• Le prince

    Machiavel

    Ecrit il y a plus de vingt-cinq siècles, l'Arthashâstra propose une véritable doctrine de l'État, moderne, bienveillant et efficace. Kautilya, surnommé le Machiavel indien, porteur d'un conservatisme éclairé y défend autant le bien-être du peuple que l'autorité de son Roi.
    De cet immense traité, Jean-Joseph Boillot a extrait, traduit et adapté les grands principes de la bonne gouvernance. Parfaitement intemporelles, les questions qu'il aborde sont parfois même d'une étonnante actualité. Comment choisir ses ministres et mettre à l'épreuve leur moralité ? Comment assurer la sécurité des biens et des personnes ? Quel soin porter aux finances publiques et en prévenir les détournements ? Quelle place accorder à la justice ? Qu'est-ce que la souveraineté de l'État ?
    Alors que les grandes démocraties occidentales souffrent d'une profonde crise de gouvernance, que leurs dirigeants et leurs programmes ne sont plus capables d'enrayer la montée des populismes, le citoyen trouvera peut-être un peu de réconfort et le politique un peu d'inspiration à la lecture de l'un des plus grands traités de l'Inde ancienne.

  • Édition enrichie (Introduction, notes, appendice, commentaires sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)« Les femmes les plus vertueuses ont en elles quelque chose qui n'est jamais chaste. » Cette remarque de Balzac peut s'appliquer à Mme de Mortsauf, lys blanc et pavot rouge. Félix de Vandenesse souffre de la réserve d'Henriette de Mortsauf à qui il voue depuis son adolescence un amour total ; il tue pourtant cette femme en l'idéalisant, en lui imposant une pureté contre laquelle elle se révolte au moment de son agonie. Le Lys dans la vallée est le roman des désirs qui se croisent et des lettres qui ne parviennent pas à créer un véritable échange.
    Dans une longue confession épistolaire - qui constitue la plus grande partie du roman - destinée à sa fiancée Natalie, Félix fait le récit de cet amour. L'ironique réponse de Natalie consacrera la rupture des fiançailles.
    Le Lys dans la vallée est le roman de toutes les ambiguïtés. La blanche Henriette est aussi un stratège politique machiavélique qui apprend à Félix l'art du pouvoir. Alors qu'elle est monarchiste et légitimiste, elle ne peut s'empêcher d'admirer Napoléon. Roman écrit sous la Monarchie de Juillet, par un auteur qui prône une réforme de l'aristocratie tout en la défendant, Le Lys dans la vallée laisse entrevoir la critique de la Restauration dans une scène de la vie privée.
    Edition de Gisèle Séginger. 

  • « L'autre jour, j'ai tué ma volaille : un vieux canard dont le renard avait emporté le dernier compagnon et qui traînait sa neurasthénie sur le bord de la mare ; une poule bleue boiteuse.  « La ferme, on l'a achetée pas trop cher, et pas trop loin de P. la capitale où se trouve le travail ; on la retape dans ce qui reste de temps. Rurbains nous sommes, en rurbains nous agissons. J. rêvait de retrouver un jardin, moi d'adopter des bêtes, des poules surtout. »  

  • Paul et Virginie est un exemple du roman de la fin du XVIII e siècle, écrit par Jacques Bernardin Henri de Saint-Pierre.

    Paul et Virginie.

    Virginie et Paul.

    Nés tous deux au cœur d'un Eden intemporel, luxuriant et inviolé, ces deux-là sont inséparables. Dans toute l'île de France (de nos jours Maurice), on ne compte pas d'enfants plus beaux, plus vertueux ni plus purs – et quand l'amour fleurit, chez ces cœurs innocents, c'est encore la nature, comme on cueille un fruit mûr, qui prédestine leurs sentiments... Las, la société viendra les arracher l'un à l'autre. Virginie sans Paul. Paul sans Virginie. D'une harmonie brisée, Bernardin de Saint-Pierre fait le triomphe du romantisme exotique, l'ode définitive aux paradis perdus.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le premier livre d'André Leroi-Gourhan, publié en 1936, méritait bien une seconde édition. La Civilisation du renne, dédiée à Marcel Mauss, est certes un livre de jeunesse, comme le pointe Lucien Febvre, mais c'est aussi un livre-promesse, un livre-jalon, car l'ambition extrême de l'auteur, alors âgé de 25 ans, le pousse à multiplier les incursions dans un nombre considérable de disciplines (géographie, ethnologie, technologie, préhistoire, orientalisme) qu'il entend coordonner afin d'étudier, en dépit de l'éloignement temporel et du déplacement des milieux climatiques, trois époques d'une même culture du renne en milieu arctique (toundra-taïga) : dans l'Europe du Pléistocène, chez les Eskimos actuels, chez les peuples qui ont domestiqué l'animal.

  • L'Enragé

    Dominique Rolin

    Cloué sur son lit de mort par un rhumatisme articulaire qui l'empêchera à jamais de peindre, Brueghel se rappelle sa vie. Première enfance paysanne, atelier d'un maître célèbre, paysages et peintures des Flandres puis d'Italie, villes déchirées par la répression espagnole, humanité grouillante, femmes qu'il a aimées... vie transformée en oeuvre.Née à Bruxelles, Dominique Rolin (1913-2012) s'établit à Paris dès 1946. Au long de ses romans, elle traite de diverses manières le thème de la naissance et celui du drame familial. à partir des années 1960, se fait jour une nouvelle écriture romanesque, dans des textes où l'auteur remonte jusqu'avant sa naissance (L'Infini chez soi), ou met en scène sa future agonie (Le Gâteau des morts).

  • Ferdinand est noir et exilé. Il oscille entre Paris et New York. À Manhattan, il loge chez Jenny. Par la suite, il rencontre la belle Fran dans un bar de Greenwich Village. Ferdinand est découragé, Fran est désespérée. Pendant trois jours, ils vont marcher, courir, parier, déambuler, flâner, s'aimer aux quatre coins de New York. Au rythme de l'écriture et de la musique de Jean-Claude Charles, entre le swing et le blues, entre les larmes et le fou rire, le coeur de Ferdinand balance entre Jenny et Fran.

  • Simon Rose est un détective privé pas comme les autres. Il vit encore chez sa mère et dort au-delà de toute limite. Un éditeur l'engage pour assurer la protection de l'un de ses auteurs. Les meurtres se succèdent autour de lui à un tel rythme que le biographe a toutes les raisons de craindre pour sa vie.
    Du trafic de manuscrits à celui de tableaux, de la disparition d'un écrivain à celle de son biographe, Simon Rose rend coup sur coup... sans jamais résister aux charmes de Séverine, Caroline ou Anna.
    Autopsie d'un biographe est la première des enquêtes de Simon Rose, parues entre autres chez Zulma et en Série Noire. Max Genève y cultive avec bonheur son humour féroce et son style mordant dans le milieu littéraire qu'il connaît bien.

  • « De nombreuses églises ou sectes, écrit Saint Loup, en conclusion de son roman, portent la responsabilité des erreurs commises dans le travail d'évangélisation, erreurs qui aboutissent au crime de génocide ». Avec La nuit commence au Cap Horn, Saint Loup signe l'un des plus grands romans français du XXe siècle. Le « sort », très sollicité, ne lui a pas accordé le prix Goncourt en 1953. Mais il est de ces livres qui n'ont nul besoin d'une consécration officielle. Jamais l'évangélisation des peuplades primitives n'avait été rendue avec un tel réalisme, ce qui va de pair avec une brutalité infinie et un tragique incontournable. Qui se souvient des Oonas, des Alakaloufes ? Peuples fiers encore au début du XIXe siècle, ils n'auront pas vu le soleil boréal se lever à l'aube du siècle suivant. La parole de l'Évangile s'était offerte à eux. Mais « La nuit commence au Cap Horn » n'est pas seulement le récit de la dramatique désagrégation des tribus fuégiennes. Les protagonistes de ce livre s'inscrivent dans la série des héros de Saint Loup. Chevaliers du désespoir, combattants de la fidélité, ils lutteront jusqu'à la mort. Car il n'y a pas de vainqueur. Perdus, les guerriers des Volontaires, des Hérétiques ou des Nostalgiques, perdu le pasteur Mac Isaac de La nuit, seul, Barbaira à la fin de Nouveaux Cathares... Et pourtant, ils étaient tous animés par la volonté de puissance, chère à Saint Loup. « Celui qui lira « La nuit commence au Cap Horn » sera transporté aux antipodes, vers ces contrées où s'embrassent le feu et la glace : chocs titanesques dans un espace où le temps se serait arrêté à l'origine. Mais le lecteur ne s'y attardera pas et remontera plus loin encore à la recherche de sa propre âme, avant « la nuit », avant le génocide... » En 1953, au terme d'un scandale qui a éclaboussé le milieu littéraire français, « La nuit commence au Cap Horn » n'a pas eu le prix Goncourt. Les Académiciens n'avaient pas accompli ce retour sur eux-mêmes, ils demeuraient dans la nuit de l'ethnocide... austral.

  • Il n'y a pas d'Indochine, c'est vingt-cinq récits de voyages. En Europe, en Amérique du Nord, en Asie, en Afrique, et en France. Il se compose de réalités rarement, sinon jamais décrites dans les livres de voyages. Mais aussi de moralités : sur l'homme, l'idéalisme, la maffia, les retournements de veste, Napoléon, Bourguiba, et bien d'autres sujets. Il y est également question de postérité. Qu'est-ce que la postérité ? On le découvre peu à peu, de même que l'auteur, au fur et à mesure de ses voyages. Qu'est-ce qui fait que tel ou tel écrivain reste ? Et d'abord, ne restent-ils pas tous ? La postérité existe-t-elle, d'ailleurs ? Souvent, se posant ces questions, l'auteur se métamorphose. On le verra en crocodile pour une causerie avec Chateaubriand, en Lord Carnavon devant les pyramides d'Égypte, en prix Nobel à quatre-vingt-douze ans, en Arc de Triomphe qui marche. Comme son titre l'indique, Il n'y a pas d'Indochine ne parle pas un instant de ce pays. Du reste, dit quelque part l'auteur, l'Asie est introuvable.

  • Banale rencontre d'après-guerre, comme il s'en est produit des milliers... Elle a survécu aux camps. Il a survécu lâchement, avec marché noir et petites combines. Leurs souvenirs ne sont pas les mêmes ; chacun a entassé dans sa mémoire d'autres moments de vie. Ils se tendent la main, sans pouvoir faire que leurs doigts s'effleurent. Et pourtant, on aimerait tellement qu'ils renouent avec une raison de vivre. N'importe laquelle...

  • Gare Saint-Lazare

    Betty Duhamel

    • L'herne
    • 10 Octobre 2018

    Inspirée de l'idylle de Betty Duhamel avec l'un des plus célèbres romanciers français, cette romance douce-amère nous entraîne, au fil de rendez-vous dans les gares et les cafés parisiens des années 70. L'on y croise Bernard Frank et les amis de Sagan, Jacques Chardonne, les « maîtres à penser » et La Nouvelle Vague.
    Gare Saint-Lazare reflète avec justesse les tourments des premiers sentiments amoureux, l'ambiance intellectuelle d'une époque et nous livre un témoignage précieux sur les ambitions précoces d'un aspirant écrivain.

  • Ce roman est l'histoire d'une passion : celle d'un homme pour son père. À Porto-Cristo (Baléares) et à Barcelone, la terre, la ville, la mer ont gardé la mémoire des jours de 36. Là-bas, Manuel a laissé sa fougue et ses espoirs, et sa jambe sur un amas de rochers. À Argelès, dans les trous du sable, il a perdu sa langue. Ses illusions, sa guerre, il ne se résoudra pas à les évoquer dans le français de sa terre d'exil. Après la mort de Manuel, Thomas Pascual, son fils, s'emploie à combler ce vide. Nulle enquête ne peut relater ce que les hommes ont voulu taire, mais l'irrésistible attrait des terres et de la mer, la passion de la langue, vont ranimer le souvenir des jours, dans la lumière des mots.

  • Les politiques nous mentent ? Apprenez à reconnaître leurs techniques préférées ! Oui, les politiques nous mentent, nous dit Thomas Guénolé. Mais pas plus que tous ceux qui ont quelque chose à nous vendre. Cela étant, comment se fait-il que l'image d'un politicien soit beaucoup plus négative que celle d'un publicitaire ? Comment expliquer que des deux professions qui utilisent le plus le mensonge, seule celle de politicien soit si violemment rejetée ? C'est que le publicitaire, lui, ne nous a jamais demandé notre confiance en nous regardant droit dans les yeux, pour ensuite la trahir.
    Thomas Guénolé décrit ici pour nous les techniques utilisées par les politiques pour nous mentir. À l'aide d'exemples concrets, tirés du débat politique actuel, il nous aide à comprendre les astuces de langage et le double sens si chers à nos politiciens. Ce livre est utile à tous : à la politique, à laquelle il veut rendre ses lettres de noblesse, et aux électeurs, qui comprendront qu'embellir le " produit électoral " fait partie intégrante du rôle du " vendeur politique ".
    À la fin de chaque chapitre, des exercices suivis de leurs corrigés permettent au lecteur de s'entraîner à détecter les mensonges en politique.

  • Cette histoire est basée sur un fait réel. En Afrique du Sud, dans les années soixante, les Debeer, famille d'Afrikaners (colons blancs d'origine hollandaise), se trouve brusquement « déclassée », passant du statut de Blancs à celui de Métis. En vertu des lois sur l'apartheid les Debeer doivent changer de domicile pour s'installer dans le ghetto sur les versants de Devil's Peak, non loin du Cap de Bonne Espérance. Ce roman est l'histoire de cette brusque déchirure, de cette nouvelle vie qui commence pour les Debeer. L'autre aspect du roman est la vision de la société sud-africaine, telle que nous la conte Michael le jeune Européen, de cette société où la fameuse Loi sur l'Immoralité ne lui permet pas de rencontrer Prudence Debeer. L'amour de deux jeunes gens de « couleur différente » y est inconcevable. Avec ce roman au style intimiste Albert Russo, (après « Sang-mêlé » ou « Ton fils Léopold »), continue ses chroniques africaines et traite un problème très actuel.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les images font du bruit chez Roger Dumont. Elles déboulent avec l'impétuosité et la fraîcheur des gaves, roulent des idées, ameutent des sensations, traversent les personnages et débouchent sur une histoire forte, oxygénée, vitale, qui déborde le lecteur. Dès les premières phrases du « Voleur de Nuages » on est précipité dans l'atmosphère Dumont. Est-ce un coup de poing ou un coup de corne qui met fin à la vie de Donald, ce faux habit de lumière en toc ? L'homme qui parle, le narrateur, se prend pour un taureau ! Et parce qu'il est brave - et bon - la belle sera à lui et pas au truand. D'extérieurs en extérieurs, de terrains vagues en cabarets, de salons en pâturages, c'est à un western intérieur qu'on assiste où triomphe le sentiment vrai. Le narrateur, chroniqueur sportif de son état, ne nous fait pas seulement assister en direct à un match France-Galles ou à un tentadero à Carmona mais au match et au tentadero qui se déroulent dans sa propre tête, dans sa vie. La gloire pour lui porte un nom de femme : Gloria. C'est pour Gloria qu'il prend tous les risques. Et il a formidablement raison. Florence Delay

  • Trois randonneurs : un écrivain, sa compagne et son ami d'enfance. Un temps de chien ! Un jeune homme, rencontré par hasard, dans une petite gare à l'abandon. C'est un admirateur de l'écrivain. Ils se réfugient chez le jeune homme, le temps de se réchauffer. C'est pratique, quelqu'un de nouveau, avide de vous connaître. On peut parler de soi, se répandre. Et quand l'oreille attentive devient acteur du drame ; le précaire équilibre triangulaire vacille. C'est la tempête sans recours. Une pièce émouvante où la nature humaine se révèle autant par l'atmosphère que par la parole.

  • Si Colette garde toujours de nombreux fidèles, personne en France n'a pensé jusqu'à présent, à écrire sa biographie bien que sa vie, mouvementée et riche en événements, s'y prêtât particulièrement. Chose curieuse, c'est un Américain qui en eut l'idée d'autant plus originale qu'il a voulu que ce soit Colette elle-même qui l'écrive. En effet, Colette qui a toujours refusé d'écrire ses mémoires, sans employer le « je » des mémorialistes, s'est souvent mise en scène dans ses écrits ; et c'est en recueillant à travers son oeuvre des confessions plus ou moins directes, en les ordonnant chronologiquement, que M. Robert Phelps a réussi à nous donner une oeuvre « autobiographique » d'un très grand intérêt. Un critique américain n'a pas hésité à écrire que cet autoportrait, bien qu'involontaire, pourrait être le chef-d'oeuvre de Colette. Nous avons pensé qu'il serait injuste que cet autoportrait ne soit pas présenté au public français ; et cela d'autant plus que que le texte retrouve ainsi la pureté et la magie du style propre de Colette. Grâce à la modestie de M. Robert Phelps le miracle s'accomplit, le travail de l'assembleur disparaît, une voix s'élève, celle de Colette elle-même qui nous confesse sa vie...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • David Gregorievitch Eisenberg a mis 50 ans avant de revenir à Kiev... 50 ans qui le séparent du massacre de Babi Yar dont il est un des rares rescapés. David raconte. Il a 15 ans. Avec tout les Juifs de la ville, il est convoqué près du cimetière. Il n'a rien à craindre. Il donne ses papiers, il se déshabille... et c'est l'horreur : courir nu vers les mitrailleuses qui fauchent femmes, enfants, vieillards. David tombe dans la fosse, blessé. Deux jours à survivre parmi les morts. Se sauver. Se réfugier chez son ancienne concierge et rester deux années enfermé dans un appartement avant d'être dénoncé. Il a 17 ans et il se retrouve dans la cellule des condamnés à mort... David raconte simplement, tout simplement, par petites touches, avec humour parfois, l'horreur. Un témoignage afin que la mémoire ne soit pas vaine.

  • Que l'on soit une brave dame pipi un peu dealeuse sur les bords, un simple voyageur aux prises avec un commando terroriste, un éminent psychiatre amateur de pommes, un couple gastronome recevant une visite impromptue, un huissier que le retour des beaux jours enchante, ou encore un veuf rapidement consolé par sa belle-fille et son cancer... la mort se drape toujours de solitude. Entre amertume et dérision, Olivier Thiébaut nous donne à lire dans ces 17 nouvelles, la noirceur du monde avec une lucidité cruelle et une écriture épurée qui allie la beauté au désespoir.

  • Et ça se compliquait encore puisque j'étais devenu un écrivain et que je serais donc forcé d'avouer, et pas dans le creux de l'oreille d'un prêtre, mais devant l'opinion publique, en espérant même un gros tirage. Il était mort depuis longtemps (il est toujours mort, ces choses ne s'arrangent guère, et je ne suis plus tellement vivant) mais la tranchée est toujours là, et le coquelicot, et le gourbi et la droite et la gauche et les deux chiottes, et le hasard destitué.

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