• Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, l'embaumement des cadavres était réservé à une élite du sang et de la fortune soucieuse d'échapper à la dissolution. Aujourd'hui en France, plus de la moitié des corps reçoivent des soins de conservation dispensés par des professionnels de la thanatopraxie. Ces soins sont destinés à retarder la décomposition et à permettre aux proches d'organiser sereinement les funérailles. Ils ne visent pas à conserver les corps indéfiniment, ce que la loi ne permet d'ailleurs pas.Entre ces deux régimes de conservation, le XIXe siècle offre une parenthèse singulière. C'est dans sa première moitié que naît et s'affirme l'embaumement romantique : un désir éperdu de préserver des corps éternellement intacts, revendiqué comme un aspect légitime du culte des morts et inséparable de l'apparition du cimetière moderne et de ses concessions perpétuelles. L'embaumement connaît alors une vogue aussi extraordinaire que brève, et amorce une diffusion sociale dans la bourgeoisie urbaine. Mais cet engouement suscite aussi une concurrence féroce entre médecins et non-médecins qui se disputent le marché du corps des défunts dans une guerre à la fois technique, commerciale, socioprofessionnelle et déontologique.C'est l'histoire de cette passion mortuaire, de sa naissance, de son épanouissement et de son déclin que l'ouvrage d'Anne Carol entend restituer sous un angle social et culturel, et en la replaçant dans l'histoire plus large des sensibilités collectives face à la mort et au cadavre.

  • Au pied de l'échafaud

    Anne Carol

    • Belin
    • 13 Septembre 2017

    Depuis 1981, la peine de mort est abolie en France ; la dernière exécution a eu lieu en 1977. En outre, depuis 1939, les exécutions n'étaient plus publiques et se déroulaient dans l'enceinte des prisons devant quelques témoins. Il nous est donc difficile d'imaginer aujourd'hui ce que ces exécutions ont été. Au mieux, l'image que l'on en a renvoie aux exécutions parisiennes du début du XXe siècle et de leur rituel bien rodé, que les journaux rappellent inlassablement : le réveil, la toilette, le verre de rhum, les quelques pas dans la lumière de l'aube.

  • Conçue par un médecin et par un chirurgien, la guillotine succède aux supplices d'Ancien régime et invente la mort pénale idéale : prompte et douce. Mais des doutes surgissent très vite sur son instantanéité. Comment concevoir qu'une tête séparée en une fraction de seconde du corps soit immédiatement et totalement privée de vie, de conscience, de sensation ? Cette effrayante possibilité envahit l'imaginaire et les débats autour de la peine de mort tout au long du XIXe siècle. Mais la guillotine offre aussi aux médecins des conditions d'expérimentation proches de la vivisection, qu'il s'agisse de vérifier la survie éventuelle ou de tenter de transfuser les têtes exsangues. Se pose alors la question du corps du condamné, de ses usages, de sa dignité au regard de la médecine et de la société.Prix Mauvais genre France-Culture Le Nouvel Observateur 2012.Ancienne élève de l'Ecole normale supérieure, agrégée et docteur en histoire, Anne Carol est professeur d'histoire contemporaine à l'Université d'Aix-Marseille I. Elle a publié entre autres une Histoire de l'eugénisme en France. Les médecins et la procréation XIXe-XXe siècles (Seuil, 1995) et Les Médecins et la mort, XIXe - XXe siècles (Aubier, 2004, Prix de la Société Française d'Histoire de la Médecine).

  • Portés par la mission de régénérer l'humanité, et par le désir de progrès et de soins de la société tout entière, les médecins quittent au XIXe siècle les chemins balisés de l'hygiénisme pour s'aventurer dans ceux d'un eugénisme en construction. Angoisse de la dégénérescence ou de la dépopulation, combat contre la mortalité infantile ou les maladies sociales, tout est prétexte à un projet de surveillance des unions, de tri des procréateurs, de dépistage des tares, où le médecin affirmera son utilité sociale et rendra effective la plus achevée des prophylaxies. Ce projet, vers lequel convergent des médecins venus de tous les horizons et de toutes les disciplines, se bâtit sur des savoirs fragiles, traversés de mythes et d'idéologies ; surtout, il se heurte à une pratique libérale, effrayée par les audaces interventionnistes et autoritaires des plus ardents eugénistes. C'est la raison pour laquelle, au-delà de positions parfois extrêmes, l'eugénisme médical ne trouve à s'exprimer que dans l'instauration de l'examen prénuptial en 1942. Pendant, plus d'un siècle, il aura pourtant constitué le centre d'un discours touffu, révélateur des ambitions sociales et des valeurs contradictoires d'un monde médical en pleine Ascension.

  • Mariés d'un jour, Melanie MilburneÀ la mort de son père, Jasper apprend qu'il a ajouté une clause à son testament : s'il veut hériter de son domaine, Jasper doit épouser Hayley Addington et partager sa vie pendant au moins un mois ! Une véritable gageure, car non seulement elle le déteste, mais elle est déjà fiancée à un autre... Prêt à tout pour garder la maison qui l'a vu grandir, Jasper décide de mettre au point une diabolique opération de séduction...    Un manoir en Cornouailles, Anne MatherJuliet croise un ami d'enfance, Cary, qui lui propose de la rémunérer si elle accepte de passer pour sa petite amie, le temps d'un week-end en Cornouailles. Une fois sur place, elle rencontre le séduisant Raphaël Marchese. Dès lors, les questions s'enchaînent : Cary lui a-t-il dit toute la vérité sur les raisons qu'il a de faire croire qu'il est fiancé ? Et surtout, pourquoi Raphaël se montre-t-il si froid avec elle ?    Passion sicilienne, Carol Marinelli  À l'annonce de la mort de sa soeur, Catherine pense aussitôt à Lily, sa nièce de six mois. Mais à l'hôpital où elle s'est rendue pour la recueillir, elle voit Rico, l'oncle de Lily, mais aussi l'homme dans les bras duquel elle s'est abandonnée, avant qu'il ne la quitte sans aucune explication. Ce dernier exige la garde de Lily. Si Catherine veut rester auprès de sa nièce, elle va devoir accepter la proposition de l'arrogant Sicilien : l'épouser.

  • Un cadeau pour le Dr Watson, Carol MarinelliPour Noël, Eden n'a fait que deux voeux. D'abord que Ben, le petit orphelin admis dans son service de pédiatrie, trouve enfin des parents adoptifs. Ensuite, que son collègue, le Dr Nick Watson, la voie enfin autrement que comme une simple amie. Aussi, lorsque Nick l'invite, avec Ben, à passer le réveillon dans sa famille, Eden se prend-elle à rêver...  Noël aux Caraïbes, Anne McAllisterContrainte de passer les fêtes avec Piran St Just, l'homme avec lequel elle a eu quelques années auparavant une brève et tumultueuse liaison, Carly appréhende ce séjour. Car Piran, s'il l'a toujours méprisée, n'a jamais cessé de susciter en elle un trouble intense, persistant. Un trouble auquel elle est sur le point de succomber lorsqu'elle apprend que Piran vient d'avoir un enfant !  Pour le bonheur de Cassandra, Patricia ThayerPour obtenir la garde de Cassandra, sa fille, Jace est décidé à prouver son sérieux en investissant dans un projet immobilier rentable. Hélas, peu avant Noël, ses plans sont compromis par la disparition soudaine de son associé, le vieil Hutchinson. Et voilà Jace obligé de traiter avec l'unique héritière de Hutchinson : la ravissante Lorelei. Or, il n'y a pas plus dangereux qu'une ravissante jeune femme. Jace en sait quelque chose...

  • Tirer parti des effets de parallaxe. Analyser les conséquences sur l'objet observé d'un changement de position de l'observateur. Tel était l'ambition des dix anthropologues réunis pour réaliser cet ouvrage, fruit d'une collaboration inédite conduite pendant plusieurs années. Cinq Américains travaillant en France et cinq de leurs homologues français engagés de même aux États-Unis se sont ainsi rencontrés régulièrement, échangeant leurs points de vue et les questionnant, afin de laisser émerger de nouvelles perceptions. Il en résulte des visions profondément originales et décalées qui informent les questions suivantes : comment se vivent les inégalités, la pauvreté ou la diffé­rence dans l'un et l'autre pays ? Comment la culture est-elle source d'identité, mais aussi de profit économique et de hiérarchie sociale ? Comment nommer et définir les nouveaux acteurs sociaux ? Comment réparer les injustices et les blessures collectives ? Comment imagine-t-on de vivre mieux ? Autant de cas de figure qui sont abordés en parallèle, ici et là. Mais l'enjeu était aussi de construire des grilles d'analyse applicables à d'autres pays que les États-Unis et la France, d'autres dialogues transnationaux, d'autres hémisphères de réflexion. En allant vers une anthropologie réciproque, cet ouvrage réussit à intégrer à la perspective comparative traditionnelle une pratique dialogique, décentrant tout à la fois les observateurs et leurs objets. Il participe des efforts pour repenser le rôle de cette discipline dont les auteurs de ce livre se sentent à la fois les héritiers et les passeurs, et pour formuler de nouveaux objectifs : autrefois vouée à démontrer la commune humanité de populations d'une radicale altérité, l'anthropologie peut aussi mettre en lumière ce qui, derrière la ressemblance, demeure, est, ou se veut profondément différent.

  • L'ombre de la vérité, Carol Ericson  Les disparus de Timberline TOME 2  Où sont les enfants de Timberline ? Vingt-cinq ans après leur disparition, le mystère reste entier...  Partagé entre surprise et méfiance, Duke dévisage Beth et s'interroge. Par quel curieux hasard son ex-compagne se trouve-t-elle à Timberline, où lui-même enquête pour le FBI ? Et quelle vraie raison l'a poussée dans cette ville, frappée autrefois par un destin tragique ? Car il ne croit pas une seconde à l'excuse d'un prétendu reportage... Insistant, curieux, il tente d'en savoir plus et, soudain, Beth St. Regis, la professionnelle de choc, la journaliste ambitieuse qu'il a quittée car seule sa carrière comptait, craque et se confie à lui : si elle est venue à Timberline, c'est parce qu'elle a été adoptée illégalement autrefois et qu'elle a l'intuition de faire partie, peut-être, des enfants kidnappés vingt-cinq ans plus tôt...  Un garde du corps trop séduisant, Tyler Anne Snell  Renonce ! Un seul mot, tracé à la va-vite sur une feuille tachée de sang, comme les précédentes... Exaspérée, Kate la froisse et la fourre dans sa poche. Décidément, les criminels qui veulent l'empêcher de poursuivre ses recherches sur les détecteurs de mensonges ont de la suite dans les idées. Mais Kate aussi est obstinée, et personne ne l'empêchera de se rendre à New York pour présenter ses travaux. Quant au garde du corps que sa famille veut lui imposer, pas question qu'elle supporte sa présence auprès d'elle ! En effet, aussi séduisant soit-il, elle n'a pas besoin de ce Jonathan Carmichael et elle va le lui faire savoir avec fermeté...

  • Un hiver à Chance City, Susan CrosbyEntre Shana et Kincaid, il n'y a jamais rien eu d'autre que de l'animosité. C'est pourquoi elle hésite à accepter son offre de venir travailler - et surtout habiter - chez lui. Bien sûr, c'est une occasion inespérée pour elle et sa petite Emma, alors qu'elles se retrouvent sans logement. Mais ne risque-t-elle pas de s'exposer à un scandale si elle vit sous le même toit que Kincaid ?  Les promesses de l'hiver, Stacy Connelly  Depuis sa rencontre avec le richissime Clay Forrester, Holly vit un conte de fées. Et peu importe si elle ne se sent pas à sa place dans le milieu bourgeois de Clay, car celui-ci se montre toujours plus attentionné à son égard. Hélas, elle ne tarde pas à faire une terrible découverte : Clay ne l'a séduite que pour satisfaire ses intérêts professionnels...  Bouleversant aveu, Judy DuarteJillian ne cesse de repenser à la fabuleuse nuit qu'elle a passée avec Shane Hollister. Et à la peine qu'elle a ressentie le lendemain, en constatant qu'il avait disparu. Aussi est-elle bouleversée quand Shane se présente chez elle, un mois plus tard. Que veut-il ? Et, surtout, doit-elle lui annoncer qu'elle porte son enfant ?

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