• « Il ne s'agit pas d'une révolution numérique, mais d'une civilisation numérique ». Cette phrase prononcée par Irina Bokova, directrice de l'Unesco, résume à elle seule l'importance des humanités numériques. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, celles-ci ne sont pas l'affaire de quelques geeks lettreux, mais, traitant de notre patrimoine et de nos identités, elles nous concernent tous et nous accompagnent déjà au quotidien.
    Dématérialisation du savoir, démocratisation de la culture, mais aussi mort du livre et création de nouvelles inégalités, les humanités numériques font débat : quelles limites fixer à la collecte et l'exploitation des données ? Quel rapport voulons-nous entretenir avec notre passé et les autres communautés ? Comment réguler les usages délictueux ?
    Au travers d'une analyse précise et d'exemples concrets, Dominique Vinck montre que les humanités numériques vont bien au-delà de la bonne maîtrise de l'informatique. Elles sont un défi posé à notre société pour la nouvelle humanité que nous voulons construire.

  • Adoptée à Paris en 1972, la Convention du patrimoine mondial s'intéresse par définition à tous les pays du monde. Généreuse dans sa mission de reconnaissance et de protection du patrimoine culturel et naturel, elle reste l'une des plus célèbres de l'Unesco par la diversité qu'elle embrasse.

    Ce livre porte sur l'évolution de cette Convention de 1972 à 2000, son histoire et ses applications. Écrit par des spécialistes qui ont joué un rôle constant auprès du Comité du patrimoine mondial, il permet d'aborder les notions fondamentales de patrimoine et de cerner, notamment, le concept assez nouveau de « paysage culturel ».

    Pour mieux faire comprendre cette histoire, les auteures ont également choisi de donner la parole à de nombreux acteurs de la Convention du patrimoine mondial, entre sa conception, sa mise en place, ses évolutions et parfois sa critique.

  • Le patrimoine culturel n'est pas qu'une simple trace du passé. Il est le lieu où se rencontrent et s'hybrident les expériences et les valeurs des uns et des autres ; il est rhizome. Au-delà de son existence en soi, il tire sa valeur des différents usages que l'on peut en faire, voire des liens qu'il permet de tisser entre les personnes et les communautés. Il ne s'agit plus seulement de l'identifier et de le préserver coûte que coûte, mais de le mettre en scène au bénéfice des objets comme des sujets. Examinant cette interdépendance croissante entre mémoires, pratiques et expériences, l'auteur analyse le fonctionnement du patrimoine culturel selon trois perspectives, soit la délimitation de son champ, ses représentations et les valeurs que l'on en retire. Exposant le flottement du patrimoine culturel entre devise d'identité et levier de développement, il montre l'équilibre qu'il faut rechercher entre un arrêt sur image qui pourrait déboucher sur la fétichisation de l'objet et une fuite en avant qui ­tarirait son potentiel en création.

  • Si le patrimoine culturel peut prendre différentes formes, cest surtout dans les villes quil se concentre. Les auteurs interrogent ainsi la notion de patrimoine urbain en analysant les processus par lesquels les acteurs privés et publics donnent du sens à cet environnement particulier et, ce faisant, comment ils le transforment.

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