites ; une formation délibérément centrée sur le développement professionnel ; un partenariat respectueux de chacune et de chacun.
    Nourris de nombreuses études françaises et internationales, les auteurs nous montrent que ce projet n'est pas une utopie. Ils en donnent de nombreux
    exemples de réussite ; ils en présentent les conditions ; ils en fournissent les outils. Très structuré et très concret à la fois, ce livre ouvre la voie d'une véritable transformation de l'École. Grâce à l'intelligence et à la créativité de tous ses acteurs.

  • Les démocraties mettent l'Ecole sur la sellette. Jadis légitimée par son histoire et par un projet politique qu'on ne discutait guère, la voilà aujourd'hui sommée de s'expliquer ! A quoi forme-t-elle ? Que doit-on attendre d'elle ? Qui peut en décider et comment, ensuite, peut-elle mettre en oeuvre son projet ? On convient volontiers qu'il s'agit de préparer à la vie et de transmettre les fondamentaux de la citoyenneté. Mais quels sont-ils ? Et, à supposer qu'on puisse les définir de manière consensuelle, l'Ecole est-elle équipée pour les enseigner ? Quelles transformations cela impliquerait-il dans l'organisation des enseignements, le choix des disciplines et des programmes, la formation des enseignants ? Philippe Perrenoud, spécialiste des questions d'enseignement et d'apprentissage, expert international en matière de curriculum, sociologue au regard acéré mais sensible aux interrogations pédagogiques, ose poser ces problèmes. Il passe en revue, dans cet ouvrage, les questions fondatrices - et trop souvent ignorées - de notre Ecole. Pourquoi cette fascination contemporaine pour les compétences ? Que met-on exactement derrière ce terme ? Toutes les disciplines peuvent-elle s'enseigner par compétences ? Comment rendre compatibles le respect des disciplines traditionnelles et la demande sociale d'une Ecole préparant vraiment à la vie, dans toutes ses dimensions ? Au milieu des turbulences sociales et institutionnelles actuelles, Philippe Perrenoud plaide pour une démarche raisonnable de définitions de nos priorités éducatives et scolaires. Pour que les démocraties se réapproprient leur Ecole - Philippe Meirieu.

  • Découvrir quel professeur on est... pour mieux devenir le professeur qu'on veut être, telle est l'ambition principale de cet ouvrage. Très direct et concret, il fournit des outils accessibles et opérationnels à l'enseignant, débutant ou expérimenté, en quête de plus de sérénité, d'assurance et d'autorité face à des élèves habitués à surfer, tweeter, zapper à l'âge du savoir numérique accessible à tous.
    Les auteurs révèlent pour la première fois l'application du modèle ComColors® à l'enseignement pour aider les professeurs à analyser leur positionnement au sein de la classe, à découvrir les ressorts de leur motivation selon leur profil de personnalité et, ainsi, mieux répondre aux situations de tension et de blocage
    De nombreux portraits, anecdotes et témoignages, tous authentiques, assurent un fort ancrage des commentaires dans le quotidien du métier et permettront au lecteur de mieux comprendre ses élèves et ses collègues.
    En prenant ainsi pleinement conscience de son potentiel, le lecteur sera en mesure d'ouvrir, une à une, les portes de son devenir et de bien s'épanouir dans son métier d'enseignant.

  • En éducation, comme dans bien des domaines, « c'est la marge qui tient la page », selon la belle formule de Jean-Luc Godard. C'est dans les « banlieues » des grands systèmes que s'inventent les solutions qui permettent de penser les pratiques et les institutions de demain. Et c'est quand ils sont face à des défis difficiles, quand ils refusent de baisser les bras, que les pédagogues nous montrent le chemin.
    Le livre coordonné par Rémi Casanova et Sébastien Pesce nous confronte à des « pédagogues de l'extrême » qui, d'Argentine à Israël, de la France au Mozambique, du Portugal à l'Inde, se coltinent avec des enfants et des adolescents que beaucoup considèrent comme des « cas désespérés ». Ces pédagogues refusent toute fatalité. Ils croient en l'éducabilité de chacune et de chacun. Et ils imaginent pour cela des pédagogies qui démontrent qu'éduquer est une véritable « utopie concrète ». Des « enfants des rues » peuvent ainsi devenir des « ambassadeurs de la loi », des adolescents handicapés peuvent s'avérer les plus habiles sportifs qui soient, des décrocheurs peuvent être de
    formi dables tuteurs pour des élèves plus jeunes...
    Il faut absolument lire ce livre. On y trouve une formidable alliance entre générosité et rigueur, détermination et intelligence, ambition et modestie. On y rencontre l'aventure pédagogique dans ce qu'elle a de plus exaltant. Mais on y réfléchit aussi sur les « invariants pédagogiques » à partir desquels chaque éducateur et chaque enseignant peuvent travailler pour être plus lucides et efficaces à la fois.

empty