• Au bonheur des ogres

    Daniel Pennac

    Côté famille, maman s'est tirée une fois de plus en m'abandonnant les mômes, et le Petit s'est mis à rêver d'ogres Noël.
    Côté coeur, tante Julia a été séduite par ma nature de bouc (de bouc émissaire).
    Côté boulot, la première bombe a explosé au rayon des jouets, cinq minutes après mon passage. La deuxième, quinze jours plus tard, au rayon des pulls, sous mes yeux. Comme j'étais là aussi pour l'explosion de la troisième, ils m'ont tous soupçonné.
    Pourquoi moi ?
    Je dois avoir un don...

  • La délicatesse

    David Foenkinos

    "François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m'en vais. C'est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n'est guère mieux. On sent qu'on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu'un jus ça serait bien. Oui, un jus, c'est sympathique. C'est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l'orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d'abricot, ça serait parfait. Si elle choisit ça, je l'épouse...
    - Je vais prendre un jus... Un jus d'abricot, je crois, répondit Nathalie.
    Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité."
    La délicatesse a obtenu dix prix littéraires et a été traduit dans plus de quinze langues.

  • «  On devrait trouver des moyens pour empêcher qu'un parfum s'épuise, demander un engagement au vendeur - certifiez-moi qu'il sera sur les rayons pour cinquante ou soixante ans, sinon retirez-le tout de suite. Faites-le pour moi et pour tous ceux qui, grâce à un flacon acheté dans un grand magasin, retrouvent l'odeur de leur mère, d'une maison, d'une époque bénie de leur vie, d'un premier amour ou, plus précieuse encore, quasi inaccessible, l'odeur de leur enfance...  »
      I. C. 
     
    Quand l'enfance a pour décor les années 70, tout semble possible. Mais pour cette famille de rêveurs un peu déglinguée, formidablement touchante, le chemin de la liberté est périlleux. Isabelle Carré dit les couleurs acidulées de l'époque, la découverte du monde compliqué des adultes, leurs douloureuses métamorphoses, la force et la fragilité d'une jeune fille que le théâtre va révéler à elle-même. Une rare grâce d'écriture.

  • Été 1914. Dans la ferme de son père, en Angleterre, Albert grandit en compagnie de son cheval, Joey. En France, la petite Émilie joue dans un verger avec ses frères. En Allemagne, Friedrich travaille comme à l'accoutumée dans sa boucherie. Pendant ce temps, d'immenses armées se préparent à s'affronter dans le cauchemar de la guerre...

  • Into the wild Nouv.

    Into the wild

    Jon Krakauer

    • Lizzie
    • 9 Septembre 2021

    Il avait renoncé au rêve américain. Pour vivre une aventure extrême. Livre-culte dans le monde entier, Into the Wild a été magistralement porté à l'écran par Sean Penn.
    Toujours plus loin. Toujours plus seul. Inspiré par ses lectures de Tolstoï et de Thoreau, Christopher McCandless a tout sacrifié à son idéal de pureté et de nature. Après deux années d'errance sur les routes du Sud et de l'Ouest américain, il rencontre son destin (à vingt-quatre ans) au coeur des forêts de l'Alaska. Un parcours telle une étoile filante dans la nuit froide du Grand Nord." C'est un voyage à travers une Amérique très petite et très grande, à travers des paysages aussi beaux que les avait rêvés un jeune homme qui prit juste le temps de les atteindre. C'est un voyage absurde et exaltant, qui commence par un geste de folle liberté et s'achève par une mort de haute solitude. Bref, c'est une histoire. Et elle a le mérite et la tristesse d'être vraie. "Danièle Heymann, MarianneTraduit de l'anglais (Etats-Unis)Par Christian Molinier

  • Bel-Ami

    Guy De Maupassant

    Le second roman de Guy de Maupassant, retrace l'ascension sociale de Georges Duroy, homme ambi- tieux et séducteur sans scrupule, arriviste et oppor- tuniste, employé au bureau des chemins de fer du Nord, qui parviendra au sommet de la pyramide sociale Parisienne grâce à ses maîtresses et à la col- lusion entre la finance, la presse et la politique.

  • Les maîtres de la manipulation : un siècle de persuasion de masse Nouv.

    On les appelle spin doctors, genies du faire croire, persuadeurs clandestins ou ingenieurs des ames. Publicitaires, communicants, cinéastes ou propagandistes politiques, ces hommes ont en commun d'etre passes maitres dans l'art de la manipulation de masse.

    Ils bouleversent les regles du jeu politique, font et defont des elections, fabriquent le consentement, défendent les intérêts d'industries polluantes, influencent a leur insu le comportement de millions d'individus. Souvent meconnus, agissant pour la plupart dans l'ombre, ils concoivent et deploient leurs techniques de persuasion en tirant profit des progres constants des sciences et des techniques.

    Spécialiste de l'histoire de la propagande contemporaine, David Colon propose une approche inédite de l'art de la persuasion : il réunit, pour la première fois dans un même livre, les portraits de vingt des plus grands maîtres de la manipulation des XXe et XXIe siècles. De Goebbels a Walt Disney, de Lin Biao a Mark Zuckerberg, Richard Thaler ou Steve Bannon, l'auteur nous raconte l'invention de la propagande de guerre, du lobbying, du nudge ou de la publicité microciblee.

  • Mon installation dans l'imaginaire était préparée depuis longtemps par la maladie de mon père ajoutée à la défiguration de mon grandpère, dont le visage profondément meurtri depuis 1915 m'interdisait toute confiance dans ma propre espèce.
    Avec L'Échange des princesses, Marc Dugain adapte le roman historique de Chantal Thomas sur le mariage de Louis XV et de trois autres enfants destinés à régner, au mépris de leur âge. Qu'est-ce qui, dans cet épisode, a résonné avec sa propre enfance et plus largement sa vision des hommes, au point qu'il ait souhaité en faire un film ? Marc Dugain s'interroge sur ses obsessions, qui ont trait à son propre passé autant qu'à la " Grande Histoire ", son sujet de prédilection. Intérieur jour est ainsi l'exploration inédite de préoccupations intimes. La fiction laisse place aux confidences, aux mots qui ne peuvent être mis en images, sauf sur l'écran qui se dresse en chacun de nous.

  • Achevé quelques jours avant la mort de Steve Tesich [1942-1996], Karoo est le chant du cygne d'un auteur hors norme.
    Ce roman est l'odyssée d'un riche consultant en scénario dans la cinquantaine, Saul "Doc" Karoo, gros fumeur et alcoolique, écrivaillon sans talent séparé de sa femme et traînant plusieurs tares émotionnelles. En tant que script doctor pour Hollywood, Saul Karoo mutile et "sauve" le travail des autres. En tant qu'homme, il applique le même genre de contrôle sournois à sa vie privée et se délecte de nombreuses névroses très particulières : son incapacité à se saouler quelle que soit la quantité d'alcool absorbée, sa fuite désespérée devant toute forme d'intimité, ou encore son inaptitude à maintenir à flot sa propre subjectivité. Même s'il le voulait, il ne pourrait pas faire les choses correctement, et la plupart du temps, il ne le veut pas. Jusqu'à ce qu'une occasion unique se présente à lui : en visionnant un film, il fait une découverte qui l'incite à prendre des mesures extravagantes pour essayer, une fois pour toutes, de se racheter.
    Si Karoo est bien l'ambitieux portrait d'un homme sans coeur et à l'esprit tordu, c'est aussi un pur joyau qui raconte une chute vertigineuse avec un humour corrosif. C'est cynique. C'est sans pitié. C'est terriblement remuant. C'est à la fois Roth et Easton Ellis, Richard Russo et Saul Bellow.

  • "Edgar aimait le pouvoir mais il en détestait les aléas. Il aurait trouvé humiliant de devoir le remettre en jeu à intervalles réguliers devant des électeurs qui n'avaient pas le millième de sa capacité à raisonner. Et il n'admettait pas non plus que les hommes élus par ce troupeau sans éducation ni classe puissent menacer sa position qui devait être stable dans l'intérêt même du pays. Il était devenu à sa façon consul à vie. Il avait su créer le lien direct avec le Président qui le rendait incontournable. Aucun ministre de la Justice ne pourrait désormais se comporter à son endroit en supérieur hiérarchique direct. Il devenait l'unique mesure de la pertinence morale et politique."
    John Edgar Hoover, à la tête du FBI pendant près d'un demi-siècle, a imposé son ombre à tous les dirigeants américains. De 1924 à 1972, les plus grands personnages de l'histoire des États-Unis seront traqués jusque dans leur intimité par celui qui s'est érigé en garant de la morale.
    Ce roman les fait revivre à travers les dialogues, les comptes rendus d'écoute et les fiches de renseignement que dévoilent sans réserve des Mémoires attribués à Clyde Tolson, adjoint mais surtout amant d'Edgar. À croire que si tous sont morts aujourd'hui, aucun ne s'appartenait vraiment de son vivant.

  • Tout a commencé par un film d'horreur. « Ce n'est pas de ton âge, Michel », m'avait pourtant prévenu Petit Vampire. Mais on est quand même allés voir Le Commando des morts vivants. Les zombies nazis étaient effrayants, mais comme c'était du cinéma, ça allait. Le problème, c'est que ces affreux sont revenus le soir, dans mon rêve. J'ai inventé une porte et ils sont partis, ouf ! Sauf que je ne savais pas où menait cette porte. Et puis Marguerite est arrivé pour me dire de venir vite, parce que d'horribles zombies avaient débarqué chez Petit Vampire...

  • La beauté du ciel

    Sarah Biasini

    « Un matin de mai, le téléphone sonne, je réponds, "Bonjour, gendarmerie de Mantes-la-Jolie, la tombe de votre mère a été profanée dans la nuit."  »Une femme écrit à sa fille qui vient de naître. Elle lui parle de ses joies, ses peines, ses angoisses, et surtout d'une absence, celle de sa propre mère, Romy Schneider.  Car cette mère n'est pas n'importe quelle femme. Il s'agit d'une grande star de cinéma, inoubliable pour tous ceux qui croisent le chemin de sa fille.Dans un récit fulgurant, hanté par le manque, Sarah Biasini se livre et explore son rapport à sa mère, à la mort, à l'amour. Un texte poétique, rythmé comme le ressac, où reviennent sans cesse ces questions :  comment grandir quand on a perdu sa mère à quatre ans ? Comment vivre lorsqu'on est habitée par la mort et qu'elle a emporté tant de proches ? Comment faire le deuil d'une mère que le monde entier idolâtre ?  Comment devenir à son tour mère ? La réponse, l'auteure la porte en elle-même, dans son héritage familial, dans l'amour qu'elle voue à ses proches, à ses amis, à ces figures féminines qui l'ont élevée comment autant d'autres mères. Le livre de la vie, envers et contre tout. 

  • Quinze rounds Nouv.

    Un combat de boxe c'est quinze rounds de violence, de calcul, d'espoirs, de renoncements, d'erreurs tactiques, de beaux gestes fulgurants, c'est un jeu de massacre dont il faut sortir à temps, c'est une course contre soi-même et contre l'autre, l'adversaire qu'on croit battre et qui se relève sans fin jusqu'au moment où c'est lui qui vous abat. Quinze rounds c'est le récit halluciné d'un homme devenu fou qui revit sans fin, devant qui veut l'entendre, le calvaire de son dernier combat, celui de trop, celui dont on ne se remet pas. Raconté minute par minute, il nous tient entre les quatre cordes de ce récit syncopé, virtuose, frénétique, exténuant, toujours à la lisière de l'épuisement. Rarement boxe et littérature auront aussi bien dansé ensemble.

    Henri (ou Henry) Decoin a connu plusieurs vies qui font de lui une figure pour le moins originale du XX° siècle : sportif de haut niveau par hasard, journaliste par vocation, héros de guerre par nécessité, écrivain par circonstance, patron de salles de boxe ou de journaux et surtout cinéaste de renom pendant plusieurs décennies, il illustre cette capacité de certains à tout essayer, pour le meilleur. On lui doit quelques films restés fameux, dont Les amoureux sont seuls au monde.

  • Dès 1925, Zweig pressent l'un des grands bouleversements sociaux de notre siècle : l'uniformisation du monde. Si le concept de mondialisation reste alors toujours à inventer, il examine avec perplexité des sociétés qui gomment progressivement toutes leur aspérités. Avant même l'invention des smartphones, il nous décrit l'avènement de l'instantanéité. Ce culte de l'éphémère joue finalement un rôle central dans l'uniformisation ici dénoncée.

    Dans ce texte saisissant d'actualité, Zweig pose un regard sensible sur une époque foncièrement hostile envers les originaux. Un essai à lire comme le témoignage lucide d'un homme définitivement en rupture avec l'esprit de son temps. Dernier recours pour les individualités récalcitrantes : fuir en elles-mêmes, pour oublier l'oppression du collectif.

    Stefan Zweig (1881-1942), de nationalité autrichienne, est l'un des auteurs de langue allemande majeurs du XXe siècle. Romancier, essayiste et dramaturge, il est l'auteur de plusieurs classiques, comme Amok ou La Confusion des sentiments. S'il rencontre le succès de son vivant, son existence bascule à l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Exilé au Brésil et désespéré par la guerre, il se suicide en 1942.

  • Hollywood, les hommes et moi Nouv.

    Des gamines envieuses de mon succès souvent me demandaient : « Comment avez-vous fait pour devenir une Star ? C'est le talent ? Une jolie frimousse ? Un beau corps ? Ou bien c'est d'avoir couché avec les gens qui comptent en ville ? »
    Vous voulez savoir la vérité ? La réussite tient un peu de tout ça, et ne croyez pas celles qui vous raconteront autre chose.
    Barbara Payton, jeune femme libre et sulfureuse découvre le formidable tourbillon de la gloire hollywoodienne alors qu'elle n'a que dix-huit ans. Elle tourne avec les plus grands, est adulée par les médias, ses moindres faits et gestes sont racontés, commentés, copiés...Cela durera trois ans. Car Barbara n'a pas le goût de baisser la tête pour faire ce qu'on l'attend d'elle, pas le courage de se soumettre. Elle trinque à la fausseté d'Hollywood, affirme son droit au plaisir et à la liberté. Starlette bientôt déchue, elle sera bannie par ceux qui ont fait sa gloire. Mais Barbara gardera la tête haute, riant de la mécanique trompeuse du succès. Depuis la chambre d'hôtel où elle vendait son corps pour quelques dollars, elle nous révèle les coulisses d'un monde d'apparence et nous raconte son destin de femme brisée.

  • Benjamin Grossman veut croire qu'il a réussi, qu'il appartient au monde de ceux auxquels rien ne peut arriver, lui qui compte parmi les dirigeants de BeCurrent, une de ces fameuses plateformes américaines qui diffusent des séries à des millions d'abonnés. L'imprévu fait pourtant irruption un soir, banalement: son téléphone disparaît dans un bar-tabac de Belleville, au moment où un gamin en survêt le bouscule. Une poursuite s'engage jusqu'au bord du canal Saint-Martin, suivie d'une altercation inutile. Tout pourrait s'arrêter là, mais, le lendemain, une vidéo prise à la dérobée par une lycéenne fait le tour des réseaux sociaux. Sur le quai, les images du corps sans vie de l'adolescent, bousculé par une policière en intervention, sont l'élément déclencheur d'une spirale de violences. Personne n'en sortira indemne, ni Benjamin Grossmann, en prise avec une incertitude grandissante, ni la jeune flic à la discipline exemplaire, ni la voleuse d'images solitaire, ni les jeunes des cités voisines, ni les flics, ni les mères de famille, ni les travailleurs au noir chinois, ni le prédicateur médiatique, ni même la candidate en campagne pour la mairie. Tous captifs de l'arène: Paris, quartiers Est.
    Négar Djavadi déploie une fiction fascinante, ancrée dans une ville déchirée par des logiques fatales.

  • L'OEuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique annonce, dès son titre, le tournant opéré par la modernité : Benjamin montre dans cet essai lumineux que l'avènement de la photographie, puis du cinéma, n'est pas l'apparition d'une simple technique nouvelle, mais qu'il bouleverse de fond en comble le statut de l'oeuvre d'art, en lui ôtant ce que Benjamin nomme son "aura". L'auteur met au jour les conséquences immenses de cette révolution, bien au-delà de la sphère artistique, dans tout le champ social et politique. Un texte fondamental, dont les échos ne cessent de se prolonger dans les réflexions contemporaines.

  • Découvrez les dialogues complets du film culte de Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette. OEuvre clandestine depuis sa sortie en 1993, La Classe américaine entre enfin dans la collection Les Grands Classiques.
    OEuvre clandestine depuis sa sortie en 1993,
    La Classe américaine entre enfin dans la collection Les Grands Classiques.
    Découvrez les dialogues complets du film culte de Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette, accompagnés d'un appareil critique et enrichis d'illustrations originales d'un des auteurs. Celui qui est vivant. L'autre dessinait mieux, mais il est mort. Monde de merde.
    "
    Pour moi, c'est parfait de A à Z. Il y a trop de vannes que j'aurais voulu écrire." Alain Chabat
    "
    Le train de tes injures roule sur les rails de notre indifférence." M. Hazanavicius & D. Mézerette

  • Première traduction intégrale
    Texte qualifié de " nouvelle la plus populaire jamais écrite en langue anglaise "

    Au milieu de la mer des Caraïbes, Sanger Rainsford fait naufrage sur l'île de Ship Track. Il y est recueilli par un russe blanc, le général Zaroff, qui se révèle être un hôte des plus remarquables et attentionnés. Reconnaissant en son convive un célèbre chasseur de gros gibier dont le livre sur la chasse au léopard des neiges fait autorité, le maître des lieux invite Rainsford à un jeu particulier : une partie de chasse à l'homme. Acculé, celui-ci est forcé d'accepter ce " jeu des plus dangereux ".

    Commence alors, au coeur de la jungle, une lutte sans merci entre les deux hommes. Le chasseur chassé, l'ombre et la proie : qui chassera qui ?

    Ce récit, à la lisière du fantastique, est un monument de la littérature noire aux États-Unis. Il a été adapté de nombreuses fois au cinéma –
    Les Chasses du comte Zaroff avec Leslie Banks (1932),
    A Game of Death de Robert Wise (1945)... – et mis en ondes à plusieurs reprises – entre autre en 1943, avec Orson Wells dans le rôle du comte Zaroff.

  • Une femme rencontre un homme. Coup de foudre. Il se trouve que l'homme est noir. « C'est quoi, un Noir ? Et d'abord, c'est de quelle couleur ? » La question que pose Jean Genet dans Les Nègres, cette femme va y être confrontée comme par surprise. Et c'est quoi, l'Afrique ? Elle essaie de se renseigner. Elle lit, elle pose des questions. C'est la Solange du précédent roman de Marie Darrieussecq, Clèves, elle a fait du chemin depuis son village natal, dans sa « tribu » à elle, où tout le monde était blanc.L'homme qu'elle aime est habité par une grande idée : il veut tourner un film adapté d'Au coeur des ténèbres de Conrad, sur place, au Congo. Solange va le suivre dans cette aventure, jusqu'au bout du monde : à la frontière du Cameroun et de la Guinée Équatoriale, au bord du fleuve Ntem, dans une sorte de « je ntem moi non plus ».Tous les romans de Marie Darrieussecq travaillent les stéréotypes : ce qu'on attend d'une femme, par exemple ou les phrases toutes faites autour du deuil, de la maternité, de la virginité... Dans Il faut beaucoup aimer les hommes cet homme noir et cette femme blanche se débattent dans l'avalanche de clichés qui entoure les couples qu'on dit « mixtes ». Le roman se passe aussi dans les milieux du cinéma, et sur les lieux d'un tournage chaotique, peut-être parce qu'on demande à un homme noir de jouer un certain rôle : d'être noir. Et on demande à une femme de se comporter de telle ou telle façon : d'être une femme.

  • Vanessa Paradis : divine artiste Nouv.

    Une approche complète et sensible de la lolita devenue une star de la chanson comme du cinéma !
    Depuis le succès fulgurant de
    Joe le taxi, elle a grandi en public et on a souvent l'impression de tout savoir d'elle. Ses chansons, ses films, ses apparitions publiques, ses amours, ses enfants, ses contrats publicitaires, ses origines, ses amitiés professionnelles...
    Vanessa Paradis n'aurait donc aucun secret pour nous.
    Pourtant, elle reste entourée d'un certain mystère. En trente-quatre ans de vie sous les projecteurs, malgré une relation tumultueuse avec la presse et des critiques virulentes, l'enfant star s'est accrochée jusqu'à devenir l'icône incontournable qu'elle est aujourd'hui. Au fil d'une carrière émaillée par des collaborations avec les plus grands,
    /> Étienne Roda-Gil,
    Jean-Claude Brisseau,
    Serge Gainsbourg,
    Patrice Lecomte,
    Lenny Kravitz,
    Matthieu Cheddid, son talent éclate au grand jour. Après avoir fait battre le coeur des français avec
    Florent Pagny, le couple emblématique qu'elle forme avec
    Johnny Depp l'installe parmi les stars internationales. Puis il y aura,
    Benjamin Biolay et
    Samuel Benchetrit, le seul à lui avoir passé la bague au doigt. Elle est l'égérie Chanel depuis toujours.
    Aussi bien reconnue en tant que
    chanteuse qu'en tant qu'
    actrice, la divine et sensible
    Vanessa Paradis n'a pas fini de faire rêver les Français.
    Cette enquête très complète et minutieuse dresse un portrait attachant et fait ressurgir des épisodes oubliés de la vie de
    Vanessa Paradis. Les curieux comme les connaisseurs vont adorer.

  • illie Dixon sillonne les États-Unis des années 1940, s'efforçant de vendre des films dans les salles de cinémas des petites villes du Midwest. Elle apprécie son boulot et le contact avec les clients. Jusqu'à ce que dans un bled paumé de l'Arkansas, un prédicateur fanatique s'en prenne à elle, bien décidé à bouter hors de la ville tout ce qui ressemble à du cinéma. Billie aimerait bien le convaincre de changer d'avis, mais les choses se compliquent encore lorsqu'elle commence à se sentir attirée par Amberly, l'épouse du pasteur. Un désir qui va la conduire à s'emmêler dans un filet de mensonges et de supercheries, jusqu'à l'inévitable point de non-retour.

    Bel hommage aux classiques du genre, Sans lendemain est un bâton de dynamite dont la mèche se met à crépiter dès le premier paragraphe.

  • Depuis toujours, Lazare maintient mordicus qu'il n'a jamais e?te? ressuscite?. Quand d'e?tranges visiteurs l'invitent a? bord d'un fabuleux vaisseau me?canique dirige? par un automate a? te?te de crocodile, il embarque pour une e?pope?e dans l'espace et le temps qui le conduira du New York des anne?es 1960, aux Saintes-Maries-de-la-Mer, a? explorer les grands lieux du christianisme, revisitant avec humour l'histoire de notre civilisation.

    « MORALISTE SWIFTIEN ET HUMANISTE VOLTAIRIEN, DISCIPLE DE CAMUS, JAMES MORROW EST UN DES HYPER- CONTEURS, UN DES MAI?TRES DE L'IMAGINAIRE, LES PLUS FORMIDABLES
    QUI SOIT. » Franc?ois Angelier, France Culture

  • Jean-Claude Carrière livre les pièces du puzzle que fut sa vie, dirigée par une curiosité sans limite, ponctuée de rencontres majeures (Buñuel, Brook, Forman...) et de quelques chefs-d'oeuvre du cinéma, du Tambour à Cyrano... " Ce livre est un jeu : il s'agit de choisir sa vie, exercice difficile au début d'un parcours, mais qui devient plus facile, et plus ludique, quand on approche de la fin. Il est possible de mettre ceci en lumière et de laisser cela dans l'ombre, ou même dans le noir... Sans parler des tâtonnements de notre mémoire, qui nous accompagnent fidèlement, comme le mensonge. Et puis, ai-je pensé, cela m'évitera d'écrire mes mémoires, ce qui est toujours la barbe. J'aime mieux vivre ma vie que la raconter. "
    Écrivain, scénariste, parolier, traducteur, metteur en scène, mais avant tout conteur, Jean-Claude Carrière se raconte dans cet abécédaire intime qui va d'Aragon à Wajda, et de Doisneau à Shakespeare, en passant par l'Inde et par Pigalle.

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