• Ambitieux voyage au coeur brûlant du siècle, ce livre est la tentative pour Gatti de ressaisir, à travers ses multiples expériences menées aux quatre coins du monde, l'unité des éclats inouïs d'une parole-espérance qui a toujours refusé de se laisser figer. C'est l'itinéraire d'une conscience insurgée, d'une vie que les mots n'ont jamais enfermée.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • De plus en plus souvent, des auteurs de fiction, des plasticiens, des cinéastes, sont traînés en justice par des associations d'extrême droite. Profanation, incitation à la violence, atteinte à la vie privée, diffamation, les arguments ne manquent pas pour interdire, bâillonner, punir. Comment une société, libérale et permissive, qui n'accepte de restreindre la liberté d'expression que dans le cas extrême d'incitation à la haine raciale, abandonne le soin de fixer la limite entre la liberté et l'interdit, à des lobbies dont l'idéologie est, ouvertement, xénophobe et liberticide ? Sur ce thème d'actualité, propice aux lieux communs et aux idées reçues, Christian Salmon a composé un dialogue drôle, érudit et émouvant, entre un Bouvard libéral et un Pécuchet légaliste.

  • Lorsque Jean Rouaud se plonge dans la poésie de René Guy Cadou c'est pour mieux tisser entre eux des liens fraternels. Le prosateur d'aujourd'hui entremêle son écriture avec les vers du poète trop tôt disparu. Il le suit, pas à pas, sur les chemins de cette Loire Intérieure dont on sait à quel point elle l'habite. Ainsi se construit une envoûtante introduction à l'oeuvre de Cadou qui parvient à l'essentiel : susciter le désir de le lire ou de le relire.

  • Ce que le lecteur, s'il existe, lira dans cet amas de signes est, et n'est pas, un essai éclaté, est et n'est pas un journal mais, mises à bout, rien que des rêveries d'écritures Or si, ici ou là, il a entendu, roulant, un collier brisé, le bruit de quelques perles, s'il a entendu quelques notes égrenées sur un piano qui, tel jour, à telle page, était par hasard accordé, s'il a, collant son oreille contre une phrase - une seule phrase peut-être et qui, d'apparence, était de bavardage entendu une voix, qu'il sache que, là, le temps fragile d'un frisson, se cachait mon aveu.

  • « Comment dites-vous déjà ? Socialisme, communisme, totalitarisme, stalinisme ? Nos hésitations et nos cafouillages, nos rudes empoignades d'hier et sans doute de demain autour du nom de la « chose » en disent long bien, sûr, quant au mystère de ce qui s'en va avec l'évaporation du « socialisme réel » en Europe de l'Est, la montée du chaos en Union soviétique et la déréliction du mouvement communiste international. En effet, avec et dans l'événement-cassure, ce sont différentes séquences, différentes durées qui viennent se coaguler, qui entrent en collision. Car enfin : quelle est la page, le chapitre, le tome qui s'achève là ? quelle histoire ? celle qui commence avec Yalta ? celle qu'inaugure octobre 2017 ? ou peut-être celle qu'inaugure Le Manifeste communiste ? le messianisme jacobin ? Ou bien encore, pourrait-on dire, suivant le fil d'Hannah Arendt, est-ce là le terme de l'ère noire des mouvements totalitaires qui a pris corps, sur le terreau européen au début des années trente ? »

  • Un festin de plats de langue présentés par un amoureux de la littérature : de l'influence du whisky sur la métaphysique de Melville, de la cuisine éléphantesque d'A. Dumas...

  • Trois études, la première est consacrée à Mozart, la seconde à Van Gogh et la troisième à Rainer Maria Rilke. Elles interrogent la biographie au regard de l'oeuvre ou l'oeuvre au regard de la biographie. Elles tendent à démontrer que l'une et l'autre quoique bien évidemment contemporaines mènent chacune leur vie propre.

  • Un laboratoire dans lequel on voit jouer les mécanismes de la création. Le fruit de l'Oulipo, Ouvroir de la littérature potentielle fondé en 1960 par François Le Lionnais et Raymond Queneau.

  • On peut, avec raison, douter de la place prépondérante des Français dans l'ordre des choses. Ils ont tous les défauts : mesquin, envieux, calculateur, mégalo, philosophe de comptoir, séducteur désespéré... Ils vivent par correspondance, jouissent à crédit, sur-consomment pour jeter ensuite. Ce sont eux, nous, les Français, que Franck Maubert dans son Petit Guide à l'usage de ceux qui s'intéressent encore à leurs contemporains a saisis sur le vif. Toujours drôles, lucides et parfois cruels, ces douze portraits annoncent le retour en force du mauvais esprit. À travers les codes, les modes, les tics, les névroses et les destins tordus de ces caractères, vous reconnaîtrez avec délectation votre voisin d'en face, votre beau-frère, votre banquier, ou... une part de vous-même. Après La Bruyère et Reiser, la satire sociale prend un coup de jeune.

  • Suit à la trace des hommes tels que Gauguin, Henri Adams et quelques autres qui eurent le désir de voir la vie changer en accostant ces îles lointaines. Un essai sur l'utopie nécessaire au renouvellement de l'aventure et de l'imaginaire humains.

  • Quelques jours avant de subir une grave opération chirugicale, mettant sa vie en danger, un poète qui a fait de la poésie sa raison d'être s'interroge sur ce choix qui a été le sien : pourquoi la poésie et qu'est-ce que le poème face à l'univers, à la quête du sens, à la langue, à la mort ? La poésie qui lui a été justification de la vie est-elle également, à la lumière de la fin annoncée, légitimation de la mort ? Les mots sont-ils porteurs de réalité ou, au-delà de la réalité, sont-ils - par-delà le jeu sémantique - porteurs de vérité ? Ou, au contraire, la poésie ne serait-elle qu'illusion dans le jeu en miroir de la parole, mise en perspective aussi éblouissante que fausse et n'ouvrant finalement que sur le vide ? Pourquoi ce titre : « L'Interdit » ? Parce que la formulation n'est jamais innocente et que les mots retiennent non seulement ce qui, dans l'expérience de chaque homme, fait partie du bonheur et du malheur d'être mais aussi parce que le langage lui-même, et spécialement le langage poétique, en tentant de piéger dans ses figures la splendeur de la réalité, franchit une mystérieuse frontière et, quelque part, court le risque de faire de la beauté une idole, en quoi la beauté devient, à son tour, l'image de la mort. Un admirable propos de mystique musulman, Hallâj, auquel Salah Stétié fait référence, éclaire d'une lumière noire cette étonnante dialectique.

  • L'auteur, chroniqueur, commissaire général de la langue française, conseiller culturel et scientifique, témoigne de rencontres d'hommes et d'oeuvres qui nous dévoilent, en de Gaulle, un philosophe et littéraire.

  • Des personnalités comme le commandant Cousteau, le professeur Schwarzenberg ou Patrick Poivre d'Arvor, des chanteurs et des artistes ont écrit chacun un lettre au Père Noël.

  • Réunit pour la première fois cinq récits parus en 1955 et 1956 dans la presse. L'Algérie, la Lozère, la Loire, la Garonne et l'Espagne. Des voyages loin du XIVe parisien où l'auteur ne voulait pas se laisser enfermer.

  • Dans tout livre sommeille une enfance. Le travail du lecteur, c'est de réveiller l'enfant qui dort en l'appelant par son nom propre. La singularité de ce livre est que l'enfant n'y dort pas, en proie à l'insomnie de cette vérité : il va mourir.

  • Collection de textes de l'auteur qui se partagent sur le thème du sable et du désert. Mais l'ensemble de ces petites proses n'est pas composé dans un souci d'exégèse stricte. Il prolonge davantage certaines lectures faites dans la délectation, se développant librement au fil des goûts de l'auteur en matière de poésie, littérature et cinéma.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Quand je m'allonge, terrassé, que je pose mes mains sur mon front, que je garde la bouche ouverte, que ma langue pique, que la garde républicaine fait du sur-place dans ma poitrine, que mille sabots martèlent mes organes, qu'un étau se resserre sur mes tempes, c'est que je vais mourir. Je meurs souvent. Tito Le matin à Versailles une mousseline de ciel et d'eau enveloppe un char tiré par quatre chevaux, comme un songe qui resterait après la nuit. Les robes feu se reflètent dans le plomb du bassin, l'eau et le ciel s'embrasent le plomb se transforme en or j'ai passé la journée dans les jardins du château j'aurais aimé que les chevaux s'arrachent du bassin d'Apollon sauter sur l'un d'eux. Je regarde ce Dieu de la lumière que la nuit avale et tout ce qu'il y a autour. Vivre. C'est dans la conscience qu'on est seul. Pas en dehors d'elle, mais en dedans d'elle. Dans la mort il y a l'extinction, le rien. Mais aussi, parfois, le souvenir, la mémoire. On n'est pas seul dans la mort. Dans la conscience on est si seul qu'on aimerait en sortir quelquefois. C'est maintenant que je sais l'être depuis trente-cinq ans. Seul. Et pour mener une existence qui me fait oublier, à moi et aux autres, que je suis le mort que je serai.

  • La quête de l'identité constitue le thème principal de l'oeuvre de Clément Lépidis. Avec La Fontaine de Skopelos, il partait à la recherche de ses ancêtres. Dans Mille Miller, il définissait dans une franche et courageuse confession le chemin qui le conduisit à l'écriture. À mesure que paraissent ses livres, on décèle chez Clément Lépidis trois pôles d'attraction : la France, Paris surtout, la Grèce, et tout récemment l'Espagne avec L'Or du Guadalquivir. Aujourd'hui, l'auteur explique comment le flamenco, la tauromachie, mais aussi et surtout l'amitié qui le lie à ceux qu'il appelle ses frères (rescapés de la guerre d'Espagne venus se réfugier dans son quartier de Belleville) l'ont amené à s'engager dans les arcanes et les sortilèges de cet Itinéraire Espagnol. Dans ce nouveau livre, comme dans L'Arménien et La Main Rouge, Clément Lépidis, à la recherche de son moi profond, s'interroge également sur ses origines et son devenir. Il s'agit d'un récit vivant et poétique qui conduit le lecteur de Paris jusqu'en Andalousie. Il comptera dans l'oeuvre de Clément Lépidis et nous le fera mieux connaître.

  • Kaly est un orphelin de onze ans lorsque Antoine Morat, cinéaste français, le rencontre au village d'Edalé, sur le mystérieux territoire des Bassaris, une peuplade animiste régie par des coutumes et des rites ancestraux. C'est au coeur de cette Afrique archaïque que le toubab adopte le jeune Bassari. Les anciens du village n'imposent qu'une condition : que Kaly, amené au savoir des Blancs, revienne un jour apporter ce qu'il aura appris. Ce livre est l'histoire drôle et émouvante d'une amitié merveilleusement insolite, entre deux êtres qui s'échangent les clés de leurs univers et de leurs cultures : une Afrique noire de la magie pure, mais vulnérable et menacée de disparition ; un Occident trop rationnel, mais ouvert sur le monde. Un monde dont Kaly, devenu photographe, sera à son tour l'ethnologue, en l'explorant de la France profonde à l'Himalaya.

  • Ce courrier clandestin adressé aux fantômes de la Religieuse portugaise, de Cocteau ou Georges Orwell, a été écrit par gratitude et courtoisie envers des auteurs qui ont aidé F. Bott à se trouver.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Spectateur inconditionnel des Rencontres pour lire de François de Cornière à Caen, D. Collin embrasse au cours de ces soirées le monde de l'infini au boudoir. Deux comédiens et un musicien l'embarquent dans des rêveries au-delà du temps, des espaces irisés, de ce que nous savions des autres, de ce que nous croyions de nous.

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