Langue française

  •   À l'été 67, une jeune fille disparaît dans les épaisses forêts entourant Boundary Pond, un lac des confins du Québec rebaptisé Bondrée par un trappeur mort depuis longtemps. Elle est retrouvée morte. On veut croire à un accident, lorsqu'une deuxième adolescente disparaît à son tour... 
    « Le thriller littéraire existe, Andrée Michaud en est la preuve. Créatrice d'ambiance exceptionnelle, elle joue avec la langue, les mots et les consonances dans ce huis clos chaud et humide où une foule de personnages se battent avec leurs démons. » La Presse, Québec. Prix du Gouverneur général du Canada.

  •   À 30 ans d'intervalle, deux enfants disparaissent dans des circonstances nébuleuses. Rien ne lie apparemment ces drames, sinon l'horreur qui les entoure et la douleur de leurs survivants... Par l'auteur de Bondrée, récompensé par le prix des lecteurs Quais du polar 2017.

  • Qui est Lazy Bird ? Un oiseau rare ou un oiseau de malheur ? Une pièce musicale de John Coltrane ou une jeune fille perdue ayant un penchant prononcé pour le milk-shake, les gommes Bazooka et Jim Morrison ? Toutes ces réponses se valent, mais la véritable question est plutôt de savoir qui est la mystérieuse femme hantant les nuits de Bob Richard, animateur de radio à la station WZCZ de Solitary Mountain. Dès le jour où cet albinos marqué par son passé accepte de quitter le Québec et de s'exiler au Vermont pour y animer une émission de nuit, le sort en est jeté. 

  • Marie Saintonge emménage dans une maison léguée par son oncle, récemment suicidé, située dans le Massif bleu, une montagne québécoise. Confinée à l'intérieur à cause d'une tempête de neige, elle y vit des phénomènes à l'apparence paranormale et finit par perdre pied...
    Ric Dubois est resté le prête-plume de l'écrivain Chris Julian jusqu'à sa mort par suicide. Délivré de ses obligations à son égard mais déterminé à terminer le manuscrit  pour se prouver sa propre valeur, Ric se rend au campint du Massif bleu, afin d'y travailler sur le roman. Plusieurs meurtres ont lieu au camping ; bien que soupçonné par beaucoup de locaux à cause de son statut d'étranger, Ric s'efforce de mettre la main sur le véritable coupable. 
    Deux versants de la montagne, deux destins tragiques qui vont se rejoindre. 

  • J'essuie le miroir du plat de la main, approche mon visage du reflet embué qui cherche à me reconnaître, plonge mes yeux dans le regard inquiet que mon souffle embrume de nouveau, et murmure je m'appelle Heather, Heather Thorne. En même temps que mon reflet inquiet.
    Heather Waverley Thorne est mon doppelgänger, dis-je enfin à celle qui me regarde, mon double, puis je me mets à rire, consciente qu'après m'être camouflée derrière tant d'autres doubles, je me trouve aujourd'hui devant l'exacte et fantomatique contrepartie de moi-même, issue de je ne sais quel univers fantasmatique, de je ne sais quel monde parallèle destiné à rencontrer le mien pour que, devant les miroirs, je demande lequel, de mon reflet ou de moi, détient une quelconque vérité. Et je ris, je ris, pendant que s'effritent les miroitements.

  • « Roman où tout est miroir, où tout se miroite. Du grand art. Et de l'humour en plus. À lire. »
    René Bolduc, CKRL FM - Encrage (Québec)

    « Les premières pages de Mirror Lake, septième roman d'Andrée A. Michaud, nous mettent sur la piste d'un récit inquiétant, grave, introspectif. On est rapidement berné. Enfin, le mystère plane, mais sur un ton presque léger. Truffé de référence à la culture populaire aussi diverses que The Shining, les Daltons ou Tim Robbins dans The Player, ce roman marqué par le dédoublement dévoile le talent de son auteure pour le loufoque et le burlesque. Dans un style imagé, habile et précis, Andrée A. Michaud passe de l'anglais au français pour... »
    /> Sylvie St-Jacques, La Presse

    « (...) Tous les éléments de la signature de Michaud y sont rassemblés, seulement, ce ton différent permet d'ouvrir une autre porte à l'oeuvre polysémique. En fait, avec Mirror Lake, Andrée A. Michaud ne devrait pas décevoir son lectorat, mais bien l'élargir. »
    Stéphane Despatie, Voir Montréal

    « Dans un élan imaginatif vertigineux, l'auteure crée un roman hallucinatoire où un misanthrope déverse sans scrupule son fiel sur une humanité issue de la fable et du blockbuster américain. »
    Elsa Pépin, ICI

    « (...) l'auteure excelle dans l'art de la digression spontanée. Elle tisse une toile foisonnante de liens qui définit brillamment notre américanité. À l'imaginaire débridé se joint une langue délicieuse et sans licence. Le franc-parler du narrateur oscille entre la théorie du vraisemblabe selon Aristote et la symbolique des oeufs! Un délire visuel, sonore et langagier hors norme. »
    Elsa Pépin, ICI

    « Ce qu'il y a de plus remarquable dans ce roman, outre la toujours exceptionnelle qualité d'écriture d'Andrée A. Michaud, c'est la cohérence totale de la psyché mâle de son personnage masculin.»
    François Couture, Entre les lignes, automne 2006

    « Chose certaine, Andrée A. Michaud y excelle à faire vaciller notre rapport à la réalité, tout comme dans son magistral Ravissement. (...) avec Mirror Lake, au-delà de l'humour, elle réussit encore à ébranler des choses qu'on croyait immuables en nous. »
    François Couture, Entre les lignes, automne 2006

    « Qualité remarquable de l'écriture, style léché. Mystère, étrangeté. Et envoûtement. Dès les premières pages de Mirror Lake, c'est frappant. On reconnaît la plume d'Andrée A. Michaud, Prix du gouverneur général 2001. Et on sait qu'elle nous emmènera ailleurs, dans une autre dimension. »
    Danielle Laurin, Le Devoir

    « On se surprend à superposer au texte des images de plus en plus loufoques, drolatiques, exagérées. Plus on avance, plus on s'étonne. Et plus on s'étonne, plus on rigole... »
    Danielle Laurin, Le Devoir

    « Il y a des livres qu'on ouvre à ses risques et périls. Des livres où l'on perd pied, où l'on glisse dans un monde insoupçonné. De l'autre côté du miroir. Mirror Lake est de ceux-là. Inutile de chercher à remonter à la surface. Plus on avance, plus on s'enfonce, comme dans un cauchemar. Un cauchemar éveillé. Et plus, on trouve ça drôle... »
    Danielle Laurin, Le Devoir

  • Extrait:L'homme est sorti tôt, ce matin, et on a raconté que, devant la grille de l'hôtel, il s'était retourné pour vérifier si la femme était là, à sa fenêtre. Elle y était et elle le regardait aussi. L'homme serait resté là longtemps, debout près de la grille, immobile, puis ses lèvres auraient soudain bougé, mais à peine, comme s'il avait voulu sourire ou dire quelque chose, ce mot peut-être, qu'il répète sans cesse et qu'on ne connaît pas. Mais la femme, à ce moment précis, ne le regardait plus. L'homme a bien vu, alors il a poussé la grille et il s'en est allé.Plus tard, on a dit que la femme était sortie aussi et qu'elle était descendue vers la plage, comme lui. On croit cependant qu'elle s'est dirigée du côté opposé, vers Euth, trois enfants l'auraient aperçue, une dame en noir qui marchait seule au nord de l'anse. Ils n'ont pu préciser d'où elle venait ni depuis quand elle était là, sauf un, qui croit qu'elle est passée près d'eux quand leur ballon a été emporté par la mer. Les autres nient, affirment que celle qui est venue vers eux était une autre dame, avec la peau plus blanche encore. On ne sait pas qui ment ou qui croit dire la vérité, car il paraît qu'on aurait aussi vu cette femme ailleurs, avec l'homme, jurent certains, seule, prétendent les autres. La description pourtant concorde : la blancheur, l'écharpe, les lèvres couleur de sang frais.On s'entend cependant sur une chose, toutes ces apparitions auraient eu lieu avant midi. Passé cette heure, ils ne se seraient plus montrés, ni l'un ni l'autre, jusqu'à la nuit tombée. Là, c'est l'homme qui serait réapparu le premier. On l'aurait vu surgir de la nuit pendant qu'on allumait le feu de grève et venir se placer en retrait. Une jeune fille lui aurait offert de s'approcher, mais il n'aurait pas entendu. Il regardait ailleurs, du côté de la mer, où il semblait guetter l'arrivée de quelqu'un.

  • Récipiendaire du Prix du gouverneur général du Canada pour Le Ravissement, son précédent roman, Andrée A. Michaud continue avec brio de sonder l'âme humaine. Avec une écriture aux images fortes, pénétrantes, l'auteure nous conduit dans les méandres d'une introspection singulière, celle d'un homme rongé par un terrible secret dont il est le seul émissaire.


    À 40 ans et sans avenir, Charles Wilson retourne sur les lieux de son enfance dans la petite localité de Trempes. Ainsi s'amorce pour lui un formidable retour en arrière où les secrets les mieux enfouis refont surface. Exhumer le passé n'est pas chose facile. Les souvenirs pourraient se trouver altérés du simple fait que les acteurs d'autrefois ne soient pas au rendez-vous. Qu'est-il advenu de Paul Faber et d'Anna Dickson, les amis d'enfance? Et Joseph Lahaie, l'empailleur chez qui Charles trouve refuge, pourra-t-il percer le mystère vieux de 25 ans?

  • D'une remarquable cohérence et d'une profondeur rare, l'oeuvre d'Andrée A. Michaud s'érige lentement, tel un édifice à la fois fragile et intemporel et ses personnages hantent un paysage unique dans la production littéraire québécoise contemporaine. Lettres québécoises l'a rencontrée pour nous et retrace son parcours depuis la parution de son premier roman en 1987, La femme de Sath. Ailleurs dans la revue, entre autres : Jean-François Crépeau nous amène du côté de la poésie actuelle et interroge les nouvelles - et multiples - voies qu'elle emprunte, Yvon Paré nous dit pourquoi Le feu de mon père de Michael Delisle touche droit au coeur et Annabelle Moreau nous fait part de ses impressions de lecture à propos du neuvième roman d'Hélène Rioux, L'amour des hommes.

  • La dernière livraison des Écrits prend l'allure d'un bilan de la création littéraire des sept dernières années, qui correspondent à la durée du mandat de Pierre Ouellet à titre de directeur de la revue. Des auteurs qui ont profondément marqué la dernière décennie, au Québec et en Europe, y côtoient de jeunes écrivains qui marqueront sans doute la prochaine. Que ce soit dans le domaine de la prose narrative, dans le champ de la poésie ou dans la prose d'idées, on trouve dans ces pages trois générations d'auteurs qui ont largement contribué à façonner l'imaginaire contemporain et à construire la mémoire littéraire récente d'une large part de la francophonie. Avec les textes, entres autres, d'Andrée A. Michaud, Michel Marc Bouchard, Monique Deland, Michaël Trahan, Naïm Kattan, André Ricard, Pierre Dancot et Yannick Haenel.

  • Partie se ressourcer à la campagne dans un lieu magnifique, l'héroïne de la première partie du roman est mêlée malgré elle aux étranges événements qui bouleversent les Bois noirs en cet été de 1988. Une disparition, un meurtre, une enfance volée. Des thèmes qui frappent l'imagination. Dix ans plus tard, un policier est dépêché sur les lieux pour enquêter sur une affaire présentant des similitudes troublantes. Dans cet univers cyclique, véritable microcosme, les couleurs et les textures les plus éclatantes prennent une teinte inquiétante, à l'image des contes qui ont bercé notre enfance.

empty