• Partie se ressourcer à la campagne dans un lieu magnifique, l'héroïne de la première partie du roman est mêlée malgré elle aux étranges événements qui bouleversent les Bois noirs en cet été de 1988. Une disparition, un meurtre, une enfance volée. Des thèmes qui frappent l'imagination. Dix ans plus tard, un policier est dépêché sur les lieux pour enquêter sur une affaire présentant des similitudes troublantes. Dans cet univers cyclique, véritable microcosme, les couleurs et les textures les plus éclatantes prennent une teinte inquiétante, à l'image des contes qui ont bercé notre enfance.

  •   À l'été 67, une jeune fille disparaît dans les épaisses forêts entourant Boundary Pond, un lac des confins du Québec rebaptisé Bondrée par un trappeur mort depuis longtemps. Elle est retrouvée morte. On veut croire à un accident, lorsqu'une deuxième adolescente disparaît à son tour... 
    « Le thriller littéraire existe, Andrée Michaud en est la preuve. Créatrice d'ambiance exceptionnelle, elle joue avec la langue, les mots et les consonances dans ce huis clos chaud et humide où une foule de personnages se battent avec leurs démons. » La Presse, Québec. Prix du Gouverneur général du Canada.

  •   À 30 ans d'intervalle, deux enfants disparaissent dans des circonstances nébuleuses. Rien ne lie apparemment ces drames, sinon l'horreur qui les entoure et la douleur de leurs survivants... Par l'auteur de Bondrée, récompensé par le prix des lecteurs Quais du polar 2017.

  • Qui est Lazy Bird ? Un oiseau rare ou un oiseau de malheur ? Une pièce musicale de John Coltrane ou une jeune fille perdue ayant un penchant prononcé pour le milk-shake, les gommes Bazooka et Jim Morrison ? Toutes ces réponses se valent, mais la véritable question est plutôt de savoir qui est la mystérieuse femme hantant les nuits de Bob Richard, animateur de radio à la station WZCZ de Solitary Mountain. Dès le jour où cet albinos marqué par son passé accepte de quitter le Québec et de s'exiler au Vermont pour y animer une émission de nuit, le sort en est jeté. 

  • Marie Saintonge emménage dans une maison léguée par son oncle, récemment suicidé, située dans le Massif bleu, une montagne québécoise. Confinée à l'intérieur à cause d'une tempête de neige, elle y vit des phénomènes à l'apparence paranormale et finit par perdre pied...
    Ric Dubois est resté le prête-plume de l'écrivain Chris Julian jusqu'à sa mort par suicide. Délivré de ses obligations à son égard mais déterminé à terminer le manuscrit  pour se prouver sa propre valeur, Ric se rend au campint du Massif bleu, afin d'y travailler sur le roman. Plusieurs meurtres ont lieu au camping ; bien que soupçonné par beaucoup de locaux à cause de son statut d'étranger, Ric s'efforce de mettre la main sur le véritable coupable. 
    Deux versants de la montagne, deux destins tragiques qui vont se rejoindre. 

  • J'essuie le miroir du plat de la main, approche mon visage du reflet embué qui cherche à me reconnaître, plonge mes yeux dans le regard inquiet que mon souffle embrume de nouveau, et murmure je m'appelle Heather, Heather Thorne. En même temps que mon reflet inquiet.
    Heather Waverley Thorne est mon doppelgänger, dis-je enfin à celle qui me regarde, mon double, puis je me mets à rire, consciente qu'après m'être camouflée derrière tant d'autres doubles, je me trouve aujourd'hui devant l'exacte et fantomatique contrepartie de moi-même, issue de je ne sais quel univers fantasmatique, de je ne sais quel monde parallèle destiné à rencontrer le mien pour que, devant les miroirs, je demande lequel, de mon reflet ou de moi, détient une quelconque vérité. Et je ris, je ris, pendant que s'effritent les miroitements.

  • « Roman où tout est miroir, où tout se miroite. Du grand art. Et de l'humour en plus. À lire. »
    René Bolduc, CKRL FM - Encrage (Québec)

    « Les premières pages de Mirror Lake, septième roman d'Andrée A. Michaud, nous mettent sur la piste d'un récit inquiétant, grave, introspectif. On est rapidement berné. Enfin, le mystère plane, mais sur un ton presque léger. Truffé de référence à la culture populaire aussi diverses que The Shining, les Daltons ou Tim Robbins dans The Player, ce roman marqué par le dédoublement dévoile le talent de son auteure pour le loufoque et le burlesque. Dans un style imagé, habile et précis, Andrée A. Michaud passe de l'anglais au français pour... »
    /> Sylvie St-Jacques, La Presse

    « (...) Tous les éléments de la signature de Michaud y sont rassemblés, seulement, ce ton différent permet d'ouvrir une autre porte à l'oeuvre polysémique. En fait, avec Mirror Lake, Andrée A. Michaud ne devrait pas décevoir son lectorat, mais bien l'élargir. »
    Stéphane Despatie, Voir Montréal

    « Dans un élan imaginatif vertigineux, l'auteure crée un roman hallucinatoire où un misanthrope déverse sans scrupule son fiel sur une humanité issue de la fable et du blockbuster américain. »
    Elsa Pépin, ICI

    « (...) l'auteure excelle dans l'art de la digression spontanée. Elle tisse une toile foisonnante de liens qui définit brillamment notre américanité. À l'imaginaire débridé se joint une langue délicieuse et sans licence. Le franc-parler du narrateur oscille entre la théorie du vraisemblabe selon Aristote et la symbolique des oeufs! Un délire visuel, sonore et langagier hors norme. »
    Elsa Pépin, ICI

    « Ce qu'il y a de plus remarquable dans ce roman, outre la toujours exceptionnelle qualité d'écriture d'Andrée A. Michaud, c'est la cohérence totale de la psyché mâle de son personnage masculin.»
    François Couture, Entre les lignes, automne 2006

    « Chose certaine, Andrée A. Michaud y excelle à faire vaciller notre rapport à la réalité, tout comme dans son magistral Ravissement. (...) avec Mirror Lake, au-delà de l'humour, elle réussit encore à ébranler des choses qu'on croyait immuables en nous. »
    François Couture, Entre les lignes, automne 2006

    « Qualité remarquable de l'écriture, style léché. Mystère, étrangeté. Et envoûtement. Dès les premières pages de Mirror Lake, c'est frappant. On reconnaît la plume d'Andrée A. Michaud, Prix du gouverneur général 2001. Et on sait qu'elle nous emmènera ailleurs, dans une autre dimension. »
    Danielle Laurin, Le Devoir

    « On se surprend à superposer au texte des images de plus en plus loufoques, drolatiques, exagérées. Plus on avance, plus on s'étonne. Et plus on s'étonne, plus on rigole... »
    Danielle Laurin, Le Devoir

    « Il y a des livres qu'on ouvre à ses risques et périls. Des livres où l'on perd pied, où l'on glisse dans un monde insoupçonné. De l'autre côté du miroir. Mirror Lake est de ceux-là. Inutile de chercher à remonter à la surface. Plus on avance, plus on s'enfonce, comme dans un cauchemar. Un cauchemar éveillé. Et plus, on trouve ça drôle... »
    Danielle Laurin, Le Devoir

  • La dernière livraison des Écrits prend l'allure d'un bilan de la création littéraire des sept dernières années, qui correspondent à la durée du mandat de Pierre Ouellet à titre de directeur de la revue. Des auteurs qui ont profondément marqué la dernière décennie, au Québec et en Europe, y côtoient de jeunes écrivains qui marqueront sans doute la prochaine. Que ce soit dans le domaine de la prose narrative, dans le champ de la poésie ou dans la prose d'idées, on trouve dans ces pages trois générations d'auteurs qui ont largement contribué à façonner l'imaginaire contemporain et à construire la mémoire littéraire récente d'une large part de la francophonie. Avec les textes, entres autres, d'Andrée A. Michaud, Michel Marc Bouchard, Monique Deland, Michaël Trahan, Naïm Kattan, André Ricard, Pierre Dancot et Yannick Haenel.

  • Depuis quelques années, le phénomène de l'intimidation à l'école a un poids médiatique important au Québec. Lurelu propose un dossier qui analyse comment la littérature jeunesse aborde ce sujet complexe. De belles entrevues se succèdent dans cette édition d'hiver, notamment avec Simon de Jocas, directeur de la maison Les 400 coups qui fête ses 20 ans en 2015, avec Jacques Goldstyn, auteur et illustrateur du « petit tabarnak » et des Débrouillards, ainsi qu'avec Catherine Girard-Audet, auteure-vedette de La vie compliquée de Léa Olivier et de L'ABC des filles. La revue publie aussi dans ce numéro le premier prix de son concours littéraire 2014 dans la catégorie 5 à 9 ans, La flaque d'eau d'Océane, un texte signé Mélissa Ouellet.

  • D'une remarquable cohérence et d'une profondeur rare, l'oeuvre d'Andrée A. Michaud s'érige lentement, tel un édifice à la fois fragile et intemporel et ses personnages hantent un paysage unique dans la production littéraire québécoise contemporaine. Lettres québécoises l'a rencontrée pour nous et retrace son parcours depuis la parution de son premier roman en 1987, La femme de Sath. Ailleurs dans la revue, entre autres : Jean-François Crépeau nous amène du côté de la poésie actuelle et interroge les nouvelles - et multiples - voies qu'elle emprunte, Yvon Paré nous dit pourquoi Le feu de mon père de Michael Delisle touche droit au coeur et Annabelle Moreau nous fait part de ses impressions de lecture à propos du neuvième roman d'Hélène Rioux, L'amour des hommes.

  • Extrait:L'homme est sorti tôt, ce matin, et on a raconté que, devant la grille de l'hôtel, il s'était retourné pour vérifier si la femme était là, à sa fenêtre. Elle y était et elle le regardait aussi. L'homme serait resté là longtemps, debout près de la grille, immobile, puis ses lèvres auraient soudain bougé, mais à peine, comme s'il avait voulu sourire ou dire quelque chose, ce mot peut-être, qu'il répète sans cesse et qu'on ne connaît pas. Mais la femme, à ce moment précis, ne le regardait plus. L'homme a bien vu, alors il a poussé la grille et il s'en est allé.Plus tard, on a dit que la femme était sortie aussi et qu'elle était descendue vers la plage, comme lui. On croit cependant qu'elle s'est dirigée du côté opposé, vers Euth, trois enfants l'auraient aperçue, une dame en noir qui marchait seule au nord de l'anse. Ils n'ont pu préciser d'où elle venait ni depuis quand elle était là, sauf un, qui croit qu'elle est passée près d'eux quand leur ballon a été emporté par la mer. Les autres nient, affirment que celle qui est venue vers eux était une autre dame, avec la peau plus blanche encore. On ne sait pas qui ment ou qui croit dire la vérité, car il paraît qu'on aurait aussi vu cette femme ailleurs, avec l'homme, jurent certains, seule, prétendent les autres. La description pourtant concorde : la blancheur, l'écharpe, les lèvres couleur de sang frais.On s'entend cependant sur une chose, toutes ces apparitions auraient eu lieu avant midi. Passé cette heure, ils ne se seraient plus montrés, ni l'un ni l'autre, jusqu'à la nuit tombée. Là, c'est l'homme qui serait réapparu le premier. On l'aurait vu surgir de la nuit pendant qu'on allumait le feu de grève et venir se placer en retrait. Une jeune fille lui aurait offert de s'approcher, mais il n'aurait pas entendu. Il regardait ailleurs, du côté de la mer, où il semblait guetter l'arrivée de quelqu'un.

  • « Le Pendu de Trempes m'a troublé. (...) Ce qui retient notre attention au-delà des cent premières pages, malgré l'incertitude dans laquelle nous tient l'auteure, ce sont ses remarquables qualité d'écriture : son long phrasé, sa ponctuation haletante, son intrigue serrée, etc. »
    Jean-François Crépeau, Le Canada français

    « Une oeuvre ambitieuse, une prose inspirée, une émotion soutenue, une énigme qui se dévoile dans la spirale de l'hallucination. Un livre d'une étrange beauté, que signe Andrée A. Michaud. »
    André Ricard, Nuit Blanche

    « (...) il y a ce style unique dans le paysage littéraire québécois et qui n'appartient qu'à Andrée A. Michaud : un subtil appariement entre une intrigue touffue mais admirablement construite et une plume précise, raffinée, évocatrice qui campe avec une rare virtuosité une atmosphère lourde, tenace, insistance. »
    Armelle Datin, Nuit Blanche

    « Andrée A. Michaud nous propose dans Le Pendu de Trempes des énigmes bien ficelées, écrites avec un style simple mais poétique. Une réflexion sur la mémoire et le temps agrémente la trame de fond de ce roman qui non suelement nous tient en haleine du début à la fin, mais nous surprend aussi sans cesse. »
    Cynthia Quirion, Le Québécois

    « (...) quel plaisir de lecture ! Si Le Ravissement est venu confirmer le talent d'Andrée A. Michaud, n'hésitons pas à affirmer que Le Pendu de Trempes, dans toute sa violence et son aplomb, le consolide avec brio. »
    Julien Desrochers, Québec français

    « Un roman à chérir pour qui aime s'enivrer de mots et de délires, de la préciosité d'une plume remarquable et accomplie. Une histoire noire et touchante, sur une quête d'absolu et de pureté qui ne peut être que vaine. Un univers où la Beauté et la Mort se confondent. »
    Ariane Gélinas, Le Devoir

    « (...) Andrée A. Michaud nous invite à pénétrer progressivement dans un univers de mystère, de tourments et de lucidité, avec une sensibilité et une remarquable qualité d'écriture. »
    Carole Payer, Le Journal de Québec

    « Un roman qui nous fait vivre des moments d'angoisse touchant même à la folie. Un roman incisif et poétique qui vous emballera. »
    Michel Doucet, Radio-Canada - Le Réveil (Nouveau-Brunswick)

    « Belle écriture, atmosphère lourde et perturbée extrêmement bien décrite (...). »
    Pierre Blais, CRKL - Les matins distincts

    « Ce roman hybride emprunte quelques éléments au polar, au conte fantastique. Il parle de la folie d'un homme confronté aux mystères divins, de l'amour et de la mort, puis de la lumière enfuie de l'enfance, de cette vacillante lumière qu'à force de trop vouloir ranimer on finit par éteindre à jamais. Le roman est fascinant. L'expérience de lecture, absolument envoûtante. (...) la romancière nous donne une fois de plus une leçon littéraire avec Le Pendu de Trempes. Le plus impressionnant dans ce sixième roman, c'est sans doute l'écriture majestueuse et la puissance d'évocation des lieux et des atmosphères liées à l'ombre et à la lumière. »
    Suzanne Giguère, Le Devoir

    « Le Pendu de Trempes est un livre sur la mémoire, sur l'obligation de se souvenir et la nécessité de l'oubli. Un livre très fort sur les défiances de la nature humaine. La romancière nous livre dans ce roman voilé de brumes une analyse pénétrante de la folie qui guette tout être poussé dans ses derniers retranchements. (...) Ouvrir la première page de ce roman exigeant, bâti sur une intrigue singulière, ingénieuse et intelligente, des énigmes bien ficelées, une maîtrise totale des faits, un sens puissant du récit, c'est se condamner au plaisir d'aller jusqu'au bout. À lire impérativement dans les dernières couleurs des feuillages rougissants de l'automne. »
    Suzanne Giguère, Le Devoir

    « Roman magnifique, mêlant Dieu et Diable, foi et scepticisme, quête existentielle et questionnements philosophiques, roman dont l'énigme porte haut l'esprit et la voix d'une grande écrivaine. Quel bonheur de sortir d'une lecture et de constater qu'elle nous a rendu plus intelligent, quand le livre, qu'on achève à peine, habite même notre corps à cause du plaisir qu'il a su y créer, à cause de l'effervescence par laquelle notre esprit s'y est étourdi.»
    Hugues Corriveau, Lettres québécoises

  • L'auteure qui a signé Bondrée, lauréat du prix Arthur Ellis, du prix Saint-Pacôme ainsi que d'un prix littéraire du Gouverneur général, propose avec Lazy Bird une autre incursion au sud de la frontière américaine, suivant ici les traces de Bob Richard, mélomane albinos talonné par la mort.
    Qui est cette Lazy Bird qu'il croisera sur sa route ? Un oiseau rare ou un oiseau de malheur ? Une pièce musicale de John Coltrane ou une jeune fille perdue ayant un penchant prononcé pour le milk-shake, les gommes Bazooka et Jim Morrison ? Toutes ces réponses se valent, mais la véritable question est plutôt de savoir à qui appartient la mystérieuse voix hantant les nuits de l'animateur de radio établi depuis peu à Solitary Mountain. Dans la petite communauté, la menace plane, puis les cadavres de femmes se succèdent pendant que l'étau se resserre inexorablement autour de Richard.

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