• Rentrée littéraire 2020.
    1617, Vardø, au nord du cercle polaire, en Norvège. Maren Magnus-datter, vingt ans, regarde depuis le village la violente tempête qui s'abat sur la mer. Quarante pêcheurs, dont son frère et son père, gisent sur les rochers en contrebas, noyés. Ce sont les hommes de Vardø qui ont été ainsi décimés, et les femmes vont désormais devoir assurer seules leur survie. Trois ans plus tard, Absalom Cornet débarque d'Écosse. Cet homme sinistre y brûlait des sorcières. Il est accompagné de sa jeune épouse norvégienne, Ursa. Enivrée et terrifiée par l'autorité de son mari, elle se lie d'amitié avec Maren et découvre que les femmes peuvent être indépendantes. Absalom, lui, ne voit en Vardø qu'un endroit où Dieu n'a pas sa place, un endroit hanté par un puissant démon.Inspiré de faits réels, Les Graciées captive par sa prose, viscérale et immersive. Sous la plume de Kiran Millwood Hargrave, ce village de pêcheurs froid et boueux prend vie. " Les Graciées m'a coupé le souffle. Lorsque je l'ai terminé, j'ai pressé le livre contre moi, en espérant absorber un peu du talent de Kiran. " Tracy Chevalier, auteure de La Jeune Fille à la perle.

  • Un enquêteur à la retraite, hanté par une erreur qu'il estime avoir commise quinze ans plus tôt. Un jeune auteur, considéré comme le plus grand spécialiste français des tueurs en série. Une brillante avocate, dévouée à la défense d'un homme victime, selon elle, d'une effroyable injustice. Ensemble, ils devront débusquer le plus insaisissable des prédateurs.
    2005. Dans un village perché d'Ardèche, la petite Justine, sept ans, disparaît. Rapidement, les habitants s'organisent et lancent des battues dans la nature environnante. Les recherches se prolongent jusque tard dans la nuit mais ce n'est qu'au petit matin que le gendarme Tassi découvre quelque chose...Finaliste du Prix des maisons de la presse 2020. " Antoine Renand, on va beaucoup en entendre parler ! " Damien Thévenot, Télématin. " Plus qu'un excellent polar, une pépite ! " Sandrine Bajos, Le Parisien, sur L'Empathie. " Aussi haletant qu'angoissant ! " Michel Primault, Femme Actuelle, sur L'Empathie.

  • Edition enrichie de Dominique Barbéris comportant une préface et un dossier sur le roman.

    D'où vient que nous revenions toujours à Jane Eyre avec le même attrait? Avec le sentiment d'y trouver le romanesque porté à un degré de perfection ? Le roman offre un concentré de ce que le genre peut produire : l'histoire d'une formation, l'affrontement d'un être solitaire avec sa destinée, la passion, la peur, le mystère. C'est la révolte d'une humiliée, d'une femme inconvenante parce qu'elle s'oppose aux hommes. Jane est sauvage, directe, déjà féministe. Face à elle, le cygne noir, Rochester, séducteur sulfureux, sadique et tendre, père et amant.
    Cette voluptueuse autobiographie déguisée - derrière Jane, on devine Charlotte - donne l'impression d'une âme parlant à l'âme.

  • Au milieu de l'hiver, au début de ce siècle, une adolescente en vacances dans un village au coeur de l'Angleterre disparaît. Les villageois participent à sa recherche. Tandis qu'ils sillonnent les landes, la police érige des barrages routiers, des journalistes se rendent dans ce village habituellement calme.
    Il y a beaucoup à faire : des vaches à traire, des clôtures à réparer, des pierres à tailler, des pintes à servir, des lits à faire, des sermons à écrire, une pièce de théâtre à répéter.
    Au fil des saisons, il y a ceux qui quittent le village et ceux qui y reviennent ; ceux qui se retrouvent ou se séparent. Il y a des naissances, des morts ; des secrets gardés et dévoilés ; des emplois créés et perdus ; des petites bontés et des trahisons imprévues. Des chauves-souris sont suspendues aux gouttières de l'église, des hérons montent la garde dans la rivière ; les champs affluent dans l'aubépine ; blaireaux et renards rôdent au fond des bois.

    Réservoir 13 est le récit mesuré de détails et d'émotions pendant les treize années suivant le drame, dans un village en harmonie avec les saisons et la nature qui l'entoure.

  • C'est le goût inoubliable de l'enfance que nous livre ici Sheng Keyi, une brassée de parfums et de saveurs venus du plus loin de son enfance dans la campagne du Hunan. L'odeur des eaux dormantes où, se faisant une petite barque d'une bassine en fer, elle va cueillir les fleurs de lotus et les châtaignes d'eau. L'arôme discret des fleurs du jujubier sous lequel elle faisait ses devoirs, celui du riz cuit dans la paille et des beignets d'armoise et de citrouille cuisinés avec les légumes du potager maternel.
    C'est un pays d'étangs et de rizières, où l'on mange à peine à sa faim, où l'on ne possède rien. La petite fille rêve de déployer ses ailes et de découvrir le monde au-delà de la rivière. Et elle y réussira, qui sait, mais entre-temps tout ce qui faisait la joie de son enfance aura été détruit. A la liberté de la petite sauvageonne d'alors répond la rare liberté de ton de la romancière d'aujourd'hui. Sheng Keyi dénonce ardemment les ravages de la modernisation des campagnes chinoises et fait renaître l'éclat des vies humbles qui ont disparu."

    Sheng Keyi naît en 1973 dans un village très pauvre du Hunan où la littérature est un rêve inaccessible. A vingt et un ans, elle part comme tant d'autres enfants de payans tenter sa chance en ville, à Shenzen. Elle décrira la lutte des femmes migrantes pour trouver un emploi dans un premier roman qui lui assure un succès immédiat. Sheng Keyi vit aujourd'hui à Pékin et ses livres traitent de la condition des femmes en Chine avec une rare liberté de ton.
    Déjà paru : Un paradis.

  • Shiphadventure : la sorcière des mers Nouv.

    Découvrez Siphadventure : La Sorcière des mers, le premier volet en roman des aventures du Youtubeur Siphano !Siphano, aventurier étourdi et Pandarou, son fidèle acolyte, débutent leur périple en quête d'un trésor mystique. La première étape de leur voyage les emmène dans une ville envahie de hordes de morts-vivants venues de la mer ! Et les habitants murmurent qu'une terrible sorcière serait à l'origine de cette malédiction... Siphano et Pandarou doivent prendre leur courage à deux mains pour affronter des squelettes, braver des volcans et faire face aux dangers insoupçonnés qui se mettent sur leur route !
    Découvrez les aventures Minecraft de Siphano, célèbre youtubeur spécialisé dans le jeu vidéo, aux 2,28 millions d'abonnés ! Depuis 2011, il explore de nombreux univers vidéoludiques et les fait découvrir à ses abonnés grâce à ses vidéos.

  • Pôtiki : le petit dernier Nouv.

    Patricia Grace, pionnière de la littérature néo-zélandaise, nous offre avec Potiki un roman choral enchanteur, où les mythes des temps anciens se tressent inextricablement aux réalités du présent. Ce roman, récompensé de plusieurs prix à l'internationale, brosse avec délicatesse mais détermination le portrait envoûtant d'une communauté prête à tout pour protéger son mode de vie, sa culture et son patrimoine.



    Ses personnages fouillés, son attention aux émotions et aux questions de déracinement et d'identité en ont fait une auteure internationalement reconnue.

    Christine Chaumeau, Télérama

    Patricia Grace (née en 1937) est l'une des voix contemporaines les plus respectées de la Nouvelle-Zélande. Elle fut, dans les années soixante-dix, parmi les instigateurs du débat idéologique qui anima l'arène politique, artistique et littéraire de son pays, la « Renaissance maorie ». Elle a toujours visé à donner une voix authentique à son peuple. Elle est lauréate de nombreux prix nationaux et internationaux, dont le LiBeraturpreis (Allemagne) en 1994 et le prix Neustadt en 2008.

  • Au Québec, sur les bords du lac Saint-Jean, en 1928. Pendant  que de nouvelles crues dévastatrices frappent les propriétés  des riverains installés sur le pourtour de cette véritable mer  intérieure, Emma Cloutier est retrouvée noyée près de la  ferme ancestrale.Ce deuil cruel sème la discorde et le mensonge dans la famille  Cloutier, surtout lorsque Jacinthe, la soeur aînée de la victime,  tente de comprendre ce qui s'est réellement passé. Menant sa  propre enquête, elle découvre peu à peu les sombres secrets  que préservait jalousement Emma, institutrice à l'allure si  sage, que tous croyaient bien connaître...
      Après le formidable succès    de la saga  L'Orpheline des neiges, Marie-  Bernadette Dupuy nous entraîne dans un nouveau tourbillon de  passions et d'aventures dans les décors fabuleux du Canada.
     

  • Le vendredi matin est un moment spécial pour Laurence. Un moment de liberté volé à son quotidien, entre son travail d'infirmière, l'éducation de ses filles, l'attention qu'elle porte à son père malade et à Edmond, son mari. Chaque vendredi, Laurence s'en va courir dans la forêt, et rêve aux voyages qu'elle n'a pas encore entrepris, aux mots qu'elle devrait dire à son mari pour qu'il la regarde à nouveau. Mais ce jour-là, Thérèse, sa commère de voisine, ne voit pas Laurence
    revenir de sa course. Les minutes passent... Paniquée, Thérèse prévient Edmond qui appelle la police. La disparition de Laurence n'est pas jugée préoccupante. Avec une heure de retard, elle finit par réapparaître. Mais elle n'est plus la même, sa vie a basculé. Puisant au fond d'elle-même, Laurence va devoir réapprendre à faire confiance aux autres. Pour enfin croire à un nouveau matin.

  • 1928, dans le village de Saint-Prime, sur les rives du lac Saint-Jean, au Québec. Jacinthe, l'aînée des Cloutier, s'estime comblée. Elle exerce son métier d'infirmière avec passion. Heureuse en ménage, elle mène une existence en apparence paisible non loin de ses parents cultivateurs, de son frère Lauric et de sa soeur Sidonie, des jumeaux. Les Cloutier élèvent aussi Anathalie, la fille d'Emma, benjamine de la famille, morte tragiquement dans les eaux du lac en laissant cette enfant de père inconnu.
    Les Cloutier, aussi unis soient-ils, n'ont jamais complètement surmonté ce drame. En quête de sérénité, Jacinthe s'acharne à découvrir l'identité du père d'Anathalie. Sans se douter que de nouvelles tragédies précipiteront le destin des uns et des autres dans le chaos...  Passée maître dans l'art de l'intrigue et des rebondissements, Marie-Bernadette Dupuy nous fait partager les joies, les peines, les angoisses, les bonheurs d'une famille extraordinairement attachante et nous entraîne dans un tourbillon de surprises et de révélations.
     
     

  • Un formidable voyage au coeur de nos régions !Les Français sont viscéralement attachés au patrimoine qui est à la fois l'identité et l'âme de notre pays, le lien avec les racines qui plongent au plus profond de l'Histoire, et un éventail de trésors architecturaux que le monde entier nous envie. Mais, au fond, qu'est-ce que le patrimoine ? Faut-il porter la même attention aux sites archéologiques, châteaux, abbayes, maisons d'illustres ou constructions du XXe siècle ? Pourquoi est-il si important de le protéger, de le sauvegarder et de le restaurer ? Ensemble, nous sillonnerons les routes de France, région par région, pour retrouver des sites incontournables ou découvrir des trésors insoupçonnés, aussi discrets que fascinants !
    Découvrez :La conquête de l'Ouest par les premiers hommes et les alignements de Carnac
    La crise cathare en Occitanie et la forteresse de Carcassonne
    Les richesses des Outre-mer, de la Guyane à la Réunion
    Dix itinéraires incontournables
    Et bien d'autres choses encore !

  • Un jeune sous-lieutenant, après avoir servi en Angola pendant vingt-sept mois, rentre au pays où il ramène un tout jeune orphelin. Il va élever cet enfant noir, qui a survécu à la destruction de son village et au massacre des siens par l'armée portugaise, comme son propre fils. Plus de quarante ans plus tard, le vétéran et sa femme font le trajet depuis Lisbonne pour rejoindre la vieille maison de famille, dans un village reculé, quasi abandonné, quelque part au pied des montagnes. Dans trois jours, conformément à la tradition, on tuera le cochon. Comme chaque année, leur fille, leur fils adoptif, son épouse les rejoignent pour l'occasion. Or ce jour-là, l'animal ne sera pas le seul à se vider de son sang.

    L'écrivain portugais a renoncé à parler comme un livre, mais il n'est pas question pour lui d'écrire comme on parle. Il invente un parler qui ramasse en lui tout le savoir-faire de l'écriture et la fait oublier.
    Hédi Kaddour, Le Monde

  • New York,1983. Un vieil employé sans histoire abat froidement un homme avec un antique pistolet allemand. On découvre dans son appartement la tête d'une statue italienne à la valeur inestimable. Enfermé à l'asile, le meurtrier livrera son récit. Celui de quatre soldats perdus au coeur de la campagne italienne en 1944. Celui d'un gamin de huit ans qu'ils viennent de secourir et qui ne prononce pas un mot. Celui d'un petit village coutumier des histoires de trahison et des miracles en tout genre.

  • Jeune et beau gabarier, Hugo, élevé par un père aimant mais taciturne, a toujours cru que sa mère était morte en le mettant au monde. Mais la réalité est tout autre. Lorsqu'il découvre la vérité, le jeune homme voit sa vie prendre un chemin qu'il était loin d'avoir soupçonné. Il va de mauvaises surprises en amères déceptions, se sent trahi à la fois par la personne la plus importante de sa vie et les ombres malveillantes du destin. Et son coeur tourneboulé l'empêche de voir que l'amour et le bonheur sont si près de lui qu'il n'a qu'à tendre la main pour les cueillir.

    Mais celle qui l'aime - et que lui ne voit pas - a la patience et la foi. Elle le sait: un jour, elle et lui, ces deux enfants du Pas du Loup, seront ensemble à jamais, comme les deux âmes soeurs qu'ils sont et ont toujours été.

  • Dans un petit village des monts Funiu, Li Niannian, un adolescent un peu stupide et grand lecteur des romans de son voisin Yan Lianke, supplie les esprits de lui venir en aide : en plein été, les hommes ont en effet sombré dans une épidémie de somnambulisme. C'est un cauchemar que raconte Li Niannian, une nuit carnavalesque oubliée du temps. - les veilles se succèdent mais le jour se refuse à poindre -, une nuit durant laquelle les hommes transgressent tout : la morale, le bon sens, les codes, l'histoire. Le somnambulisme collectif débride les désirs et les obsessions enfouis. C'est une nuit de chaos. Si le père de Li Niannian lutte courageusement pour le salut de son village, c'est qu'il se sent redevable, coupable d'avoir autrefois dénoncé des inhumations clandestines alors que la crémation est de rigueur. Quant au directeur du crématorium, oncle de Lia Niannian, il en profite pour recueillir l'huile des cadavres à des fins lucratives....

    Faut-il voir ce monde insensé comme une allégorie de la réalité ? Un monde plongé dans une obscurité telle que l'humanité en perd ses repères fondamentaux et que l'unique forme de parole possible semble désormais l'imploration ? Couronné en 2016 par le prix Hongloumeng, ce roman a été annoncé par Yan Lianke comme un tournant dans son oeuvre, une nouvelle forme d'écriture libérée de la narration historique.

    Né en 1958 dans une famille de paysans illettrés du Henan, Yan Lianke a d'abord été écrivain officiel de l'armée, avant de composer des oeuvres puissantes et empreintes de liberté, souvent mises à l'index par la censure. « Je ne veux me rendre ni au pouvoir politique ni au marché. Je préfère garder ma dignité, même si cela signifie mourir de faim. J'ai cette conviction dans le sang. » Yan Lianke a reçu en 2014 le prix Franz Kafka pour l'ensemble de son oeuvre.

  • Dans le nord-est de la Hongrie, douze ans après la répression de l'insurrection de 1956, une famille multiplie les efforts pour subsister quotidiennement. Le jeune fils observe et rend compte des réactions de ceux qui l'entourent : sa mère - fille d'un koulak -, son père - fils du seul Juif rescapé du village -, sa grande soeur et son petit frère, sa tante, ses grands-parents et les gens du village. Son récit permet de reconstituer l'histoire de cette famille et, en filigrane, celle de la Hongrie depuis le début du xxe siècle : les traumatismes provoqués par les affrontements de la Grande Guerre, le retour des rescapés du goulag ou les mesures communistes d'expropriation des terres... Écrit avec une précision ethnographique rare, La Miséricorde des coeurs témoigne d'un long cheminement, d'une lutte incessante pour échapper au destin et devenir libre. « L'effrayante situation de notre pays. J'ai le sentiment, j'ai l'intuition de vivre dans une société malade qui rend ses membres malades », m'a écrit dans une de ses lettres Szilárd Borbély. Il a été le poète le plus prometteur et le plus perdu de la poésie hongroise qui aurait pu prétendre à un grand et brillant avenir. » Imre Kertész « Personne n'avait jamais écrit d'une manière si belle et en même temps si impitoyable sur la misère dans les villages reculés des terres hongroises. [...] Ses phrases sont d'une précision chirurgicale et le rythme soutenu qu'il tient tout du long ne fait que renforcer la puissance de ce qu'il décrit. » Nicole Henneberg, Frankfurter Allgemeine Zeitung

  • Ce livre nous ouvre les portes d'un village comme des centaines de milliers d'autres en Chine. Il nous donne les clés d'une réalité habituellement dissimulée. C'est une enquête passionnante, et un retour aux sources pour l'auteur, qui a pris pour objet d'étude le village reculé de la Plaine centrale qui l'a vue naître.
    Pendant cinq mois elle a écouté avec attention, l'un après l'autre, ses compagnons d'autrefois, ses parents, et aussi les notables et représentants de l'Etat dans le village. De ces entretiens émerge une image dense et complexe de la culture et du mode de vie rural en Chine : les différents lignages, les relations entre les clans, les joies, les peines et les aspirations des villageois.
    Liang Hong possède le double regard de l'universitaire qu'elle est devenue et de la fille de paysans qui ont vécu sur cette terre depuis toujours. C'est pourquoi son enquête est à la fois si instructive, éclairante, et profondément émouvante. Elle analyse de l'intérieur les mécanismes du dépérissement accéléré de la campagne chinoise. Les jeunes migrent massivement vers la ville, les liens familiaux se délitent, les rivières sont polluées, les écoles deviennent des porcheries...
    D'une communauté villageoise ordinaire, ce livre a fait l'exemple saisissant des défis que pose la modernité à la Chine tout entière.

  • « C'est à La Verdad que j'ai croisé ce livre. [...] Le bouquin dégageait une odeur de moisi. La dorure des caractères imprimés sur le dos s'était estompée, si bien que même de près je n'ai pu lire qu'une partie du titre : Le Nuage d'...dienne. La couverture était en cuir marron et les pages de si grande taille, d'un papier si épais, qu'elles étaient difficiles à séparer les unes des autres. Elles n'étaient pas nombreuses, une centaine peut-être, mouchetées de moisissures et d'humidité. Mais en insistant, j'ai réussi à l'ouvrir à la page de titre. [...]
    Duncairn !
    Revoir ce nom ici, dans un autre hémisphère, c'était tellement inattendu que j'en ai eu le souffle coupé. Duncairn, petite localité des Uplands, en Ecosse, ou j'avais séjourné durant une courte période, jeune homme. Ce qui m'était arrivé là-bas avait modifié tout le cours de mon existence.
    C'était un événement que je n'avais jamais été en mesure d'oublier. Ou de comprendre. »

    « Eric McCormack est l'un de nos auteurs les plus audacieusement originaux et divertissants. [...] Le Nuage d'obsidienne est indiscutablement le meilleur roman qu'il ait écrit à ce jour. » The National Post



    Illustration de couverture : DR


    Traduit de l'anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj
    ISBN : 978-2-267-02957-4

  • Poly

    Nicolas Vanier

    • Xo
    • 11 Juin 2020

    Parfois, entre un animal et un être humain, naît plus qu'une complicité : une histoire d'amour... Été 1964. à Beaucastel, dans le Gard, les chansons yéyés résonnent dans les transistors et les enfants piquent une tête dans les eaux claires de la Cèze pour se rafraîchir. Dans ce décor idyllique, pourtant, Cécile ne cesse de pester. Pourquoi sa mère, Louise, lui a fait quitter Paris pour ce " trou paumé " ?
    Ici, rien ne va pour elle : sa nouvelle maison est sordide, les gamins du coin sont moqueurs, son père, parti en Italie, lui manque. Quant à Victor, un homme très louche propriétaire d'un château en ruines, il tourne un peu trop autour de sa mère.
    Cécile se sent seule, elle s'ennuie tellement... Jusqu'à l'arrivée en fanfare d'un cirque dirigé par l'autoritaire Brancalou. La vedette du spectacle est un poney nommé Poly. Entre l'animal maltraité et l'enfant naît une incroyable amitié. Le début d'une folle et belle aventure qui les mènera loin de cet environnement hostile. Et leur fera braver tous les dangers...
    Avec ce roman, Nicolas Vanier met en lumière l'extraordinaire intelligence de l'enfance face à la condition animale, nous appelant tous à un sursaut de respect et de bienveillance.
    Un livre tendre et puissant

  • Le chef-d'oeuvre de François Dermaut.Femme libérée. Rosa est dans la tourmente. Suite au pari qu'elle a conclu avec les « hommes », le curé lui a interdit l'accès à la messe. Pour sauver son âme, va-t-elle être obligé d'annuler le concours ? Mais comment va faire son pauvre Mathieu, sans l'argent pour payer le sanatorium ? Après enquête, Rosa découvre que cela fait en réalité suite aux manigances de Séna, piqué dans son orgueil. Bien décidée à ne pas se laisser faire, Rosa peut compter sur les bonnes âmes du village pour lui venir en aide. Elle est surtout prête à se montrer aussi impitoyable que Séna.À la fois chronique rurale truculente et portrait d'une femme émancipée au début du XXe siècle, Rosa est un chef-d'oeuvre intimiste nous présentant une galerie de personnages criants de vérité et forts en gueule. Jusqu'ici habitué aux récits historiques, François Dermaut y signe, avec la conclusion de ce diptyque, un véritable aboutissement artistique.

  • Le chef d'oeuvre de François DermautDans un hameau Normand au début du XXe siècle, Rosa, mariée par ses parents à Mathieu, veuf et alcoolique de 25 ans son aîné, bientôt atteint de la tuberculose, tient dans la ferme conjugale un bistrot fréquenté par les rustauds du village. Alors que seule la lecture lui permet de s'évader, elle est mêlée à un pari absurde aux enjeux énormes initié par des « hommes » vantards, braillards, émouvants dont certains influents dans la commune. En en édictant les règles, la femme insignifiante qu'elle était hier à leurs yeux éprouvera le plaisir indicible que procure le pouvoir. Rosa découvrira les « hommes », leurs ambitions, leurs faiblesses, leur ignorance, leurs peurs, leurs tares cachées, leur cupidité, leur soif de domination... Elle s'émancipera de sa condition de femme de la fin du XIXe siècle, et s'affranchira du joug de la religion, omniprésente à cette époque.

  • Une rumeur gronde depuis les tombes du cimetière de Spoon River. C'est la voix des morts. Depuis l'au-delà, les habitants ensevelis retracent dans des mots taillés à la serpe la cause de leur décès.Règlement de comptes et autres aveux dépeignent une véritable fresque sociale. De la femme trompée au juge déwchu, le ressentiment se répand comme une traînée de poudre. Entre ses allées, le calme n'est qu'apparent, la rancoeur n'aura de cesse de perturber un repos éternel. Chef d'orchestre de ces voix, Edgar Lee Masters signe là un roman extrêmement original au ton férocement satirique, qui repose sur une mise en perspective des monologues au moyen d'échos et d'allusions croisées. Mais ce n'est pas tout : il compose du même coup de véritables poèmes en vers libres, qui tiennent de l'épigramme et prennent le contre-pied de l'éloge funèbre. Passions et rancoeurs animent ce microcosme, allégorie de toute l'Amérique, loin de tout cliché bucolique. Foudroyant.

  • Alors que l'hiver approche, tout le village de Marselane attend l'arrivée des saltimbanques pour la traditionnelle fête de la Saint-Luc. Sadim, le montreur d'ours, arrive quelques jours avant l'ouverture de la fête et meurt en pleine représentation. La rumeur circule que les villageois de Marselane l'ont tué. De cette méprise va découler une terrible malédiction que les forains vont prononcer à l'encontre des habitants de Marselane.

    André-Marcel Adamek (1946-2011) a exercé mille et un métiers tout en poursuivant un travail d'écrivain largement reconnu. Plusieurs de ses romans sont traduits dans une dizaine de langues et ont remporté de nombreux prix : L'Oiseau des Morts (Prix Triennal du roman de la Communauté française 1997), Le fusil à pétales (Prix Rossel, 1974), Le plus grand sous-marin du monde (Prix du Parlement de la Communauté française, 2000), La Grande Nuit (Prix des Lycéens en 2005 et Prix Marcel Thiry en 2004).

  • Le village évanoui

    Bernard Quiriny

    Un beau matin de septembre, les habitants de Châtillon-en-Bierre se retrouvent confrontés à un curieux phénomène : il leur devient soudain impossible de quitter leur village. Les routes n'aboutissent plus nulle part, tout comme les coups de téléphone et les e-mails. Après la sidération du début, il faut très vite affronter des questions pratiques (comment manger, se soigner, etc.), puis des questions métaphysiques. Les Châtillonnais sont-ils désormais seuls dans l'univers ? Est-ce un signe de Dieu ?
    Jouant de situations tantôt cocasses, tantôt tragiques, Bernard Quiriny signe une savoureuse fable sur la démondialisation doublée d'une interrogation sur le sens de l'existence.

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