• Themba vit à Soweto, en Afrique du Sud. À douze ans, elle devrait mener la même vie que toutes les jeunes filles de son âge : se concentrer sur l'école, ses amis, sa famille. Mais nous sommes en 1972, le régime de l'Apartheid est de vigueur, et elle est noire.
    Elle se sent incomprise et très seule, jusqu'à ce que Waldo, son grand frère, la prenne sous son aile. Contrairement à leurs parents qui font tout pour ne pas se faire remarquer, Waldo pense que les Noirs doivent se révolter.Themba intègre alors un club de lecture clandestin, qui lui ouvre les yeux et l'introduit à l'activisme. Là-bas, elle peut parler, échanger, débattre librement d'égal à égal. Elle y rencontre des amis, des alliés. Mais surtout, elle se rend compte de l'injustice qu'elle vit au quotidien.Dès lors, elle va se battre. D'abord discrètement, puis de plus en plus fort, jusqu'à ce que sa voix, mêlée à celle des autres, démolisse l'Apartheid.

  • En 1855, l'abolitionniste John Brown quitte sa ferme pour le Kansas afin d'organiser la lutte contre l'esclavage. Thoreau rencontre le capitaine, qui n'hésite pas à tué des colons esclavagistes, en 1857 et en 1859 lorsqu'il vient chercher de l'argent pour ses opérations. Il est finalement arrêté et condamné à être pendu. À travers une tribune d'une quarantaine de pages adressée à ses concitoyens, la presse, les politiques (Plaidoyer en faveur du capitaine John Brown), un texte poétique rédigé pour le jour de son exécution (Le Martyre de John Brown) et un hommage (Les Derniers Jours de John Brown) Thoreau s'engage, à l'opposé de ses postures philosophiques initiales, dans la surprenante réhabilitation d'un fanatique, avant de retourner finalement vers sa préoccupation première : la nature.

    Américain dissident, Henry David Thoreau (1817-1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • Le 11 mars 1820 paraît en librairie un mince recueil de poèmes, sans nom d'auteur, intitulé Méditations poétiques. Son succès est immédiat et fulgurant. La France de la Restauration découvre, fascinée, des accents jusqu'ici inconnus, des harmonies enchanteresses, des émotions palpitantes. Elle tient son barde et ne va plus le lâcher de longtemps. Pendant près d'un demi-siècle, la plume alerte et jamais en repos d'Alphonse de Lamartine (1790-1869) scande la vie littéraire puis politique de son temps. Tout en demeurant attaché à son Mâconnais natal, le poète devenu diplomate, député, chef du gouvernement provisoire de la république - un cas unique dans l'histoire de France - a inlassablement, du haut d'un exceptionnel talent oratoire, milité contre la peine de mort, plaidé pour l'abolition de l'esclavage, défendu la liberté de la presse, préconisé le suffrage universel, favorisé la concorde européenne, oeuvré pour la protection des travailleurs les plus modestes et incité à une réduction des inégalités de fortune. Mais les soubresauts de la révolution de 1848 puis le coup d'État du futur Napoléon III l'évincent de la vie publique. Il doit affronter des difficultés financières croissantes, des deuils en grand nombre - notamment celui de sa fille adorée Julia - et la désaffection du public. Passé de mode, il tombe dans l'oubli, puis son oeuvre refait surface, enseignée aux lycéens, décortiquée par les chercheurs, méditée par les hommes politiques. Chantre du désespoir nourrissant une vision poétique de la politique et une conception politique de la poésie, Alphonse de Lamartine n'a jamais cessé de se porter au secours de ses semblables.

  • «  Mes lecteurs ont vu comment d'un homme on faisait un esclave  ; ils vont voir comment un esclave devint un homme.  »  Né dans une plantation du Maryland en 1818, Frederick Augustus Washington Bailey est esclave de père blanc. En 1825, il est envoyé comme manoeuvre à Baltimore, puis loué à un negro breaker (casseur d'esclaves) en 1834. À 20 ans, il s'évade, déguisé en marin, et se réfugie dans le Massachusetts où il prend le nom de Douglass et participe à des meetings abolitionnistes.En 1845, il publie ses Mémoires dans lesquelles il dissèque le système esclavagiste. Celui qui avait appris seul à lire et à écrire - persuadé que l'éducation était la clé de la liberté - relate sa vie d'esclave et son émancipation, physique et intellectuelle. Douglass sait que la libération passe par la sortie de l'ignorance.Il se convertit rapidement en une des grandes figures abolitionnistes des États-Unis et en père du Mouvement de libération des Noirs. Comme Twelve Years a Slave de Solomon Northup quelques années plus tard, ses Mémoires deviennent un des grands textes classiques sur la condition des esclaves racontée par eux-mêmes et une référence de la littérature antiesclavagiste.En 1852, il déclarera  : «  Nulle part au monde il n'y a une nation qui soit coupable de crimes aussi sanglants et aussi ignobles que ceux que commettent en ce jour et à cette heure les citoyens des États-Unis.  »    Frederick Douglass (1818-1895)Orateur éloquent, abolitionniste, Frederick Douglass écrit son autobiographie en 1845. La notoriété de son récit met en péril sa liberté illégale dans les États non esclavagistes du Nord. Il se réfugie en Europe où il obtient son affranchissement officiel.Conférencier populaire à partir de 1866, il occupe diverses fonctions administratives dans le gouvernement entre 1871 et 1895.Frederick Douglass croyait fermement à l'égalité de tous, incluant les descendants d'africains, les femmes, les immigrants, et évidemment tous les autres américains d'ascendance européenne.    Préface de Marie-Jeanne Rossignol, Professeure d'études américaines - Université Paris Diderot. Laboratoire de recherches sur les cultures anglophones)

  • Abolie en 1981, la peine de mort a été appliquée en France pendant des siècles, provoquant toujours réflexions et controverses. Partisans de la peine capitale ou de son abolition, philosophes, juristes et hommes d'État ont débattu, apportant des arguments religieux, moraux, philosophique, politiques voire, très prosaïquement, pratiques.

    Cet ouvrage présente, sur plus d'un millénaire, les grands textes, classiques ou inédits, qui abordent la peine de mort. Il reprend les âpres discussions qui se sont tenues depuis la Révolution, donnant la voix aux hommes et aux femmes qui y ont pris part, souvent avec passion. Chaque texte, présenté par un grand historien de la justice, est un morceau de bravoure et une source de réflexion sur l'une des grandes inflexions de notre histoire.

  • Une étude de l'esclavage dans l'île de la Réunion et les îles Mascareignes : évocation de la vie quotidienne des esclaves et de leurs maîtres, histoire de la résistance individuelle ou collective à l'esclavage.

  • Cet ouvrage propose un nouveau regard sur l'un des engagements les plus constants de l'abbé Grégoire, figure emblématique de la lutte pour les droits de l'homme, panthéonisé à ce titre en 1989 : sa lutte contre la traite négrière, l'esclavage et le « préjugé de couleur », c'est-à-dire le racisme, et ceci jusqu'à l'extrême fin de sa vie, en 1831. Les fondements chrétiens de sa conception de l'unité de l'espèce humaine, sa lutte pendant la Révolution pour l'égalité des couleurs, puis l'abolition de l'esclavage votée le 4 février 1794, son soutien actif à l'indépendance d'Haïti, combats poursuivis sous l'Empire et surtout sous la Restauration, sont autant de thèmes traités par les études réunies dans ce volume. Un autre aspect, moins souvent souligné, est également abordé : la mission civilisatrice et christianisatrice de l'Europe, notamment vers l'Afrique pour y abolir la traite et y faire prospérer une économie fondée sur les sciences et les arts. Homme des « Lumières chrétiennes », Grégoire fut l'un des plus résolus dans la lutte pour l'extension des principes de 1789 aux peuples non-européens, avec toutes les ambiguïtés dont ce message était porteur et que les contributions réunies ici ne masquent pas.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • L'échappée vers la liberté est la traduction de l'histoire écrite en 1860, par Ellen Craft (1826 - 1891) et William Craft (1824 - 1900), tous deux, retenus en esclavage, à Macon, en Géorgie, aux Etats-Unis - Running a thousand miles. Ils eurent l'idée de se faire passer, tout au long de leur fuite en couple, par train, bateau et diligence, pour un esclavagiste blanc accompagné de son esclave. C'est Ellen, femme et esclave qui prend les apparences d'un pro-esclavagiste. Un long périple qui nous plonge dans les contradictions et les cruautés de "l'institution particulière" et un récit dans la lignée de ceux écrits par Frederick Douglass.

  • Le 18 septembre 1981, l'Assemblée nationale vote l'abolition de la peine de mort. « Demain, grâce à vous, les pages sanglantes de notre justice seront closes », déclare le garde des Sceaux, Robert Badinter. Pour les ex-condamnés à mort, libérés ou en attente d'une éventuelle libération, la peine capitale a marqué leur existence au fer rouge avec, oubliés les « hauts murs », l'espoir d'un vrai pardon et d'une réinsertion qui se révèle souvent difficile. Guy Chauffour, condamné à mort deux fois, gracié, estime que « la terre ne tourne plus pour lui ». Malgré la nécessaire disparition de la guillotine, pour certains parents de victimes, la peine suprême reste la seule à pouvoir signifier que « justice est faite ». Ainsi, pour ce Jurassien dont la fille a été violée et assassinée, c'est le « chagrin à perpétuité ». Désespérés, comme les parents de Céline, après le meurtre de la Motte du Caire, les uns et les autres se tournent vers le juge et l'avocat. Justice, vengeance, pardon, les protagonistes mêlent leur voix au débat, souvent passionné, concernant l'enfermement pénitentiaire, et les moyens que la société se donne pour faire respecter la loi et « punir les coupables ». Cet ouvrage ne prétend pas parler de ces hommes et de ces femmes meurtris : il leur donne la parole, comme il entend les hommes de loi, magistrats, avocats, dire leurs certitudes et leurs doutes à propos du fonctionnement de la machine judiciaire.

  • À l'heure où la France qualifie juridiquement la traite négrière et l'esclavage de « crimes contre l'humanité », l'histoire de ces pratiques ne peut plus être ignorée. Au terme de l'année de commémoration du décret d'abolition signé en avril 1848 par Victor Schoelcher, ce volume offre un large panorama des recherches nouvelles sur l'histoire des sociétés esclavagistes : la place des femmes esclaves, la perception métropolitaine des réalités coloniales, l'essor du mouvement antiesclavagiste et des résistances ; une large place est consacrée à la collecte fine des traces laissées par l'esclavage dans la culture et le mode de vie, les comportements matrimoniaux, la transmission des patronymes, sans oublier son empreinte sur la formation politique des élites antillaises.

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