• «  Un "tableau mort"  - en termes de vente aux enchères  -  qualifie les oeuvres qui ne peuvent être authentifiées pour quelque raison étrangère à l'oeuvre même. Mais parfois ces dénommés  "tableaux morts"  suggèrent plus de vie que bien d'autres toiles authentifiées par convenance. »Quand elle visite, dans le cadre de la collection « Ma nuit au musée », les salles du musée Thyssen-Bornemisza, à Madrid, en mars 2019, Zoé Valdés cherche des toiles qui n'y sont pas, ou n'y sont que dans son souvenir. Sachant que l'art l'a sauvée « de la constante incurie sociale et politique » qui régnait à Cuba, Zoé va faire une étrange plongée dans un monde mi-chimérique mi-réelle qui nous entraîne à la poursuite de deux muses, et deux peintres célèbres, Balthus et Bonnard.Comment les aborder, ces deux maîtres de la pose suggestive, érotique, infantile, faussement innocente, que par le roman-résurrection du passé ?Le livre se divise alors en deux parties : la première met en scène, sous l'apparence joueuse de l'imaginaire, une jeune modèle qui pose pour Balthus, jouant au chat et à la souris avec le maître du « Passage du commerce Saint-André ».  Qui regarde qui ? Qui désire qui ? L'art produit-il du rêve, à mi-conscience, ou au contraire du réel brûlant ?La deuxième partie nous montre une autre muse, Renée de Monchaty, amante idéalisée par Pierre Bonnard dans « Femme à sa toilette », et qui se suicida par amour déçu, en 1925.  Les muses sont des jeunes filles, des adolescentes parfois, des innocentes sacrifiées sur l'autel du désir des peintres. Aujourd'hui, elles feraient des procès. A l'époque, elles n'avaient le choix que de poser pour de l'argent, ou pire, par dévotion.Dans ce récit somnambulique et sensuel, teinté du réalisme magique de l'Amérique latine, le vrai et le faux s'entrelacent comme des fleurs vénéneuses.
    Traduit de l'espagnol par Albert Bensoussan

  • Au coeur d'Esquisses musicales se trouve un personnage paradoxal : un peintre que l'on n'a jamais vu peindre, et dont aucune oeuvre n'a jamais pu être admirée. C'est pourtant à lui que l'on a confié la tâche de décorer les murs de la mairie de Coronel Pringles, une ville d'Argentine. Cet homme est-il vraiment l'artiste qu'il prétend être ? Et plus largement, qu'est-ce qui fait de quelqu'un un artiste ?

    Pour tenter de dissiper son mystère, le narrateur suit le parcours de ce curieux individu. Un chemin où l'on croisera d'autres personnes tout aussi étranges, et rythmé par des événements qui ne le sont pas moins. Jusqu'à, peut-être, trouver l'origine de l'art.
    Avec humour et un sens aigu de l'absurde, César Aira nous livre un singulier portrait d'artiste - un roman partagé entre logique pervertie et réalisme magique.

  • Passing strange Nouv.

    Passing strange

    Ellen Klages

    San Francisco, 1940. Six femmes, avocate, artiste ou scientifique, choisissent d'assumer librement leurs vies et leur homosexualité dans une société dominée par les hommes.
    Elles essayent de faire plier la ville des brumes par la force de leurs désirs... ou par celle de l'ori-kami.

    Mais en science comme en magie, il y a toujours un prix à payer quand la réalité reprend ses droits.

  • Un comptable se réfugie la journée dans ses chiffres et la nuit dans un bar où il retrouve depuis dix ans les mêmes amis.
    Le visage protégé par une écharpe, on ne sait rien de son passé. Pourtant, un soir, il est obligé de se dévoiler. Tous découvrent qu'il a été défiguré. Par qui, par quoi ?
    Il commence à raconter son histoire à ses amis et à quelques habitués présents ce soir-là. Il recommence le soir suivant. Et le soir d'après. Et encore. Chaque fois, les clients du café sont plus nombreux et écoutent son histoire comme s'ils assistaient à un véritable spectacle. Et, lui qui s'accrochait à ses habitudes pour mieux s'oublier, voit ses certitudes se fissurer et son quotidien se dérégler. Il jette un nouveau regard sur sa vie professionnelle et la vie de son immeuble qui semblent tout droit sortis de l'esprit fantasque de ce grand-père qui l'avait jusque-là si bien protégé du traumatisme de son enfance.
    Léger et aérien en apparence, ce roman déverrouille sans que l'on y prenne garde les portes de la mémoire. On y trouve les Beatles, la vie étroite d'un comptable enfermé dans son bureau, une jolie serveuse, un tunnel de sacs poubelle, des musiciens tziganes, une correspondance d'outre-tombe, un grand-père rêveur et des souvenirs que l'on chasse mais qui reviennent. Un livre sur l'amitié, sur l'histoire et ce que l'on décide d'en faire.

    Riche des échos de Vian, Gary ou Pérec, lorgnant vers le réalisme magique, le roman d'un homme qui se souvient et survit - et devient l'incarnation d'une nation qui survit aux traumatismes de l'Histoire.

  • Dans le petit village d'Icamole, au nord du Mexique, Remigio découvre au fond d'un puits le corps d'une fillette inconnue. Ce qui pourrait rester un simple fait divers devient matière à un océan de fictions et d'imbrications romanesques : car c'est à la lumière des romans qu'il lit avec autant de fureur que de délectation que Lucio, le bibliothécaire du village, mène l'enquête. Laquelle le conduit sur les traces d'Herlinda, sa femme disparue, qu'aucune lecture n'aura pu lui restituer.

    Un roman jubilatoire et virtuose, qui emporte magistralement le lecteur.
    Considéré comme l'un des romanciers mexicains les plus inventifs de sa génération, David Toscana est né en 1961 à Monterrey. Avec El último lector, comme dans ses autres romans, il nous offre, dans la droite ligne de Cervantès, une réflexion virtuose sur les enjeux de la fiction - entre réalisme et fantastique. Ses oeuvres sont déjà traduites dans une dizaine de langues.

  • Sportif sans illusions et fan de David Bowie, Noah est un ado comme tant d'autres, qui adore ses deux meilleurs potes, mais cultive des fascinations étranges et obsessionnelles. Après une soirée très arrosée et un épisode d'hypnose, Noah se réveille dans un monde légèrement parallèle. Pour comprendre ce qui lui arrive, il va s'attacher à ce qui n'a pas changé...
    Un livre pour tous les jeunes qui commencent à réfléchir à ce qu'ils veulent et à ce qu'ils ne veulent pas.

  • « Le Stranger things français » - Le Point

    Par amitié, ils ont lancé un défi à la mort. Elle l'a relevé !

    Stan possède un talent rare. On vient le voir avec un problème et il élabore des stratagèmes insensés pour le résoudre. Aidé de sa bande d'amis fidèles, Daniel, Jenny, David et Moh, il est devenu un artiste en manipulation de la réalité.
    On l'appelle l'Enchanteur et, cette année, il va devoir réaliser son chef-d'oeuvre. Car Daniel est malade. Daniel va mourir. Comme il est fan de comédies musicales, il a demandé à Stan de transformer sa mort en un spectacle si grandiose qu'il lui offrira un peu d'immortalité.
    Il ne reste que neuf mois à l'Enchanteur et sa bande pour accomplir ce « miracle ». Mais, dans les ruelles du centre-ville, un Mal ancien et féroce se répand... et, même s'ils préféreraient l'ignorer, nos héros semblent être plus impliqués qu'ils ne le souhaiteraient.
    « Une mort annoncée transfigurée par l'art et l'amitié, une guerre livrée à un meurtrier en série... le beau roman de Stephen Carrière mêle habilement deux récits, deux combats et met en scène la puissance du verbe. » - Télérama
    « Une ode à l'amitié réjouissante mâtinée de fantastique et de chronique sociale. » - Le Monde

  • " Arséni Andréiévitch, nu comme un ver, constata sans équivoque que l'organe le plus important du corps masculin manquait à son reflet. " Avec L'Outil et les Papillons, Dmitri Lipskerov entraîne le lecteur dans un carnaval fantastique échevelé, démoniaque et absurde, une variation hilarante sur Le Nez de Gogol.
    Un beau matin, l'honorable Arseni Andréiévitch Iratov, célèbre architecte de cinquante ans dont le parcours rappelle celui d'un Rastignac soviétique (directeur d'un bureau d'architectes, amant insatiable, ex-joueur de cartes, qui a trempé dans de sombres histoires de marché noir avant d'avoir affaire au KGB et de passer quelques années en prison pour malversations financières), se réveille pour découvrir qu'il n'a plus de sexe. L'outil le plus essentiel de son anatomie a tout simplement disparu, ne laissant qu'une fente sur un bas-ventre désormais lisse.
    L'organe perdu réapparaît dans un petit village, où vivent une gamine de treize ans et sa grand-mère alcoolique. Le pénis a pris l'apparence d'un gnome, qui se transforme rapidement en beau jeune homme au visage angélique.
    La jeune fille décide de le garder comme animal domestique, avant d'en tomber amoureuse, de lui donner un nom français (Eugène) et de l'aider à réaliser son rêve: retrouver son propriétaire Iratov.
    Avec L'Outil et les Papillons, Dmitri Lipskerov entraîne le lecteur dans un carnaval fantastique échevelé, démoniaque et absurde, une variation hilarante sur Le Nez de Gogol.

  • PRIX IMAGINALES 2019 Un roman, entre onirisme et délire surréaliste, d'une écriture magnifiquement débridée. " C'est un rêve, répondit l'homme-arbre. Un rêve de la raison. Le cerveau s'endort et il fait un dernier rêve... "
    Ilyassov le Tatare est un vieux vendeur de poissons solitaire et mutique, dont les seuls confidents sont ses chers silures. Il vit dans le souvenir de la belle Aïza, son unique amour, qui s'est jadis noyée sous ses yeux. Or par une nuit d'hiver, Ilya se transforme en poisson, première d'une série de métamorphoses qui lui permettront, chacune, de retrouver brièvement sa bien-aimée avant de la perdre à nouveau.
    L'inspecteur Sinitchkine est chargé d'enquêter sur la disparition d'Ilya, que l'on s'imagine assassiné, malgré l'absence de cadavre. Mais Sinitchkine est bien plus préoccupé par ses cuisses qui enflent, enflent, enflent... comme si elles s'apprêtaient à enfanter.
    Ce n'est là que le début d'une intrigue foisonnante où l'imagination débordante de l'auteur fait surgir une ronde fantasque de multiples personnages, tantôt tragiques, tantôt cocasses, parfois les deux.
    Au cours des mésaventures d'Ilyassov et Sinitchkine, on croisera entre autres un homme arbre, un étang infesté de piranhas, une jeune fille errant dans la neige, et deux malfrats sérieusement alcooliques prêts à tout pour un billet.
    Autant de passagers du rêve d'une raison en sommeil.

  • Marathonien convaincu et joueur de dominos impitoyable, Matus rêve de reprendre le Texas aux Gringos. En ce début d'automne 1968, le voilà donc parti pour le plus tardif et le plus désopilant épisode de la guerre du Mexique, la reconquête de Fort Alamo, à la tête d'un corps expéditionnaire improvisé de cinq adolescents un peu simplets : le gros Comodoro, espèce de Sancho Pança tourneboulant, la très lunatique Azucena, et trois autres Illuminés tout aussi persuadés de la noblesse de l'épreuve...

    Par-delà la fable grinçante, et une initiation loufoque à l'art de la guerre, le roman de David Toscana touche au vif. Et relance le grand art romanesque des Juan Rulfo et Carlos Fuentes avec une verve désarmante pour dire l'audace des innocents, au gré d'une folle ironie et d'un humour qui fuse à chaque page comme la mitraille de l'ennemi.
    Considéré comme l'un des romanciers mexicains les plus inventifs de sa génération, David Toscana est né en 1961 à Monterrey. Ses oeuvres sont déjà traduites dans une dizaine de langues.

  • Pour le Dr. Mitchell Parmenter, orientaliste américain venu passer un an dans la cité d'Amaz pour y étudier une ancienne épopée dont il a retrouvé le manuscrit, comme pour son épouse et ses deux filles, c'est un séjour plein de promesses qui s'annonce.
    Presque des vacances.
    Mais Amaz, où s'interpénètrent l'univers magique des Mille et une nuits et le climat conflictuel du Moyen-Orient contemporain, n'est pas une ville de tout repos. Les rues semblent y changer de tracé d'un jour à l'autre, les nouvelles se transmettent par l'intermédiaire de jeux de cartes divinatoires, une guerre séculaire y oppose secrètement les partisans de deux types d'écriture...
    De touristes, les Parmenter deviennent explorateurs d'un monde encore plus étranger qu'ils ne l'imaginaient, puis protagonistes d'une quête dont l'enjeu est la texture même du réel.

    Voix majeure de la fantasy américaine, Lisa Goldstein livre un roman au merveilleux puissant, au "réalisme magique" étourdissant.

  • Enfant maudit, Juan Capistrán se voue dès l'adolescence à la conquête d'une fillette qui le dédaigne. Devenue femme, la belle Carmen l'ignore plus que jamais... En toile de fond des récits du vieux conteur et des interprétations romanesques de Froylán, son biographe : la ville frontalière de Tula, fabuleux théâtre de personnages, comme Fernanda, la mère morte en couches de Juan, le père Nicanor, le général Pisco et le maestro Fuentes, entre autres témoins de l'orgueil légendaire des « Tultèques », tous un peu aventuriers ou trafiquants en illusions.

    Tula, qui n'est pas sans rappeler le Macondo de Cent ans de solitude, est l'occasion de tableaux de genre hilarants. Au service du mythe de la passion impossible, le réalisme baroque de Toscana nous entraîne dans un labyrinthe de fausses pistes et d'authentiques chausse-trapes. C'est avec toute l'inventivité propre à la littérature hispanique, de Cervantès à Juan Rulfo, que l'auteur d'El último lector (Zulma, 2009 et 2013) bouscule allègrement le genre romanesque, avec mises en abyme et déconstructions savantes.

    Considéré comme l'un des romanciers mexicains les plus inventifs de sa génération, David Toscana est né en 1961 à Monterrey. Ses oeuvres sont déjà traduites dans une dizaine de langues.

  • Le 24 juillet 1911, Pérou : au terme d'une expédition partie de Cuzco, Hiram Bingham (modèle d'Indiana Jones) découvrait l'extraordinaire site inca du Machu Picchu - et il se désintéressa aussitôt des ruines ensevelies par la forêt depuis quatre siècles, car il avait rencontré le matin même au pont de Mandor Pampa, après un chassé-croisé de cinq jours, une superbe femme d'osier, d'argile et très peu vêtue de cuir rouge, égarée hors du reflet dissimulé sous la vieille montagne.
    Et lorsqu'il s'agit de la raccompagner, impossible de retrouver « l'oeil » par lequel elle s'était glissée chez nous.
    Depuis toujours, ce « passage » est disputé par des hommes de rouille et de fer perdus, eux, dans les brumes de « l'en deçà » lors de la conquête espagnole.

  • Vendange 1960.
    Le soleil se couche rouge.
    Le conteur, Mô, un gamin de douze ans à la langue bien pendue, entêté comme personne, démêle les fils d'un polar haletant, labyrinthe en forme de cauchemar éveillé. Avec son ami Aristide, géant microcéphale à cervelle de moineau, et sa bande de gosses effrontés, il rôde dans le noir et s'interroge : qui a tué la belle Meneuse ?
    La horde poussiéreuse des vendangeurs, hantée de dangereux secrets, suit les sillons que creuse le sang dans les vignes. Dans le marais et sur l'île interdite, quand survient la nuit, veillent les sentinelles aux crânes de morts. Mais quel est donc cet étrange endroit où règne le réalisme magique ?
    Voici l'ethnographie sanglante d'un microcosme sudiste, le début d'un long conte noir, l'enfance d'une vie : la Saga de Mô.

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    Ce volume est le premier d'une série de six titres, à la croisée du polar et du fantastique, et qui seront publiés en numérique et papier. Rendez-vous sur le site officiel du livre pour découvrir l'univers de Mô : http://lasagademo.publie.net

  • De retour dans son pays natal, le patron d'un grand studio de dessins animés entend aboyer Dick, son premier chien, pourtant mort il y a longtemps.
    Il sort à sa recherche, traverse la rivière, se perd dans les bois... où il croise un garçon qui accompagne « son » Dick pour son ultime voyage.
    Débute un périple à la frontière du fantastique - ils dorment dans une maison hantée, partagent la dernière noisette de Mister Kreekle, son personnage fétiche...
    Toute fin étant une question de point de vue, chacun des trois voyageurs proposera la sienne.

  • En 1971, à Medellín, un riche homme d'affaires est enlevé. Grand admirateur de la culture allemande, il avait fait construire au centre d'un vaste parc tropical un pastiche de château fort. Il y vivait à l'abri du monde en écoutant Wagner entouré de sa femme et de sa fille, Isolda. Fuyant l'atmosphère oppressante de la demeure, l'adolescente trompe sa solitude dans le parc. Elle y évolue dans un monde de fées, de lucioles et d'esprits des bois, mais aussi sous l'oeil fasciné de Mono et des gamins des quartiers pauvres.
    La police quadrille la ville sans succès, les négociations de la rançon piétinent. Mono est l'un des ravisseurs, et des menaces invisibles venues du monde extérieur se glissent silencieusement entre les arbres du parc.
    S'inspirant de faits et de personnages réels (l'un des complices de Mono se nommait Pablo Escobar), dans une Medellín qui ne va pas tarder à basculer dans la spirale de la violence et du trafic de drogue, Jorge Franco construit, avec un remarquable sens de la tension, un conte de fées ténébreux, chronique d'un crime et histoire d'une obsession amoureuse, celle du kidnappeur pour la fille de son otage.

    Un roman fantastique à mi-chemin entre les frères Grimm et les frères Cohen.


    PRIX ALFAGUARA 2014




    "Un roman d'une rare perfection, où il n'y a pas un seul trait malvenu ni une phrase en trop ou qui manque." Ernesto Ayala-Dip, El País

    "Voici l'un des auteurs colombiens auxquels j'aimerais passer le flambeau." Gabriel García Márquez

  • Qui sont réellement les sorciers ? Quels sont leurs points communs ? Subissent-ils ou non leur pouvoir ? Reflet de la vie intérieure mystérieuse des sorciers, qu'elle soit sage, tourmentée ou intriquée dans l'Histoire, chaque nouvelle de ce recueil dévoile une facette de leur personnalité. On glisse dans leur peau, on voyage et on tremble avec eux. Un Indien exorciste, un garçon qui voit ce que personne ne voit, un rasta Obeh plongé dans la violence jamaïcaine, un voyageur de l'étrange et... un curieux sortilège. Bienvenue dans le monde des SORCIERS ! SORCIERS est un recueil de nouvelles pas comme les autres, c'est un sort à lui seul.

    Né en 1976 près de Paris, Lionel Cruzille est un écrivain enseignant également le qi gong et la méditation dans une approche laïque. Après plusieurs années passées dans les services d'urgences des hôpitaux parisiens, il change de vie. Ses essais abordent une spiritualité au-delà de la religion, à l'instar des enseignements qu'il a reçus. Dans ce prolongement, ses romans explorent, tour à tour, le sens du réel, questionnent le monde actuel et ses enjeux ou encore reflètent la quête intérieure de chacun.

  • Nicolas Delisle-L'Heureux, tantôt grave, tantôt moqueur, parfois même satirique, déborde d'imagination. Ce roman, son premier, aux rebondissements multiples, construit comme un labyrinthe et peuplé d'une faune de personnages complexes et attachants, nous plonge dans l'univers du réalisme magique : le monde selon Jakob Labonté.

    Refusant de se conformer à l'individualisme bêtifiant et aux règles de la réussite personnelle à tout crin, Jakob Labonté se lance dans l'action contestataire malgré sa couardise. Contraint de prendre la fuite pour sauver sa peau, il quitte Saint-Henri et se réfugie dans une pourvoirie laissée à l'abandon au nord de Senneterre, en Abitibi. Cet endroit a connu autrefois des heures glorieuses et abrité une commune d'utopistes qui souhaitaient réinventer le monde. Jakob n'y trouvera cependant pas la paix, car son passé rebelle viendra le rattraper au fil des découvertes qu'il fera sur les anciens habitants des lieux et, surtout, sur lui-même.

  • Infini

    Jean Babineau

    Parc national de Kouchibouguac : un endroit très prisé des amateurs de plein-air, mais aussi un drame social interminable qui est devenu, 50 ans plus tard, le sujet de ce roman enlevant où l'histoire contemporaine est racontée dans un style qui mélange le réalisme magique à l'univers parfois tordu de la fonction publique et des médias. L'auteur relate avec brio les tristes évènements de 1969 quand les gens de 7 villages côtiers du Nouveau-Brunswick furent injustement expropriés de leurs logis, dont les célèbres Jackie et Yvonne Vautour.

  • Un village un peu étrange, avec ses lois, son paysage et ses deux cimetières, sur lequel plane une malédiction. Une jeune femme qui tombe en amour avec les lieux et qui décide de s'y installer. Mais n'entre pas qui le veut dans cet univers replié sur lui-même et hostile au changement...

    Avec cette pièce de théâtre empruntant au réalisme magique, Gabriel Robichaud livre une intéressante réflexion sur le déni collectif et sur les communautés qui refusent de partager leurs secrets.

  • Les auteurs du présent volume (publié avec la collaboration d'Aude Locatelli) s'interrogent sur les fonctions que l'évocation de la musique peut assumer au sein des romans. De Balzac à Echenoz, en passant par Robert Musil, Thomas Mann, Virginia Woolf et bien d'autres, il n'est pas rare que les romanciers évoquent des oeuvres musicales (y compris, de nos jours, une improvisation jazz ou rock'n' roll) de façon précise et substantielle. Mais on peut se demander comment de telles évocations entrent dans les structures du roman et participent à la construction de son sens. À travers tous les exemples étudiés ici, le lecteur fera plus d'une fois le même constat : si le roman moderne se sert de la musique, il sait aussi lui rendre service.

  • Un homme se réveille dans une grande maison vide, au bout d'un rang. Il ne sait plus qui il est ni où il est. Un couple s'installe dans la maison voisine où les Lachance ont tout abandonné avant de disparaître. Mais sont-ils vraiment partis ? Une sculpteure trouble la paix avec un vieil autobus et vient s'installer sur la plus haute colline. Dans un champ tout près, un marginal cultive des fraises et rénove une demeure ancestrale qu'il étudie comme un manuscrit ancien. De retour au pays, après une longue absence, tous ces revenants connaissent l'homme amnésique. Ensemble, ils entreprennent de lui redonner sa mémoire et cherchent une façon de rester vivants, d'apprivoiser le territoire, les forêts et les lacs, s'enivrent des effets magiques des champignons, s'inventent des fêtes avec les marmottes, les hirondelles, nourrissent des crécerelles et rêvent de suivre les ouananiches vers le lieu des origines.
    Ce roman surréaliste et jubilatoire nous plonge dans une quête identitaire où le réel et l'imaginaire se bousculent depuis la défaite du référendum de mai 1980.

  • Le souvenir, tout à la fois vivace et diffus, d'une lecture d'enfance qui l'a profondément marquée conduit une jeune femme jusqu'à la maison forestière où un écrivain reconnu fait retraite.
    Mais leur rencontre, loin de mettre un terme à sa quête, va l'entraîner vers bien d'autres mystères.


    Pour son premier roman, Jacques Baudou, essayiste et anthologiste reconnu de longue date, plonge aux racines de tout un imaginaire fantastique : depuis la poésie d'un Alain-Fournier et la mélancolie d'un André Dhôtel jusqu'aux forêts des Mythago de Robert Holdstock. Cette Lisière de Bohême subjugue par sa force et son mystère, par la richesse des énigmes qu'elle déploie.

  • Après Céleste Nouv.

    Après avoir perdu son bébé en cours de grossesse, Dolores se réfugie à Moreau, le village de son enfance. Dans le bungalow d'à côté, madame Labelle se remet d'une fracture en buvant du thé au milieu de son salon Tiki. En face, Olivia, huit ans, tourne en rond pendant que son père travaille. Entre deux parties de cartes, une vieille série policière et l'étrange apparition d'un oiseau à l'aile cassée, elles prendront soin les unes des autres. Et la forêt, tout autour de ce village où il n'y a aucun chat et presque plus d'habitants, prendra soin d'elles.

    Comme un conte pour enfants qui auraient grandi trop vite, Après Céleste explore les sentiers du deuil, de l'amitié, de la mémoire et, surtout, de la guérison.

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