• Saul Friedländer revisite le chef-d'oeuvre de Marcel Proust dans cet essai sur la littérature et la mémoire, en explorant la question de l'identité - celle du narrateur du roman et celle de Proust lui-même. Il livre une enquête passionnante sur la manière dont le narrateur de la Recherche se définit par comparaison avec ce que nous savons de Proust lui-même et sur la signification de ces points de ressemblance et de divergence. Puisant dans son expérience personnelle, issue d'une vie passée à enquêter sur les liens entre l'histoire et la mémoire, le grand historien lauréat du prix Pulitzer offre une perspective nouvelle sur cette oeuvre fondatrice de notre modernité.

    « Friedländer a toujours su insuffler à son travail d'érudition une sensibilité littéraire aiguë... [Un] livre intime et subtil. » Wall Street Journal

    Nommé meilleur livre de l'année par le Times Literary Supplement

    Traduit de l'anglais par Alexandre Pateau.

  • Fondé sur de nombreuses archives inédites, nourri de voix innombrables (journaux intimes, lettres, mémoires), ce second volume de L'Allemagne nazie et les Juifs déroule l'effroyable scénario qui mène à la "solution finale" et à sa mise en œuvre dans l'Europe occupée. Complicité des autorités locales, soutien actif des forces de police, passivité des populations et notamment des élites, mais aussi promptitude des victimes à se soumettre aux ordres dans l'espoir d'améliorer leur sort ou, à terme, d'échapper à l'étau nazi : c'est cette histoire d'une extrême complexité, au comble de l'horreur, qui est ici relatée avec une maîtrise rare.
    Saul Friedländer est professeur d'histoire à l'université de Californie (UCLA). Il est l'un des plus grands spécialistes du nazisme et du génocide des Juifs, sujets auxquels il a consacré de nombreux livres. Il a obtenu le Prix des libraires allemands 2007. À cette occasion, le jury a souligné que Saul Friedlânder "a permis aux hommes et aux femmes réduits en cendres de faire entendre une plainte, un cri. Il leur a offert une mémoire et leurs noms."
    Prix Pulitzer 2008 de la catégorie Documents.

  • Le grand historien du nazisme et de l'extermination des Juifs, prix Pulitzer 2008, livre ses réflexions sur l'histoire et la mémoire du nazisme et sur plus de trente années de débats publics dans une série de conversations passionnantes.
    Depuis sa rencontre avec l'amiral Dönitz, le successeur désigné de Hitler, au tout début des années 1960, jusqu'à l'écriture de L'Allemagne nazie et les Juifs (achevée en 2008), pour laquelle il invente une nouvelle forme de récit qui donne toute sa place à la parole des victimes, en passant par les grandes controverses des années 1980 avec les historiens allemands, Saul Friedländer n'a cessé de s'interroger sur les moyens de penser le nazisme et le génocide des Juifs et d'écrire une histoire qui soit à la mesure du phénomène.
    Répondant aux questions du journaliste Stéphane Bou, il évoque aussi bien Hannah Arendt que Raul Hilberg, Fassbinder que Lanzmann, la mémoire juive que les mémoires allemandes de la Shoah. Et n'hésite pas à se dire moraliste.
    Une parole d'une grande liberté qui n'a rien perdu de son tranchant.
    Mondialement reconnu comme l'un des meilleurs spécialistes du nazisme et du génocide des Juifs, Saul Friedländer est notamment l'auteur de Pie XII et le IIIe Reich (Seuil, 1964 et 2010) et du livre-monument L'Allemagne nazie et les Juifs (2 vol., Les Années de persécution et Les Années d'extermination, prix Pulitzer, Seuil, 1997 et 2008). Il a publié la quasi-totalité de son œuvre aux éditions du Seuil depuis 1964.
    Stéphane Bou a notamment publié un livre d'entretiens avec Élisabeth de Fontenay, Actes de naissance (Seuil, 2011). Il est spécialiste du cinéma.

  • Saul Friedländer n'a pas sept ans, et la guerre éclate. Ses parents fuient la Tchécoslovaquie devant l'invasion allemande pour se réfugier en France. Le temps est venu de la subsistance et de la peur. Bientôt les rafles commencent. Pour sauver l'enfant, on l'envoie dans un pensionnat catholique. Désormais il sera Paul-Henri.
    Né en 1932, l'historien Israélien Saul Friedländer, professeur d'histoire à l'université de Californie (UCLA), est un grand spécialiste du nazisme. Son ouvrage L'Allemagne nazie et les juifs a reçu le prix Pulitzer documents en 2008.

  • En 1978, dans Quand vient le souvenir, Saul Friedländer se penchait sur son enfance : l'incompréhensible drame qui fait qu'un petit garçon juif, tchèque, enfant unique chéri de ses parents, devient à dix ans catholique, français et orphelin.
    Ce livre reprend le récit au moment où le premier s'arrête : en 1948, quand l'auteur âgé de seize ans fugue du lycée Henri-IV où il est pensionnaire pour rejoindre clandestinement le jeune État d'Israël, comme l'ont fait d'autres orphelins de sa génération. Il ne parvient pas à s'y fixer. Très vite s'établit une existence partagée entre trois mondes : l'Europe, les États-Unis et Israël, entre français, anglais et hébreu. À plus de trente ans vient le choix de l'écriture et de l'histoire. Saul Friedländer renoue alors les fils de son passé en se confrontant au nazisme, dont il devient l'un des plus brillants historiens, engagé dans tous les débats de son temps.
    Voici le récit d'une vie marquée par la Shoah, dans laquelle la recherche n'a jamais été dissociée de l'engagement. D'une écriture pudique et souvent bouleversante, Saul Friedländer raconte comment, à partir de la perte, se construit une vie d'homme.
    Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jacques Dalarun
    Mondialement reconnu comme l'un des meilleurs spécialistes du nazisme et du génocide des Juifs, Saul Friedländer est notamment l'auteur de Pie XII et le IIIe Reich (Seuil, 1964 et 2010) et du livre-monument L'Allemagne nazie et les Juifs (2 vol., Les Années de persécution et Les Années d'extermination prix Pulitzer, Seuil, 1997 et 2008). Il a publié la quasi-totalité de son œuvre aux éditions du Seuil depuis 1964.


  • Kafka. Poète de la honte est l'occasion pour Saul Friedländer de se pencher sur la vie du célèbre écrivain qui, comme lui, a grandi à Prague. L'historien fait de Kafka le poète de ses égarements, luttant toute sa vie contre le poids de la honte et de la culpabilité - une lutte dont les traces sont bien visibles dans ses lettres et son journal comme dans ses oeuvres de fiction.
    " Très tôt, écrit Saul Friedländer, Kafka dut saisir à quel point il était différent d'une grande partie de son entourage, qu'il s'agisse de sa libido ou de sa puissance d'imagination et de création. En apparence, il s'adaptait : à un entourage familial qu'il ne quittera pour de bon qu'un an avant sa mort ; aux codes réglementant ses liaisons avec les femmes et ses prétendus projets de mariage ; à sa carrière d'employé modèle dans une compagnie d'assurance. Autant d'arrangements à multiples facettes qui, à divers degrés, lui faisaient horreur. Et tandis qu'il jouait pleinement son rôle dans le monde, il cherchait à s'en protéger en le sabotant avec acharnement dans ses textes. "
    Prenant délibérément à contre-pied la biographie-hagiographie de Max Brod, l'ami et exécuteur testamentaire de Kafka, Saul Friedländer plaide pour une lecture non censurée des textes. Son interprétation audacieuse est aussi l'une des meilleures invitations à lire et à relire l'un des plus grands écrivains du XXe siècle.
    Saul Friedländer est sans aucun doute le plus grand spécialiste de la Shoah et du nazisme. Aujourd'hui professeur émérite à UCLA (Los Angeles), il est notamment l'auteur de L'Allemagne nazie et les Juifs (Seuil, 1997 et 2008, prix Pulitzer).
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Nicolas Weill

  • Ce premier volume décrit l'arrière-plan de l'extermination des Juifs. Tout en réaffirmant l'obsession de l'"antisémitémisme rédempteur" chez Hitler et l'importance de l'idéologie antisémite des nazis, l'auteur retrace les pressions du Parti, le rôle de la bureaucratie d'Etat, le comportement des élites économiques, intelectuelles et religieuses, les réactions des gouvernements étrangers et l'attitude de la population allemande, laquelle n'était pas nécessairement à l'unisson de la politique officielle.
    Fondé sur une très riche documentation en partie inédite, cet ouvrage montre que, sous une apparente confusion, la politique nazie envers les Juifs du Reich, puis des autres pays, se radicalisait sans relâche. Et que, sans qu'il y ait de plan ni de but ultime clairs, les années de persécution auguraient déjà du pire, en cas de guerre.
    Saul Friedländer est professeur d'histoire à l'université de Californie (UCLA). Il est l'un des plus grands spécialistes du nazisme et du génocide des Juifs, sujets auxquels il a consacré de nombreux livres. Il a obtenu le Prix des libraires allemands 2007. À cette occasion, le jury a souligné que Saul Friedlânder "a permis aux hommes et aux femmes réduits en cendres de faire entendre une plainte, un cri. Il leur a offert une mémoire et leurs noms."

  • This ePaper, History and Memory: lessons from the Holocaust, presents the original text of the Leçon inaugurale delivered by Professor Saul Friedländer on 23 September 2014 at the Maison de la Paix, which marked the opening of the academic year of the Graduate Institute, Geneva. The lecture highlights an original analysis of the evolution of German memory since the end of World War II and its consequences on the writing of history. Generations of historians have been particularly marked in a differentiated manner, depending on their personal proximity to the war, but also on collective representations conveyed by film and television in a globalised world. Saul Friedländer is Emeritus Professor at the University of California Los Angeles (UCLA). He won numerous awards, including the Pulitzer Prize in 2008 for his book The Years of Extermination: Nazi Germany and the Jews, 1939-1945. In 1963, he received his PhD from the Graduate Institute of International Studies in Geneva, where he taught until 1988.

  • Depuis la fin des années soixante, pour bon nombre de cinéastes et de romanciers européens, le nazisme n'est plus ce qu'il était. Saul Friedländer décèle à travers leurs oeuvres - sans qu'il y ait volonté apologétique - le renouveau d'une certaine fascination dont le ressort, hier comme aujourd'hui, est un réseau d'émotions contradictoires. Il découvre aussi une impossibilité totale à affronter l'inacceptable, d'où un recours à l'exorcisme, à l'inversion des signes et des situations dont le dernier avatar est la négation même de l'holocauste. L'exposition des fantasmes et le refoulement des faits, indissociablement liés, autorisent cette fascination qui, dès lors, peut tracer son chemin dans nos consciences. Sans porter de jugement de valeur, sans aucun discours moralisant, Saul Friedländer constate que les jeux ne sont plus interdits. Est-ce dire qu'ils ne sont plus dangereux ?

empty