Biographie

  • Mon grand-père aurait pu revêtir ce gilet quand il a manifesté en 1907 avec les vignerons du Midi. À cette époque, la contamination d'un pied de vigne par le phyloxéra entraînait sa mort dans les 3 ans. Il fallait se résoudre á l'arrachage et demander un crédit à la banque pour replanter, sachant qu'il faudrait attendre 3 ans pour la prochaine récolte. Et la vente du bois arraché ne permettait que de survivre une année.
    Mon grand-père n'était que journalier et en période de crise, les possibilités d'embauche se raréfiaient de jour en jour.

  • Les Tourquennois connaissent bien le nom « Gustave Dron ». Une avenue, un centre hospitalier, une station du métro de la métropole lilloise portent ce patronyme. Une statue monumentale honore le personnage à l'entrée de la grande ville.
    L'homme public a été célébré : le médecin hygiéniste de la fin du dix-neuvième siècle sut en effet se doter des moyens politiques d'agir concrètement en faveur des plus démunis. Député dès 1889, maire en 1899 puis sénateur jusqu'à son décès en 1930, les traces de ses oeuvres sociales ne manquent pas sur sa ville.
    Mais de l'homme privé, de sa personnalité complexe, de ses relations avec ses proches, à commencer par Maria son épouse, ou les géants de l'Histoire régionale et nationale (Jaurès, l'abbé Lemire) de la « Belle Epoque » aux années d'après-guerre, il ne demeure que des traces ténues.
    Le pari de ce récit historique consiste à donner chair humaine à ce que le temps a statufié et figé dans la pierre. Retrouver les sensations, l'air du temps, les paysages, les dialogues avec des personnes, célèbres ou anonymes. Ne rien sacrifier à la vérité, imaginer le reste... à Tourcoing, dans le Nord, en France.

  • Le destin d'exception de Moshé K., nain par la Volonté de Yahvé, mais érudit par la sienne propre, lui aura fait surmonter moultes épreuves avant qu'il ne se pose à Bagdad. Coopté par le médecin du palais, il aura été précepteur du fils du Sultan, puis plus tard, mentor d'Odon, un jeune chevalier-serf dans la région Elzas. Ses pérégrinations lui ont fait traverser tout le Moyen-Orient et une partie de l'Europe au temps des Croisades. Ses ultimes exploits se dérouleront dans l'affrontement d'avec la Horde de Feu qui dévaste le comté. Il fera un ultime choix de vie en protégeant son disciple duquel cette Horde sanguinaire a fait sa cible...

  • Aux travers d'anecdotes vécues, 30 années de prostitution à Strasbourg, - du milieu local aux réseaux mafieux de l'Est - résumées par le Chef de la Brigade des Moeurs. Et un avis intéressant d'un homme de terrain sur la législation actuelle dans notre pays au moment même où le débat sur la prostitution est relancé.

  • Ce livre témoignage est le fruit d'une longue réflexion menée grâce aux diverses questions posées à l'auteur sur son engagement religieux. De l'enfance à la décision de porter le voile, Sandrine Lefebvre-Reghay y explique donc son cheminement intérieur qui lui a permis de prendre son envol en voile...

  • Voyage à travers une période brillante de l'histoire de Vichy de 1900 à 1939 qui commence avec :
    - une biographie de Joseph Aletti considéré comme la « personnalité » de Vichy entre 1901 et 1938.

    Enfance exceptionnelle à la cour du comte de Chambord, adolescence au Collège Stanislas à Cannes, Joseph Aletti, très bon élève, se destinait à Saint-Cyr. Par les caprices de l'Administration et de l'Histoire, il va devenir un maître de l'hôtellerie de luxe et créer un empire hôtelier.
    Il dirigea les cinq palaces de Vichy ; à Menton, l'Orient-Palace et l'hôtel Impérial ; à Nice, l'hôtel Ruhl et des Anglais, le Négresco et le Majestic ; à Paris, le Claridge. Il construisit le Palais de la méditerranée, à Nice; le casino de Juan-les-Pins et, à Alger, l'hôtel Aletti une des plus belles réalisations françaises outre-Méditerranée.

    Suivi de :
    - l'histoire des cinq palaces de Vichy : Le Parc, le Majestic, le Carlton, le Thermal et le Ruhl.

    Et qui se termine par :
    - une présentation de chacun des 239 hôtels officiellement présents à Vichy à la veille de la seconde guerre mondiale. Cinq palaces et 239 hôtels en 1939, pour une station touristique d'à peine vingt cinq mille habitants...

  • J'avais 23 ans lorsque j'ai accouché seule, en salle d'accouchement de l'hôpital. J'y suis entrée en pleine pré-éclampsie, pour accoucher ; j'en suis ressortie handicapée... Confrontée à des médecins qui ne voulaient pas se mouiller dans cette « affaire », je me suis mise à la recherche d'un spécialiste, pour qu'enfin, on me rende mon corps de jeune femme. Je souhaite de ce livre qu'il fasse de la prévention sur les risques encourus par la maternité ; ils sont peu connus. Je laisse la parole à 14 femmes victimes de pré-éclampsie. Ces femmes ont souffert, j'espère que leur histoire publiée leur fera beaucoup de bien.

  • Dans cet ouvrage, je raconte les soixante années de mon existence, ma prise de conscience d'un vide affectif important très tôt dans mon enfance et la mise en place de systèmes inadaptés de compensation pour essayer de combler ce vide. D'abord en ayant recours à une fuite dans l'imaginaire, puis dans l'alcoolisme et la prise de médicaments... Je raconte comment mon mal être m'a conduit à choisir une profession bien précise, en rapport avec mes carences et mon comportement suicidaire inconscient. En même temps, je fais état de mes recherches personnelles, ma vie durant, pour comprendre et lutter contre un mal de vivre sournois et permanent, avec des périodes de, psychanalyse ou de psychothérapie m'ayant permis de remonter jusqu'à la source de mes difficultés sans pour autant en venir véritablement à bout. Enfin, je raconte comment la sagesse acquise avec l'âge et une certaine résignation, m'ont permis de mieux contrôler le processus d'auto destruction qui a bien faillit m'emporter et comment un changement radical de vie a favorisé l'acquisition d'une certaine quiétude et une meilleure tolérance à l'égard de moi-même.

  • Cet ouvrage est d'abord le témoignage d'une souffrance. Celle d'une mère blessée au plus profond. On a fait d'elle un portrait qui n'est pas le sien, une caricature de l'insensibilité, de l'égoïsme, du mensonge et de la mythomanie. Mère défigurée, presque transformée en monstre. Transfiguration nécessaire à la thèse d'une thérapeute qui pour étayer sa démonstration devait détruire l'image de cette mère, devait la diaboliser. C'est pourquoi son argumentaire, tout rengorgé de références freudiennes et lacaniennes, s'est mué en machine à tuer... à tuer une mère. Ce n'est pas seulement la souffrance de celle-ci qui justifie ce livre, c'est aussi la volonté de mettre en garde. Le patient, fragilisé par sa détresse, peut tomber sous l'emprise totale du psychanalyste s'exposer au risque d'une manipulation mentale pouvant le séparer d'avec les siens. Un risque d'autant plus grand avec un therapeute freudien, pour qui la cellule familiale, par définition malfaisante, sécrète l'alchimie de toutes les perversions.

  • Ce livre retrace le parcours d'une jeune fille de 20 ans dans son chemin vers l'intégration. A mi chemin entre l'essai et le témoignage, il s'agit d'un véritable petit manifeste pour la tolérance et permet de comprendre ce qu'est l'immigration et son coût psychologique.

  • Martyrisée par sa mère et son beau-père, Nicole quitte le domicile familial le jour de sa majorité, un matin d'août 1966. Fragilisée par une enfance dénuée de toute affection, handicapée par une scolarité en pointillé et, surtout, tenue par sa mère dans l'ignorance de sa propre identité, la jeune femme va se heurter violemment au monde qu'elle rêvait de gagner. Comment trouver du travail, un logement ou simplement sa place lorsqu'on est privée de papiers ? Pourquoi sa mère, d'ailleurs, s'obstine-t-elle à lui cacher ses origines ? Ne lui ferait-elle pas payer une faute qu'elle juge inavouable ?... « Une vie sans nom » rapporte l'itinéraire d'une femme qui n'a jamais cessé de se battre pour découvrir qui elle était et mériter sa place parmi les autres. Avec une opiniâtreté qui force le respect, avec une soif de vivre plus forte que le refus de tout amour maternel, Nicole traverse toutes les épreuves pour découvrir ce qui, dès sa naissance, a marqué son destin au fer rouge.

  • Le 8 juillet 2014, ma fille Nina a été enlevée par son père en Corée du Sud, son pays natal. Depuis, il a coupé toute communication entre elle et moi. Ce livre a pour vocation de retrouver ma fille Nina et retrace le douloureux combat que je mène à travers les méandres de la Justice française et coréenne.

  • Les conséquences de tels actes sur un enfant ont détruit toute une famille. Je raconte comment j'ai réussi à vaincre cette ignominie, quels ont été les moyens qui m'ont permis d'y voir plus clair, et toutes ces belles rencontres de coeur qui ont favorisé ma guérison. « Dégage, dégage, tu n'es pas une mère. » Ce sont les mots prononcés par ma fille, ma petite Princesse ! Oh, ils sont allés directement dans mon coeur tel un coup de poignard. Je suis restée pliée en deux, effondrée, prête à faire un mauvais geste. Le noir était dans ma tête : « je n'avais pas su protéger ma fille ». Une amie à ce moment-là a sonné à ma porte. C'est ainsi que j'ai regardé celle que j'ai été. Je ne voulais pas rester dans le déni. Avec la maturité de l'âge, j'ai appris à combler, à cicatriser certaines plaies de mon coeur, à gérer mieux mon malaise. J'ai appris à me respecter et à laisser filer les moments difficiles sans les rejeter et me juger.

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