• Voici une histoire de la forêt médiévale, des forêts de France et des contrées voisines, du ve au XVe siècle. Une histoire qui place en regard de forêts légendaires, les forêts réelles, celles de la chasse et de l'élevage, celles du bois de chauffage et des bois de charpente utilisés dans les habitations et les cathédrales, celles indispensables à une industrie où fours, forges, verreries, salines se multiplient. Une histoire qui rappelle comment, durant ce millénaire, les espaces cultivés s'étendent au détriment des forêts, dans quelle mesure les crises, conflits et épidémies accélèrent le processus ou le ralentissent, ou encore pourquoi il est nécessaire de créer des institutions chargées de gérer les espaces forestiers. Inédit en son genre, ce Tour des forêts est mené par des spécialistes de disciplines peu, voire pas représentées habituellement dans les ouvrages historiques (archéologie, palynologie, ou dendrochronologie), et met en forme des données à la pointe de la recherche. Spécialistes de littérature médiévale, linguistes, juristes, historiens des religions et des institutions, archéologues, spécialistes de la végétation ancienne, de la construction des cathédrales, du transport du bois, des mines, de la production de la chaux, de la poix, du sel, etc. ont oeuvré à donner le panorama le plus complet de la forêt médiévale et ainsi offrent un ensemble qui ne s'était encore jamais fait sur ce sujet. Grâce à cette somme foisonnante et richement illustrée, chacun pourra se faire une idée précise de l'évolution de « sa » forêt, celle qui lui est proche, qu'il parcourt parfois, et qui aujourd'hui fait pleinement partie de son quotidien.

  • Il est incontestable que l'Islande et le Groenland sont deux territoires différents, bien qu'ils soient voisins. Le Groenland a été qualifié de plus grande île du monde. Pendant près de cinq siècles, des Scandinaves vécurent là dans des colonies bien délimitées tandis que sur le reste de l'île, vivaient des Inuits. L'Islande a connu un peuplement modeste. Les Islandais construisirent une société qui ressemblait aux autres sociétés nordiques, même si l'habitat était bien plus dispersé qu'ailleurs, l'économie moins variée et les structures sociales dissemblables. Il existe nombre de différences entre l'Islande et le Groenland, mais également de nombreuses ressemblances. Les deux îles partagent le fait d'être situées aux confins septentrionaux. Elles furent longtemps soumises à une autorité étrangère. Pendant longtemps, elles demeurèrent si éloignées du « centre » européen que c'est à peine si on les mentionnait. L'Islande et surtout le Groenland attirèrent les explorateurs, à l'instar de bien d'autres territoires au Nord du monde. C'est la fascinante histoire de la constitution de l'image de ces deux îles aux confins du monde que l'historien Sumarliði R. Ísleifsson nous raconte dans cet essai remarquable, contribuant ainsi à l'histoire de l'imaginaire du Nord et de l'Arctique, des lieux peu étudiés, et encore souvent représentés par des lieux communs, accumulés par des siècles de discours.

  • Ce livre, qui regroupe des théories élaborées autant dans le monde anglophone que dans le monde francophone, s'adresse à tous ceux et celles qui s'intéressent au fonctionnement et à la transformation des organisations. En plus de présenter un tableau complet de l'évolution des diverses théories, il pose un regard averti sur les apports et les limites de chacune, et fournit un aperçu des derniers développements qui caractérisent ce champ d'études.

  • Si le patrimoine culturel peut prendre différentes formes, cest surtout dans les villes quil se concentre. Les auteurs interrogent ainsi la notion de patrimoine urbain en analysant les processus par lesquels les acteurs privés et publics donnent du sens à cet environnement particulier et, ce faisant, comment ils le transforment.

  • D´où vient le sens de la ville ? Pourquoi et en quoi les villes diffèrent-elles les unes des autres ? Comment naissent les significations urbaines ? Et qu´est-ce que la ville, par delà la mince surface de notre temps présent ? Pourquoi la ville s´oppose-t-elle à la nature ? Comment la ville des architectes, la ville des poètes, la ville de la publicité, la ville des aménagistes, la ville des chroniqueurs se comparent-elles ? Quels sont les liens qui unissent la ville d´aujourd´hui à celle d´autrefois ?

    Cet ouvrage propose quelques perspectives à propos de ces questions. Sous les horizons variés des sciences humaines et des lettres, on y aborde la ville comme un phénomène de représentation, c´est-à-dire comme un artefact culturel logé quelque part entre notre propre conscience et les idéaux de ceux qui l´ont imaginée, de ceux qui l´habitent et de ceux qui l´explorent. Les divers textes réunis dans ces pages s´attardent donc à exposer des approches et des contextes spéculatifs afin de recadrer les questionnements sur la genèse des espaces urbains et sur les relations, d´une part entre la fabrication des villes et leur capacité de sens, d´autre part entre les villes et l´identité collective.

    Pour penser, comprendre et expliquer la ville sous ces dimensions, l´on aborde d´abord quelques considérations épistémologiques, pour interpeller ensuite la ville engendrée par le projet architectural et urbain. Suit l´examen, entre mythe et réalité, de la ville comme idéal variable, voire antinomique dès que l´on considère l´opposition historique entre milieux naturels et urbanisés. L´ouvrage se clôt enfin sur l´invention de la ville comme processus d´investissement de sens des paysages construits.

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