• De Montaigne à Bergson, en passant par Spinoza, Nietzsche et Tolstoï, voici dans les textes, introduite et commentée, la grande odyssée de la raison moderne partie d'Europe à la conquête du monde. Un ouvrage indispensable à l'heure où les catastrophes réveillent le spectre des mythes et des violences.
    " Je ne suis pas superstitieux : cela porte malheur. " Absurde, la boutade d'Alphonse Allais ? Pas si sûr. Il n'y a pas de définition claire et sûre de la superstition. Mais il existe une multitude de discours destinés à la détruire, la combattre et la disqualifier.
    D'où cette anthologie sans égale qui, dressant l'histoire et la géographie du mot, établit un panorama complet de la culture globalisée. Qui, de la Renaissance à aujourd'hui, en passant par la Réforme, les Lumières, le Romantisme, la Belle-époque, dessine un tableau exhaustif de la modernité conquérante. Qui, de l'Europe à tous les continents, établit une recension détaillée de la confrontation des civilisations.
    Une anthologie qui, entre descriptions et caricatures, critiques et injures, découvertes et préjugés, enrôle à son service Montaigne, Spinoza, Descartes, Bayle, Kant, Bergson et Nietzsche, mais aussi Luther, Goethe, Sand et Hugo, et encore les écrivains voyageurs, scientifiques ou polémistes, non sans réserver quelques surprises dont Frazer, l'anthropologue défenseur des " sauvages " et de leurs " crédulités ".
    Avec, au bout du compte, une belle leçon éthique : si l'on veut aller au-devant de l'autre dans sa différence, alors faut-il se faire une raison de sa croyance.
    Une somme indispensable, un plaisir de lecture.

  • Prison house

    John King

    Jimmy se sait responsable d'un meurtre dont il ignore la nature. Voici Crime et châtiments dans l'horreur carcérale d'aujourd'hui, un roman noir magistral sur la rédemption. Lisez-le et soyez absous !

  • Préface de Lynda Thalie, lu par Nina Bochelert
    Samia est encore toute petite lorsqu'elle comprend qu'elle n'est pas la bienvenue dans cette riche famille musulmane où la présence d'une fille est une véritable punition d'Allah.
    Son père la domine, sa mère la rejette et ses deux frères aînés, conscients du traitement injuste dont elle est victime, ne peuvent rien pour elle. Elle est seule au monde, et lorsqu'on daigne s'adresser à elle, ce n'est jamais pour la porter aux nues.
    Elle n'a que seize ans lorsqu'on la marie malgré elle à un employé de son père. Un régime de terreur s'installe alors dans sa nouvelle demeure. Elle se tourne vers son père et sa mère pour obtenir de l'aide, mais elle reçoit toujours la même réponse: elle est une femme, et une femme doit respect et obéissance à son mari en n'importe quelle circonstance.
    Battue et violée à répétition, Samia ne peut s'appuyer que sur elle-même pour se sortir de ce cauchemar qui n'en finit plus. Les années passent et la situation ne fait que se détériorer. De surcroît, l'Algérie a basculé dans l'intégrisme religieux; l'usage du chantage et de la peur est devenu quotidien.
    Samia, maintenant mère de plusieurs enfants, n'a désormais qu'une seule idée en tête: fuir vers la liberté; fuir pour respecter sa promesse faite à ses petits qu'un jour la lumière et la paix seront au menu tous les jours de leur vie.
    Mais sa route est jonchée de milliers d'obstacles et de dangers mortels...

  • Hiscoutine, 1370

    Le bourreau Louis Ruest et sa jeune épouse Jehanne d'Augignac se sont installés dans leur existence de couple marié et s'efforcent, autant que possible, de s'y habituer. Si le partage de leur lit se fait aussi aisément que celui de leur toit, le partage d'idées et d'émois est pour sa part ainsi dire inexistant. Les communications de Louis s'en tiennent au strict minimum. Il s'absente des jours durant pour se vouer à toutes sortes de travaux. Et Jehanne, emprisonnée par son statut de maîtresse de maison, souffre en silence de cette incompréhension mutuelle, car elle aime son époux de tout son être, ne souhaitant que son bonheur qui est aussi le sien.

    Or, voilà qu'avec la période des nombreuses festivités hivernales survient une série d'événements dont le dessein semble être de mettre la solidité de leur union à rude épreuve. En outre, l'arrivée dans leur domaine d'une personne que nul n'attendait donne le signal au dévoilement d'aveux qui risquent de fissurer une cellule familiale déjà fragile.

    Louis s'instituera alors en juge de qui dépendra le sort des siens. Choisira-t-il l'option qu'il connaît si bien, soit celle de repousser leur amour, de les faire condamner, de leur donner la mort et, ainsi de se condamner lui-même au néant, ou sera-t-il prêt à pardonner, à naître vraiment, pour vivre enfin? La réponse viendra par l'aveu bouleversant d'un secret longuement gardé, dans lequel réside pour Louis un terrifiant remède possédant le pouvoir soit de le guérir soit de le tuer.

  • L'histoire se déroule dans une région forestière du Nouveau-Brunswick entre1960 et 2000 et s'inspire, en fond de toile, des empires à la Irving et autres grandes papetières. C'est un monde sauvage qui sent la pulpe et l'épinette, peuplé de petites gens et de petits voyous.

    Le roman débute avec le terrible incendie de la propriété de Leo McVicer. Forêt et usine gisent sous les cendres. C'est une catastrophe pour toute la région. On accuse à tort le grand-père Roy Henderson. Tous parlent de la malédiction Henderson et réclament un châtiment. Entre révolte et stoïcisme, la famille Henderson fait alors face à l'injustice et ira de malheur en malheur. Roy sombre dans la déchéance avant de mourir lamentablement en prison. Son fils Sydney, qui doit assurer la relève et prendre ses responsabilités familiales, se jure de ne jamais être responsable du malheur d'autrui, mais c'est sans compter avec la rumeur et l'acharnement funeste de tout un village à le rendre, avec sa famille, responsable de tous les maux qui accablent le voisinage. Jusqu'au jour où son propre fils, le jeune Lyle, décide de se rebeller et de prendre son destin en main.

  • À mort la peine, ou pour la peine de mort?

    On m'a abusé, caché la vérité, traité de tous les noms. Comment être sûr d'obtenir justice, alors que je connais trois criminels qui ne seront jamais punis pour ce qu'ils ont fait ?

    Trop d'innocents croupissent en prison alors que tant de coupables restent impunis et en remettent.

    Chère Gigi,
    Avec ce que j'ai vécu au cours de la dernière année, ainsi que ce qui m'attend au cours des prochaines, je puis vous affirmer sans aucun doute possible que la peine de vivre vaut la peine de mort.
    Je vous embrasse,
    Paulo xx

    Crime et châtiment au lac Orignal est la suite obligée du roman La vieille Chose, un regard inédit sur la peine de mort. Ne manquez pas le troisième et dernier tome de cette trilogie portant sur la peine d'aimé, disponible 2018.

  • L'histoire se déroule dans une région forestière du Nouveau-Brunswick entre1960 et 2000 et s'inspire, en fond de toile, des empires à la Irving et autres grandes papetières. C'est un monde sauvage qui sent la pulpe et l'épinette, peuplé de petites gens et de petits voyous.

    Le roman débute avec le terrible incendie de la propriété de Leo McVicer. Forêt et usine gisent sous les cendres. C'est une catastrophe pour toute la région. On accuse à tort le grand-père Roy Henderson. Tous parlent de la malédiction Henderson et réclament un châtiment. Entre révolte et stoïcisme, la famille Henderson fait alors face à l'injustice et ira de malheur en malheur. Roy sombre dans la déchéance avant de mourir lamentablement en prison. Son fils Sydney, qui doit assurer la relève et prendre ses responsabilités familiales, se jure de ne jamais être responsable du malheur d'autrui, mais c'est sans compter avec la rumeur et l'acharnement funeste de tout un village à le rendre, avec sa famille, responsable de tous les maux qui accablent le voisinage. Jusqu'au jour où son propre fils, le jeune Lyle, décide de se rebeller et de prendre son destin en main.

  • Dans ce second tome d'une série, Le Maître des peines, qui en comptera trois, Louis Ruest, toujours exécuteur de la cité de Caen, découvre que sa vengeance contre son père, enfin assouvie, ne lui apporte pas la paix qu'il avait tant espérée. Au contraire, elle le laisse avec une impression de vide et une existence qui, selon lui, n'a plus aucun sens.

    Il est toutefois loin de se douter que son élan destructeur est sur le point d'avoir des répercussions qui se feront sentir jusqu'aux trônes de deux rois. Sa réputation a fait de lui un personnage diabolique digne des fables et il est devenu un instrument convoité des puissants. Ainsi, Louis est-il invité à la cour du roi de Navarre et promis à un brillant avenir pour un roturier, ce qui aura pour conséquence d'éveiller jalousies et intrigues de cour.

    Pourtant, celui qu'on appelle « monstre » demeure suffisamment humain pour susciter aussi l'amour, depuis celui d'une veuve de haut rang jusqu'à celui d'une servante. Mais c'est l'amour pur d'une enfant, Jehanne, qui est destiné à lui donner un nouveau jardin et à changer sa vie.

    Et c'est ainsi qu'en compagnie des personnages attachants d'une nouvelle famille, et après avoir tant côtoyé la mort, Louis entreprend sa lente remontée parmi les vivants.

  • Paris, 1340. À sept ans, Louis Ruest, fils unique de l'un des boulangers les plus estimés de cette ville florissante, travaille avec beaucoup d'acharnement afin de pouvoir réaliser sa plus grande ambition, celle de devenir à son tour l'un des meilleurs boulangers de sa profession. Tourmenté et assoiffé d'amour, s'il s'efforce de faire ses preuves en dépit de ses écarts de conduite, Louis est surtout désireux d'être apprécié par Firmin, son père, qui s'obstine malheureusement à ne voir en lui qu'un indigne successeur.

    Dans un Royaume de France pris en tenaille, au Nord par les débuts de la Guerre de cent ans, au Midi par des navires qui accostent silencieusement en amenant avec eux le bacille de la peste noire, qui s'apprête à provoquer la pire épidémie de l'histoire occidentale, c'est pourtant par l'oeuvre d'un seul homme, celle de son propre paternel, que la mort sans pitié se présente à Louis. Heureusement, un moine le sauvera in extremis et le ramènera au monastère de Saint-Germain-des-Prés afin d'y être soigné. Après une longue convalescence, le jeune homme prend d'abord goût à cet environnement serein et songe à prononcer ses voeux. Or, dans ces lieux pourtant paisibles, un désir sournois et implacable s'insinue lentement en lui, celui de retrouver son père et de lui faire payer chacun des coups que sa mère Adélie et lui ont reçus, chacun des mots cruels qu'il leur a lancés. Survivre et se venger devient alors la règle, et ce, même si pour retrouver son père, il devra renoncer à son âme. C'est ainsi qu'un destin hors du commun l'amènera à devenir l'un des exécuteurs les plus redoutés du Royaume, un redoutable fonctionnaire de la justice humaine.

  • Pendant longtemps, sous son voile, Samia a tremblé de peur, comme des millions de femmes dans sa situation à travers le monde. Jusqu'à ce qu'elle prenne une décision qui a changé sa vie. Fuir l'Algérie, contre vents et marées, contre traditions et soumission. Se sauver, elle et ses cinq enfants, dont ses deux filles, qui auraient à subir sûrement le même sort, si elles restaient sous l'emprise de leur famille.

  • Images mobiles

    Jean-Louis Scheffer

    Films, photos, détails : le cinéma burlesque tient dans ce livre la plus grande place. Ce cinéma a été, en Europe, réservé aux enfants. Monde violent, sans règles de sentiments, véritablement impitoyable, cet enfer goguenard des marginaux sociaux, cet univers sans expression de sentiments était-il un monde pour rire? Sans doute ces enfants-là ont-ils appris une cause à ces châtiments incessants. Les grands nigauds maladroits, chassieux, fil de fer, obèses, sales, vagabonds avaient gardé, pour nous, l'âge des châtiments, non celui des désirs. Quelle école, quelle initiation? Ces films-là ont sans doute été tout le réalisme du cinéma : les seules caricatures de notre vie. Tout autre cinéma a été une féerie de sentiments. Monde de pure violence sans équivalent sentimental (l'amour y est toujours une gaffe) : il a suffi de nous en montrer le chaos : l'arche de Noé en train de couler. La réalité mécanique des choses humaines ; les burlesques étaient tout simplement le déchet de cette machine. La seule vision réelle de l'histoire qu'ait produit le cinéma. Tout le reste, sans doute, s'apparente à une féerie sentimentale.

  • Somptueux roman dans la plus pure tradition des grandes sagas nord-américaines, Enquête dans la réserve nous plonge dans l'univers des Premières Nations.

    Dans la baie de Miramichi, par une belle journée ensoleillée de juin 1985, Hector Penniac, un jeune Micmac de 17 ans de la réserve indienne du coin, commence un emploi de débardeur afin de payer ses études de médecine : il doit charger du bois dans les cales d'un cargo amarré au quai. Quelques heures plus tard, Hector est mort. Un Blanc est accusé de l'avoir assassiné.

    Cet événement tragique sert de point de départ à une histoire complexe où s'entremêlent crime et châtiment, vérité et mensonge, pouvoir et justice. Conteur magistral, David Adams Richards sonde avec précision et finesse le coeur et les pensées de ses personnages, des êtres souvent incompris ou réduits au silence, et nous offre un roman qui est à la fois une enquête sur un meurtre, un portrait nuancé d'une communauté en crise et un éclairage sur des plaies encore ouvertes.

empty