• Le jeune d'Artagnan, gentilhomme fougueux et téméraire, rêve de devenir mousquetaire du roi. Dès son arrivée à Paris, il est plongé au coeur d'un terrible complot contre la reine, ourdi par le cardinal de Richelieu. Duels, traquenards, enlèvements : le danger menace à chaque instant. Mais d'Artagnan peut compter sur ses nouveaux amis, Athos, Porthos et Aramis. Tous pour un, un pour tous!

  • La vie du mystérieux Arménien qui a régné sur le monde du pétrole et sur celui de l'art.
    Alors que l'Empire ottoman s'effondre et que les Arméniens sont persécutés, la famille du jeune Kaloust se réfugie à Constantinople.
    Le garçon, déjà connu pour son intelligence hors du commun, est émerveillé par la capitale
    du Bosphore et se pose pour la première fois la question qui allait le poursuivre toute sa vie :
    " Qu'est-ce que la beauté ? "
    Il ne sait pas encore qu'il va régner sur le monde naissant du pétrole, devenir l'homme le plus riche et le plus puissant de la planète... et le plus grand collectionneur de tous les temps.
    Inspiré de faits réels, L'Homme de Constantinople relate la vie extraordinaire du mystérieux Arménien, Calouste Gulbenkian, qui a changé le monde - et consacre définitivement J.R. dos Santos comme un auteur majeur des lettres portugaises et l'un des grands écrivains contemporains.

  • 60 activités et conseils pour connaître les pouvoirs de ton corps, apprendre à l'écouter, et être bien dans tes baskets !
    Il grogne, il a des crottes de nez, il est chevelu et plein d'eau... Mais qui ? Ton corps ! Et il est génial.
    Grâce à lui, tu peux nager, chanter ou rêver. Avec ce cahier, pars à sa découverte, prends soin de ses trésors, aime-le et aime-toi comme tu es !
    Alors, prêt à découvrir la magie de ton corps ?
    Avec :
    o Des infos surprenantes et des jeux pour comprendre les besoins du corps. o Des petites routines pour bien dormir, bien manger ou se défouler.
    o Des activités et conseils rassurants pour apprendre à accepter ses différences.
    o Un livre conçu et écrit par une psychopédagogue. Accompagné d'une fiche parent numérique pour améliorer le bien-être de votre enfant. 

  • Saint-Germain-de-Montbron, été 1849. Pour le plus grand bonheur des paroissiens de cette bucolique commune rurale située en Charente, un nouveau curé se présente enfin au presbytère. Or, le jeune Roland Charvaz n'a manifestement pas la vocation; il favorise de loin les conquêtes féminines au détriment de la salvation des âmes. Pour sa part, Mathilde, la jolie épouse du docteur de Salignac et mère d'un petit garçon, n'a jamais connu la passion amoureuse, du moins, jusqu'au jour où le nouveau religieux s'installe tout près de chez elle.

    Dès leur première rencontre, c'est le coup de foudre et les deux amants se lancent dans une aventure torride, à l'insu de tous. Leur secret honteux ne sera pas éventé jusqu'à ce que la nouvelle domestique du curé découvre leur liaison illicite.

    Scandalisée, Annie Meunier menace de tout révéler au mari trompé et à l'évêché. Elle ne sait dans quel piège elle vient de mettre les pieds, car Roland et Mathilde sont prêts à tout pour sauver leur honneur... et leur relation. Lorsque la vieille femme décède dans des circonstances mystérieuses, une enquête est ouverte par les autorités. Sûrs de leur crime parfait, Roland et Mathilde se pensent à l'abri de tout soupçon, mais ils ne savent pas qu'Annie a déjà fait des révélations troublantes à son entourage...

    Enquête et procès suivront à cause de cette femme, dont la curiosité et la langue trop bien pendue ont causé la perte.

    Inspiré d'une histoire vraie, ce nouveau roman de Marie-Bernadette Dupuy allie des ambiances finement dessinées à une tension constante qui explose lors d'un procès fortement médiatisé à travers toute la France.

  • Jeune et beau gabarier, Hugo, élevé par un père aimant mais taciturne, a toujours cru que sa mère était morte en le mettant au monde. Mais la réalité est tout autre. Lorsqu'il découvre la vérité, le jeune homme voit sa vie prendre un chemin qu'il était loin d'avoir soupçonné. Il va de mauvaises surprises en amères déceptions, se sent trahi à la fois par la personne la plus importante de sa vie et les ombres malveillantes du destin. Et son coeur tourneboulé l'empêche de voir que l'amour et le bonheur sont si près de lui qu'il n'a qu'à tendre la main pour les cueillir.

    Mais celle qui l'aime - et que lui ne voit pas - a la patience et la foi. Elle le sait: un jour, elle et lui, ces deux enfants du Pas du Loup, seront ensemble à jamais, comme les deux âmes soeurs qu'ils sont et ont toujours été.

  • Fragilité

    Jean-Louis Chrétien

    • Minuit
    • 2 Novembre 2017

    Les Grecs anciens, méditant la condition humaine, voyaient dans la faiblesse, le manque ou le dérobement de la force, un de ses traits essentiels. Les Latins introduiront la fragilité, la possibilité de se briser, parfois tout à coup et de façon imprévisible, et la transmettront aux langues et aux cultures de l'Europe occidentale. Ce « lieu commun » de notre compréhension de nous-mêmes parcourt tous les domaines, de la philosophie à la poésie, du roman à la peinture ou à l'histoire. Bien que nul ne l'ignore, chaque homme et chaque génération le découvrent en acte avec une sorte de saisissement et d'effroi.
    Ce livre en décrit d'abord les figures variées, dans une longue durée, et suivant la polyphonie des oeuvres qui donnent à voir l'humaine fragilité. Il va de l'impuissance et du dénuement du nourrisson comme miroir de notre condition, et des matières fragiles (le verre, l'argile, la bulle de savon) qui en sont les symboles toujours repris, à la fêlure invisible qui soudainement produira la catastrophe. La poétique des ruines, où l'on contemple les débris des hautes civilisations qui se croyaient là pour toujours, précède une réflexion sur la beauté propre du fragile comme sur la fragilité du beau comme tel.
    Il y va dans un second temps du concept même de fragilité, de Sénèque à Kant et au-delà. Ce sont les Pères de l'Église latine, et notamment saint Augustin, qui donneront à la fragilité un sens fondamentalement moral, celui d'un penchant au mal et à l'injustice, qui ira s'approfondissant, avant que la modernité ne tente de l'écarter.
    Le livre s'achève sur ce qui l'a rendu possible, la fragilité de la voix humaine, qu'un rien peut briser, et qui pourtant dit le sens qui ne périt pas, et que l'homme se transmet, en le renouvelant, d'une génération à l'autre.

  • Platon (c.428-c.347 av. J.-C.) est le nom propre qui signe l'avènement de la philosophie comme telle. Y sont attachés une méthode - le dialogue et, à sa suite, la dialectique -, ainsi qu'un objectif : celui de fonder le savoir vrai et la conduite juste sur des principes premiers. Ontologie et déontologie trouvent là leur acte de naissance ; elles sont un discours raisonné tenu de se justifier par une argumentation rigoureuse.
    Prolongeant de manière personnelle la leçon éthique de Socrate, les dialogues de Platon inscrivent le Bien dans une philosophie des Idées qui s'interroge sur la teneur de la vérité, la possibilité de l'atteindre ou non par la science, la nature des erreurs dont dérivent nos errances, le statut épineux du non-être. Convaincu du fondement métaphysique de tout état de choses, Platon ouvre simultanément des réflexions sur la justice, la cité idéale, l'amour, la beauté et le plaisir, qui seront autant de cadres pour la philosophie morale et politique à venir.
    Le présent livre explore la cohérence de la construction platonicienne en soulignant le pouvoir qu'ont les dialogues de mettre le lecteur sur le chemin de leurs thèses et d'ouvrir l'espace argumentatif de leur discussion. Le platonisme se montre ainsi sous son meilleur jour, celui d'une philosophie en prise sur le réel.

    Agrégé et docteur en philosophie, Ronald Bonan (né en 1961) enseigne actuellement en C.P.G.E. scientifiques au Lycée Vauvenargues d'Aix-en-Provence ainsi qu'au Département de Philosophie de l'Université de Provence (A.M.U.) où il prépare les étudiants aux concours d'enseignement et dispense un cours d'esthétique. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles en histoire de la philosophie (sur Merleau-Ponty, la science, l'esthétique) ainsi que de romans et pièces de théâtre (Le Canapé, Création au théâtre de Lenche à Marseille en 2010 ; Ambulances, Coaraze, L'Amourier, 2005) rapportant la courte mais marquante période de sa vie où il a changé de langue en passant brusquement de l'italien au français). Il a récemment publié aux Belles Lettres en 2011,Merleau-Ponty, chez Ellipses en 2011, Apprendre à philosopher avec Merleau-Ponty, aux Éditions Aléas en 2009, Pourquoi voyager avec Rimbaud ? Dialogues sur la réalité des apparences.

  • De plus en plus d'artistes utilisent les nouvelles technologies à des fins esthétiques et artistiques. Des termes et des expressions tels bioart, biotech, biofacts, art transgénique, biogénétique, art in vitro, etc., désignent ainsi des créations hybrides mi-artistiques, mi-scientifiques. Ces « oeuvres », volontairement provocantes, dérangent. Elles ébranlent l'imaginaire et transgressent parfois les limites traditionnellement et historiquement assignées à l'art occidental. Elles troublent aussi notre jugement en révélant, au-delà du domaine de l'art, une multiplicité d'enjeux d'ordre éthique, religieux, philosophique, culturel, juridique et politique.
    La neuroesthétique, espace interdisciplinaire entre l'esthétique, les neurosciences et les sciences cognitives, représente aujourd'hui un aspect particulièrement novateur de l'alliance entre l'art et la science. Les questions qu'elle pose sont nombreuses : quelle est la part de l'inné et de l'acquis dans l'expression de notre sensibilité au beau ? Existe-t-il des dispositions neuronales, des structures cérébrales, qui favorisent la reconnaissance et l'appréciation de la beauté ? Peut-on identifier les processus physiologiques qui déterminent ou accompagnent l'expérience esthétique plastique ou musicale ?
    Autant d'interrogations tournées vers un futur incertain, sources d'inquiétude, auxquelles la technoscience livre peu à peu ses propres réponses.
    Autant de défis que doit pourtant relever la réflexion esthétique.

  • « Quel sale gosse !

    Je m'en souviens encore, toujours à raconter des histoires : je suis allé en Grèce draguer des filles, j'ai fait une séance de dédicaces sur une péniche - ben voyons -, j'ai croisé une fille étrange dans une librairie, et patati et patata. Il fallait toujours qu'il raconte ça de manière cynique et irrespectueuse, systématiquement à pointer nos petits défauts ou la misère de notre monde moderne... gérer une classe avec lui, c'était invivable ! J'attendais les grèves avec impatience, je vous le dis... Je me demande ce qu'il est devenu d'ailleurs, mais ça doit pas être beau ! » - Mme Papet, professeure de maternelle de Fabien M.
    Humour décalé, légères incursions dans le fantastique et l'étrange, autodérision assumée, ce sont donc trois des ingrédients du cocktail de courts récits que nous propose l'auteur. Mais à eux seuls, ces éléments ne suffisent pas, il faut y ajouter l'épice essentielle, le composant qui donne ce petit goût si réussi, cette saveur exceptionnelle qui nous pousse à en réclamer une nouvelle rasade, au fil des pages : le talent d'écriture, ce petit quelque chose en plus, cette justesse de ton qui nous pousse à dévorer ces histoires !
    « Je suis à la recherche de quelqu'un pour m'aider sur un projet, tu m'appelles ? » - Patrick P, journaliste.
    (...) « Cette justesse de ton qui nous pousse à dévorer ces histoires ! » Editions LC.

  • Lou et ses quatre amies, Chloé, Lili, Ariana et Emma, âgées de seize ans, sont inséparables depuis le primaire.
    Maintenant rendues à leur cinquième secondaire, elles se promettent une année extraordinaire remplie de défis amusants.
    Le premier d'entre eux sera bientôt lancé par Lou qui, après avoir rêvé que le bel Alexis l'embrassait pour la féliciter d'avoir couru cinq kilomètres, convainc ses amies de s'inscrire à la course de son quartier.
    Qui sait si cela ne lui permettra pas de réaliser son rêve?

  • Ironie ou tendresse, mots qui chantent ou qui grincent, « L'Amour Cannibale » dans sa scansion postclassique célèbre la liturgie de l'amour avec « son feu de grand soleil », sa quête de « je t'aime » ou de « toujours oubliés », et son ultime communion dans ce « singulier pluriel » qui rogne la liberté mais provoque les envieux. Quand on a atteint la cinquantaine et qu'on fête ses noces d'argent, il restait à Michel Gay d'interpeller Notre-Dame du Grand Humour pour parler d'amour et chanter ritournelles pour des sentiments éternels. Ceux qui ont apprécié « Saga de l'Amour Éternité » aimeront à retrouver Michel Gay un brin narquois, un brin passionné, et dans tous les cas mordant à l'arbre de vie. Michelle Meyer lauréate de l'Académie Française

  • Les quatre saisons de l'amour constituent pour Ludovic une première éducation sentimentale. Quatre saisons, quatre femmes. Au printemps, Ludovic fait un rêve. Il aime une femme aux cheveux châtains. En été, il aimera, passionnément, une autre femme, blonde. À l'automne, le monde s'effondre. Une femme encore, aux cheveux roux, disparaît, après s'être donnée furtivement. L'hiver venu, Ludovic rencontre une sorcière, brune. Il pourrait l'aimer à la folie. Oui mais voilà, elle partira, elle aussi. Elle fera cependant un merveilleux cadeau au jeune homme amoureux de l'amour. Rêve, jeux de séduction, charmes, splendeur du corps de la femme, amours libertaires, fugues féminines et, finalement, chemin initiatique.

  • Casser en faisant du beau est l'histoire d'un projet d'insertion jeunes réalisé au coeur de la ville de Papeete ; il nourrit la réflexion sur le renouveau urbain et voudrait conjuguer plus naturellement une initiative et l'action publique. Pour vivre leur ville 4 jeunes d'un quartier en difficulté de Papeete ont souhaité reconstruire un bout de rue piétonne et laisser ainsi une trace forte de leur savoir-faire, car ce savoir-faire existe malgré leur marginalisation. C'était à la fois simple et ambitieux. Entre l'asphalte et l'établi institutionnel et commercial il y a aujourd'hui en plein centre-ville de Papeete un espace de création qui vaut bien toutes les interrogations sur : demain, quelle ville ? Après avoir pensé la ville durant 4 ans au sein du Ministère chargé de la Politique de la ville j'ai éprouvé le besoin simplement vital d'écrire cet ouvrage peut être pour renforcer la mémoire, sûrement pour le partager. Cristina Rodriguez Galan réside aujourd'hui en Principauté d'Andorre où elle est née en 1956. Après des études de sciences économiques et une expérience en gestion financière et sanitaire en France et en Principauté d'Andorre elle accepte fin 1995 une mission en Polynésie française où elle anime au sein du Ministère de la Jeunesse et Sport le secteur politique de la ville. C'est dans ce cadre qu'elle développe avec le soutien de différents acteurs des projets d'insertion impliquant fortement les jeunes. Le lieu et la motivation des acteurs ont facilité la mise en place de projets ayant une valeur expérimentale originale.

  • Ce prestigieux aviateur si grand, si blond, si charmeur... Se peut-il qu'après le terrible accident dont il a été victime, on ne le désigne plus que par ce surnom : « L'automate » ? D'un automate, Jehan de Saumarte a maintenant la raideur, la marche saccadée. Il ne parle jamais. Sur son visage ravagé, on ne lit aucune émotion. Pourtant, la jolie Sabine se sent pleine de compassion lorsque son destin croise celui de « l'automate ». La vie l'a malmenée, elle aussi, mais différemment. Orpheline sans fortune, elle a été confiée à une vieille tante, dure et autoritaire. Jehan est soignée par sa soeur, qui se lie d'amitié avec Sabine. Celle-ci, chaque jour, s'applique à distraire l'infirme, espérant l'impossible miracle. Elle finit même par réussir à communiquer avec lui... Une ultime chance se présente : une opération, qu'accepte le jeune homme. Son issu bouleversera Sabine dans un sens qu'elle n'imaginait guère... En lui révélant le fond de son coeur, peut-être ? Un nouveau venu la courtise...

  • Thierry Tessier, auteur ou interprète ? Interprète ou auteur ? Les deux, semble-t-il. Ce sketcheur poète écrit et crie ses textes depuis quinze ans. C'est au travers de sa vision de la femme qu'il nous fait partager ses états d'âme. Son amour du féminin nous fait pénétrer dans une sphère pleine de sensualité. L'effet des vers, le sens, l'effet des sens, le verre, sont l'essence même d'un raffinage du quotidien. À ces codes il tient. Ce n'est pas absurde, c'est logique et beaucoup s'en feront l'écho, logique ! Premier recueil, premier écueil qui déchire la banalité scripturale. Il ne faut pas forcément chercher la rime, mais le flux d'écriture fait que l'on s'y arrime. Plongez dedans, l'ivresse des mots vous y attend. Jérôme Binet

  • Comme ils le disent eux-mêmes un peu vulgairement : on peut poser un hélicoptère sur les casquettes qu'ils trimballent. À les entendre, le groupe inhumain des femelles, tout entier, devrait en mourir de honte. Des mecs comme eux, la crème, le sel de la terre, et aussi le poivre et tout ce qu'on trouve dans le même tiroir, rester des jours et des semaines sans tirer un coup ! - Toutes des salopes, moi j'vous l'dis, les gars... ratiocine Coeur de Cuir, qui n'a pas l'air de les étonner beaucoup, c'est comme ça, y faut qu'on s'y fasse, y'en a que pour les pédés, maintenant, avec les gonzesses !

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • De tous temps, le journalisme féminin a eu des vedettes aussi fameuses que Martine Carol : Séverine, Geneviève Tabouis, Elsa Maxwell, Marguerite Higgins, Carmen Tessier... Une autre, Jeanne Deluret, signe ses chroniques Belle-Amie. Deux millions de lecteurs, chaque jour s'y sentent vengés de leur obscurité par d'habiles rosseries, tout en ayant l'illusion d'être mis dans le secret des dieux. Ceux-ci, les Orgueilleux, les Notables, ou simplement les Ambitieux font des bassesses pour quelques lignes dans une tribune célèbre qui les consacre plus vite et plus sûrement que le mérite ou le talent. Belle-Amie a la puissance d'une reine, d'une reine de papier-journal. Mais voilà qu'en elle, une conscience vétilleuse commence à murmurer, à soliloquer sur le thème « vanité des vanités... ». Dans le même temps, son patron, William Wertz, à qui pourtant la lient des affinités de classe, supprime brutalement sa rubrique et la remplace par celle d'une rivale détestée. Pendant ces conflits aussi futiles que retentissants, une guerre sans panache oppose le pays à l'un de ses protectorats d'outre-mer. Jeanne, dépitée, obtient d'y partir en reportage avec le photographe Michel Carasso. Et les insurgés capturent les deux journalistes. Belle-Amie, quelle otage ! Pour ce roman, lié à une actualité obsédante, Paul Guyot a résolument fait sien le propos de M. Jean Duvignaud : « Les grands dialogues littéraires et les dogmatismes esthétiques des dernières années ont fait perdre de vue la fonction naturelle du roman qui est de remettre en question la vie et de porter témoignage par l'imaginaire. »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Trop de rêves ont flotté en elle : elle a dormi tellement plus longtemps qu'elle n'a vécu, qu'aucune figure, aucun nom, aucun objet ne peut plus remonter jusqu'à sa mémoire. Mais elle ne se rappelle pas non plus ses rêves. Quel homme, quel amant a jamais pu, comme lui, contemple, pour la première fois, le visage de celle qu'il va aimer, alors qu'elle a les yeux fermés ? C'est pourquoi le désir du Prince s'adressera toujours à cette beauté désertée, à cette absence irrémédiable, à cette Belle aux yeux clos qu'il a trouvée un jour dans son château perdu. Et c'est pourquoi la Belle ne saura jamais quel rêve elle poursuit en regardant son Prince.

  • Je veux raconter une histoire, aussi simplement, aussi clairement que possible, une histoire comme on n'en raconte plus guère aujourd'hui, et pas n'importe quelle histoire, mais celle de Jean-Louis Solier, dit "Sans Peur". Ce "Sans Peur" a été, pendant la Révolution et le Directoire, jusqu'aux premiers jours du Consulat, une sorte de Chouan au pays des Camisards, situation étrange, comme l'aurait été celle d'un Bleu luttant presque seul, avec quelques dizaines de compagnons, contre toute la Vendée. Je voudrais raconter ses aventures comme si je les connaissais pour avoir couru à ses trousses avec une compagnie de la 113e demi-brigade, un peloton de hussards, ou une section des grenadiers de Marseille. L'histoire souffle des quatre points cardinaux, comme souffle le vent. Mais elle va où elle veut. A-t-elle un sens ? C'est un grand débat, et je ne voudrais pas me hasarder à répondre à cette question. Ce dont je suis sûr, c'est qu'à certains moments, elle coule de façon irrésistible, et que nul ne peut alors s'opposer à son cours. C'est ce qui s'est passé pendant la Révolution française. C'est ce qui peut se passer demain... et malheur à celui qui n'est pas en accord avec son temps.

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