• 18 juillet. Hier à midi, sur la plage de Tipaza, un employé de bureau dénommé Meursault, demeurant rue Bab-Azoun à Alger, a tué de cinq balles de revolver un Arabe non encore identifié. Les motifs du crime restent inconnus. Arrêté, Meursault a été transféré à la prison d'Alger. Jugé, reconnu coupable de meurtre avec préméditation, condamné à mort et exécuté, on ne saura jamais pourquoi Meursault a tué. Il assiste à son procès comme si c'était un autre qu'on jugeait. Une profonde réflexion sur l'être et la vie.

    Michael Lonsdale donne une interprétation magistrale de ce texte âpre et dense. Il nous fait toucher du doigt cette distance vis-à-vis de la réalité qui confine à l'indifférence et finalement perd Meursault.

  • Robert Badinter occupe une place aussi singulière qu'importante au sein de la société française. Un homme juste. Celui qui a aboli la peine de mort et qui, à ce titre, figure déjà dans les livres d'histoire.

    Avocat, professeur d'université, ministre de la Justice, président du Conseil constitutionnel, sénateur, essayiste, Robert Badinter s'est toujours refusé à écrire ses mémoires, lui qui aime tant cultiver le secret. Qui sait que son destin s'est joué un jour de février 1943 quand, à Lyon, la Gestapo a arrêté son père ? Qui connaît la véritable nature de sa longue amitié avec François Mitterrand ? D'où vient cette volonté tenace de combattre l'injustice ? Comment devient-on la dernière icône de la gauche française ?
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    Robert Badinter s'est confié aux auteurs, l'une historienne, l'autre journaliste, expliquant en particulier ses combats. Répondait-il à toutes leurs questions ? À sa façon. D'où ce portrait, cet essai biographique à la fois fouillé et critique d'un personnage hors du commun.

  • « Condamné à mort. » Depuis que la sentence est tombée, son esprit s'épouvante à cette idée. De son nom et de son crime, le lecteur ignore tout. Il assiste en revanche, impuissant, aux dernières pensées et à l'affolement d'un individu qui crie son humanité et son désir de vivre. Et découvre les rouages implacables d'une institution aveugle, qui a pour nom « Justice ».
    Indigné par le spectacle d'une exécution à la guillotine, Victor Hugo écrit ce court roman comme un réquisitoire impitoyable contre la barbarie judiciaire doublé d'un véritable manifeste humaniste.

  • Quelle serait la validité morale de la violence en tant que moyen dès lors que les fins sont justes ? Pour le droit naturel, seule la justesse de la fin compte. Pour le droit positif, tout droit s'établit sur la critique des moyens. Or, il convient de distinguer les différents types de violence indépendamment des circonstances de leur exercice. Pour Benjamin, c'est in finele droit qui s'octroie le privilège de la violence vu qu'il serait menacé si elle venait à s'exercer en dehors de lui. La violence peut être fondatrice de droit ou lui être inhérente, raison pour laquelle le pouvoir y recourt. Le droit positif constitue aux yeux de Benjamin un obstacle à une justice véritable et plaide pour l'usage de moyens d'action "purs", parmi lesquels la grève générale.

    Proche de Theodor Adorno, Gershom Scholem et Bertolt Brecht, Walter Benjamin (1892-1940) a d'abord été critique littéraire, avant de publier en 1928 Rue à sens unique (Allia, 2015) et Origine du drame baroque allemand. Il publie également dans des revues Petite Histoire de la photographie (Allia, 2012), préfiguration de L'OEuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique (Allia, 2011). Exilé à Paris en 1933, il gagne l'Espagne. Or, menacé d'être remis aux Allemands, il se suicide en 1940.

  • Le 21 août 1831, en Virginie, des esclaves prennent les armes contre leurs maîtres blancs. Sus aux esclavagistes ! En deux jours, ils vont de plantations en plantations et assassinent de sang froid hommes, femmes et enfants. L'instigateur du massacre est arrêté. Il se nomme Nat Turner.Emprisonné, il reçoit la visite de l'avocat Thomas R. Gray et lui raconte la ferveur religieuse qui a motivé son "oeuvre de mort". Depuis son enfance, Nat a l'étoffe d'un prophète : l'Esprit lui parle, lui envoie des signes et, bientôt, lui confie une mission. Il décrit, impassible et troublant, les préparatifs, la fuite, les morts et la soif de violence. Insurgé ou fanatique ? Libérateur ou illuminé criminel ?Après son exécution en novembre 1831, Thomas R. Gray publie le récit qu'il a recueilli sous le titre de Confessions de Nat Turner. Au-delà de la "littérature de potence", c'est un document historique incontournable : pour éviter d'autres rebellions, les États du Sud durciront la législation sur l'esclavage qui mènera à la guerre de Sécession... Ce texte, l'un des premiers à faire entendre une voix noire, éclaire aujourd'hui la place de ce personnage dans l'histoire des États-Unis et de la culture afro-américaine.En 1967, l'adaptation littéraire de ce témoignage par William Styron lançait une polémique. Cinquante ans plus tard, l'histoire de Nat Turner devient un film, The Birth of a Nation, qui sortira en janvier 2017. À l'époque des émeutes de Ferguson et du mouvement Black Lives Matter, ces Confessions restent d'une actualité radicale.

  • Depuis le début de sa carrière de bourreau en 1891, Anatole Deibler a pris pour habitude de noter dans des carnets d'écolier de toile grise, en face de la date et du lieu de la condamnation, les noms de chaque condamné à mort et leur « curriculum vitae ». Une liste interminable de parricides, de satyres, d'égorgeurs, d'assassins, d'empoisonneurs de tous âges et de toutes conditions. Une fois l'exécution menée à son terme, Anatole Deibler complète son catalogue : en face du nom du condamné une croix tracée à l'encre bleue signifie qu'il a été gracié, le texte rayé d'un trait bleu, que le verdict a été cassé, enfin, une croix rouge cerclée de noir, qu'il a été guillotiné... Ces derniers auront le privilège de constituer ce qu'Anatole appelle « son palmarès ». Les extraits de ces carnets sont complétés par des photos inédites : les derniers portraits des condamnés à mort exécutés tels que conservés par les archives de la police nationale. Au-delà du témoignage historique, cette litanie de visages hallucinés ou résignés, apeurés ou bravaches, et ces fragments de vies brisées donne un éclairage tout particulier sur cette « Belle Époque », dont la nostalgie fait oublier la violence.

  • La Peine de mort

    Jules Simon

    Trois frères sont accusés d'avoir sauvagement assassiné le maire de Vannes. Tout semble prouver leur culpabilité : l'absence d'alibi, les déclarations des témoins à charge, ou encore les agissements de leur père réfractaire à la monarchie de Juillet. La sentence est formelle : la peine de mort. Le jeune Jules Simon, narrateur et ancien camarade de classe des condamnés, se refuse à croire à leur responsabilité dans l'affaire. Indigné, il mène sa propre enquête...

    Ce récit relate l'événement qui convainquit Jules Simon de s'opposer à la peine de mort. Il est dédié à Victor Hugo.

    Cette nouvelle, véritable enquête policière, est suivie d'un dossier consacré à la peine de mort dans le monde.

    Couverture : Scène d'exécution illustrant la traduction allemande d'un poème d'Aristide Bruant, 1890 © Selva/Leemage
    © E.J.L., 2014 pour le dossier pédagogique

  • Régine Deforges revisite un fait divers historique qui fit grand bruit : Aimée Millot, la bergère d'Ivry, assassinée à dix-neuf ans, le 25 mai 1827, par un amoureux éconduit. Pris de remords, Honoré Ulbach se rend à la police et est guillotiné le 10 septembre suivant. Cette histoire inspira Victor Hugo qui se trouvait parmi les témoins de l'exécution. Il commença aussitôt Le Dernier Jour d'un condamné, qui parut en 1829, la même année que Notre-Dame de Paris, et marqua le début de son combat contre la peine de mort, un combat qui n'est jamais définitivement gagné.
    C'est la puissance créatrice du jeune Hugo (il a alors vingt-cinq ans) qui a passionné Régine Deforges, sans oublier son engagement contre le crime légal.
    La disparition soudaine de Régine, le 3 avril dernier, nous laisse un roman qui nous entraîne dans le Paris du XIXe siècle et nous permet de rencontrer, en plus de Victor Hugo, sa femme Adèle, Lamartine, Chateaubriand, Sainte- Beuve, Béranger, Daumier, La Fayette... Nous assistons même, avec Juliette Drouet, à la bataille d'Hernani.
    Régine Deforges, écrivain et éditrice, est née à Montmorillon dans la Vienne. D'un ton très libre, ses romans sont souvent des plaidoyers invitant les femmes à s'assumer seules, y compris dans leur sexualité. Éditrice sulfureuse, elle a publié de nombreux textes qui ont été saisis par la censure. Ses romans ont tous eu un immense succès populaire, notamment La Bicyclette bleue qui a été vendu à plusieurs millions d'exemplaires. Les Éditions de la Différence ont publié en 2013 Les Filles du cahier volé, un livre d'entretiens de Leonardo Marcos avec Régine Deforges et son amie Manon Abauzit.

  • Au carrefour des paroles, des écritures et du spectacle, Pascal Bastien entend expliquer les rituels de l'exécution dans le Paris du xviiie siècle: bourreaux, condamnés, greffiers et confesseurs partagèrent et échangèrent, avec la foule et les magistrats, un «savoir-dire» du droit qu'on aurait tort de réduire trop simplement à la potence ou au bûcher. Hors des tribunaux, où la procédure était tenue secrète jusqu'au droit révolutionnaire, l'exécution publique fut un moyen de communiquer le droit par une mise en mots et en images du verdict. Elle fut aussi un instrument dynamique et efficace du lien social entre l'État royal et ses sujets; de fait, la peine devint au XVIIIe siècle l'espace et l'instant d'un nouveau jugement, celui des justiciables à l'égard de leur justice. Plus que le châtiment à proprement parler, il s'agit ici de reconstituer et d'analyser les différentes articulations du spectacle de la peine à Paris au xviiie siècle.

  • Hiscoutine, 1370

    Le bourreau Louis Ruest et sa jeune épouse Jehanne d'Augignac se sont installés dans leur existence de couple marié et s'efforcent, autant que possible, de s'y habituer. Si le partage de leur lit se fait aussi aisément que celui de leur toit, le partage d'idées et d'émois est pour sa part ainsi dire inexistant. Les communications de Louis s'en tiennent au strict minimum. Il s'absente des jours durant pour se vouer à toutes sortes de travaux. Et Jehanne, emprisonnée par son statut de maîtresse de maison, souffre en silence de cette incompréhension mutuelle, car elle aime son époux de tout son être, ne souhaitant que son bonheur qui est aussi le sien.

    Or, voilà qu'avec la période des nombreuses festivités hivernales survient une série d'événements dont le dessein semble être de mettre la solidité de leur union à rude épreuve. En outre, l'arrivée dans leur domaine d'une personne que nul n'attendait donne le signal au dévoilement d'aveux qui risquent de fissurer une cellule familiale déjà fragile.

    Louis s'instituera alors en juge de qui dépendra le sort des siens. Choisira-t-il l'option qu'il connaît si bien, soit celle de repousser leur amour, de les faire condamner, de leur donner la mort et, ainsi de se condamner lui-même au néant, ou sera-t-il prêt à pardonner, à naître vraiment, pour vivre enfin? La réponse viendra par l'aveu bouleversant d'un secret longuement gardé, dans lequel réside pour Louis un terrifiant remède possédant le pouvoir soit de le guérir soit de le tuer.

  • Au milieu du XVIIIe siècle, Alexander Macdonald est soldat de l'armée anglaise en terre de Nouvelle France tout récemment conquise. Amoureux d'une Canadienne française de Québec, Isabelle, il ne peut en aucun cas unir sa destinée avec celle qu'il considère comme la femme de sa vie. Les chemins retors du destin ont fait en sorte que, malgré des sentiments réciproques brûlants, tout les sépare cruellement, inexorablement.

    C'est un amour impossible, qui condamne Alexander à devenir un «chien errant». À l'instar de Pierre-Esprit Radisson quelques années plus tôt, il se retrouve malgré lui chez les Iroquois où il développe une tendre relation avec Tsorihia, une magnifique jeune femme qui l'aime puissamment tout en sachant qu'une autre hante les jours et les nuits d'Alexander.

    Non, il n'a jamais oublié Isabelle, jamais, pas un seul instant depuis que les lois des hommes les ont séparés.

    Tourmenté, obsédé par le besoin de retourner vers celle dont l'absence le consume à petit feu, finira-t-il par quitter la tribu qui l'a adopté ? Cette passion qui le dévore aura-t-elle raison du regard bouleversant de la lumineuse Tsorihia?

  • L'aventure se poursuit.
    Pendant vingt ans, Liam et Caitlin Macdonald ont coulé des jours heureux dans la vallée de Glencoe avec leurs trois enfants, Duncan Coll, Ranald et Frances. Mais leur vie simple est bouleversée en 1715 par le deuxième soulèvement jacobite qui replonge l'Écosse et les Highlands dans le chaos. L'enjeu : remettre un Stuart sur le trône.

    Les clans sont appelés aux armes, et celui de Glencoe n'y échappe pas. Ironiquement, il se voit obligé de se battre aux côtés de son pire ennemi, le clan Campbell de Glenlyon.

    Les aléas de la guerre et ses conséquences frappent cruellement le foyer des Macdonald. Caitlin apprend la mort de son fils Ranald et surprend son mari dans son propre lit avec une autre. Par ailleurs, Duncan Coll tombe follement amoureux de Marion Campbell, petite-fille du laird de Glenlyon qui, jadis, a commandé le massacre du clan de Glencoe. Les souvenirs de cette période maudite sont encore vifs dans la mémoire des survivants, et la haine est tenace, même chez ceux qui n'étaient pas encore nés lors de cette épouvantable nuit.

    Mais la passion qui unit envers et contre tous le fils de Liam et la flamboyante Marion serait-elle un signe qu'il est peut-être enfin temps pour ces ennemis jurés d'enterrer la hache de guerre?

    Le destin n'a pas dit son dernier mot, bien entendu. Caitlin en est quitte pour l'apprendre douloureusement à ses dépens, obligée qu'elle est, impuissante, d'assister à l'accomplissement de la malédiction jetée plusieurs années auparavant par Meghan Henderson sur la tête de son fils aîné.

    Intrigues, déchirements, traîtrises. Les remous des dures et terribles réalités de la guerre et la résurgence de vieilles rancunes risquent d'engloutir chaque membre de la famille Macdonald. Jusqu'au dernier.

  • Béatrice Gagnon est une dame de quatre-vingts ans qui se surnomme elle-même la vieille Chose. Derrière les apparences d'une vie simple et morne se cache un mystère où couve un terrible drame que refoule sans cesse la vieille femme. Tel un roman policier, l'intrigue nous mène à reconstruire un puzzle complexe par le biais de lettres écrites à sa fille Gisèle. Une réflexion troublante sur la peine de vivre, la peine de mort ainsi que la peine d'aimer. La vieille Chose est le premier tome de cette trilogie inédite.

    Une écriture inspirée, un chez d'oeuvre de littérature québécoise.

    Ne manquez pas la suite e cette trilogie! Le tome 2: Crime et châtiment au lac Orignal.

  • À mort la peine, ou pour la peine de mort?

    On m'a abusé, caché la vérité, traité de tous les noms. Comment être sûr d'obtenir justice, alors que je connais trois criminels qui ne seront jamais punis pour ce qu'ils ont fait ?

    Trop d'innocents croupissent en prison alors que tant de coupables restent impunis et en remettent.

    Chère Gigi,
    Avec ce que j'ai vécu au cours de la dernière année, ainsi que ce qui m'attend au cours des prochaines, je puis vous affirmer sans aucun doute possible que la peine de vivre vaut la peine de mort.
    Je vous embrasse,
    Paulo xx

    Crime et châtiment au lac Orignal est la suite obligée du roman La vieille Chose, un regard inédit sur la peine de mort. Ne manquez pas le troisième et dernier tome de cette trilogie portant sur la peine d'aimé, disponible 2018.

  • Dans ce second tome d'une série, Le Maître des peines, qui en comptera trois, Louis Ruest, toujours exécuteur de la cité de Caen, découvre que sa vengeance contre son père, enfin assouvie, ne lui apporte pas la paix qu'il avait tant espérée. Au contraire, elle le laisse avec une impression de vide et une existence qui, selon lui, n'a plus aucun sens.

    Il est toutefois loin de se douter que son élan destructeur est sur le point d'avoir des répercussions qui se feront sentir jusqu'aux trônes de deux rois. Sa réputation a fait de lui un personnage diabolique digne des fables et il est devenu un instrument convoité des puissants. Ainsi, Louis est-il invité à la cour du roi de Navarre et promis à un brillant avenir pour un roturier, ce qui aura pour conséquence d'éveiller jalousies et intrigues de cour.

    Pourtant, celui qu'on appelle « monstre » demeure suffisamment humain pour susciter aussi l'amour, depuis celui d'une veuve de haut rang jusqu'à celui d'une servante. Mais c'est l'amour pur d'une enfant, Jehanne, qui est destiné à lui donner un nouveau jardin et à changer sa vie.

    Et c'est ainsi qu'en compagnie des personnages attachants d'une nouvelle famille, et après avoir tant côtoyé la mort, Louis entreprend sa lente remontée parmi les vivants.

  • Paris, 1340. À sept ans, Louis Ruest, fils unique de l'un des boulangers les plus estimés de cette ville florissante, travaille avec beaucoup d'acharnement afin de pouvoir réaliser sa plus grande ambition, celle de devenir à son tour l'un des meilleurs boulangers de sa profession. Tourmenté et assoiffé d'amour, s'il s'efforce de faire ses preuves en dépit de ses écarts de conduite, Louis est surtout désireux d'être apprécié par Firmin, son père, qui s'obstine malheureusement à ne voir en lui qu'un indigne successeur.

    Dans un Royaume de France pris en tenaille, au Nord par les débuts de la Guerre de cent ans, au Midi par des navires qui accostent silencieusement en amenant avec eux le bacille de la peste noire, qui s'apprête à provoquer la pire épidémie de l'histoire occidentale, c'est pourtant par l'oeuvre d'un seul homme, celle de son propre paternel, que la mort sans pitié se présente à Louis. Heureusement, un moine le sauvera in extremis et le ramènera au monastère de Saint-Germain-des-Prés afin d'y être soigné. Après une longue convalescence, le jeune homme prend d'abord goût à cet environnement serein et songe à prononcer ses voeux. Or, dans ces lieux pourtant paisibles, un désir sournois et implacable s'insinue lentement en lui, celui de retrouver son père et de lui faire payer chacun des coups que sa mère Adélie et lui ont reçus, chacun des mots cruels qu'il leur a lancés. Survivre et se venger devient alors la règle, et ce, même si pour retrouver son père, il devra renoncer à son âme. C'est ainsi qu'un destin hors du commun l'amènera à devenir l'un des exécuteurs les plus redoutés du Royaume, un redoutable fonctionnaire de la justice humaine.

  • En Écosse, à la fin du XVIIe siècle, Caitlin Dunn, une jeune Irlandaise, a été confiée par son père au manoir Dunning où il espère qu'elle pourra honnêtement gagner sa vie. Or le maître des lieux, Lord Dunning, a fait de Caitlin sa propriété, sa chose. Un soir, n'en pouvant plus, Caitlin finit par le poignarder à mort pendant qu'il était une fois de plus en train de la violer.


    Dans la même journée, au manoir, Liam Mcdonald, un géant highlander dont le clan et une partie de la famille ont été massacrés quelques années plus tôt, avait été arrêté par les hommes de Lord Dunning pour trafic d'armes. Ce délit grave risque de le conduire tout droit à la potence.

    Caitlin abandonne son bourreau inanimé et baignant dans son sang. Elle fonce dans la nuit sans perdre un instant. Dans sa fuite éperdue, elle tombe face à face avec Liam qui vient tout juste de s'évader de sa cellule. Dès lors, leurs vies sont liées. Ensemble, ils regagnent le village natal de Liam dans les Highlands. Un amour brûlant naît entre eux. Cependant, Liam, qui a perdu sa femme adorée et son jeune fils lors de la terrible nuit qui a décimé une partie du clan Macdonald, refuse de laisser cette passion l'envahir. Caitlin n'est pas au bout de ses peines pour gagner le coeur de son géant. Car la plus belle femme du village, la magnifique et rusée Meghan, a décidé de faire de Liam son mari et ne se privera d'aucun plan retors pour arriver à ses fins. Et il y a aussi le beau Colin, frère de Liam, qui aime follement Caitlin, elle-même incapable d'être insensible à ses avances. Sans compter la vie remplie de dangers dans les Highlands, qui oblige Liam à partir souvent en mission...

  • Une vie pleine d'embûches...
    Au milieu du XVIIIe siècle, Alexander MacDonald, dit Alasdair, fils de Marion et Duncan, petit-fils de Caitlin et Liam, porte en lui un secret terrible concernant la mort de son grand-père.

    Comme il se sent rejeté par sa famille, il quitte sa lande natale et son village Glencoe. Errant et vivotant, il finit par être capturé par l'ennemi anglais qui le jette en prison. Alexander est encore tout juste un adolescent et ne doit qu'à sa jeunesse le fait qu'il soit encore vivant tellement sont atroces les conditions de vie au Tollbooth. Par bonheur, il réussit presque par miracle à s'en évader et poursuit son errance pendant quelques années. Son destin, fait de passions dévorantes et de terribles tragédies, le conduit à la fin de la vingtaine dans l'armée anglaise. C'est ainsi qu'en 1758, il débarque en sol nord-américain et participe à la conquête de la Nouvelle-France. Là il rencontre l'amour de sa vie, Isabelle. Mais Isabelle est une Canadienne française, elle personnifie l'ennemi!

    Depuis toujours, Alexander a trouvé le moyen de faire face à l'adversité la plus cruelle et de la surmonter. Mais cette fois, son coeur, prêt à éclater de désir pour cette femme, ne risque-t-il pas de le mener pour de bon à sa perte?

  • Cette histoire remarquable est celle de deux femmes nommées Nazanin, - l'une, Canadienne au sommet de sa carrière et l'autre, une adolescente iranienne incarcérée dans le couloir de la mort -, mais surtout d'un courriel qui a transformé leurs vies à jamais.

    Nazanin Afshin-Jam s'était hissée au sommet. En 2006, elle venait de signer un premier contrat d'enregistrement de disque, avait été élue première dauphine au concours Miss Monde trois ans plus tôt, poursuivait une carrière florissante de mannequin et était devenue une véritable icône de la communauté internationale des dissidents iraniens. Mais un après-midi, elle reçut un courriel qui allait bouleverser son existence.

    Elle apprend alors qu'une adolescente kurde nommée Nazanin Fatehi risque la peine de mort en Iran, suite à une condamnation pour avoir poignardé un homme qui voulait la violer. Peu de temps après, madame Afshin-Jam s'engage à prendre sa défense. Cette décision l`amène à plonger dans le monde de la diplomatie internationale et à affronter le côté sombre du pays qui l'a vue naître, avec ses crimes d'honneur, la violence faite aux femmes et l'exécution d'enfants, sanctionnée par l'État. Pendant que Nazanin Fatehi dépérit en prison, dans des conditions si atroces qu'elle tente de mettre fin à ses jours, madame Afshin-Jam travaille sans relâche à mettre en oeuvre une campagne visant à lui sauver la vie.

  • Ce qu'il nous faut de remords et d'espérance Nouv.

    Ce qu'il nous faut de remords et d'espérance est la chronique d'une tragédie politique, sociale et familiale. Ses personnages sont le miroir de nos haines mais aussi de notre résilience et de notre capacité à nous dresser face à l'injustice. À l'heure où les réseaux sociaux servent de catalyseurs aux jugements hâtifs et de simulacre de vérité à l'opinion publique, l'auteur nous met en garde contre nos propres dérives, en appelant à notre humanité. C'est aussi un livre de tous les combats et de toutes les victimes, qu'il s'agisse d'abus sexuels ou de délits de mauvaise gueule.
    Céline Lapertot mène avec un souffle romanesque magistral cette tragédie contemporaine et nous offre un livre coup de poing, criant de vérité.

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    Céline Lapertot est professeur de français à Strasbourg. Depuis l'âge de 9 ans, elle ne cesse d'écrire. Elle est aussi l'auteure de - Et je prendrai tout ce qu'il y a à prendre (2014), Des femmes qui dansent sous les bombes (2016), Ne préfère pas le sang à l'eau (2018), Ce qui est monstrueux est normal (2019) - et s'est imposé comme un écrivain à suivre de la littérature française contemporaine.

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