Entreprise, économie & droit

  • Le diable au couvent

    Benoît Garnot

    • Imago
    • 11 Février 1995

    Entre 1658 et 1663, le couvent des Ursulines, à Auxonne, près de Dijon, est le théâtre d'une étrange affaire de possession diabolique. Une quinzaine de religieuses, raconte-t-on, sont habitées par les démons. L'épidémie de sorcellerie s'étend peu après sur la ville, et des femmes laïques - jugées responsables de ces faits - sont condamnées au bannissement, brûlées au bûcher ou massacrées par la population. Mais, en octobre 1660, Barbe Buvée, soeur de Sainte-Colombe, reconnue comme la principale coupable, est accusée publiquement - notamment par la mère supérieure - de magie, de sortilège et d'infanticide, et mise aux fers au couvent...

  • La torture judiciaire a pour but de faire avouer un crime à un suspect - voire parfois de lui extorquer les noms de ses éventuels complices - en lui infligeant, selon un processus précis, des sévices physiques très douloureux et insoutenables. Héritage du droit romain, cette torture est réintroduite en Occident dans la procédure pénale au XIIIe siècle. Mais dès le XVIIIe siècle, elle est abandonnée et, par la suite, universellement interdite par le droit international. Cependant, depuis quelques décennies, nous assistons à une nette régression car la voici redevenue une pratique d'État dans des pays tenus pour démocratiques, comme les États-Unis.
    Comment comprendre et expliquer une telle institution ?

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