• Jean François Billeter démontre ce qui caractérise la langue chinoise, composée de mots monosyllabiques et invariables : ces mots sont reliés entre eux par des gestes intérieurs. Ils sont du même ordre que ceux qu'emploie le musicien pour lier les notes d'une partition musicale. Le sinologue apprend ainsi au lecteur à exécuter ces gestes, à les comprendre et à en éprouver la subtile beauté. Cet essai se fonde sur la conviction que ce n'est qu'en pratiquant le chinois, peu importe son niveau, qu'on pourra en avoir une connaissance minimale.

    Pas seulement à destination des spécialistes, l'ouvrage s'adresse à tout lecteur soucieux de mieux comprendre le phénomène extraordinaire du langage : universellement partagé, jamais parfaitement compris, et constamment en mouvement.
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    Après avoir été professeur d'études chinoises à Genève, Jean François Billeter a quitté l'université pour se consacrer à ses propres travaux. Dans ses études sur certains textes remarquables de Tchouang-tseu et sur l'art chinois de l'écriture, il allie la plus grande rigueur sinologique au souci constant de se faire comprendre des lecteurs non sinologues, à la fois par la clarté de l'expression et par la richesse des références à l'héritage occidental, ou simplement à l'expérience commune.

  • Les secrets de la Libération révélés

    Dans ce nouvel ouvrage, Dominique Lormier revient sur les grandes affaires occultées par l'historiographie officielle, à travers des révélations, des archives et des témoignages inédits sur la Libération de la France, de 1944 à 1945.
    Pour en finir avec la légende officielle... : les vérités cachées du succès des Alliés en Normandie, De Gaulle et l'Amgot, les affaires de Tulle et d'Oradour-surGlane, les derniers convois de déportés, l'exécution de Grandclément, l'affaire Guingouin, les gestapistes français bien renseignés, l'affaire de Bagnères-de-Bigorre, l'Affaire du Vercors, la libération de Paris et ses rivalités, les derniers et nombreux crimes de la Gestapo, les maquis dénoncés, les collabos-résistants, les tirailleurs abandonnés, les rivalités De Lattre et Leclerc, les oubliés du front de l'Atlantique, l'épuration bâclée...

    Par le spécialiste de la Seconde Guerre mondiale

    Dominique Lormier, historien et écrivain, membre de l'Institut Jean Moulin et de la Légion d'honneur, est considéré comme l'un des meilleurs spécialistes de la Seconde Guerre mondiale et de la Résistance.
    Il est l'auteur d'une centaine d'ouvrages dont La Bataille de France, jour après jour, mai-juin 1940 (Le Cherche-midi, 2010, 7000 ex. vendus), Les 100 000 collabos : le fichier interdit de la collaboration française (Le Cherche-midi, sept. 2017, 4500 ex. vendus) et Nouvelles histoires extraordinaires de la Résistance (Alisio, nov. 2018).

  • En 1855, l'abolitionniste John Brown quitte sa ferme pour le Kansas afin d'organiser la lutte contre l'esclavage. Thoreau rencontre le capitaine, qui n'hésite pas à tué des colons esclavagistes, en 1857 et en 1859 lorsqu'il vient chercher de l'argent pour ses opérations. Il est finalement arrêté et condamné à être pendu. À travers une tribune d'une quarantaine de pages adressée à ses concitoyens, la presse, les politiques (Plaidoyer en faveur du capitaine John Brown), un texte poétique rédigé pour le jour de son exécution (Le Martyre de John Brown) et un hommage (Les Derniers Jours de John Brown) Thoreau s'engage, à l'opposé de ses postures philosophiques initiales, dans la surprenante réhabilitation d'un fanatique, avant de retourner finalement vers sa préoccupation première : la nature.

    Américain dissident, Henry David Thoreau (1817-1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • 1868, Sarthe. Victor est le cadet d'une famille de brigands qui enchaîne les menus larcins. Jusqu'au jour où une agression tourne mal : il se voit contraint par son paternel de se laisser accuser du meurtre commis par son frère. À tout juste seize ans, il est incarcéré au Mans puis au bagne de Toulon. Le début de son calvaire pénitentiaire sonne le glas d'une vie de malheur. Jusqu'à sa rencontre avec Léopold Lebeau, un prisonnier communard idéaliste et indomptable, avec qui il se lie d'amitié.

    1872, arrivée en Nouvelle-Calédonie. Les forçats envoyés au bagne de La Nouvelle, à Nouméa, partagent les conditions sordides et les punitions éprouvantes d'une détention placée sous la férule de gardiens sans pitié. Un monde de privations et de violences inhumaines rythme leur quotidien, où la cruauté des règles édictées par l'administration pénitentiaire est la norme. C'est alors qu'un audacieux projet d'évasion voit le jour...

    Franck Chanloup est né au Maroc en 1970. Après quelques années passées en France, il décide d'émigrer en Nouvelle-Calédonie pour raisons professionnelles et se découvre un grand intérêt pour le voyage et l'histoire, trop méconnue, de ce territoire. Passionné de littérature depuis toujours, captivé par des auteurs tels que John Fante, Jonathan Safran Foer ou Pat Conroy, Franck Chanloup est blogueur littéraire, et signe ici son premier roman.

  • Le 19 novembre 1966, Phan Thi Mao, jeune femme vietnamienne, est kidnappée, violée par plusieurs hommes avant d'être assassinée. Les auteurs de ce crime odieux ? Quatre soldats américains. Un cinquième homme de cette unité, Sven Eriksson, assiste, impuissant, à la scène. Il prend la décision de dénoncer le crime mais encourt de sévères représailles. S'ils sont convoqués devant un tribunal militaire, les quatre auteurs encourent les travaux forcés à perpétuité.

    Daniel Lang a rencontré Eriksson dans sa ferme du Minnesota. Loin de la justice froide des tribunaux militaires, l'ex-fantassin se livre sur sa décision de dénoncer ses camarades, quatre jeunes Américains comme lui, d'une vingtaine d'années, chacun dépendant des autres pour sa survie en territoire ennemi...

    Journaliste et auteur de plusieurs ouvrages - Early Tales of the Atomic Age, The Man in the Thick Lead Suit, From Hiroshima to the Moon, A Summer's Duckling, An Inquiry Into Enoughness ou encore Patriotism without Flags -, Daniel Lang (1913-1981) a collaboré durant quarante années au New Yorker, pour lequel il a notamment été correspondant de guerre.

  • Jeanne d'arc en verite

    Gerd Krumeich

    Figure emblématique du Moyen Âge, Jeanne d'Arc a autant marqué ses contemporains que nourri les fantasmes de l'histoire de France. La profusion d'ouvrages, passionnés ou polémiques, qui lui ont été consacrés témoigne de l'engouement pour cette figure providentielle. Véritable mythe national et objet des suppositions les plus saugrenues, la Pucelle a connu les légendes dorées ou noires - tour à tour réprouvée, adorée, accaparée par une multitude de sensibilités. Partant de ce constat, Gerd Krumeich s'attache à répondre à un certain nombre de questions que suscite toujours la jeune femme qui défia les Anglais.

    À l'appui des meilleures sources et des recherches les plus récentes, il nous livre une biographie impartiale, intime et vivante, et restitue admirablement le destin trépidant de Jeanne d'Arc, de sa naissance à Domrémy en 1412 à son exécution à Rouen en 1431.

    Traduit de l'allemand par Valentine Meunier.


  • Madrid 2110.

    Lorsque le commissaire Lizard disparaît, la réplicante Bruna Husky, détective privée, se lance éperdument à sa recherche. Elle découvre à la télévision qu'il est l'un des treize otages qui seront exécutés, un par un, par des terroristes très jeunes et dont les revendications sont bien accueillies pas ceux qui souffrent dans un monde où l'air et l'eau doivent s'acheter. Bruna, qui compte de façon obsessionnelle le nombre de jours qui la séparent de son obsolescence programmée de réplicante, se met à compter aussi le nombre de jours avant que Lizard soit décapité.
    Dans son enquête elle découvre une colonie qui refuse la technologie ainsi qu'une structure du pouvoir qui remonte au XIVe siècle et pourrait dominer les technologies dont elle est elle-même issue.
    Dans ce monde secoué de convulsions multiples, les crispations populistes s'exaspèrent et une guerre civile devient inévitable. Tous se méfient de tous et ne restent que les liens anciens de l'amitié avec Yannis, le vieil archiviste dépressif, la farouche Gaby, les extraterrestres tendres et le boubi Bartolo, vorace et affectueux.
    Dans ce troisième volet des aventures de Bruna Husky, son personnage le plus proche et le plus intime, Rosa Montero construit avec virtuosité un univers bigarré, insolite et familier, elle provoque les émotions du lecteur, le secoue tout en l'amenant à réfléchir sur notre présent comme prémices du monde qu'elle nous décrit. Un roman intense à l'action trépidante sur les excès du pouvoir, l'horreur des dogmes, la mélancolie du passage inévitable du temps, la passion amoureuse.

    La lauréate du Grand Prix national des Lettres construit une brillante métaphore des temps que nous vivons.

    Rosa Montero est née à Madrid où elle vit. Après des études de journalisme et de psychologie, elle entre au journal El País où elle est aujourd'hui chroniqueuse. Best-seller dans le monde hispanique, elle est l'auteure de nombreux romans, essais et biographies traduits dans de nombreuses langues, parmi lesquels La Fille du cannibale (prix Primavera), Le Roi transparent et L'Idée ridicule de ne plus jamais te revoir.

  • Depuis le début de sa carrière de bourreau en 1891, Anatole Deibler a pris pour habitude de noter dans des carnets d'écolier de toile grise, en face de la date et du lieu de la condamnation, les noms de chaque condamné à mort et leur « curriculum vitae ». Une liste interminable de parricides, de satyres, d'égorgeurs, d'assassins, d'empoisonneurs de tous âges et de toutes conditions. Une fois l'exécution menée à son terme, Anatole Deibler complète son catalogue : en face du nom du condamné une croix tracée à l'encre bleue signifie qu'il a été gracié, le texte rayé d'un trait bleu, que le verdict a été cassé, enfin, une croix rouge cerclée de noir, qu'il a été guillotiné... Ces derniers auront le privilège de constituer ce qu'Anatole appelle « son palmarès ». Les extraits de ces carnets sont complétés par des photos inédites : les derniers portraits des condamnés à mort exécutés tels que conservés par les archives de la police nationale. Au-delà du témoignage historique, cette litanie de visages hallucinés ou résignés, apeurés ou bravaches, et ces fragments de vies brisées donne un éclairage tout particulier sur cette « Belle Époque », dont la nostalgie fait oublier la violence.

  • Les traîtres

    Giancarlo De Cataldo

    1844 : dans la péninsule italienne partagée entre le royaume de Sardaigne et du Piémont, les provinces du Nord aux mains des Autrichiens, le centre occupé par les États du pape et le Sud, Sicile comprise, sous la férule réactionnaire des Bourbons de Naples, un désir d'unification et de démocratie monte de toute la société. Cette année-là, en Calabre, une expédition de partisans se heurte à l'indifférence des paysans qu'ils voulaient soulever, à la répression bourbonienne et à la trahison du bandit Calabrotto.
    Le jeune Lorenzo di Vallelaura, noble vénitien déserteur de l'armée autrichienne, arrache au bûcher Striga, une sorcière muette, génie des nombres qui sera pour toujours son ombre bienfaisante. Face au peloton d'exécution, Lorenzo accepte de devenir un traître à la solde de l'Empire austro-hongrois.
    Plus tard, à Londres, placé auprès de Mazzini, l'un des trois futurs pères de la patrie italienne, il sera mêlé à un demi-siècle d'intrigues entre puissances européennes, marqué par des attentats, des complots et des soulèvements aux quatre coins de la Botte.
    Face à lui, Von Aschenbach, chef des services secrets autrichiens, homosexuel tourmenté, et son homologue piémontais Vittorelli, cynique pourtant fasciné par l'autre grande figure du Risorgimento, Cavour.
    Autour de lui, Striga, qu'il retrouve aux côtés de Terra di Nessuno, l'héroïque guerrier sarde, et toute une société londonienne extravagante et géniale, le peintre Rossetti, l'aristocrate exténué Chatam et la très belle et très désirée lady Cosgrave, ardente adepte de la Cause. Le chemin de Lorenzo et des autres croisera aussi bien celui de Garibaldi que ceux de mafieux, de camorristes, de bandits anglais et de terroristes français.
    Tandis que dans les coulisses agissent Karl Marx, Victor Emmanuel II ou Napoléon III, nous sommes transportés de révolutions en réceptions somptueuses, de tavernes milanaises en sordides prisons napolitaines, des rues de Palerme en flammes aux chais du marsala, des bordels anglais aux ghettos de Rome et aux laboratoires où s'inventent les premières machines à calculer.
    Faisant ici montre d'une puissance créatrice qui le porte encore plus loin que son chef-d'oeuvre Romanzo criminale, Giancarlo De Cataldo brasse les langues, les dialectes, les saveurs, les légendes et les chansons pour nous restituer horreurs et splendeurs d'une époque encore en résonnance profonde avec la nôtre.
    Maniant l'ironie de l'essayiste et la science du feuilletoniste, il sait nous attacher aux destins individuels d'une nuée de personnages, historiques ou romanesques, à leurs ambiguïtés, leurs vilénies et leurs grandeurs, jusqu'à leurs fins amères, absurdes ou apaisées.
    À travers eux, nous assistons à la naissance de cette grande nation moderne, l'Italie, accouchée par les complots de politiciens, de terroristes et de mafieux.

  • Juillet 2015, alors que la menace terroriste est à son plus haut niveau, l'adjudant de gendarmerie Éléonore Darras rejoint sa nouvelle affectation, au fin fond de la Lozère, où elle a été mutée pour avoir dénoncé le harcèlement sexuel permanent dont elle était victime de la part de son supérieur.
    À peine arrivée, elle va devoir résoudre une série de crimes abominables, dont les victimes semblent liées à la mouvance anarchiste.
    Parallèlement à cette enquête le sous-officier doit faire face à l'hostilité apparente de sa chef, le lieutenant Sonia Hurni, officier énigmatique à la personnalité pour le moins déroutante.

  • Un même jour à travers le monde, sept hommes et femmes, (capitaines d'industries, chefs d'entreprises, magnats de la presse...), tous et toutes figures de proue du capitalisme le plus vorace sont enlevés simultanément.
    Une action concertée revendiquée par un groupuscule anarcho-écolo décidé à juger ces "malfaisants" sur Internet.
    Chef d'accusation : crime économique et écologique contre l'humanité.Composition du jury potentiel : 7 milliards d'êtres humains.
    Il faudra tout le talent du commissaire El Gordete pour mener le combat, depuis l'Espagne, contre ces terroristes 2.0 et tenter de sauver les otages.

    Beaucoup d'action, de réflexion et un sacré suspense !

    Le commissaire El Gordete, policier espagnol, amateur de bonne chère et de whiskies rares est un enquêteur un brin anar et humaniste qui n'est pas sans rappeler le héros de Donna Léon, le commissaire Brunetti ou le commissaire Montalbano d'Andrea Camilleri.
    Des thèmes on ne peut plus d'actualité: le capitalisme débridé, la sauvegarde de la planète, l'irruption d'Internet dans notre vie quotidienne, le terrorisme, la radicalité.
    Un cadre planétaire : l'Espagne, et les pays d'origine des otages.

    Dépaysement garanti.

  • En décembre 1946, l'inquiétant et sulfureux marquis de Bernady de Sigoyer, l'un des hommes les plus riches de Paris - tantôt collaborateur, tantôt résistant - , est accusé d'assassinat et jugé en Cour d'Assises. Il aurait, avec la complicité de sa maîtresse, étranglé son épouse. Le Bourreau de Paris, Henri Desfourneaux, suit cette affaire de très près.

  • Dominique Casanova, dit Doumé, truand corse, régnant sur le milieu se croît serein et envisage l'avenir avec optimisme.
    Las, son épouse chérie le trompe, son neveu se voit bien prendre sa place et des concurrents, venus du 93, viennent perturber son règne.
    Dominique Casanova est un parrain corse au sommet de sa puissance. Tout lui sourit : son empire s'étend des machines à sous à la drogue en passant par l'immobilier. Riche et respecté il n'a plus besoin de monter sur les braquages.
    Il s'apprête à faire main basse sur un cercle de jeux parisien avec la brutalité dont il est coutumier lorsqu'il doit faire face à la montée en puissance d'une bande de Montreuil menée par les frères Benamrane, deux truands aux méthodes aussi violentes qu'expéditives.
    La guerre est inévitable. Casanova s'y résout. C'est alors qu'il découvre que Lucia, son épouse a quelqu'un dans sa vie. Le chef Corse va devoir mener de front deux combats, l'un conditionnant l'autre : reconquérir sa femme et vaincre les Benamrane.
    Entre mer et montagne, paysages sublimes, terre trempée de sang, la Corse, ogresse affamée, tue sans relâche ses enfants et les dévore.
    Lacrima Corsica : une version moderne et corse du Parrain. Incroyable mais criant de vérité.
    La Corse, son milieu, ses paysages, ses particularités... Des truands corses, des malfrats parisiens, des règlements de comptes sauvages...Une version corse du Parrain.
    Incroyable de réalisme, d'une extrême originalité. Violent mais tellement vrai. Un style d'une redoutable efficacité. Impossible de lire ce roman en plusieurs fois tant il est prenant.

  • Episto

    Jean-François Pré

    Une ancienne gloire des hippodromes, un éditeur à succès et un chirurgien briguant un portefeuille ministériel sont assassinés. Les armes utilisées par le meurtrier sortent pour le moins de l'ordinaire, tout comme les missives qu'il adresse à l'ex-commissaire Langsamer pour annoncer chacun de ses crimes. Points communs entre les trois premières victimes - eh oui il y en aura d'autres - leurs visages sont vitriolés post-mortem...

    Des crimes vraiment mystérieux, une atmosphère chic, une écriture presque british, un héros, l'ex-commissaire Langsamer, dont les méthodes rappellent parfois celles d'Hercule Poirot : le successeur d'Agatha Christie est arrivé !

  • 18 mai 1536, veille de l'exécution d'Ann Boleyn. Henry VIII est seul dans une des salles du château ; à quelques mètres, dans sa cellule, Ann vit ses derniers instants. Les bruits de Londres, au loin. De soliloques étanches en dialogues télépathiques, l'intime complicité charnelle de ces deux êtres circule, irradie, se consume.

  • Cet ouvrage présente l'ensemble du processus de mise en oeuvre des budgets locaux. Traitant à la fois des questions budgétaires et comptables tout en intégrant des développements sur la réforme de la comptabilité locale, il appréhende les fondements mêmes de cette exécution (séparation des ordonnateurs et comptables, obligation de dépôt...) et ses mécanismes, ainsi que les différentes formes de contrôle afférentes. Complété par d'utiles informations statistiques et par un système de questionnement figurant en annexe, cet ouvrage s'adresse aux étudiants de l'enseignement supérieur, aux candidats aux concours administratifs mais aussi à tous ceux qui sont intéressés et/ou concernés par la gestion des affaires locales, les élus locaux en premier lieu.

  • Hiscoutine, 1370

    Le bourreau Louis Ruest et sa jeune épouse Jehanne d'Augignac se sont installés dans leur existence de couple marié et s'efforcent, autant que possible, de s'y habituer. Si le partage de leur lit se fait aussi aisément que celui de leur toit, le partage d'idées et d'émois est pour sa part ainsi dire inexistant. Les communications de Louis s'en tiennent au strict minimum. Il s'absente des jours durant pour se vouer à toutes sortes de travaux. Et Jehanne, emprisonnée par son statut de maîtresse de maison, souffre en silence de cette incompréhension mutuelle, car elle aime son époux de tout son être, ne souhaitant que son bonheur qui est aussi le sien.

    Or, voilà qu'avec la période des nombreuses festivités hivernales survient une série d'événements dont le dessein semble être de mettre la solidité de leur union à rude épreuve. En outre, l'arrivée dans leur domaine d'une personne que nul n'attendait donne le signal au dévoilement d'aveux qui risquent de fissurer une cellule familiale déjà fragile.

    Louis s'instituera alors en juge de qui dépendra le sort des siens. Choisira-t-il l'option qu'il connaît si bien, soit celle de repousser leur amour, de les faire condamner, de leur donner la mort et, ainsi de se condamner lui-même au néant, ou sera-t-il prêt à pardonner, à naître vraiment, pour vivre enfin? La réponse viendra par l'aveu bouleversant d'un secret longuement gardé, dans lequel réside pour Louis un terrifiant remède possédant le pouvoir soit de le guérir soit de le tuer.

  • Leuce, fille unique du roi Atlas, commet l'irréparable : pénétrer dans le temple de Poséidon. Loin d'y trouver la reconnaissance paternelle qu'elle cherche depuis toujours, elle perd le plus précieux.
    Puni pour l'avoir accompagnée, Achéron, son ami d'enfance, est exécuté.
    Six ans plus tard, lorsqu'un demi-dieu arrive à Atlantis, Leuce a enfin une chance de se racheter.
    En épousant Mélanos, elle permettra à Atlantis de retrouver sa splendeur passée. Mais le jeune homme est-il bien ce qu'il prétend ?
    Dans l'ombre, les dieux veillent, et la lutte pour le trône d'Atlantis ne fait que commencer.
    Pourtant, de revanches en désillusions, leurs conflits pourraient bien avoir de funestes issues...

  • À une heure où le droit envahit de plus en plus la gestion quotidienne des collectivités publiques, le domaine des conventions de délégation de service public est directement concerné par ce phénomène de juridicisation. Soumises, depuis la loi sur la prévention de la corruption du 29 janvier 1993, à des procédures de passation, d'exécution et de contrôle de plus en plus contraignantes, ces conventions rencontrent ainsi de nombreuses difficultés dans leur mise en pratique. Le présent ouvrage vise à résoudre de telles difficultés ; volontairement concret et pédagogique, il a pour objectif d'appréhender l'ensemble des étapes de la vie des conventions de délégation de service public, de leur définition à leur contrôle et au contentieux qu'elles sont susceptibles de générer, en passant bien évidemment par le stade de leur passation et de toutes les règles de publicité et de concurrence attachées à cette dernière. Il intègre les dernières modifications intervenues en matière de contentieux administratif et plus particulièrement en matière contractuelle après la publication au Journal Officiel de l'ordonnance du 4 mai 2000 relative au Code de Justice Administrative et de la loi du 30 juin 2000 relative aux procédures d'urgence en matière administrative (dispositions qui entreront en vigueur au 1er janvier 2001). Un tel ouvrage représente donc un outil essentiel pour les collectivités publiques, notamment locales, sa vocation de guide dans une matière dont la complexité n'est plus à démontrer ne pouvant que se révéler utile pour ces collectivités et leurs décideurs.

  • En 1976, le septennat de Valéry Giscard d'Estaing bascule avec l'exécution de Christian Ranucci. A partir de cet événement, le giscardisme change de visage. Estompant son image libérale, le pouvoir refuse le débat sur l'abolition que réclame une partie de l'opinion. Pendant quatre ans, il va biaiser. Pourquoi cette dérobade ? Pourquoi les jurys populaires sont-ils plus répressifs depuis deux ans ? Comment peut-on condamner à mort en 27 minutes un criminel de 22 ans, déséquilibré mental ? Que se passe-t-il dans le huis-clos des délibérations d'une cour d'Assises ? Comment vit-on dans le couloir de la mort de nos prisons ? Comment se sont réellement déroulées les trois dernières exécutions ? Des témoins parlent : d'anciens ministres de la Justice, des avocats, des gardiens de prison, le bourreau et son aide. Ce dossier, où faits, précisions, révélations, anecdotes abondent, tombe en pleine actualité, au moment où le Parlement vient d'examiner ce grave problème qui secoue l'opinion.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Depuis les origines, il semble que l'homme se soit fait une spécialité de l'art qui consiste à liquider son semblable. Dans l'exercice de cet art, la guillotine, fille des « Lumières », marque une rupture avec les pratiques artisanales qui l'ont précédée. Au moment où la machine nous quitte, après deux siècles de bons et loyaux services, il convenait de retracer son histoire ; comment elle fut conçue, dans quel cadre fonctionna-t-elle, qui furent ses servants, qui furent ceux qui passèrent sous sa coupe... Au-delà de la manière radicale dont le peuple perdait la face, la guillotine nous permet d'apercevoir la façon insidieuse dont l'homme risque de perdre la tête. Car avec la guillotine, c'est la machine qui investit le corps social tout entier. De la technologie industrielle mise au service de l'humanité, à l'humanité se mettant au service de la technologie industrielle, c'est aussi, - à travers cette méchante histoire de guillotine, - la voie d'une réflexion sur la mécanique entamant l'homme que l'on a voulu ici désigner.

  • Définit les conditions d'utilisation du protocole de télétransmission sécurisée ETEBAC 5, la valeur d'exécution donnée à la signature électronique ainsi que les modalités de preuve des échanges. Précise les points techniques comme la désignation des logiciels installés chez la banque et l'entreprise, les profils de sécurité. Détaille les procédures comme la gestion des cartes à microprocesseur...

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