Actualités & Reportages

  • « Le 10 mai 1981, nous vivons intensément, rue de Solférino, ce qui va devenir un moment très particulier pour la France : le premier gouvernement de gauche depuis 1936. Je suis pris dans l'euphorie de l'instant que j'espère depuis bientôt dix ans, dont d'autres rêvent depuis bien plus longtemps... Serons-nous à la hauteur des espoirs des quinze millions d'électeurs qui ont voté pour François Mitterrand ?
    Pour beaucoup, le 10 mai 1981 évoque davantage qu'une simple alternance : un ensemble considérable de réformes institutionnelles, culturelles, sociales et économiques. Comme on n'en avait pas vu en France depuis 1945, grâce au Programme commun de la gauche. Des réformes dont le pays bénéficie toujours.
    En ce jour très sombre de février 2021, où tant de drames et de menaces s'accumulent sur le destin de tant de gens, sur mon pays, sur l'Europe, sur l'humanité, sur la vie même, je commence à écrire ce récit. Les idéaux d'autrefois ont explosé ; en France en tout cas, l'espérance de la gauche s'est, au moins provisoirement, effondrée.
    C'est aujourd'hui, au crépuscule de ma vie, que l'envie me vient de me retourner vers le joli mois de mai 1981. Non par nostalgie, quarante ans plus tard, mais parce qu'il faut se souvenir de ce dont on a de bonnes raisons d'être fier. Et parce que le fil de cette histoire retrouvée nourrit la promesse de jours plus heureux encore.
    Je vous invite à une promenade dans mes souvenirs, à une chevauchée au gré des moments qui marquent un parcours. Pour éclairer le présent et l'avenir. »J. A. 
    Ami de François Mitterrand, proche collaborateur du candidat puis du Président, Jacques Attali nous transporte, en toute franchise et avec pudeur, dans l'intimité de la conquête puis de l'exercice du pouvoir. Au coeur d'événements décisifs ou en apparence anecdotiques qui ont contribué à forger l'Histoire. En chemin, il partage ses réflexions sur la mémoire, l'art de gouverner, la responsabilité et le sens à donner à sa vie.

  • Et le bien dans tout ça ?

    Axel Kahn

    • Stock
    • 10 Mars 2021

    « "Sois raisonnable et humain !" m'a lancé Jean Kahn, mon père, avant de se donner la mort. Ai-je bien suivi ce fil d'Ariane qui m'a été offert ? Lorsque beaucoup du ruban de la vie a déjà été déroulé, on se retourne parfois pour en juger l'aspect. J'en ai ressenti le besoin pour apprécier la cohérence d'un parcours, confronté aux questions, situations, dilemmes, engagements et combats auxquels j'ai été mêlé. Encore en cette année 2020, j'ai eu à prendre position et à analyser la crise sanitaire de la Covid-19. En tant que Président de la Ligue nationale contre le cancer, mobilisé pour la protection des personnes malades et spécialiste du sujet. Et en tant que citoyen engagé et attentif, explorateur anxieux de la  "voie bonne"  en tout domaine : la politique, la violence, le Progrès, les technologies, la vie humaine...
      La route a déjà été longue, semée d'embûches comme toute existence, souvent contournée, presque un labyrinthe. Cependant, j'avais, comme Thésée, mon fil d'Ariane. À moi aussi, il a été confié par amour. L'ai-je toujours tenu ? »
      Axel Kahn

  • L'horreur du « califat » de Daesh au Levant entre 2014 et 2017 et son terrorisme planétaire ont été une conséquence paradoxale des « printemps arabes » de 2011. Pourtant ceux-ci avaient été célébrés dans l'enthousiasme des slogans démocratiques universels et de la « révolution 2.0 ». Comment s'est installé ce chaos, et peut-on en sortir après l'élimination militaire de l'« État islamique » ?
    Gilles Kepel fait ici le point sur les fractures nouvelles qui agitent le Moyen-Orient : la prise de contrôle en Syrie d'une rébellion aux ambitions d'abord démocratiques par des islamistes, l'antagonisme croissant entre Arabie saoudite sunnite et Iran chiite, au détriment du conflit israélo-palestinien qui constituait autrefois un levier déterminant des actions militaires et diplomatiques.Pour comprendre la situation actuelle, il revient sur les cinquante dernières années qui ont fait l'histoire de cette région tourmentée : depuis la guerre d'Octobre 1973 (du « Kippour » ou du « Ramadan »), suivie de l'explosion des prix du pétrole et de la prolifération du jihad. Il montre comment « chacun essaye de sortir du chaos à sa manière » et éclaire les choix décisifs qu'auront à faire les peuples et les dirigeants de cette région - mais aussi les citoyens de l'Europe.

  • Une histoire de la naissance Nouv.

    «  La naissance est un fabuleux voyage  », nous dit René Frydman, mais il n'est pas sans turbulences  ! Un vol long-courrier dont on ne connaîtrait pas la destination ni son voisin de cabine  : voilà à peu près ce qui attend les mères et les pères.
    Cette passionnante Histoire de la naissance part des mythes et légendes autour de la création physique de l'être humain, de l'Egypte ancienne à nos jours, pour retracer l'évolution prodigieuse de la médecine obstétrique et exposer l'état actuel de nos connaissances. Des premières fécondations in vitro, avec les souvenirs de René Frydman sur la désormais fameuse première bébé-éprouvette, Amandine, aux plus récentes découvertes, telle la possibilité de recueillir de l'ADN foetal dans le sang maternel, le livre inscrit la question de la naissance, avec ses progrès et les   questions que peuvent poser certaines découvertes, dans une perspective de long terme, qui permet d'examiner posément les questions éthiques que peuvent poser certaines pratiques, comme celle de l'avortement.
    Une fresque aussi savante qu'accessible, et qui n'oublie jamais l'humain, parsemée qu'elle est d'histoires vécues et de souvenirs de l'éminent chercheur. Ainsi, à propos de la première vidéo d'un foetus  in utero  : «  Je n'oublierai jamais le face-à-face avec ce petit visage sorti des limbes, aux paupières fermées, à la peau translucide, une ébauche d'humain. Comment ne pas songer à son futur, à ses joies et ses peines ?  »
     
    Une histoire de la naissance est une coédition avec France Culture.

  • En quelques décennies, tout a changé. La France, à l'heure des gilets jaunes, n'a plus rien à voir avec cette nation soudée par l'attachement de tous aux valeurs d'une république une et indivisible. Et lorsque l'analyste s'essaie à rendre compte de la dynamique de cette métamorphose, c'est un archipel d'îles s'ignorant les unes les autres qui se dessine sous les yeux fascinés du lecteur.
    C'est que le socle de la France d'autrefois, sa matrice catho-républicaine, s'est complètement disloqué. Jérôme Fourquet envisage d'abord les conséquences culturelles et morales de cette érosion, et il remarque notamment combien notre relation au corps a changé (le développement de certaines pratiques comme le tatouage et l'incinération en témoigne) ainsi que notre rapport à l'animalité (le veganisme et la vogue des théories antispécistes en donnent la mesure). Mais, plus spectaculaire encore, l'effacement progressif de l'ancienne France sous la pression de la France nouvelle induit un effet d'" archipelisation " de la société tout entière : sécession des élites, autonomisation des catégories populaires, formation d'un réduit catholique, instauration d'une société multiculturelle de fait, dislocation des références culturelles communes.
    À la lumière de ce bouleversement anthropologique, on comprend mieux la crise que traverse notre système politique : dans ce contexte de fragmentation, l'agrégation des intérêts particuliers au sein de coalition larges est tout simplement devenue impossible. En témoignent, bien sûr, l'élection présidentielle de 2017 et les suites que l'on sait...
    Cette exploration inédite de la France nouvelle est fondée sur la combinaison originale de différents outils (sondages, analyse des prénoms, géographie électorale, enquête-monographie de terrain), méthode permettant de demeurer au plus près de l'expérience de celles et de ceux qui composent la société française d'aujourd'hui.
    Avec de nombreuses cartes, tableaux et graphiques originaux réalisés par Sylvain Manternach, géographe et cartographe.
    Jérôme Fourquet est analyste politique, expert en géographie électorale, directeur du département Opinion à l'IFOP.

  • «  Le poisson rouge tourne dans son bocal. Il semble redécouvrir le monde à chaque tour. Les ingénieurs de Google ont réussi à calculer la durée maximale de son attention  : 8 secondes. Ces mêmes ingénieurs ont évalué la durée d'attention de la génération des millenials, celle qui a grandi avec les écrans connectés  : 9 secondes. Nous sommes devenus des poissons rouges, enfermés dans le bocal de nos écrans, soumis au manège de nos alertes et de nos messages instantanés.
    Une étude du Journal of Social and Clinical Psychology évalue à 30 minutes le temps maximum d'exposition aux réseaux sociaux et aux écrans d'Internet au-delà duquel apparaît une menace pour la santé mentale. D'après cette étude, mon cas est désespéré, tant ma pratique quotidienne est celle d'une dépendance aux signaux qui encombrent l'écran de mon téléphone. Nous sommes tous sur le chemin de l'addiction  : enfants, jeunes, adultes.
    Pour ceux qui ont cru à l'utopie numérique, dont je fais partie, le temps des regrets est arrivé. Ainsi de Tim Berners Lee, «  l'inventeur  » du web, qui essaie de désormais de créer un contre-Internet pour annihiler sa création première. L'utopie, pourtant, était belle, qui rassemblait, en une communion identique, adeptes de Teilhard de Chardin ou libertaires californiens sous acide.
    La servitude numérique est le modèle qu'ont construit les nouveaux empires, sans l'avoir prévu, mais avec une détermination implacable.  Au coeur du réacteur, nul déterminisme technologique, mais un projet qui traduit la mutation d'un nouveau capitaliste  : l'économie de l'attention. Il s'agit d'augmenter la productivité du temps pour en extraire encore plus de valeur. Après avoir réduit l'espace, il s'agit d'étendre le temps tout en le comprimant, et de créer un instantané infini. L'accélération générale a remplacé l'habitude par l'attention, et la satisfaction par l'addiction.  Et les algorithmes sont aujourd'hui les machines-outils de cette économie...
    Cette économie de l'attention détruit, peu à peu, nos repères. Notre rapport aux médias, à l'espace public, au savoir, à la vérité, à l'information, rien n'échappe à l'économie de l'attention qui préfère les réflexes à la réflexion et les passions à la raison. Les lumières philosophiques s'éteignent au profit des signaux numériques. Le marché de l'attention, c'est la société de la fatigue.
    Les regrets, toutefois, ne servent à rien. Le temps du combat est arrivé, non pas pour rejeter la civilisation numérique, mais pour en transformer la nature économique et en faire un projet qui abandonne le cauchemar transhumaniste pour retrouver l'idéal humain...  »B.P.

  • L'amélioration de la santé humaine est une anomalie à l'échelle de l'évolution.
    Pendant des dizaines de milliers d'années, les humains ne vivaient pas plus de trente ans en moyenne. La grande extension de notre espérance de vie a commencé autour des années 1750 en Occident. Lente mais continue, elle est principalement due à la désinfection et à une meilleure alimentation. C'est ainsi que, en deux siècles, notre longévité a doublé. Depuis 1950, les progrès de la médecine et de la pharmacie ont permis de gagner encore vingt-cinq années de vie.
    Mais, en parallèle, les humains ont fait émerger deux énormes risques, environnemental et comportemental, qui causent les maladies chroniques et rendent possible une rétrogression de la santé humaine. La pandémie de Covid-19 n'est pas le fait du hasard. Elle est une illustration sévère des dysfonctionnements des sociétés humaines et notamment de leur rapport à l'environnement. Le SARS-CoV-2 est un produit naturel, mais son émergence et sa persistance sont des produits humains.
    Le grand récit de la santé humaine.

  • Pensees libres

    Simone Veil

    « Nous vous aimons, Madame », déclarait l'écrivain Jean d'Ormesson dans son discours de réception à l'Académie française, tant il est vrai que Simone Veil bénéficie d'une place bien particulière dans le coeur et l'histoire des Français. Que ce soit son discours de 1974 à l'Assemblée nationale en faveur de la dépénalisation de l'avortement, ou encore celui prononcé à l'occasion des soixante ans de la libération d'Auschwitz, ses mots résonnent encore puissamment aujourd'hui.

    Cet ouvrage rassemble les plus belles, les plus instructives et les plus inspirantes citations de Simone Veil, afin de faire entendre la voix ferme et douce de cette figure majeure du XX siècle et d'éprouver la singulière trajectoire qui fut la sienne.

  • «  Je marche dans la rue en levant les yeux au ciel. Il paraît que c'est ultra-efficace pour éviter de pleurer. J'inspire à fond. J'écoute battre mon coeur. Je viens d'entrer dans un tunnel immense... C'est le début du grand huit. Il va falloir que je m'accroche. 
    Longtemps, je n'ai pas voulu voir, pas voulu savoir. J'étais dans le déni et la mauvaise foi. J'ai joué à merveille mon rôle d'actrice lumineuse, pétillante et légère. J'avais une double vie  : celle à laquelle je voulais croire, et l'autre, celle que je vivais vraiment...  Il m'aura fallu dix ans pour accepter la différence de ma fille. Dix ans de fuite, dix ans de combat.  Je ne m'attendais pas à un tel voyage. 
    Je voudrais aujourd'hui partager ce chemin de rires et de larmes, de colères, de doutes, de joies et d'amour. Parce que, si longue que puisse être la route, si gigantesques que soient les montagnes à franchir, nous avons tous le choix d'être heureux.  »

  • Ancien agent à la DGSE, Olivier Mas a dédié trois ans de son existence au service des « légendes », envoyé sous couverture à l'autre bout du monde. À chaque mission il a dû inventer et endosser une nouvelle identité relevant du secret absolu, une personnalité fictive, mais aussi simuler une nouvelle profession, tisser à partir de rien un réseau d'amitiés, se procurer des faux papiers, et plus encore... Désormais libéré du poids du secret, il dévoile, pour la première fois à découvert, comment la DGSE et les autres services d'espionnage internationaux forment, préparent et encadrent ces mystérieuses et fascinantes « légendes » : du montage méticuleux de la légende pendant plusieurs mois à la réalité opérationnelle, puis au démontage de la légende et de la vie construite autour, abandonnée une fois la mission terminée. En s'appuyant sur sa propre expérience et celle de cinq « légendes » qui ont marqué l'histoire de l'espionnage dans le monde entier - un espion du Mossad, un agent américain du service des douanes, deux agents de la Résistance et un espion russe -, Olivier Mas nous plonge dans les rouages techniques mais aussi psychologiques à l'oeuvre chez chaque agent secret, sans cesse confronté au secret, au risque de préférer leur vie exaltante de clandestin, et à la peur, permanente, d'être découvert...    

  • L'historienne américaine Anne Applebaum n'est pas la seule à faire le constat alarmant que nos démocraties sont en danger. Mais son expérience - les années qu'elle a passées en Pologne après avoir travaillé à Londres - donne à son regard une acuité que peu d'observateurs possèdent. Son livre nous propose un voyage en Pologne, en Hongrie, au Royaume-Uni puis aux Etats-Unis qui nous conduit de l'intérieur de la droite modérée vers cette nouvelle droite flirtant avec l'illibéralisme et la tentation autoritaire. Son analyse est précise et s'appuie sur une connaissance approfondie des politiques mises en place par Droit et Justice en Pologne ou par le gouvernement Orban en Hongrie, en décrivant notamment les purges dans les administrations, institutions culturelles et médias. Applebaum examine  ensuite les raisons qui ont poussé des hommes comme Boris Johnson à soutenir l'idée du Brexit et comment le mensonge assumé est devenu une arme politique d'une efficacité redoutable. L'hypocrisie, le cynisme, la soif de pouvoir d'une droite prête à tout prend des formes légèrement différentes dans ces pays, mais la tentation de gouverner de manière autoritaire est la même partout, et le trumpisme en fut l'illustration la plus spectaculaire pour Anne Applebaum. Son livre est un cri d'alarme à la fois rigoureusement argumenté et infiniment personnel.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Aude de Saint-Loup et Pierre-Emmanuel Dauzat 

  • «  Figurez-vous que la Terre n'est pas peuplée que d'humains. D'autres êtres, tout aussi vivants que nous, partagent cette copropriété, et pas toujours pour la tranquillité générale.
    De tous les animaux, le cochon nous est le plus proche.
    Il nous accompagne depuis toujours. Nous adorons sa viande, et comme, génétiquement parlant, il nous ressemble comme personne, nous prélevons en lui des valves pour soigner nos coeurs défaillants et de l'insuline pour guérir notre diabète.
    Dans le cochon, tous les dérèglements aussi s'incarnent : l'élevage industriel, la maltraitance, les pollutions. Sans compter les maladies qu'il mitonne au plus profond de son corps bien gras.
    C'est ainsi que pour comprendre notre Terre, ses délices et ses dérives, rien ne vaut un long voyage en compagnie du cochon, de la Bretagne à la Chine, du roi Louis VI au Prix Nobel de médecine Jules Hoffmann, des Métamorphoses d'Ovide aux prophéties (vérifiées) de George Orwell.
    Bien sûr, vous y rencontrerez, mais ne craignez rien, à bonne distance, nombre de personnages intéressants dont quelques virus à l'inventivité redoutable, ma chère chauve-souris, championne de l'immunologie, et le désormais célèbre pangolin.
    Bon voyage aux pays du Vivant !  »Erik Orsenna 
    Petit précis de mondialisation VI
     
    Avec la participation du Dr Isabelle de Saint Aubin

  • « On dit toujours qu'un sportif meurt deux fois : à la fin de sa carrière et à la fin de sa vie. Moi, je mourrai trois fois : à la fin de ma carrière, à la fin de ma vie et à la fin de ce livre. Adieu ma honte. »
     
    Ouissem a grandi dans une cité au soleil, à Aix-en-Provence. Espoir de la génération dorée du centre de formation du Toulouse Football Club, il gravit tous les échelons, jusqu'à disputer la Coupe d'Afrique des nations sous les couleurs de la Tunisie. Mais son homosexualité, contraire à sa religion et à son sport, le privera de la carrière professionnelle à laquelle il était destiné.
    Ce livre est celui que personne n'a jamais osé écrire. Dans un récit aussi intime que puissant, Ouissem Belgacem est le premier joueur à raconter de l'intérieur l'homophobie qui gangrène le football et à s'attaquer à l'un des derniers tabous de notre société.

  • Conversations du bout du monde Nouv.

    Durant les douze semaines du Vendée Globe, Damien Seguin  s'est confié à Sam Karmann. 46 000 kilomètres de conversations  par téléphone satellitaire, entre le Marin et le Terrien.
    À l'ami dont il connaît la bienveillance et le savoir maritime,  Damien Seguin dit les trois océans traversés, les voiles déchirées,  les pannes, l'adrénaline. Il dit aussi l'hygiène, la nourriture,  la débrouille quand on est né avec une seule main.
    Et, bien sûr, la solitude, le désespoir et l'exaltation.  Sublime pied de nez au déterminisme physique : Damien Seguin  est le 6e à franchir la ligne d'arrivée, déguisé en Capitaine Crochet.
    Un document exceptionnel.
    En collaboration avec Catherine Wimphen
     

  • Le bonheur, c'est quand je l'embrasse au cinéma.
    Parce qu'on oublie trop souvent qu'il y a  des dizaines de raisons d'être heureux chaque jour,  ce livre vous invite à savourer  les petits bonheurs simples de la vie.

  • "Je peux toucher tes cheveux ?"
    "Vous fêtez les anniversaires dans ton pays ?"
    "T'as pas l'air gay, pourtant."
    "L'important, c'est que tu te sentes bien dans ton corps."
    T'as tes règles ou quoi ?"
    Ces remarques aux faux airs amicaux charrient une tonne de préjugés. Elles sont pesantes précisément parce que les personnes qui les prononcent sont rarement conscientes de leur énormité et des effets qu'elles peuvent produire. C'est pourquoi il est important de prendre la mesure de ces micro-agressions et, pourquoi pas, d'en rire.
    L'idée n'est pas d'organiser le plus grand procès d'intention de l'histoire mais de continuer de militer pour la tolérance afin que chacun puisse vivre paisiblement ses différences. Et puisque ça ne suffira pas, que ces ' questions qui tuent ' nous fassent hurler, sourire ou pleurer, finalement peu importe, l'idée serait simplement de ne pas s'y habituer.

  • Depuis 2002 et l'arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle, la sécurité est devenue l'enjeu majeur de chaque élection. Aussi la police est-elle désormais au coeur des débats. Or, depuis 2015, l'institution est clairement en crise : mal-être, suicides, racisme, violences sont les indicateurs d'une police qui va mal. Christophe Korell a quitté la police depuis deux ans pour l'observer avec un peu de distance. Maintien de l'ordre, violences, formation, contrôle, liens avec la Justice : il passe au crible l'institution pour dresser un état des lieux accablant, mais aussi pour proposer des pistes et fonder la police de demain.

  • Sa chevelure blanche et ses petites lunettes rondes sont familières à tous les Français. Pendant quatorze ans, Jean-Claude Mailly a été secrétaire général de Force Ouvrière, un syndicat que l'on qualifie souvent d'auberge espagnole tant il réunit des salariés d'horizons différents.
    Dans un subtil mélange de fermeté et de tolérance, il a négocié, discuté et bataillé sans relâche avec quatre présidents de la République (de Jacques Chirac à Emmanuel Macron) et leurs gouvernements successifs.
    À grand renfort d'anecdotes et de scènes inédites, il nous livre ici le dessous des cartes des grands combats syndicaux, sa perception de ces hommes au pouvoir et aussi de la situation délicate du syndicalisme en France.
    Réformiste dans l'âme et dans la pratique, l'auteur se lance dans une lecture aiguisée de ce «temps des crises » qu'est notre époque, énonce quelques réformes qui lui paraissent indispensables et explique pourquoi ses activités actuelles de consultant sont un prolongement de son militantisme, ces deux vies n'en faisant qu'une.
    À un an de l'élection présidentielle, et alors que la crise sanitaire change profondément la donne, cette tranche d'histoire sociale et politique nous éclaire et nous interpelle sur l'immense défi démocratique auquel est confronté notre pays.

  • Tout le monde savait

    Valérie Bacot

    • Fayard
    • 12 Mai 2021

    Tout le monde savait. Tout le monde se doutait. Beaucoup de gens avaient leur petite idée de ce qui pouvait m'arriver dans l'intimité du foyer. Les coups, la violence banalisée, les humiliations quotidiennes... Tous les invariables de cette vie qui n'en est pas vraiment une. Un jour, pour qu'il ne nous tue pas, je l'ai tué.
     
    Depuis cette nuit-là, celle du 13 mars 2016, le sommeil ne m'a plus jamais trouvée.
     
    Je pense à mon procès. Ces cinq jours devant la cour d'assises de Chalon-sur-Saône, au cours desquels la société va me demander de raconter mon histoire. C'est encore un combat entre lui et moi.
     
    Est-il possible qu'on me comprenne ? Vais-je être écoutée, ou entendue ? Est-il encore capable de me faire du mal, de m'envoyer finir ma vie en prison ?
     
    Dès l'âge de douze ans, Valérie Bacot connaît la peur et l'emprise auprès de Daniel, son beau-père, son violeur, puis son mari et proxénète. Elle raconte ici sa vérité, celle de la tyrannie quotidienne et de l'abandon.

  • Chroniques du désordre Nouv.

    Depuis 2018, Teresa Cremisi écrit toutes les semaines dans le Journal du Dimanche une chronique appelée « Ma tasse de café ». Les 100 textes choisis et présentés dans ce recueil sont autant de petits hublots sur notre époque. Elle y attrape l'air du temps avec une gravité espiègle qui s'adapte aux sujets les plus variés Des histoires proches et lointaines (presque de petits récits) alternent avec des réactions à l'actualité politique et sociale ; les clichés, les ridicules, les tics de langage de nos contemporains sont racontés avec amusement et en évitant tout dogmatisme.

  • Quel sera la monde d'après ?
    Le monde d'avant disparaît, c'est une certitude et un impératif. Comment préparer l'après, pour imaginer un monde meilleur ?La pandémie du Covid-19 et le confinement ont amorcé un grand basculement à l'échelle mondiale. En six mois, nos modes de vie ont radicalement changé, sans retour en arrière possible. Et c'est tant mieux, car il y a urgence pour la planète : notre système économique est obsolète face à une démographie galopante et au dérèglement climatique.À cette situation inédite s'ajoutent des mouvements de fond, qui transforment aussi la face du monde ; notamment la recomposition des relations internationales, avec la montée en puissance de la Chine - et plus largement de l'Asie -, et les promesses de l'Afrique.Fort heureusement, l'écologie et le développement durable sont compatibles avec la croissance. Les dettes peuvent être remboursées autrement que par la faillite, l'impôt et l'inflation. La science s'est remise en marche et invite à toutes les ruptures pour que naisse un autre modèle, dont la crise sanitaire a esquissé les grandes lignes.Dans cet essai résolument optimiste et enthousiaste, Philippe Dessertine donne les clés de compréhension de ces bouleversements inédits.

  • « Si je devais faire un graphique de ma recherche en terre ésotérique, il se superposerait directement à mon parcours amoureux. Autant pour ce qui est du travail, je sais ce que je veux, je sais où je vais et pourquoi, je sais gérer les imprévus, surmonter les obstacles Autant en amour, je suis aussi démunie qu'un chat sans poils dans une forêt en Sibérie. Je ne sais rien, je ne comprends rien et je ne tire absolument aucune leçon de l'histoire. Comme tous les enfants ayant un souci avec la reconnaissance, l'abandon, leur papa, enfin bref, comme tous les enfants, non ? Tout cela pour dire que c'est mon premier chagrin d'amour qui m'a jetée dans les bras de mon premier travail thérapeutique, à savoir une psy. À partir de là, la boîte de Pandore était grande ouverte. Et je n'ai jamais cessé depuis. De chercher. »

  • Judoka

    Thierry Frémaux

    • Stock
    • 10 Février 2021

    Qu'est ce qui détermine un caractère, une inclination, un destin ? Peu et beaucoup de choses à la fois. Éventuellement, un lieu géographique ou un milieu social. Peut-être la fréquentation d'un mentor ou l'emprise d'une passion. Une éducation, de toute évidence.
    Né il y a soixante ans de parents optimistes, persuadés du bon fonctionnement des institutions républicaines et installés par choix aux Minguettes, en banlieue lyonnaise ; d'emblée confronté à la diversité des origines et des statuts dans un environnement sans contrainte, Thierry Frémaux se penche avec curiosité sur le chemin parcouru. « Je ne serais pas arrivé là, si... » En remontant le cours de sa vie, le directeur de l'Institut Lumière et Délégué général du Festival de Cannes, familier de la planète cinéma dans son ensemble, de ses institutions comme de ses stars, constate, non sans surprise, que c'est sans doute la pratique du judo qui a déterminé avec le plus d'efficience et de constance ses goûts et sa personnalité. Un exercice qu'il pratiqua avec ardeur et assiduité (jusqu'à devenir ceinture noire !), mais qui, surtout - pour paraphraser la célèbre confidence d'Albert Camus à propos du football -, lui a apporté ce qu'il sait « de plus sûr à propos de la morale et des obligations des hommes ».
    De l'enfance au judo, du judo au cinéma qui nourrit aussi grandement ce récit réjouissant et passionnant, Thierry Frémaux reconstitue l'ossature d'une vie à l'aune d'un art empreint de sagesse. Celui qui lui a offert les bases d'un savoir-vivre ensemble où le respect de l'autre, le contrôle de soi, la modestie et le courage jouent le rôle le plus important.

  • Un amour grec

    Zoé Valdés

    "On apprend toujours de la douleur, elle le savait depuis toute petite ; et de la détresse, davantage encore. C'est pourquoi elle a accepté avec humilité cette solitude, qu'elle a - dans une certaine mesure - choisie. Elle s'est juré qu'il n'y aurait plus dorénavant d'autre homme dans sa vie que son fils, Petros, le fruit de sa passion de jeunesse. Petros était son chef-d'oeuvre, l'oeuvre du premier amour."
    Dans un Cuba asphyxié par l'oppression, Zé, adolescente, tombe enceinte d'un marin de passage. Reniée par son père, jugée par la société, elle élève son enfant avec l'aide des femmes de sa famille. Son fils Petros deviendra un pianiste de renom dont la carrière le mènera avec sa mère jusqu'en Grèce, sur les traces de son père.
    Grâce à la musicalité singulière d'une langue à la fois simple et poétique, Zoé Valdés retrace un parcours cousu de ruptures et d'exils et transforme les difficultés de la vie en chant d'espoir.

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