• Rosary, Californie. Ici, pas de palmiers et de plage dorée mais une raffinerie de pétrole, une décharge de pneus et de fervents chrétiens évangéliques. C'est ici que Helen tente de vivre une adolescence normale, malgré le décès de sa mère et un père à côté de la plaque. Heureusement, elle peut compter sur le soutien de sa bande d'amis plus ou moins marginaux, les « Têtes-de-bite », et sur celui de sa tante, une voyante mal tolérée par la communauté.
    Alors que les adolescents se cherchent à coups d'Action ou Vérité et d'antiques romans porno, la tension monte à Rosary : le cabinet de voyance de la tante de Helen est de plus en plus menacé, et quelques-uns de ses amis commettent des actes qui pourraient leur coûter cher.
    Des dieux sans majuscule déborde de personnages aussi tordus que touchants. À les voir se lancer dans l'exploration hasardeuse de leurs coeurs respectifs, on glane de quoi réviser sa copie sur l'art et la manière de bâtir une famille face à un avenir dont on ignore tout.

  • Le vendredi matin est un moment spécial pour Laurence. Un moment de liberté volé à son quotidien, entre son travail d'infirmière, l'éducation de ses filles, l'attention qu'elle porte à son père malade et à Edmond, son mari. Chaque vendredi, Laurence s'en va courir dans la forêt, et rêve aux voyages qu'elle n'a pas encore entrepris, aux mots qu'elle devrait dire à son mari pour qu'il la regarde à nouveau. Mais ce jour-là, Thérèse, sa commère de voisine, ne voit pas Laurence
    revenir de sa course. Les minutes passent... Paniquée, Thérèse prévient Edmond qui appelle la police. La disparition de Laurence n'est pas jugée préoccupante. Avec une heure de retard, elle finit par réapparaître. Mais elle n'est plus la même, sa vie a basculé. Puisant au fond d'elle-même, Laurence va devoir réapprendre à faire confiance aux autres. Pour enfin croire à un nouveau matin.

  • Très affecté par le décès de sa femme survenu lors de la fameuse épidémie de grippe espagnole de 1918, Armand Boisvert reçoit un jour une lettre de son frère Edmond. Ce dernier lui propose de s'installer avec ses quatre enfants à Sainte-Anne-du-Nord, un village agroforestier naissant de l'Abitibi. La plus vieille, Éva, a quinze ans et tente tant bien que mal de remplacer sa défunte mère. Rapidement obligée par le curé de la paroisse de se marier au séduisant, mais taciturne Omer - elle qui voulait pourtant prendre le voile -, Éva devra se transformer peu à peu en une femme forte et fière pour survivre dans cet environnement difficile, voire hostile.

    Comme toutes les pionnières de cette époque, elle se révélera une femme de devoir, une mère courageuse et une épouse dévouée, et cela, peu importe les malheurs et les tragédies qui s'abattent sur elle ou son entourage. Et au seuil de sa vie, Éva ne regrettera rien, malgré les événements parfois douloureux qui ont pavé sa route. Elle a fait du mieux qu'elle le pouvait, tout ce que son créateur attendait d'elle.

  • Alice est constamment déçue par sa relation en dents de scie avec son copain, un animateur de radio à la fois attirant, arrogant et égocentrique, qui profite de sa notoriété pour séduire à répétition les femmes qu'il rencontre. Elle décide alors d'ouvrir son coeur à d'autres hommes, même si l'ombre de cette relation intense semble toujours planer au-dessus d'elle. Mais au travers de ses amours tumultueuses, elle se rend compte que des changements de comportement incompréhensibles surviennent de plus en plus souvent chez sa soeur Marie. Que lui arrive-t-il? Est-ce que cette dernière est victime d'une secte ou de mauvais esprits? Quelles sont ces voix qu'elle dit entendre sans cesse, jour et nuit? Pourquoi a-t-elle abandonné ses cours de danse qu'elle affectionnait tant?

    Peu à peu, Alice est bien obligée de se rendre à l'évidence : Marie souffre d'une grave maladie mentale. Débute alors un long combat contre la schizophrénie, contre le rejet et la négation, qui sera gagné à coups d'amour et de médicaments.

  • Après une série sans fin de tragédies survenues depuis son adolescence, Marie-Paule McInnis subit en 1996 une épreuve que peu d'êtres humains ont connue, c'est-à-dire la mort de ses deux fils, assassinés par leur père, lequel s'est ensuite suicidé. Bien décidée à s'en sortir, madame McInnis se donne trois objectifs qui deviendront autant de raisons de continuer à vivre : étudier à l'université, écrire son histoire et surtout faire inhumer de nouveau ses enfants loin de leur père, afin qu'elle puisse se recueillir en paix sur leur tombe.

  • Autobiographie de Norah Shariff qui risque de créer des remous, le livre Les Secrets de Norah nous amène dans un monde dur, rempli d'obstacles s'interposant entre sa famille immédiate et la liberté. En effet, elle a grandi dans un enfer créé à la fois par les comportements abusifs et violents d'un père dégénéré, les stricts préceptes de ses grands-parents, et dans un système religieux opprimant. Elle-même victime des conjonctures, Norah cherche malgré tout à constamment épauler, voire surprotéger sa mère, qui subit quotidiennement un véritable calvaire où la violence tant physique que psychologique est de mise. Avec le temps, Norah se rend bien compte qu'elle est en train d'y laisser sa vie en entier. Cependant, sa force de tempérament et son audace seront ses deux clés maîtresse pour se libérer de ses horribles entraves.

  • Quelle aventure!

    Une aventure colorée et trépidante de deux frères de nationalité française, arrivés au Québec à la fin de la décennie 1920. Ils y prendront racine, y trouveront épouses et y passeront leur vie. Une vie pleine de soubresauts intéressants et inattendus, qui apporteront le succès au premier et mériteront la pendaison au second.

  • Le docteur André-François Bourbeau est surtout connu du grand public comme étant celui qui a établi en 1984 le record Guiness de la plus longue période de survie volontaire en milieu sauvage. Après ce périple unique très médiatisé, monsieur Bourbeau avait consigné méticuleusement ses observations dans ce qui allait devenir le livre Surviethon au gré de la nature, paru aux Éditions JCL en 1988. Vingt-cinq ans plus tard, bien de l'eau a coulé dans les rivières que monsieur Bourbeau et son compagnon avaient alors empruntées à l'époque.

    Fort d'un quart de siècle d'enseignement à l'Université du Québec à Chicoutimi au Baccalauréat en plein air et tourisme d'aventure, il était évident que l'auteur devait faire le procès de son aventure unique, à la lumière de son expérience comme chercheur universitaire dans le domaine.

    Monsieur Bourbeau nous livre donc ses découvertes les plus récentes. Grâce aux nouveaux éclairages qu'il apporte sur les principes fondamentaux de survie en forêt, ainsi qu'au matériel inédit qu'il a développé et expérimenté maintes fois en forêt, monsieur Bourbeau nous permet de découvrir les secrets de la nature.

  • Dans la suite de La Boiteuse, nous retrouvons Gervaise et les siens, toujours bien établis sur la ferme de Télesphore. Avec les joies et les soucis qu'apporte la vie de famille, les rebondissements foisonnent.

    À travers ce tourbillon qui ne cesse de la bousculer, Gervaise résiste vaillamment. La tempête passée, malgré quelques égratignures, elle est encore solidement ancrée dans une terre fertile, prête à s'épanouir.

    Avec douceur, l'amour cogne à sa porte et la jeune femme doit apprendre à se laisser à nouveau envahir par ce sentiment qui transporte son coeur vers les plus hauts sommets.

  • Dès son jeune âge, Gervaise Lamoureux doit composer avec un handicap qui la différencie des autres. Pourtant, un optimisme sans fin l'anime, qui lui donne la force de tenir fermement les rênes de son bonheur.

    Plusieurs déceptions l'attendent... Mais à travers l'abandon, la haine et la mort, une étincelle de lumière surgit toujours pour lui montrer la voie à suivre.

    Tout au long de son parcours, une foi inébranlable la guide et les obstacles, loin de l'abattre, ne deviennent qu'une occasion de plus pour forger ce caractère qui lui vaut l'admiration de tous. Et son coeur, limpide comme une eau de source, reste grand ouvert à l'engagement, à l'amour et à la vie.

  • La suite de Pure laine, pur coton se devait d'être écrite par Marthe Gagnon- Thibaudeau, ce qui fut fait en 1990.

    Perturbé par une rancune qu'il nourrit depuis l'enfance, un être traumatisé menace une famille où un bonheur retrouvé semble enfin installé à demeure. L'innocence d'un enfant saura-t-elle contrer l'ambition malsaine de ce traître sans scrupules qui n'hésite pas à sacrifier tous ceux qu'il croise sur sa route pour assouvir sa soif de vengeance?

    Un roman attendu qui raconte la vie québécoise contemporaine d'une façon des plus intéressantes.

    «Onésime se félicitait d'avoir eu la sagesse de se défaire de son emprise, d'avoir fui et refait sa vie. Il souriait au souvenir suave des heures passées à prêcher, à laisser sortir les éclats enfiévrés de son âme, devant ses disciples fidèles, qui buvaient ses paroles: on le vénérait, on l'adorait et il jouissait; son empire était petit, mais ses joies si grandes, si débordantes, si exaltantes!»

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