• Un délicieux matin d'automne de l'année 1967, la mort suspecte du curé Charles-Eugène Aubert à l'hôpital où travaille Rosalie Lambert soulève des questions épineuses. Pour l'infirmière d'expérience au passé professionnel sans tache, passionnée et avide de liberté, c'est l'occasion de replonger plus d'un quart de siècle en arrière.

    Elle retourne alors à l'époque où, infirmière dans un dispensaire fraichement implanté dans un coin en défrichement de l'Abitibi, elle avait fait la connaissance du religieux, alors que le clergé catholique régnait en maître absolu sur la Belle Province. Or, tout bascule pour Rosalie, alors qu'elle soupçonne que bien caché sous le manteau du silence, le curé Aubert aurait commis des actes allant à l'encontre de son devoir. Et malgré le fait que Rosalie ait rencontré celui qui allait devenir le plus grand amour de sa vie, le jeune Marc-Olivier, elle s'enfuit jusqu'en Europe, où la Seconde Guerre mondiale fait rage.

    De retour au Québec bien des années plus tard, toutes les pièces de sa vie se déchirent et reviennent la hanter, dans le tourbillon des événements survenus à l'hôpital, où se mêlent le présent et le passé qu'elle a désespérément tenté de fuir. Saura-t-elle convaincre les jurés que seul un jeu cruel du destin a réuni à nouveau l'infirmière et le curé Aubert et qu'elle n'est aucunement coupable du monstrueux crime dont on l'accuse?

  • Hiscoutine, 1370

    Le bourreau Louis Ruest et sa jeune épouse Jehanne d'Augignac se sont installés dans leur existence de couple marié et s'efforcent, autant que possible, de s'y habituer. Si le partage de leur lit se fait aussi aisément que celui de leur toit, le partage d'idées et d'émois est pour sa part ainsi dire inexistant. Les communications de Louis s'en tiennent au strict minimum. Il s'absente des jours durant pour se vouer à toutes sortes de travaux. Et Jehanne, emprisonnée par son statut de maîtresse de maison, souffre en silence de cette incompréhension mutuelle, car elle aime son époux de tout son être, ne souhaitant que son bonheur qui est aussi le sien.

    Or, voilà qu'avec la période des nombreuses festivités hivernales survient une série d'événements dont le dessein semble être de mettre la solidité de leur union à rude épreuve. En outre, l'arrivée dans leur domaine d'une personne que nul n'attendait donne le signal au dévoilement d'aveux qui risquent de fissurer une cellule familiale déjà fragile.

    Louis s'instituera alors en juge de qui dépendra le sort des siens. Choisira-t-il l'option qu'il connaît si bien, soit celle de repousser leur amour, de les faire condamner, de leur donner la mort et, ainsi de se condamner lui-même au néant, ou sera-t-il prêt à pardonner, à naître vraiment, pour vivre enfin? La réponse viendra par l'aveu bouleversant d'un secret longuement gardé, dans lequel réside pour Louis un terrifiant remède possédant le pouvoir soit de le guérir soit de le tuer.

  • Un milieu de vie malsain, insalubre, laid. Une enfant laide née de parents eux-mêmes encore presque des enfants. Deux toxicomanes. Lili tente de trouver le beau dans tout ce qu'elle voit. Elle tente de survivre dans une société qui met de côté les fruits imparfaits en subissant l'intimidation, l'humiliation, le jugement, le rejet. Pour que le beau reste beau, le laid doit sortir par la porte arrière...

    Lili est seule. Possédant un don particulier pour apprivoiser les chiens, ils deviennent ses seuls amis. Sa meute. Parce que la laideur humaine n'existe pas pour les chiens. La laideur tout court n'existe pas chez les chiens. Il n'y avait qu'avec eux que je me sentais humaine.

    Lili est une criminelle condamnée, dévisagée. Je suis une criminelle. Mais pas forcément mauvaise. Elle se raconte dans un genre d'examen de conscience et nous entraine dans sa pensée, son âme, son combat, ses amours blessés, son âme créatrice, sa bonté, jusqu'à sa déchéance alors qu'elle tente de sauver sa mère de l'enfer de la rue.

    C'est une grande leçon de vie qu'elle nous livre. Que serions-nous devenus à sa place?

    Je suis née à l'envers du décor... J'ai perdu la face. Je n'ai plus de visage. Mais j'ai une histoire...

  • Jean-Bastien est laid. Il ne l'aura pas facile, les gens qui l'entourent se moquent de lui. Devenu adulte, il se fera embaucher comme mascotte par l'équipe de baseball nationale. Il découvre que les amateurs de ce sport, les enfants et les badauds qu'il rencontre ne voient que le costume d'écureuil qu'il revêt pour l'admirer. Il reçoit de l'amour, mais il développe une intimité rare pour sa mascotte, allant jusqu'à lui confier ses secrets.

    Une série de meurtres devient une affaire vitale pour le commissaire Armand Viergebénie qui fera tout pour résoudre ces assassinats. Un jour, sa fiancée disparaît et son enquête prend une tournure abracadabrante.

    Jean-Bastien et le commissaire Viergebénie ont quelque chose en commun qui les unit.

  • Il aura fallu cinq ans avant qu'Élisa T. ne se décide à nous servir le reste de sa vie. Violentée et abusée physiquement par sa mère et le concubin de cette dernière pendant seize ans, cette seconde enfant, d'une famille de dix, sera retirée in extremis de sa famille grâce à l'intervention efficace de son directeur d'école.

    Après une difficile période d'adaptation dans des foyers d'accueil, la courageuse adolescente découvrira peu à peu le monde extérieur. Élisa quittera tôt l'école pour se trouver un premier travail dans un restaurant. Toutefois, elle n'oublie pas son passé, et aidera quelques frères et soeurs, restés dans ce qu'elle appelle «l'enfer», à quitter cette maison «maudite».

    Elle trouvera son «prince charmant», elle enfantera d'une première fille dans l'ignorance et la solitude et, enfin, se mariera pour prouver à sa mère qu'elle avait tort de lui prédire qu'aucun homme ne voudrait jamais d'elle.

    Afin de se vider le coeur une fois pour toutes, elle se met tranquillement à la rédaction de son journal intime qui raconte avec force détails ses seize années d'enfant abusée. Élisa, par ses deux écrits sincères, demeure un exemple vivant de courage pour tous.

  • Dans ce second tome d'une série, Le Maître des peines, qui en comptera trois, Louis Ruest, toujours exécuteur de la cité de Caen, découvre que sa vengeance contre son père, enfin assouvie, ne lui apporte pas la paix qu'il avait tant espérée. Au contraire, elle le laisse avec une impression de vide et une existence qui, selon lui, n'a plus aucun sens.

    Il est toutefois loin de se douter que son élan destructeur est sur le point d'avoir des répercussions qui se feront sentir jusqu'aux trônes de deux rois. Sa réputation a fait de lui un personnage diabolique digne des fables et il est devenu un instrument convoité des puissants. Ainsi, Louis est-il invité à la cour du roi de Navarre et promis à un brillant avenir pour un roturier, ce qui aura pour conséquence d'éveiller jalousies et intrigues de cour.

    Pourtant, celui qu'on appelle « monstre » demeure suffisamment humain pour susciter aussi l'amour, depuis celui d'une veuve de haut rang jusqu'à celui d'une servante. Mais c'est l'amour pur d'une enfant, Jehanne, qui est destiné à lui donner un nouveau jardin et à changer sa vie.

    Et c'est ainsi qu'en compagnie des personnages attachants d'une nouvelle famille, et après avoir tant côtoyé la mort, Louis entreprend sa lente remontée parmi les vivants.

  • Paris, 1340. À sept ans, Louis Ruest, fils unique de l'un des boulangers les plus estimés de cette ville florissante, travaille avec beaucoup d'acharnement afin de pouvoir réaliser sa plus grande ambition, celle de devenir à son tour l'un des meilleurs boulangers de sa profession. Tourmenté et assoiffé d'amour, s'il s'efforce de faire ses preuves en dépit de ses écarts de conduite, Louis est surtout désireux d'être apprécié par Firmin, son père, qui s'obstine malheureusement à ne voir en lui qu'un indigne successeur.

    Dans un Royaume de France pris en tenaille, au Nord par les débuts de la Guerre de cent ans, au Midi par des navires qui accostent silencieusement en amenant avec eux le bacille de la peste noire, qui s'apprête à provoquer la pire épidémie de l'histoire occidentale, c'est pourtant par l'oeuvre d'un seul homme, celle de son propre paternel, que la mort sans pitié se présente à Louis. Heureusement, un moine le sauvera in extremis et le ramènera au monastère de Saint-Germain-des-Prés afin d'y être soigné. Après une longue convalescence, le jeune homme prend d'abord goût à cet environnement serein et songe à prononcer ses voeux. Or, dans ces lieux pourtant paisibles, un désir sournois et implacable s'insinue lentement en lui, celui de retrouver son père et de lui faire payer chacun des coups que sa mère Adélie et lui ont reçus, chacun des mots cruels qu'il leur a lancés. Survivre et se venger devient alors la règle, et ce, même si pour retrouver son père, il devra renoncer à son âme. C'est ainsi qu'un destin hors du commun l'amènera à devenir l'un des exécuteurs les plus redoutés du Royaume, un redoutable fonctionnaire de la justice humaine.

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