• Depuis qu'il a composé le nine one one, le gérant pakistanais de la supérette de Franklin Heights, un quartier au nord de Milwaukee, ne dort plus : ses cauchemars sont habités de visages noirs hurlant « Je ne peux plus respirer ». Jamais il n'aurait dû appeler le numéro d'urgence pour un billet de banque suspect. Mais il est trop tard, et les médias du monde entier ne cessent de lui rappeler la mort effroyable de son client de passage, étouffé par le genou d'un policier.
    Le meurtre de George Floyd en mai 2020 a inspiré à Louis-Philippe Dalembert l'écriture de cet ample et bouleversant roman. Mais c'est la vie de son héros, une figure imaginaire prénommée Emmett - comme Emmett Till, un adolescent assassiné par des racistes du Sud en 1955 -, qu'il va mettre en scène, la vie d'un gamin des ghettos noirs que son talent pour le football américain promettait à un riche avenir.
    Son ancienne institutrice et ses amis d'enfance se souviennent d'un bon petit élevé seul par une mère très pieuse, et qui filait droit, tout à sa passion pour le ballon ovale. Plus tard, son coach à l'université où il a obtenu une bourse, de même que sa fiancée de l'époque, sont frappés par le manque d'assurance de ce grand garçon timide, pourtant devenu la star du campus. Tout lui sourit, jusqu'à un accident qui l'immobilise quelques mois... Son coach, qui le traite comme un fils, lui conseille de redoubler, mais Emmett préfère tenter la Draft, la sélection par une franchise professionnelle. L'échec fait alors basculer son destin, et c'est un homme voué à collectionner les petits boulots, toujours harassé, qui des années plus tard reviendra dans sa ville natale, jusqu'au drame sur lequel s'ouvre le roman.
    La force de ce livre, c'est de brosser de façon poignante et tendre le portrait d'un homme ordinaire que sa mort terrifiante a sorti du lot. Avec la verve et l'humour qui lui sont coutumiers, l'écrivain nous le rend aimable et familier, tout en affirmant, par la voix de Ma Robinson, l'ex-gardienne de prison devenue pasteure, sa foi dans une humanité meilleure.

  • Nina Simone Nouv.

    De sa jeunesse américaine dans le Sud ségrégationniste à ses dernières années passées en France, la vie de Nina Simone se lit comme un roman. Enfant prodige blessé par le racisme, elle fait ses débuts dans les clubs douteux d'Atlantic City avant de triompher sur les scènes du monde entier. Très tôt engagée dans la lutte pour les droits civiques, elle mêle avec succès art et militantisme, mais des problèmes personnels graves viennent entraver sa carrière. Après des années de galère, notamment parisiennes, elle renoue avec le succès grâce au triomphe inattendu de «My Baby Just Cares For Me». Cette biographie exhaustive met en lumière le parcours d'une artiste, tardivement reconnue comme la créatrice majeure qu'elle a été, et son influence qui dépasse largement le cadre de la musique.

    Né en 1975 et basé à Paris, Frédéric Adrian est journaliste pour la presse musicale. Il appartient depuis une quinzaine d'années à l'équipe du journal Soul Bag dont il a été longtemps le directeur de publication. Il y écrit en particulier des chroniques de disque et de livres, des entretiens et des articles. Depuis 2013, il s'est également consacré à l'écriture des biographies de Marvin Gay, Otis Redding, Stevie Wonder et Ray Charles, publiées au Castor Astral.

  • Née en 1917 dans le sud des États-Unis, orpheline arpentant les rues de Harlem, hantée par ses secrets d'enfance, Ella Fitzgerald a sacrifié sa vie au public et à la musique jusqu'à se fondre en elle. En témoignent ses scats endiablés, ses interprétations lumineuses et son art de l'improvisation. Elle est tout à la fois le swing des big bands, le bebop des clubs embrumés et les comédies musicales de Broadway. Elle a chanté en égale avec Louis Armstrong et Frank Sinatra, a donné leurs lettres de noblesse à des compositeurs comme Gershwin, Duke Ellington et même à la pop des Beatles. Dans une Amérique dévorée par le racisme, elle a fait entrer le jazz et les artistes noirs dans les lieux qui leur étaient interdits. L'importance de son oeuvre est à la fois musicale, patrimoniale et culturelle.

    Steven Jezo-Vannier, né en 1984, est un spécialiste de la contre-culture et de l'univers rock. Il a écrit plus d'une dizaine de livres publiés aux éditions Le mot et le reste, dont des essais (Respect, le rock au féminin, Contre-Culture(s)) et les biographies de Frank Sinatra, Grateful Dead, The Byrds ou Creedence Clearwater Revival.

  • Né pauvre dans le Mississippi du début du XXe siècle et mort à seulement 27 ans, Robert Johnson fait figure de météore dans l'univers de la musique américaine. Au cours de sa carrière chaotique, il n'a enregistré que vingt-neuf chansons qui l'installèrent pourtant comme l'un des plus grands bluesmen de tous les temps. En vingt-neuf chapitres habilement agencés, Jonathan Gaudet imagine la brève existence d'un homme dont la légende dit qu'il aurait vendu son âme au diable en échange de la renommée. Vingt-neuf morceaux devenus des références ; vingt-neuf routes qui se rejoignent dans la nuit ; vingt-neuf âmes patientant à la croisée des chemins.

    Né au Québec à Joliette en 1977, Jonathan Gaudet a fait des études de littérature, puis a enseigné le français en Argentine, en Louisiane, à Prague et à Athènes. Installé en Grande-Bretagne, il partage son temps entre l'enseignement, la musique et l'écriture. Il est l'auteur de plusieurs romans dont La Piscine (Héliotrope, 2016).

  • En 1967, Aretha Franklin reprend « Respect » d'Otis Redding en inversant le sens des paroles pour dénoncer le règne de la misogynie. Elle n'est pas seule dans ce combat. Dans la société comme en musique, les femmes doivent gagner leur place. C'est une histoire méconnue du rock au féminin qui se dessine ici, mettant en avant les voix de la rébellion, à travers une galerie de portraits, d'attitudes et de paroles, des pionnières du blues comme Bessie Smith ou Ma Rainey, aux plus récentes et dissemblables Beyoncé et Beth Ditto de Gossip, sans oublier la résistance de Wanda Jackson, l'insoumission de Nina Simone, les transgressions de Janis Joplin, l'irrévérence de Donna Summer, la radicalité du Riot Grrrl et l'ambiguïté du Girl power, ou l'engagement de Françaises comme Colette Magny ou Brigitte Fontaine.

    Steven Jezo-Vannier, né en 1984, est un spécialiste de la contre-culture et de l'univers rock. Il a écrit plus d'une dizaine de livres publiés aux éditions Le mot et le reste, dont des essais (Respect, le rock au féminin, Contre-Culture(s)) et les biographies de Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Grateful Dead, The Byrds ou Creedence Clearwater Revival.

  • " Qui ne se plaint jamais d'être fatigué ? Alors, oui, on peut prendre cette fatigue par-dessus la jambe en se disant qu'elle est normale, inhérente à la vie. Mais si on essayait plutôt, avec une bonne hygiène de vie, de la faire disparaître pour retrouver notre vitalité ? " Michel CymesPlus de 6 Français sur 10 se déclarent épuisés ! Si la fatigue est sans doute la plainte la plus partagée, elle est bien souvent provoquée - ou majorée - par des erreurs banales du mode de vie : manque de sommeil, d'oxygène et d'activité sportive, mauvaise alimentation, rythmes désordonnés, stress au travail... On abuse, et on le paie cash ! Et quand elle s'installe, la fatigue n'est pas seulement physique, mais aussi morale. La bonne nouvelle ? Quelle que soit l'origine de notre fatigue - mentale, physique, ou liée à votre hygiène de vie -, on peut se remettre d'aplomb avec quelques bons réflexes ! On vous livre un programme global - physique, alimentaire et mental - en 2 semaines, pour retrouver jour après jour du pep's à revendre... et le sourire qui va avec !
    Dans ce cahier, on vous donne :Les clés pour comprendre les effets de la fatigue sur notre organisme : les différents types de fatigue (physique et/ou mentale, la fatigue " normale " et celle chronique qui nécessite un accompagnement médical...), les " dévoreurs " d'énergie...La bonne hygiène de vie pour surmonter la fatigue : un sommeil régulier, de la " saine " fatigue avec le sport, s'oxygéner et se faire plaisir...Une alimentation super tonique pour faire le plein de carburant : le menu tonus (petit déj, déj et dîner) pour soutenir son organisme + une recette vitaminée + un focus sur un aliment star.Des conseils antistress et les " boosters de moral " naturels : des mini défis sportifs pour ne pas s'écrouler sur le canapé, des tips pour se détendre et ménager son énergie, des plantes bénéfiques pour tenir le choc...

  • Au même titre que Jimi Hendrix, Jeff Beck ou Jimmy Page, Eric Clapton a marqué l'histoire du rock en tant que guitariste, d'abord avec les Yardbirds puis John Mayall et surtout chez Cream, au sein duquel il grave ses premiers classiques et repousse les limites de la guitare blues. En 1974, il rencontre un énorme succès avec 461 Ocean Boulevard, notamment grâce sa reprise de «I Shot The Sheriff». Ce disque marque le début d'une carrière prolifique et d'une période marquée par des succès populaires comme «Cocaine», «Tears in Heaven», «Layla» mais aussi par un alcoolisme destructeur. Jean-Sylvain Cabot retrace sa carrière, remontant une discographie qui s'étoffe encore de nos jours, émaillée de coups durs qui ne l'empêchent pas de revenir sur le devant de la scène, décennie après décennie.

    On connaît surtout Jean-Sylvain Cabot comme spécialiste du hard rock et journaliste pour le compte de Rock&Folk entre 1980 et 1985. Né en 1955 en Normandie, il réside et travaille dans le sud de la France.
    Aux éditions Le mot et le reste, il est déjà l'auteur de : Hard'n'Heavy 1966-1978, Sonic Attack (2009), Hard'n'Heavy 1978-2010, Zero Tolerance for Silence (2010), Fleetwood Mac (2014) et The Who, Getting in Tune (2017).

  • Conçu en 1968 pour la télévision afin de promouvoir l'album Beggars Banquet, The Rock and Roll Circus a connu un destin singulier. Ce film qui juxtapose sets musicaux et numéros de cirque est tourné en live sous un chapiteau reconstitué en studio, dans joyeux chaos. Outre Mick Jagger et consorts, d'autres icônes pop montent sur scène : John Lennon, Yoko Ono, Eric Clapton, Marianne Faithfull, les Who, etc, pour un rassemblement des plus cultes. Pourtant, insatisfaits de leur prestation, les Stones renoncent à diffuser l'émission spéciale. S'ensuit un black-out de 28 ans. Quand le film de Michael Lindsay-Hogg paraît en 1996, il devient le documentaire culte d'une époque révolue. On y voit l'énergie créatrice et l'esprit communautaire prévaloir sur un show business désormais standardisé.

    Édouard Graham est docteur ès lettres (Sorbonne Nouvelle) et chercheur en littérature. Il est notamment l'auteur de Passages d'encre (Gallimard), de Guillaume Apollinaire au centre des avant-gardes (Fata Morgana) et de Joni Mitchell, Songs Are Like Tattoos (Le mot et le reste).

  • Si on connaît bien les origines du blues, il fallait un ouvrage pour nous plonger dans la scène blues contemporaine qui émerge à partir du début des 90's et fait écho à la vie des afro-américains ruraux d'aujourd'hui. Éric Doidy présente les grandes vedettes qui popularisent le Delta blues et son héritage dans les années 1990-2000 (John Lee Hooker et B.B. King), les artistes qui le renouvellent et auprès desquels le rock indépendant acquiert de nouvelles perspectives (Junior Kimbrough, R.L. Burnside) ainsi que la génération actuelle de ceux et celles qui perpétuent le genre au XXIe s. L'auteur s'appuie sur une solide documentation, mais aussi sur un grand nombre d'entretiens qu'il a lui-même réalisés, depuis 1997, avec les principaux acteurs de cette musique.

    Éric Doidy est né l'année de la sortie l'album Dreamer de Bobby Bland. Parallèlement à son métier de sociologue, il a publié de nombreux articles dans la presse spécialisée (Soul Bag, Blues Magazine).

  • Des controverses, il y en aura toujours. Tabac brun ou tabac blond? Fender ou Gibson? Nadal ou Federer? Mais l'une d'entre elles a marqué la fin du XXe siècle et résonne encore : êtes-vous Beatles ou Rolling Stones? Mieux qu'aucun autre, mais chacun à sa façon, ces deux groupes auront incarné leur époque et la génération qui les a portés. L'histoire commune qui les a rapprochés les oppose pourtant en permanence. On est Beatles ou Stones, conservateur ou rebelle, sage ou turbulent, pop ou rock. Mais vient un moment où il faut trancher, selon les faits et non les goûts. Nos deux auteurs le font, avec la tendresse qui sied à ces deux géants qu'ils admirent, et démontrent, qui des Stones ou des Beatles, est la véritable matrice musicale et culturelle de ces cinquante dernières années.

    Yves Delmas, dirigeant d'entreprise, partage sa vie entre Paris, Madrid, les aéroports et ses écoutes, notamment Dylan, le rock anglais des sixties et celui de la fin des années soixante-dix.
    Charles Gancel habite Paris. 100% boomer, il est aussi musicien et auteur.
    Aux éditions Le mot et le reste, ils ont co-écrit Protest Song, la chanson contestataire dans l'Amérique des sixties.

  • Quel touriste étranger n'associe pas La Vie en rose à la France, qui ne s'est pas imaginé à Rome en écoutant Ti amo ou en Espagne avec La Macarena ? Ces mélodies populaires sont tellement ancrées dans l'imaginaire collectif qu'elles ne sont plus les icônes du répertoire de leur interprète, celui-ci se dissolvant au profit d'une voix nationale, mais deviennent le symboles de la nation, son porte-parole. À travers trois chansons issues de la folk américaine, Greil Marcus lève le voile sur trois facettes d'une seule nation. Selon lui, elles permettent de définir la mentalité américaine. Par ces trois morceaux on découvre non seulement trois manières de parler des USA, mais aussi trois nations à l'intérieur de ceux-ci, chacune avec son histoire secrète, ses traditions et sa culture oubliées.

    Greil Marcus est le plus célèbre rock critic américain. Spécialiste de la pop culture outre-atlantique, il est l'auteur d'ouvrages qui mettent au jour les liens souterrains unissant les mouvements artistiques et musicaux et les événements, parfois séparés de plusieurs siècles. Collaborateur régulier à Rolling Stone Magazine et Creem, cet intellectuel mélomane est également un conférencier aux quatre coins du monde. Il est l'auteur de Lipstick Traces (Allia, 1998) et de Dead Elvis (Allia, 2003).

  • Au début des 70's, suite aux turbulences sociales et politiques de la décennie précédente, le rock se fragmente et resurgit en Californie sous une forme légère, soignée et harmonieuse, enracinée dans la country et le folk: le soft rock, représenté par des locomotives comme America, Bread, James Taylor ou Crosby, Stills & Nash. À partir du mitan des 70's, cette musique devient plus sophistiquée au contact des musiques noires (funk, jazz fusion, soul), et d'un travail en studio très calibré. À la fois cool et chic, elle est aussi agréable à écouter qu'elle est complexe à produire. Ce qu'on appelle aussi le rock FM, connaît son âge d'or avec le succès des Eagles, Doobie Brothers, Fleetwood Mac, Toto, Christopher Cross... et derrière eux, une multitude de jeunes artistes talentueux.

    Né à Paris en 1968, Arnaud Choutet a vécu quelques années aux États-Unis dans les années 1990. Depuis son retour, il rend compte de ses différentes découvertes et passions musicales dans différentes revues, et plusieurs livres aux éditions Le mot et le reste : Country rock (2014), Bretagne (2015), Malicorne (2016) et Rock Sudiste (2019). Il vit désormais en Bretagne.

  • En allant piller les musiques qui les entouraient, les producteurs hip-hop ont donné naissance à l'un des courants musicaux les plus importants de notre époque et redéfini le principe de composition musicale, quitte à provoquer de retentissants procès. Se pencher sur les samples marquants du hip-hop, c'est explorer de nombreuses portes d'entrée vers cette musique, révéler les secrets de fabrication de hits tels que « California Love » de 2pac ou « Hard Knock Life » de Jay-Z. C'est parcourir les ponts dressés entre hip-hop et la soul, le jazz, le funk, le rock, le classique, la chanson française, le musique tibétaine etc. C'est découvrir l'histoire des technologies qui ont permis ce travail, celle de labels mythiques, de producteurs talentueux. C'est embrasser toute la richesse du hip-hop.

    Brice Miclet est journaliste musical pour plusieurs médias (Slate, Trax, Les Inrocks, Jack, Ouest France, Guitar Part, Bikini).

  • Vintage

    Grégoire Hervier

    Comment un jeune journaliste à la recherche de la mythique Moderne de Gibson, Saint Graal des guitares vintage, découvre le passé mystérieux d'un pionnier maudit du rock'n'roll...
    De Pigalle aux rives du loch Ness, de Sydney à la route du blues, un road trip palpitant et plein d'humour qui, de meurtres en courses-poursuites, remonte aux origines culturelles, artistiques et techniques du rock.

  • « J'ai entendu parler pour la première fois de la trentième chanson de Robert Johnson alors que j'étais encore thésard en histoire contemporaine à l'université de Berkeley, en juillet 1966. »

    MÊLANT POLAR ET HISTOIRE DE LA MUSIQUE, LA NOUVELLE INÉDITE DE GRÉGOIRE HERVIER, DARK WAS THE NIGHT FAIT ENTRER LE LECTEUR DANS LE MONDE MYSTÉRIEUX ET FASCINANT DU BLUES, SUR LES TRACES D'UNE CHANSON PERDUE.

  • Pratique et illustrée, la " bible " d'accords que tous les guitaristes attendaient !
    Étant donné le succès de La Guitare PLN, il est temps de décliner et d'explorer le concept, en allant plus loin. Tous les guitaristes débutants et amateurs ont besoin des accords de base pour se lancer, improviser et jouer le soir au coin du feu - ou ailleurs !
    Ce livre pratique sera conçu comme une véritable " bible " des accords de guitare et en proposera plusieurs centaines, des plus simples aux plus élaborés, jazz, rock ou folk. Après une introduction type et quelques pages relatives à la théorie et à la technique, la présentation du corps de l'ouvrage sera la suivante : à chaque page son accord de guitare avec :
    une grille indiquant le placement des doigts sur les cordes,
    une photo illustrant la position de la main sur le manche,
    et un commentaire / conseil pour aider le lecteur.

  • Rendre compte de l'histoire du blues et de sa découverte à travers 150 disques glanés au fur et à mesure d'investigations provoquées par des concerts, des citations, des articles, des rencontres, tel est l'objet de ce livre.Il ne s'agit pas d'être exhaustif, mais de proposer un choix parmi les oeuvres les plus marquantes de ce genre musical immortel et bien vivant. Seuls les albums vinyles ont été retenus, la priorité ayant été donnée à ceux contenant des morceaux remarquables, qui ont fait connaître l'artiste ou laissé une trace dans l'histoire du genre, soit directement, soit par le biais d'un grand nombre de reprises.

    Né en 1952, Philippe Thieyre a travaillé de 1980 à 2006 à la librairie Parallèles comme disquaire, libraire et éditeur. Journaliste pour Rock&Folk et France Inter, il a écrit de nombreux ouvrages sur la musique.

  • Ce livre analyse en détail tous les titres des Beatles dans l'ordre chronologique de leur enregistrement, de «Love Me Do» en 1963 à «I Me Mine» en 1970 en prêtant attention aux thèmes développés dans chacune des chansons ainsi que leur élaboration technique, les interactions entre les musiciens tout en replaçant chaque chanson dans leurs contextes sociologique et musical. Les morceaux considérés musicalement comme les plus aventureux ou les plus complexes dans leur construction, tels que «Eleanor Rigby», «Tomorrow Never Know», «Strawberry Fields For Ever», «A Day in The Life» etc., font l'objet d'un décryptage des plus poussés. Le livre analyse également l'impact des chansons des Beatles à la lumière des changements sociaux et culturels des années soixante et de leurs répercussions.

    De son vrai nom, Ian MacCormick, Ian McDonald (1948-2003) était un critique musical anglais. Il a travaillé pour les magazines New Musical Express, dont il fut le rédacteur en chef au milieu des années soixante-dix, Classic CD, Mojo et Uncut. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la musique contemporaine, dont notamment The New Shostakovitch.

  • Personne ne peut aimer une femme et écrire un roman simultanément.
    Dans les vapeurs d'une vie d'écrivain, il y a la question omniprésente du style, le blues, les femmes, LA femme.

  • En seulement cinq années d'existence, de 1967 à 1972, Creedence Clearwater Revival a su apposer son nom au sommet des charts internationaux, parmi les groupes phares des années soixante et soixante-dix. Né au coeur de la Californie psychédélique après une longue maturation, le groupe a su se démarquer avec un style inventif, une identité artistique unique reconnaissable entre toutes. Il a façonné un rock du bayou énergique, puisant aux sources du rock'n'roll et du blues, imprégné de toute la mythologie du Delta du Mississippi. Le groupe a réalisé huit albums, d'une productivité et d'une popularité rare, dans sa courte existence et ancré une quinzaine de singles dans la mémoire collective et la bande-son de son époque.

    Steven JEZO-VANNIER, né en 1984, est un spécialiste de la contre-culture et de l'univers rock.
    Auteur de 8 ouvrages aux éditions Le mot et le resste.

  • Formé au Royaume-Uni en 1967, Fleetwood Mac possède tous les ingrédients nécessaires poru figurer parmi les plus grands noms du rock. Chef de file de la seconde vague du British Blues Boom, cette formations rencontre le succès dès son premier album. En 1970, Peter Green, talentueux leader, quitte la formation pour des raisons de santé mentale et le groupe opère un changement de cap musical qui les mènera du blues au rock FM et à la sortie de leur album phare vendu à plus de 40 millions d'exemplaires : Rumours. La carrière du groupe à parfois été en dents de scie mais il sont toujours su renouer avec le succès, à l'image de la tournée "On The Show" qui débutera en septembre 2014 et qui rassemblera tous les membres, ou presque, de la formation originale.

    Jean-Sylvain Cabot est né en 1955 en Normandie, il est spécialiste du hard rock.
    Il a déjà écrit aux éditions Le mot et le reste :
    - Deep Purple
    - Hard'n'heavy T1 et T2

  • "L'humour grinçant n'égratigne pas la tradition d'une série noire digne de la littérature comme on l'aime", écrivait Jean-Luc Douin dans Télérama lors de la parution de Minuit à Copenhague. Ici, "tout commença par la sonnerie du téléphone, qui me réveilla."Allô ?" Une entame pas vraiment géniale, ni particulièrement originale. Mais on raconte que c'est Edison lui-même qui l'a prononcée pour la première fois : à tout prendre, je suis donc les meilleures traces qui soient."Triste et seul, un journaliste noie sa mélancolie dans la musique, la fumette et le whisky. Mais un coup de téléphone mystérieux l'empêche soudain de tourner en rond : deux nuits d'amour, quelques ballades à l'aube et six cadavres plus loin, le journaliste s'est fait pote avec le commissaire Ehlers - et ce un peu malgré eux !Un polar très noir et terriblement efficace.

  • Amin's blues

    Max Obione


    Le destin tragique d'Amin qui aurait tant voulu tuer son idole du blues pour conjurer son sort.


    D'ordinaire, le vieux Lodge ne tenait pas trois rounds d'affilée depuis cinq ans, au moins ; normalement, c'était du tout cuit, presque du un contre un, virgule quelque chose, un rapport de misère, quelques cents à gagner qui donneraient à tous ces gagne-petit le sentiment qu'ils n'avaient pas gâché leur soirée. Mais perdre leur misérable mise, à cause de ce sale fils de pute de négro...
    - Tu les entends, dis ? Tu les entends, ces bâtards ! T'es mort, t'es déjà mort !
    Chow avait les foies. L'atmosphère devenait émeutière, les canettes volaient et ricochaient sur la toile du chapiteau.

    Voici le premier roman « américain » de Max Obione. Le fatum tragique est à l'oeuvre comme dans tout bon roman noir. Ça sent la sueur, la pourriture des marais, on entend le lourd blues du Delta. Un roman qui cogne, plus que noir, « blark » : black and dark.

  • Les fugitifs

    Franck Membribe


    Un musicien raté ayant perdu son ombre bascule dans la folie.
    De ma première journée passée dans le monde intermédiaire, ne subsiste plus dans ma mémoire que la vision dérisoire de la carte magnétique n°38 bis se soumettant à la pointeuse. Accessoire servile de tant d'années d'échecs. D'après le rapport de la police, on m'a retrouvé quelques heures plus tard à virevolter sous le soleil dans un jardin public, à la recherche de mon ombre perdue. Depuis le temps que ça les démangeait, les matraqueurs en uniforme me passèrent les menottes. Deux citoyens honnêtes avaient donné l'alerte. Ils faisaient une pause dans leur promenade matinale sous la frondaison d'un platane. Un vieux, une casquette incrustée sur la tête, et ce qu'il restait de sa moitié, muette comme une carpe, avait précisé le commissaire. Suivez mon regard...
    Ils ont dit que j'avais étranglé Germaine avec la queue de sa souris. Et barbouillé des graffitis sur le mur du service : vive le Québec libre ! Et déféqué dans la corbeille du courrier à traiter.
    Franck Membribe , catalan matinée d'helvète et réciproquement comme il se définit, nous donne présentement une histoire sombre qui ne se départit jamais d'un humour pince sans rire. Le talent de cet auteur se retrouve dans ses polars et ses romans jeunesses.

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