Arts et spectacles

  • Cry-Baby avec Johnny Depp dans un de ses premiers rôles ? C'est lui. Serial Mother mettant en scène une Kathleen Turner en mère tueuse sur fond pastel ? Lui encore. Pink Flamingos avec l'iconique drag-queen Divine ? Vous avez deviné, c'est lui aussi. À 74 ans, John Waters, le "Pape du trash", revient avec un récit à mi-chemin entre mémoires et livre de conseils dévoyés regorgeant d'anecdotes de tournage et d'expériences personnelles, d'hommages et d'exercices d'admiration (Warhol ; Pasolini ; Tina Turner ; Patty Hearst...), d'humour irrévérencieux et de punchlines ravageuses.

  • Deux artistes de deux pays et deux générations très différentes, Ken Loach et Edouard Louis, échangent sur l'art, le cinéma, la littérature et leur rôle aujourd'hui. Comment l'art peut-il, notamment, poser et repenser la question de la violence de classe ? Comment représenter les classes populaires comme ont tenté de le faire les deux auteurs du présent livre dans leur travail ? Et quel est le rôle de l'art dans un contexte politique mondial où les plus précaires se tournent vers l'extrême-droite ? Comment repenser la gauche pour défaire cette tendance, palpable tant dans la montée du Front National, que dans l'ascension de Trump, ou encore de Bolsonaro ? En confrontant leurs réflexions, et à partir de leurs oeuvres, Loach et Louis tentent de répondre à ces questions.

  • J'ai ouvert les yeux et il était là, penché sur moi, à quelques centimètres de mon visage. Un inconnu me regardant avec tellement de gentillesse que j'étais convaincue que j'allais mourir. Il me caressait la tête, les cheveux ; mon Dieu qu'il était beau. J'aurais aimé que ce soit quelqu'un qui m'aime plutôt que quelqu'un qui s'apprêtait à me dire : " Vous faites une hémorragie cérébrale. "
    Sharon Stone, l'une des actrices les plus célèbres au monde, est victime d'un accident vasculaire cérébral en 2001 qui lui coûte non seulement sa santé, mais met aussi en péril sa carrière, sa famille et sa renommée mondiale. Dans La Beauté de vivre deux fois, elle se livre avec honnêteté : ses origines irlandaises et sa jeunesse en Pennsylvanie dans un milieu modeste, les traumatismes et la violence qu'elle a connus enfant, ses débuts comme mannequin, sa conquête de Hollywood et les sommets que furent Basic Instinct et Casino... et ce jour décisif où elle a failli mourir. Elle raconte sa lutte pour reconstruire sa vie, la force qu'elle tire de ses enfants et de ses engagements humanitaires.La Beauté de vivre deux fois est la célébration de la puissance d'une femme et de sa résilience. Dans un milieu qui n'accepte pas l'échec, dans lequel trop de voix sont réduites au silence, Sharon Stone a trouvé dans ce livre le courage, enfin, de prendre la parole.

  • Anémone à coeur ouvert.
    Le succès est-il gage de bonheur ? En retraçant, à travers ses propres souvenirs, les cinquante ans de carrière d'Anémone, ce livre dévoile les secrets d'une actrice déçue par la célébrité, qui avait choisi de déserter le jeu des apparences pour se retrouver face à elle-même. Son parcours enseigne une double leçon de courage : elle a tourné le dos à un milieu privilégié pour se risquer sur les chemins du 7e art, puis s'est délibérément éloignée des sirènes du succès. Anémone parle donc. Sans tabou. La période hippie et l'éveil à une conscience politique et écolo, les premiers tournages, la fac et Mai 68, les débuts dans les cafés-théâtres - c'est l'époque de La Veuve Pichard et du Splendid -, les premiers grands rôles, Le père Noël bien sûr, les rencontres... Puis viennent les années de vedettariat, qu'elle déteste, ses relations avec les acteurs, les metteurs en scène, Le Grand Chemin, le César...Enfin, le retrait de la vie publique, les prises de position politiques, les coups de gueule... Riche et franc, ce récit restitué par Laurent Brémond raconte aussi la maladie et les derniers jours de la comédienne.Je préfère les génies aux abrutis, ou le portrait d'une femme décidément actrice puisqu'elle fit le choix de tirer sa révérence en jouant son propre rôle.

  • « Quelqu'un veut désespérément quelque chose et a beaucoup de mal à l'obtenir ».
    Cette définition d'un bon scénario, enseignée dans les écoles de cinéma, pourrait bien s'appliquer à Caroline Bongrand, scénariste et écrivaine reconnue. Elle est l'auteure d'un scénario fou, trop grand, trop cher, incroyablement romantique, sur l'histoire d'amour qui se cache derrière la construction de la tour Eiffel.
    Durant plus de vingt ans, tel Don Quichotte ne démordant pas de ses convictions, Caroline va tout faire pour que son film voie enfin le jour. De péripéties en rebondissements, elle va porter son projet à bout de bras jusqu'à l'obsession, et affronter un monde parfois merveilleux, souvent sans foi ni loi, sans jamais renoncer.
    Producteurs, agents, studios, réalisateurs et scénaristes, accédez à l'univers du cinéma et aux coulisses d'un grand film français qui aura mis 22 ans à se faire.
    Découvrez l'épopée extraordinaire et les secrets du scénario d' « Eiffel », le film évènement qui sortira en mai 2021, plus important budget du cinéma français de l'année.

  • Née en 1917 dans le sud des États-Unis, orpheline arpentant les rues de Harlem, hantée par ses secrets d'enfance, Ella Fitzgerald a sacrifié sa vie au public et à la musique jusqu'à se fondre en elle. En témoignent ses scats endiablés, ses interprétations lumineuses et son art de l'improvisation. Elle est tout à la fois le swing des big bands, le bebop des clubs embrumés et les comédies musicales de Broadway. Elle a chanté en égale avec Louis Armstrong et Frank Sinatra, a donné leurs lettres de noblesse à des compositeurs comme Gershwin, Duke Ellington et même à la pop des Beatles. Dans une Amérique dévorée par le racisme, elle a fait entrer le jazz et les artistes noirs dans les lieux qui leur étaient interdits. L'importance de son oeuvre est à la fois musicale, patrimoniale et culturelle.

    Steven Jezo-Vannier, né en 1984, est un spécialiste de la contre-culture et de l'univers rock. Il a écrit plus d'une dizaine de livres publiés aux éditions Le mot et le reste, dont des essais (Respect, le rock au féminin, Contre-Culture(s)) et les biographies de Frank Sinatra, Grateful Dead, The Byrds ou Creedence Clearwater Revival.

  • Nourri de témoignages inédits, un portrait subtil qui dévoile l'homme derrière le mythe.Comment un fils d'immigrés slovaques ayant grandi à Pittsburgh dans un milieu ouvrier et catholique a-t-il pu révolutionner l'art de la seconde moitié du XXe siècle? Comment ce grand angoissé à la santé fragile a-t-il su se métamorphoser en un " renard blanc ", comme l'a surnommé la comédienne Paulette Goddard: un être fureteur, malin, flairant le sens du vent, comprenant son époque avant tout le monde ?
    Pour éclairer le mystère Warhol, Jean-Noel Liaut a mené l'enquête pendant plus de trente ans. Il a recueilli les confidences inédites de nombreux proches de l'artiste les célèbres critiques d'art John Richardson et Stuart Preston, Pierre Bergé, Lee Radziwill ou l'égérie Ultra Violet pour dresser un portrait tout en nuances, loin des habituelles visions partisanes présentant le pape du pop art comme un génie absolu ou comme un imposteur.
    En déconstruisant le mythe warholien, en faisant la part de son talent et de son habileté, de ses visions prophétiques et de son sens du marketing, ce récit intime et romanesque révèle un Warhol inattendu, tour à tour touchant et agacant, génial et opportuniste, charismatique et profondément seul.

  • C'etait Kubrick

    Michael Herr

    Le réalisateur culte, le reclus le plus célèbre et secret du 7e art, l'autodidacte de génie : rarement réalisateur se sera autant dérobé derrière sa légende que Stanley Kubrick. Manquait donc un portrait à hauteur d'homme, réalisé par l'un des rares privilégiés ayant eu accès au saint des saints de l'artiste : Michael Herr, qui fut son ami, confident et collaborateur pendant près de 20 ans (il contribua notamment au scénario de Full Metal Jacket), était sans doute l'un des seuls à pouvoir s'acquitter de cette tâche délicate. Mêlant témoignage à la première personne, anecdotes, souvenirs de conversation, humour et analyse, il livre une biographie personnelle et saisissante du cinéaste tel qu'il l'a côtoyé.

    Reporter, écrivain et scénariste américain, Michael Herr (1940-2016) est l'auteur du best-seller Dispatches (1977), récit halluciné de son expérience de correspondant pour le magazine Esquire pendant la guerre du Vietnam, qui fit de lui une star du journalisme gonzo. Il rencontra Stanley Kubrick en 1980, et collabora avec lui au scénario de Full Metal Jacket (1987). Il travailla aussi avec Francis Ford Coppola, notamment sur Apocalypse Now, dont il écrivit la mythique narration en voix off.

  • Ailleurs

    Gérard Depardieu

    L'ailleurs : cette petite distance qu'il faut trouver pour rester profondément humain.Je suis parfois un innocent, parfois un monstre.
    Tout ce qui est entre les deux ne m'intéresse pas.
    Tout ce qui est entre les deux est corrompu.
    Seuls l'innocent et le monstre sont libres.
    Ils sont ailleurs.

  • Brassens l'enchanteur Nouv.

    Brassens l'enchanteur

    Bernard Lonjon

    L'un des meilleurs connaisseurs de l'oeuvre du poète, Bernard Lonjon, reconstitue la vie de Georges Brassens année après année, livrant nombre d'informations édites.
    Georges Brassens n'est pas mort le 29 octobre 1981. Certes, il repose auprès des siens, à l'ombre d'un pin-parasol, avec vue sur l'étang de Thau. Mais son esprit est ailleurs, au coeur de ceux qui l'aiment et le fredonnent.
    Ayant eu accès à ses agendas, Bernard Lonjon a choisi de reconstituer une vie complète en détaillant année par année, mois par mois, jour par jour, la vie et l'oeuvre du troubadour sétois : enregistrements, spectacles, rencontres, voyages, interviews, loisirs, accueil critique... Il dévoile le contenu d'une bibliothèque Brassens gardée secrète, incluant certaines correspondances jamais publiées.
    Ces éphémérides, sans équivalent dans la brassensologie, donnent ainsi à voir, étroitement imbriquées, vie publique et vie privée du " polisson de la chanson ".

  • Le Festival de Cannes... derrière les projecteurs
    "Il y a les films, les évènements, les palmarès. Il y a l'air du temps.
    Les stars que j'ai aimées et dont je tire le portrait - personnel, artistique, réel, rêvé.
    Il y a les metteurs en scène venus de partout, et qui me sont proches. Les pays, les
    écoles, les genres. La presse. Les photos.
    Les jurys, les discussions, les rires. Les pleurs aussi.
    Il y a la palme d'or.
    Il y a les fêtes, les surprises, les polémiques, les excentricités.
    Il y a les festivaliers, tout ce monde mystérieux du cinéma que le public envie et
    auquel chacun voudrait appartenir.
    Ce dictionnaire amoureux conte le roman vrai du plus grand festival de cinéma au
    monde, et en révèle quelques secrets.
    Tour à tour historien, romancier, diariste, commentateur, j'ai souhaité témoigner de
    ces moments tragi-comiques qui forment la folle aventure du Festival.
    J'aimerais que le lecteur se coule dans l'esprit d'un sélectionneur, d'un juré, d'un
    critique, d'un cinéaste, et suive en coulisses le spectacle inouï de ces années éblouissantes."

  • En 1990, Kathleen Hanna a 22 ans et l'envie d'en découdre. On lui dit que le punk est une affaire d'hommes ? Que les artistes au féminin ne valent rien ? Qu'à cela ne tienne, Hanna et ses consoeurs fomentent une révolution culturelle et politique. De Seattle à Washington, d'expos en concerts, de festivals en fanzines, les Riot Grrrls fédèrent les laissées-pour-compte et inventent une nouvelle voie, créant un espace où les filles sont enfin entendues et légitimes. Trente ans plus tard, alors que les groupes phare Bikini Kill et Bratmobile remontent sur scène, Mathilde Carton montre que ces figures furieuses et touchantes ont mené, dans le giron de l'underground, un combat dont l'écho a ouvert la voie aux Spice Girls, à Alanis Morissette, Fiona Apple et même Beyoncé ou Lizzo.

    Née en 1989, Mathilde Carton est journaliste. Ancienne rédactrice en chef de Grazia, elle a aussi travaillé à la télévision pour Arte et France 2. Diplômée de l'ESJ Lille, elle aime particulièrement les sujets qui croisent culture et politique.

  • "Combien de musiciennes attendent dans les greniers de l'Histoire qu'un bon génie les réveille?" Les destins croisés de Debora Waldman, cheffe d'orchestre, et Charlotte Sohy, compositrice, à un siècle d'écart.
    Lors d'un festival dédié aux musiciennes, la cheffe d'orchestre Debora Waldman rencontre François-Henri Labey, ancien directeur de conservatoire. Il lui parle de sa grand-mère, Charlotte Sohy, compositrice méconnue de la première moitié du XXe siècle, et propose de lui montrer quelques partitions. Aussitôt, Debora se prend de passion pour l'histoire de cette femme, qui parvint à concilier son énergie créatrice, son rôle de mère de sept enfants et sa vie amoureuse - son travail étant intimement lié à celui de son mari, le compositeur Marcel Labey. Contre vents et marées, Debora décide de créer la symphonie inédite de Charlotte, écrite pendant la Première Guerre mondiale. Peu à peu se dévoile à elle un continent de musique inexploré : celui des femmes compositrices qui furent pourtant, pour certaines, des actrices majeures du monde artistique.Formidable aventure d'une symphonie sortie de l'oubli, ce récit retrace aussi les destins croisés de deux musiciennes portées par la même passion à un siècle d'écart : deux femmes puissantes, dont l'histoire nous entraîne de la foisonnante vie culturelle de la Belle Époque à l'Israël des kibboutz où Debora, enfant, découvrit sa vocation.

  • Philosophie de l'ameublement (mai 1840) est une nouvelle écrite par Edgar Allan Poe puis traduite par Charles Baudelaire en 1864. Extrait : Dans la décoration intérieure, si ce n'est dans l'architecture extérieure de leurs résidences, les Anglais excellent. Les Italiens n'ont qu'un faible sentiment en dehors des marbres et des couleurs. En France, meliora probant, deteriora sequuntur ; les Français sont une race trop coureuse pour entretenir ces talents domestiques dont ils ont d'ailleurs la très-délicate intelligence, ou du moins le sens élémentaire et juste. Les Chinois et la plupart des peuples orientaux ont une imagination chaude mais mal appropriée. Les Ecossais sont de trop pauvres décorateurs.

  • Iggy Pop a déclaré un jour, à propos des femmes : " Aussi intimes qu'on puisse devenir, je les laisserai toujours tomber. C'est de là que vient ma musique. " Cette férocité masculine, cette répulsion vis-à-vis du féminin, c'est le rock'n'roll à son paroxysme. Que l'on songe aux hymnes machistes des Rolling Stones, au punk et sa glorification de l'abject, ou au culte que Can et Brian Eno vouent à la Terre Mère, la rébellion rock masculine s'est souvent ancrée dans un imaginaire où les femmes étaient sinon absentes, du moins allégoriques ou reléguées à l'arrière-plan.
    Sex revolts est le premier ouvrage à faire l'analyse des multiples " misogynies rebelles ". Depuis les premiers rockeurs jusqu'au gangsta rap, en passant par le jazz, le psychédélique, le glam et le postpunk, il dresse un impressionnant panorama de la culture et des artistes rock dans leurs relations au " féminin ". Parallèlement aux généalogies d'une contre-culture qui, depuis les années 1960, s'est attachée à déconstruire certaines formes de masculinité tout en demeurant profondément misogyne,
    Sex revolts retrace aussi l'histoire de la rébellion des femmes dans le rock ; celle de musiciennes qui, telles Patti Smith, Siouxsie Sioux ou Courtney Love, ont dû composer avec cet héritage majoritairement masculin pour créer leur propre répertoire et libérer leur propre énergie.

  • " En tant que membre des très publicissimes Beatles mes disques peuvent à certains d'entre vous sembler plus drôles que ce livre, mais en ce qui me concerne ce chapelet de courts récifs est la partie de rire la plus délictieuse que j'aie jamais tordue. "En flagrant délire, John Lennon
    Le talent pour les mots de John Lennon a largement contribué au charme des Beatles. Et il ne s'est pas manifesté uniquement en chansons : en témoigne En flagrant délire, paru en 1964. Depuis son enfance à Liverpool, Lennon avait toujours eu la manie de griffonner - des poèmes, des saynètes, des parodies. Quand, en pleine beatlemania, un éditeur lui proposa de réunir ses écrits en un volume, il se mit à y travailler comme il ne l'avait pas fait depuis l'Art College pour proposer trente et un textes illustrés. Pastiches d'auteurs célèbres (de Stevenson à Enid Blyton), fantaisies absurdes, jeux de mots et autres explorations linguistiques inspirées des pratiques surréalistes... Le résultat est un exemple très personnel de virtuosité littéraire dans lequel s'incarne l'humour de Lennon, parfois noir et grinçant, parfois léger, toujours décalé." Une concision foisonnante se retrouve un peu partout dans ce drôle de livre. Le tout illustré par des dessins de Lennon évoquant un Sempé qui aurait gobé un acide format A4 devant Les Shadoks. " David Caviglioli, L'Obs

  • La mondialisation a radicalement modifié l'industrie de l'habillement et le rapport au corps. Le contenu de nos garde-robes révèle les conséquences environnementales et sociales du capitalisme de séduction. Pour assouvir les désirs, les corps des travailleurs sont consommés par le vêtement, parfois jusqu'à la mort, dans une forme d'esclavage moderne.Sur le banc des accusés, les marques et les industriels cherchent à mettre en place un code de conduite basé sur les droits de l'homme et la durabilité, tandis que les acheteurs sont invités à être plus « responsables ».Mais pour Audrey Millet, qui refuse de culpabiliser les consommateurs, c'est tout le modèle économique qui doit être repensé pour aller vers un système global de production plus éthique et respectueux de l'environnement.

    Chercheuse associée au CNRS et docteure en histoire, Audrey Millet est spécialiste de l'histoire de l'habillement. Elle a fréquenté le milieu de la mode de l'intérieur puisqu'elle a exercé comme styliste, avant de se réorienter. Elle est l'autrice aux éditions Belin de Fabriquer le désir. Histoire de la mode de l'Antiquité à nos jours.

  • Violoniste virtuose, Niccolò Paganini (1782-1840) est la première rock star de la musique classique. Séducteur, compositeur et interprète au grand coeur, l'incandescent Paganini déplace les foules lors d'interminables tournées, de Milan à Paris, de Berlin à Londres.

    Tout commence lorsqu'il est recruté à la cour d'Élisa Bonaparte, la soeur de Napoléon. Il donne à ses concerts une dimension théâtrale et révolutionne la manière de jouer du violon. Victor Hugo, Chopin ou encore le peintre Delacroix ont tous assisté à un concert du virtuose. « J'ai entendu chanter un ange ! » s'exclame Schubert.

    La complexité de ses oeuvres est, aujourd'hui encore, un défi pour les musiciens. Paganini serait capable de produire 2 272 notes en trois minutes seulement. Quel est son secret ? Il y a bien le syndrome de Marfan dont il est atteint et qui rend ses doigts élastiques. Mais cela n'explique pas tout. Paganini a suscité beaucoup d'interrogations, jusque dans son apparence : longs cheveux noirs qui lui tombent sur le visage, pâleur cadavérique, extrême maigreur, yeux perçants. Beaucoup sont persuadés que le violoniste est le diable en personne ou qu'il a pactisé avec lui en échange de pouvoirs musicaux inouïs. Plus qu'une simple rumeur, cette idée le poursuivra jusqu'à sa mort et bien au-delà.

  • Mémoires

    David Niven

    Près de 100 films, cinquante ans de carrière et un Oscar : la vie de David Niven pourrait rivaliser avec le plus extraordinaire des scénarios. Dans ses Mémoires, celui qui fut l'incarnation du gentleman british à Hollywood nous emmène dans les coulisses de la machine à rêves, à la rencontre de ses plus grandes stars : Garbo, Gable, Astaire, Cooper, Dietrich, Grant, Chaplin, Bogart, Garland, Hepburn, Flynn, Davis... Enjoués, vifs, les portraits et les anecdotes irrésistibles s'enchaînent à un rythme trépidant, comme dans ces classiques de la comédie américaine dont il fut l'une des légendes. Parus et traduits en deux volumes dans les années 1970, introuvables en français depuis, ses souvenirs sont ici republiés pour la première fois dans un format condensé.

    Né en Grande-Bretagne, David Niven (1910-1983) s'oriente d'abord vers une carrière militaire, avant de partir tenter sa chance à Hollywood. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il participe aux combats au sein de l'armée britannique. Il accède à une célébrité mondiale avec ses rôles de Phileas Fogg dans Le Tour du monde en 80 jours (1956), de James Bond dans le film parodique Casino Royale (1967), dans Le Cerveau de Gérard Oury (1969), ou encore dans la série de films La Panthère rose.

  • La vie de l'immortel Serge Gainsbourg
    Gainsbourg, trente ans. Trente ans qu'il est mort, le 2 mars 1991, et qu'il ne cesse de vivre et de revivre encore. Gainsbourg, ses engouements, ses esclandres, ses colères. Ses compagnons, l'alcool, le tabac. Ses égéries : Bardot, Birkin, Bambou - les trois B. Et sa fille, Charlotte. Ses débuts comme pianiste de bar au Milord l'Arsouille, ses mariages ratés, ses deux enfants cachés, son amitié décisive avec Boris Vian. Il y a ce que l'on sait : le charme fou, le talent vertigineux, les tubes fabuleux, les amours meurtrières, les déceptions, les provocations et le scandale, l'impatience ambiguë devant la mort.
    Gainsbourg, c'est aussi l'histoire d'un inconnu qui dut apprivoiser sa laideur, d'un enfant,
    Lulu, traqué par la peur sous l'Occupation et portant son étoile jaune comme un premier défi. Un homme toujours douloureux. Même en pleine lumière, ses tapages, ses ivresses, ses défis insensés, étaient lestés d'amertume.
    Dans sa dernière vie, Bambou, sa femme-refuge, lui a donné le bonheur d'un enfant, Lulu, comme un double souriant du petit garçon qu'il avait été. Quelques gouttes d'espérance avant de plonger dans une solitude choisie, entre souffrances et démons. Et de mourir, à soixante-trois ans, comme on fait une dernière grimace.

  • Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Jacques Dutronc : l'histoire d'un trio légendaire, une amitié de plus de soixante ans !À la fin des années 1950, à Paris, trois ados traînent leurs blousons noirs entre le square de la Trinité et le Golf Drouot. Johnny joue les Américains de quartier et rêve d'être James Dean. Eddy, coursier au Crédit Lyonnais est chanteur de bal occasionnel. Jacques, fils de bonne famille, traverse la vie le nez au vent, les mains dans les poches.
    Leur amitié indéfectible sera le déclencheur de trois parcours hors du commun - et la guitare sera leur arme fatale - renforcée par une complicité et un sens de l'humour à toute épreuve.
    En 2014, inspirés par leurs idoles américaines du Rat Pack - Frank Sinatra, Dean Martin et Sammy Davis Jr -, Johnny Hallyday, Eddy Mitchell et Jacques Dutronc se réunissent pour une série de concerts exceptionnels.
    Ils se retrouveront en 2017, pour une tournée et un ultime concert à Carcassonne.
    C'est l'histoire du fabuleux destin d'un trio chanceux, qui a traversé toutes les épreuves et toutes les époques pendant plus d'un demi-siècle. Une histoire à peine croyable, mais où tout est vrai puisque tout est arrivé.
    *Inclus un cahier photo de 16 pages

  • "C'est contre le cinéma que le cinéma doit se faire. En particulier s'il veut, au sein du nouveau monde des images, incarner le plus précieux, le plus vital : la liberté de penser, d'inventer, de chercher, d'errer et de se tromper, en somme d'être l'antidote."
    Olivier Assayas

    Constat fait de l'absence de pensée théorique du cinéma contemporain et de l'effacement de la cinéphilie, que nous reste-t-il pour penser ce que l'on persiste à appeler le septième art? Penser, c'est-à-dire donner du sens aux pratiques des réalisateurs, dépasser la fragmentation et la dépersonnalisation de leur oeuvre dans l'industrie des flux numériques... et justifier aussi qu'on puisse encore résister à l'attraction des plateformes au nom d'un cinéma indépendant et libre, avec l'éthique et les fins qui lui sont propres.

    Ce texte a été écrit pour le site belge Sabzian, proposant chaque année à un réalisateur d'établir un état des lieux du cinéma.

  • " L'aventurier ", " Tes yeux noirs ", " 3e sexe ", " J'ai demandé à la lune ", " Canary Bay ", " Trois nuits par semaine ", " Le grand secret ", " Marilyn ", " Alice & June ", " Ladyboy ", " La vie est belle "," Un été français ", " Song for a dream ", " Nos célébrations "... : alors qu'Indochine célèbre ses 40 ans à l'occasion d'une tournée des grands stades en mai-juin 2021, Thomas Chaline dévoile les secrets de création de l'oeuvre d'Indochine et propose de découvrir à l'aide de nombreuses anecdotes, l'histoire d'une soixantaine de chansons. Une oeuvre empreinte de références culturelles diverses - entre peinture, new age, romantisme et fiction - qui touche plusieurs générations.

  • Pianiste de légende, qui règne sur la scène mondiale depuis des décennies, Martha Argerich fascine par la puissance de son jeu et le mystère de sa personnalité. Son tempérament indomptable, son caractère farouche et indépendant en font un personnage unique dans le monde de la musique classique.
    À l'occasion de ses 80 ans, Olivier Bellamy a eu l'idée de réunir les différents entretiens qu'elle lui a accordés, en les remettant en perspective de façon légère et amusante.
    « Je ne suis pas sûr que le cadeau trouve grâce à ses yeux, avoue-t-il, car la lionne du clavier n'aime ni les questions ni les retours en arrière. » Mais peut-être saura-t-elle en apprécier l'intention.
    Quant à ses admirateurs, ils devraient prendre plaisir à retrouver sa libre parole derrière ses notes d'air et de feu.
    Né à Marseille en 1961, Olivier Bellamy anime chaque jour 'Passion classique' sur Radio classique. Il est aussi l'auteur de plusieurs documentaires à la télévision dont la série 'A Contretemps' sur France 3 et possède un blog sur le Huffington Post.

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