• Une femme effrontément libre défie la société traditionnelle colombienne des années 1940 ; un vétéran de la guerre de Corée affronte son passé lors d'une rencontre en apparence inoffensive ; sur un tournage, un figurant s'interroge sur les émotions de Polanski... Neuf histoires, neuf vies radicalement bouleversées par la violence.

    Les nouvelles de Chansons pour l'incendie tranchent, dépècent, brillent comme le fil d'un couteau. Elles irradient cette lumière étrange des choses qui brûlent ou qui blessent. En Colombie, en Espagne, à Paris, à Hollywood, chacune révèle le jeu du destin, cette conjonction de forces incompréhensibles.

    La prose est rapide, élégante, elle transporte dans des territoires intimes. Seule forme capable de conter ces existences, les « chansons » de Juan Gabriel Vásquez confirment l'étendue de son talent, et sa profonde compréhension des êtres.

    Traduit de l'espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon

    « Un livre magnifique, neufs territoires du passé qui s'opposent à l'oubli. »

    El Cultural

  • Au cours d'une soirée chez son ami le docteur Benavides, Juan Gabriel Vásquez, auteur et narrateur du livre, fait la connaissance de Carlos Carballo, un personnage étrange, tourmenté par les meurtres d'hommes politiques célèbres. Quels liens y a-t-il entre l'assassinat, en 1948, du leader libéral Jorge Eliécer Gaitán, ceux de John Fitzgerald Kennedy et du sénateur Rafael Uribe Uribe, tué en 1914 à coups de hachette par deux menuisiers ? Pour Carlos Carballo, tout est lié par le complot de puissances obscures. En écrivain passionné par l'histoire et le récit des autres, Juan Gabriel Vásquez ne résiste pas à la tentation d'écouter ce qu'il tient pour des élucubrations et tombe dans le piège que lui tend son interlocuteur. Au cours d'une nuit hallucinée, il se rend chez Carballo pour lire le récit d'un certain Anzola sur la mort d'Uribe Uribe et le procès de ses assassins. Ces fantômes du passé qui réclament vérité et justice manquent de faire vaciller la raison de l'auteur et sèment le doute dans l'esprit du lecteur.
    Autobiographie, enquête politique et policière aux accents shakespeariens, Le Corps des ruines est de la première à la dernière page un livre magistral et ensorcelant où le roman devient l'instrument par excellence de la spéculation historique. Il consacre définitivement Juan Gabriel Vásquez comme le grand écrivain latino-américain d'aujourd'hui.
    Traduit de l'espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon

  • À quarante ans, Antonio Yammara dresse le bilan de sa vie et revient sur sa relation, brève mais lourde de conséquences, avec Ricardo Laverde, un homme laconique et secret qu'il a autrefois fréquenté dans une salle de billard du centre de Bogota. Un soir

  • Célèbre caricaturiste politique colombien, pouvant faire tomber un magistrat, renverser un député ou abroger une loi avec pour seules armes du papier et de l'encre de Chine, Javier Mallarino est une légende vivante. Certains hommes politiques le craignent, d'autres l'encensent. Il a soixante-cinq ans et le pays vient de lui rendre un vibrant hommage, quand la visite d'une jeune femme le ramène vingt-huit années en arrière, à une soirée lointaine, à un "trou noir". Qu'avait fait ce soir-là le député Adolfo Cuéllar et qu'avait vu exactement Javier Mallarino? Deux questions qui conduisent le dessinateur à faire un douloureux examen de conscience et à reconsidérer sa place dans la société.Juan Gabriel Vásquez poursuit dans ce magistral roman son exploration du passé, des failles de la mémoire et du croisement de l'intime et de l'Histoire. Mais il livre surtout une intense réflexion sur les conséquences parfois dévastatrices de l'effacement des frontières entre vie privée et vie publique dans un monde où l'opinion et les médias détiennent un pouvoir grandissant.Juan Gabriel Vásquez, né à Bogota en 1973, a fait des études de lettres à la Sorbonne, puis a vécu en Belgique et à Barcelone. Son premier roman, Les Dénonciateurs, lui a valu une reconnaissance internationale immédiate. Histoire secrète du Costaguana a obtenu le prix Qwerty du meilleur roman en langue espagnole ainsi que le prix Fundación Libros y Letras de la meilleure oeuvre de fiction, et Le Bruit des choses qui tombent le prix Alfaguara 2011.Traduit de l'espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon.Après avoir passé quelque temps en Amérique latine et travaillé dans l'édition, Isabelle Gugnon se consacre exclusivement à la traduction d'auteurs de langue espagnole, parmi lesquels Rodrigo Fresán, Carmen Posadas, Tomás Eloy Martínez. Elle traduit également des livres de science-fiction et d'heroic fantasy destinés à la jeunesse.

  • Londres, 1903. José Altamirano, colombien de naissance, fraîchement arrivé de la toute nouvelle république du Panamá fait la connaissance de Joseph Conrad, alors en pleine écriture dun roman qui a pour cadre la Colombie. Mais les souvenirs de lécrivain sont trop anciens et trop vagues pour quil puisse recréer le pays dont il a besoin. Il interroge alors le nouvel arrivant. De cette rencontre naîtra Nostromo, chef-duvre de Conrad, tissu dinepties et mensonges pour José Altamirano, qui se sent dépossédé de sa vie.
    Vingt ans après cette entrevue, José Altamirano se souvient de tout ce quil a confié à Conrad et nous raconte, à nous lecteurs, lhistoire secrète du Costaguana, c'est-à-dire la sienne et celle de la Colombie. Un récit plein de violence, de guerres, de persécutions, dépidémies, dans lequelle sentrecroisent aventuriers, politiciens corrompus et généraux cruels et où la tentative de creuser un canal océanique dans la jungle tropicale sachève sur un échec politico-financier retentissant qui conduit à la sécession du Panama. Une histoire, aussi, entre un père fantasque, journaliste aveuglé par le Progrès, et son fils, que sa passion dévorante pour une Française ne parviendra pas à sauver des ravages de lHistoire.
    Avec ce deuxième roman très ambitieux, Juan Gabriel Vásquez sest imposé dans le monde hispanique comme le grand auteur de la nouvelle génération.

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