Beaux livres divers

  • Saviez-vous que le surf fut d'abord une pratique politique et religieuse ? Que le préservatif masculin, autrefois en tissu ou en boyaux d'animaux, n'a connu son essor qu'avec le caoutchouc ? Que le chewing-gum doit son succès à un général mexicain chassé par la révolution dans son pays ?
    À l'invitation de Pierre Singaravélou et Sylvain Venayre, des historiennes et historiens nous entraînent dans un voyage insolite et passionnant à travers le petit magasin du monde.

  • Edgar Allan Poe s'amuse à construire une véritable science de l'ameublement.
    La quête de la chambre idéale est celle d'une vraie «  chambre à soi », où le tapis est «  l'âme de l'appartement  », où le canapé est une pièce maîtresse, où la simplicité et le « luxe discret » permettraient non pas la mise en scène de soi, mais bien l'épanouissement de l'esprit et la simplicité de l'être. La recherche d'une «  douce intimité » qui résonne formidablement dans nos vies contemporaines.

  • « Faites déchargez, maladroits ! Détendez les arbalètes, car devant la "rondelle", vous êtes démâtés. Du faux inverti et de l'épongeur abritez-vous, apprentis fouteurs. »
    Écrites entre 1456 et 1461, les onze « ballades en jargon » de François Villon sont ébouriffantes, virtuoses, audacieuses. La grossièreté se marie avec le courtois, la gouaille avec la délicatesse, la farce avec le tragique.

  • "L'un des traits les plus caractéristiques de notre culture est l'omniprésence du baratin."
    Ce court essai, dont le titre original est On bullshit, a toutes les apparences du sérieux, bien qu'il s'agisse d'une théorisation de ce que l'on appelle communément le baratin ou les conneries.
    L'un des plus grands philosophes américains, Harry Gordon Frankfurt (né en 1929), professeur émérite à Princeton, se penche sur le sujet : un petit livre de référence pour ne plus jamais confondre connerie avec fumisterie, foutaise, baliverne ou sornette, et repérer à coup sûr tous les baratineurs.

  • S'iinstaller sur les positions d'autrui, épouser le mouvement du raisonnement de la partie adverse pour en exploiter les faiblesses : l'art de la discussion, c'est l'art de la guerre. Schopenhauer sait que les mots et les arguments sont des poignards dont la pointe peut tuer ; il sait aussi que la seule réalité qui vaille est notre propre victoire, même si le vrai maître du jeu reste finalement le langage et ses ressources infinies.

  • En 1894, l'état-major de l'armée est secoué par une affaire qui ébranle la société tout entière : un officier a trahi. Alfred Dreyfus, juif alsacien, est le coupable idéal. Sa dégradation, sa déportation sur l'île du Diable, son retour en France, ont divisé la société. Avec "J'accuse", Emile Zola symbolise l'engagement intellectuel face au pouvoir, au mensonge et à la soumission.

  • Maître de la pensée invectivante, Nietzsche ne cherche pas à démontrer, il assène, tranche, cogne. L'enjeu est de taile : il s'agit de réveiller un Occident englué dans plus de deux millénaires d'épais fourvoiement moral et philosophique. "Ecce Homo", "Voici l'homme", titre le plus insolent de l'histoire de la philosophie. "Voici le plus homme des hommes, Nietzsche en personne, ou Dionysos, son double, son modèle, son frère, et cet homme s'est construit la plus redoutable des santés.".

  • Avant de condamner les principes du plaisir, qui gouvernerait le monde, il faut lire Epicure (341-270 avant Jésus-Christ), en particulier son éloge du bonheur. Un texte fondamental d'une grande modernité, écrit par un vieux sage.

  • "Les hommes savent bien que le jardin d'Éden ne rouvrira pas ses portes mais ils en ont toujours cherché le reflet, la fuyante annonciation. Ils ont consacré beaucoup de nuits blanches à se confectionner leurs propres Champs-Élysées et se sont fait une collection d'eldorados : cités idéales, châteaux de la liberté, îles sans péché et sans chagrin, communautés d'amour et de chair fraîche, jardins de fleurs et d'oiseaux, phalanstères et "fais ce que voudras".
    Rares sont les réussites. Pourtant, faute de savoir édifier des paradis doués d'une éternelle espérance de vie, les civilisations ont parfois réussi à manufacturer des petits bouts d'édens, des olympes provisoires capables de luire quelques jours ou quelques siècles à l'horizon de nos mélancolies."

  • Du pompier, on connaît l'imagerie, le corps, les attributs, mais on ignore encore largement les nuances, le mental, les codes.
    Dans ce livre, des pompiers de tous grades, âges et expériences, ont décidé de rompre le silence pour nous raconter tout ce qui se cache derrière ce métier légendaire. Car chaque soldat du feu a deux armures. Celle qui se voit, l'uniforme au casque étincelant et aux vêtements ignifugés. Et celle qui est invisible, tissée par le sentiment d'appartenance, le jargon, les protocoles, traditions, règles écrites et non écrites...
    L'ouvrage rend hommage aux pompiers, détaille leur quotidien (entraînement, attente, action, mental) et présente l'environnement des pompiers de manière complète  (uniforme, casque, caserne, matériel) etc. 
    Un très bel ouvrage illustré.

  • Au travers de son expérience exceptionnelle, Sénèque cherche comment prolonger la vie humaine en la débarrassant des mille futilités qui l'encombrent sans lui apporter de richesse supplémentaire. Il nous aide ainsi à évaluer ce qu'est une vie vraiment vécue.

  • Poussez les portes de Chez Miss Maggie's Kitchen pour découvrir l'univers plein de charme d'Héloïse Brion et de sa cuisine gourmande, locale, de saison et familiale.

    Dans une atmosphère vintage chic, l'auteure partage près de 100 recettes simples et originales à la portée de tous. De l'apéritif au dessert, vous aurez toujours la bonne recette pour chaque occasion : Toast à l'avocat et thym, Cocktail à la rhubarbe et romarin, Velouté de petits pois et asperges, Tarte rustique à la butternut et sauge, Poulet aux pêches, Gâteau gourmand aux noix de pécan... Et pour aller plus loin, faites le plein d'inspirations pour animer et égayer joliment vos tables.

  • Journal 1944-1945

    Anita Pittoni

    Anita Pittoni est une personnalité fascinante du monde artistique et littéraire triestin du XXe siècle. Tenu entre le 18 octobre 1944 et le 5 août 1945, ce Journal a pour toile de fond la fin de la guerre à Trieste et l'occupation yougoslave, les bombardements et les retraits précipités dans les abris. Mais son objet est tout autre, il est tendu vers la création, la liberté d'être et d'écrire. Explorant l'intime à l'instar du Journal de Katherine Mansfield qui l'a beaucoup inspirée, il tient tout entier dans l'examen de la persévérance d'une vie intérieure riche et de la disponibilité de temps et d'esprit pour réfléchir. Sa liberté de jugement étonne et son don pour l'introspection séduit.Ce Journal explore aussi son rapport à la sensualité, au corps, aux lignées de femmes de sa famille et surtout expose ses sentiments amoureux pleins de craintes et de fulgurances.On y croise l'entourage d'Anita Pittoni, les intellectuels de Trieste, son compagnon Giani Stuparich, le poète Umberto Saba qu'elle publie... Si elle s'attarde longuement sur les relations humaines et les angoisses qu'elles génèrent, elle décrit aussi minutieusement le réseau de créateurs essentiel dans ces heures dures et sur lequel elle s'appuie pour avancer.

    Anita Pittoni (1901-1982) est une femme de lettres italiennes. Elle a été styliste, écrivaine, éditrice. Dans le domaine de la mode de l'Italie des années 1950 puis amie des intellectuels triestins parmi lesquels Roberto Bazlen (l'un des fondateurs de la célèbre maison d'édition Adelphi) et le poète Umberto Saba, elle tenait salon et a monté une maison d'édition, Lo Zibaldone, au catalogue remarquable (Italo Svevo, Umberto Saba, Giani Stuparich, Benedetto Croce...).

  • Depuis les débuts de la photographie, des amateurs se consacrèrent à la pornographie. Véritable musée des frasques libertines de notre société, la collection constituée d'abord par Pierre Louÿs fut enrichie par l'acteur Michel Simon qui ne faisait pas mystère de ses goûts et de ses appétits en la matière. Deux ans après la mort de cette légende du cinéma français, ce ne sont pas moins de treize mille pièces ayant appartenues à l'acteur qui sont dispersées par ses héritiers. Photos mais aussi éditions originales de Sade, godemichés fameux, automates «entreprenants» composent ce qui constitua la plus importante collection au monde sur le sujet. Ne se contentant pas de collecter, Michel Simon tenait à enrichir son patrimoine des souvenirs de sa sexualité hors norme. Cet album présente pour la première fois au public les photos personnelles de l'illustre pornocrate. Complexe, parfois effrayant, souvent attachant, l'exceptionnel Michel Simon fut tout autant un monstre sacré qu'un sacré monstre...

  • L'histoire coloniale et postcoloniale fait aujourd'hui débat dans la société française, comme en témoignent les polémiques sur la torture en Algérie, la place de l'histoire coloniale dans le récit national ou la question spécifique des immigrations postcoloniales. Or, l'objet des Postcolonial Studies, c'est précisément de relire l'histoire coloniale et postcoloniale en cherchant à saisir comment la colonisation a profondément affecté les sociétés colonisées, mais aussi les anciennes métropoles et, au-delà, l'ensemble de l'Occident. Comment s'enracine le racisme colonial, dans les colonies et dans les métropoles, et quelles en sont les conséquences contemporaines ? Les rapports géopolitiques et économiques, déjà inégaux durant la colonisation, se reproduisent-ils ? Comment la « rencontre coloniale » a-t-elle provoqué, au-delà de la domination, le métissage des cultures et bouleversé l'identité des hommes ? Nicolas Bancel propose d'explorer, parmi d'autres, ces questions, en s'appuyant sur des exemples concrets, tout en éclairant les idées développées par les Postcolonial Studies.

  • « La pensée de la cessation de notre existence [...] doit raisonnablement aussi peu nous attrister que la pensée que nous n'aurions jamais existé. [...] Il faut envisager la vie comme une sévère leçon qui nous est infligée. »
    Confronté au néant de la vie qui mène inéluctablement à la mort, Arthur Schopenhauer, dont la philosophie est en grande partie un effort pour sortir de l'idéalisme, s'inter­roge sur ce primat de la Volonté, ce régime d'instincts, de pulsions et de désirs aveugles, qui nous pousse, malgré tout, à vouloir vivre.

  • Où rencontrer des extraterrestres bienveillants ? Comment entrer en communication avec des intelligences stellaires, socialiser avec des Petits Gris, éviter les Reptiliens anthropophages ? Où sont conservées les observations des "contactés" et "abductés", dont les récits s'accumulent depuis soixante-dix ans ?
    Depuis les premières "soucoupes volantes" observées en 1947, plusieurs vagues d'ovnis ont apporté des milliers d'informations, suscité les théories les plus folles, ravivant toutes les superstitions et toutes les utopies. Mythomanes, imposteurs et gourous foisonnent dans l'univers de l'ufologie, cependant les gouvernements ont pris au sérieux certains signaux difficilement explicables : militaires et scientifiques, services de renseignement et organisations internationales ont collecté suffisamment de données pour qu'il soit aujourd'hui possible de cartographier le phénomène.
    Spots d'observation, bases cachées, ambassades secrètes, traces de passage millénaires : de l'ovniport d'Arès au centre souterrain de la Zone 51, pour la première fois un atlas recense les points de rencontre entre Terriens et EBE - les mystérieuses Entités biologiques extraterrestres.

  • Dans les premières années du siècle, Khalil Gibran, installé à Boston, collabore au journal Al-Moujaher, destiné à l'émigration arabophone américaine. En 1908, il en tire un recueil de textes, Esprits rebelles. Composé de quatre histoires d'amour tragiques, le livre pose le problème de la condition de la femme arabe et de sa position dans la société libanaise. La sanction de cette audace ne tarde pas à tomber : le livre est très sévèrement critiqué par l'Église maronite qui voit en lui une attaque du clergé et une incitation à la libération des femmes. L'ouvrage est jugé hérétique, et le pouvoir ottoman au Liban le menace d'autodafé en place publique.

  • Quel est le point commun entre James Bond, Indiana Jones, Dracula ou encore Don Vito Corleone  ? Ils ont tous existé, ou presque.
    A la manière qui fait le succès de sa chaîne YouTube, Paul vous raconte l'histoire de douze personnalités dont le destin hors du commun a inspiré réalisateurs, écrivains et dessinateurs. Par leur caractère aventureux, spectaculaire, effrayant et parfois saugrenu, ces histoires bien réelles n'ont rien à envier à la fiction qui s'en est nourrie.
    La chaîne de PAUL (22 millions de vues), ce sont près de 350 000 abonnés captivés par des portraits et des histoires de culture et de popculture.

  • Par son histoire et son esthétique, le tatouage japonais, remarquable par la richesse de son iconographie, l'équilibre de ses compositions, son raffinement dans les détails, est unique au monde.
    À travers une approche à la fois historique et anthropologique, des références littéraires et des entretiens avec des maîtres tatoueurs au cours des trente dernières années, se dessine un art populaire, replacé dans l'histoire sociale de l'archipel.
    Les «peaux de brocart» couvrant parfois le corps entier, caractéristiques de l'art traditionnel, ont peu en commun avec le tatouage de petite dimension qui bénéficie d'une popularité croissante auprès de la jeune génération japonaise. De jeunes tatoueurs s'inspirent aujourd'hui du travail de lignées de maîtres remontant à deux ou trois générations mais ne s'en dissocient pas moins par leur pratique, leur iconographie et leur état d'esprit.

  • Nous avons tous des images de l'Ouest américain en tête. De sa conquête à la ruée vers l'or, des immenses paysages de la Vallée de la mort au pont de San Francisco, de Buffalo Bill à Geronimo, des westerns de John Wayne à Quentin Tarantino... l'Ouest est très tôt devenu un mythe, une fabrique à rêves comme l'incarne Hollywood.
    Jacques Portes nous invite dans ce livre à aller au-delà de la légende en nous racontant l'histoire, ou plutôt les histoires de l'Ouest. Elles commencent il y a bien longtemps avec les premiers habitants du continent ; elles ont nourri autant d'espoirs que de désillusions ; elles conservent une part de mystère et d'inconnu.
    La réalité de l'Ouest que nous fait découvrir l'auteur est bien moins caricaturale que tous ces symboles en forme d'images d'Épinal qui perdurent encore dans notre imaginaire.

  • Comment expliquer ces focalisations du désir, par lesquelles des individus si différents les uns des autres, sans s'être concertés, formulent les mêmes envies ? À lire les médias qui accordent une attention grandissante à ces phénomènes, tout se passe comme si les choix du plus grand nombre - du prénom de l'enfant jusqu'à la forme des gâteaux - étaient désormais régis par une autorité aussi puissante que capricieuse : la mode. Sous leur apparence frivole, les tendances posent quelques-unes des questions les plus sérieuses de la sociologie. Car les comprendre, c'est percer les mécanismes de l'imitation, de la diffusion des goûts et du rôle de marqueur social qu'ils peuvent jouer. C'est surtout analyser l'articulation entre l'individu et le corps social.

  • Moscou-Paris en side-car : une folle épopée de 4 000 km sur les traces de Napoléon...
    Octobre 1812, Napoléon entre dans Moscou. Les Russes ont mis le feu à la ville, bientôt elle sera réduite à un tas de cendres. L'Empereur tergiverse, se décide à rebrousser chemin. Il donne le coup d'envoi de la Retraite de Russie, une page d'Histoire passée à la légende pour la somme de ses souffrances et de ses actes héroïques.
    Deux cents ans plus tard, Sylvain Tesson, accompagné de quatre amis, décide de répéter l'itinéraire de la Retraite. Juchés sur des side-cars russes de marque Oural, ils rallieront Paris depuis Moscou, guidés par les récits des spectres de 1812. Quatre mille kilomètres à la mémoire des soldats de la Grande Armée. Une équipée sauvage pour saluer les fantômes de l'Histoire, à travers les plaines blanches.
    Cette édition du récit de Sylvain Tesson est illustrée de près de 100 photographies inédites rapportées par Thomas Goisque et immortalisant les moments-clés du périple.

  • Tiphaine Campet collabore avec l'enseigne d'épicerie en vrac, day by day, pour proposer un livre pratique autour de la consommation zéro déchets, zéro gaspi. Elle a créé une cinquantaine de recettes alimentaires (Quesadillas de maïs, cheddar-cumin, Épaule d'agneau marinée et confite, semoule épicée aux fruits secs, Mousse légère choco-tonka, Granola Chocomaniac, etc.) mais aussi ménagères (lessive, baume, shampoing pour cheveux secs, dentifrice, etc.) conçues à partir de produits de l'enseigne (farines, graines et flocons, fruits à coque, biscuits et chocolat, sucres, thés et cafés, épices et huiles, pâtes, riz et légumineuses). Elle propose également des conseils d'art de vie autour du recyclage et du non-gaspillage.

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