Casterman (réédition numérique FeniXX)

  • En cet après-guerre, les grandes villes ont changé de structures, de fonction et de nom. Elles sont devenues des métropoles. Ces métropoles ont mal tourné. Elles sont aujourd'hui communément maudites. Pourtant, il y a une douzaine d'années seulement, les autorités, à l'avance, les béatifiaient. Comment expliquer cet échec urbain ? Une certaine idéologie anti-ville se repaît de banalités et fait diversion. Elle prophétise la fin des villes, sans élucider les raisons véritables de la crise actuelle de la ville. Les villes sont un mode d'être de la société. La métropole est devenue la formation urbaine dominante, parce que la sorte de concentration qui s'opérait en elle, constituait un facteur de croissance économique. Elle correspondait à la fois aux conditions nouvelles du développement de la production, et à l'évolution interne des rapports sociaux dans le capitalisme avancé, dont la couche sociale monopoliste était devenue la force motrice. Elle avait, par là-même, pour fonction sociale de consolider et d'amplifier l'hégémonie des classes dirigeantes. C'est ainsi que la politique urbaine de l'État a été axée sur le développement des métropoles. Leur aménagement fut, essentiellement et prioritairement, conçu en fonction de la production et de l'accumulation du capital. Cette déviation économiste, qui est structurelle, est la raison principale de leur mal aménagement, qui est à l'origine de la crise de la ville. Que valent les palliatifs proposés ? La politique des villes moyennes apparaît comme une bien curieuse affaire. La prolifération des néo-villages dans les parages lointains des aires métropolitaines et les villes nouvelles, ne font que confirmer la prépondérance des métropoles. Alors, que faire ? Penser se libérer individuellement en fuyant la ville, est une utopie inopérante. La lutte socio-politique, collective, à la fois revendicative, politiquement consciente, et s'articulant à l'ensemble du combat démocratique, peut, seule, permettre de libérer la ville.

  • Premières altercations sur le tas de sable... Premières disputes entre frères et soeurs... Premières fessées peut-être... À la violence des enfants, répond la violence des parents. Répond ? Précède plutôt. Quand nous disons : Je ne peux plus le supporter, il est trop agressif, n'amorçons-nous pas le cercle vicieux, soigneusement entretenu par les contraintes, les brutalités de la société, que nous ne voyons même plus ? Et pourtant cela pourrait changer, en commençant par une éducation différente. L'agressivité fait vivre, la violence tue. Sachons l'apprendre à nos enfants.

  • Une enquête dramatique menée par un jeune garçon.

  • La voiture était là, ses phares éblouissaient Marc dans le rétroviseur. Elle avait surgi dès qu'il avait quitté l'hôpital, comme à chaque fois. La semer ? Il avait essayé plusieurs fois, et toutes ses tentatives avaient été vaines. - Bon, se dit-il, j'y vais, on va voir ce qu'on va voir... La plaisanterie le fit rire... Il savait bien, justement, qu'on ne voyait rien. J'ai quand même une bonne nature, j'arrive à me faire rire moi-même avec cette histoire de fou... Il est vrai que Marc, non plus que Frank et Zoë, ses enfants, ne sait pas encore que cette mystérieuse voiture qui le suit dans la nuit glacée, n'est que le premier épisode d'une bien étrange aventure...

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