• Cet ouvrage collectif vient à un moment où l'activité patrimoniale a largement débordé ses institutions officielles et où sa couverture par les sciences humaines et sociale a pris une consistance certaine. En dix textes et au moins autant de situations, en France, à Rhodes, à Tonga, en Uruguay et en Colombie, il donne à saisir quelques-unes des « implications anthropologiques » de et dans l'exploration de cette activité, à partir desquelles se dessinerait un fil conducteur permettant de parcourir, sans la réduire, sa grande hétérogénéité. Qu'on la prenne sous l'angle de l'irruption du patrimoine dans les terrains (de jeu) des anthropologues ou bien sous celui de la constitution du patrimoine en un domaine singulier de recherche, l'anthropologie du patrimoine apparaît inséparable des interrogations récurrentes sur la catégorie de culture : sur son institution, sur sa mise en scène, sur sa spectacularisation, sur les façons de l'écrire comme sur la critique de son pouvoir de purification, de hiérarchisation ou de domination. Que montrent ces écritures anthropologiques de patrimoines ? Qu'en se frottant aux expériences du passé, de la culture, religieuse ou profane, de la quête de reconnaissance, de la mémoire des violences de guerre, de la discrimination sociale, de la ruine des choses du monde, les anthropologues font l'expérience du patrimoine, instrument politique aux multiples fonctions : contrôle, aménagement, restauration, réparation, reconnaissance...

  • Mort en 2009, à plus de cent ans, Claude Lévi-Strauss a laissé une oeuvre immense et protéiforme. Présente comme le fondateur d'un des courants des sciences sociales les plus féconds de l'après guerre, le structuralisme, on retient de lui l'image d'un savent professeur du Collège de France ou celle d'un élégant académicien. Son parcours celui d'un militant politique passé du socialisme à l'anthropologie reste donc très peu connu. Pourtant la pensée de Lévi-Strauss, sa réussite universitaire le rayonnement de son oeuvre bien au-delà des cercles de spécialistes sort les produits d un cheminement ininterrompu depuis son premier engagement socialiste. En établissant le lien entre les années 1930 et les années 1950, Levi-Strauss politique, de le SFIO à l'Unesco retrace l'importance de l'engagement politique de ce formidable intellectuel du XXe siècle et met en lumière aussi bien l'univers esthétique que les visées morales qui ont nourri son oeuvre

  • Alors que les pays du monde arabe subissent les effets d´une instabilité politique, l´intérêt ou les inquiétudes qu´ils suscitent en Occident ont permis au grand public de découvrir les chaînes satellitaires de la région, dont la plus connue est sans nul

  • Les relations entre les États-Unis et l'Unesco ont toujours été complexes comme le démontre l'étude des 20 premières années de celles-ci. Lors de la création de l'Unesco quelques Américains ont énormément travaillé pour que cette Institution spécialisée des Nations- Unis existe. Leur rôle et leur apport sont ici soigneusement mis en évidence. Or, les premières déceptions arrivent rapidement car, à tort, du côté de Washington, on espérait voir l'Organisation participer efficacement à la lutte contre le communisme. Néanmoins, à la fin des années 1950, l'Unesco connaît un regain de faveur auprès du gouvernement américain. Et si l'hégémonie financière américaine à l'Unesco n'a jamais fait de doute, sa domination politique est mise en cause dès les premières années. Les États-Unis vont quitter l'Unesco en 1984, quand la première génération d'Américains, fondateurs de l'Unesco et fidèles malgré les déceptions a, depuis longtemps, quitté la scène politique. L'auteur a utilisé une documentation inédite et a multiplié les enquêtes orales. Gail Archibald

  • La faillite politique de la SDN ne doit pas faire oublier son action dans bon nombre de domaines techniques, souvent poursuivie après 1945 par des organismes dépendant de l'ONU. Ainsi, dans le domaine de la coopération intellectuelle, l'UNESCO a pris le relais de l'Organisation de Coopération Intellectuelle (OCI), qui a fonctionné de 1922 à 1946 et dont l'élément moteur a été l'Institut International de Coopération Intellectuelle (IICI). Ce dernier, malgré ses défauts - notamment son caractère élitiste - a été un véritable laboratoire de la coopération culturelle en vue de favoriser l'activité des intellectuels et la diffusion d'une conscience universelle et pacifiste. La présente étude retrace l'histoire de l'OCI de 1919 à 1946 et tente d'établir un bilan de l'action de l'IICI tout en rendant compte du fonctionnement d'une organisation internationale dans l'entre-deux-guerres, notamment dans ses rapports avec les États et en particulier avec la France, qui a été à l'origine de l'IICI et qui l'a hébergé à Paris de 1926 à 1946.

  • Comment penser l'association entre patrimoine mondial, développement et tourisme? Le tourisme, orienté autour de sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, peut être au service du développement des communautés. C'est à ce nouveau paradigme de tourisme durable que s'intéressent les auteurs, en examinant les acteurs et les bénéficiaires de ce développement local et les recompositions territoriales auxquelles celui-ci donne lieu.

  • Porque falamos hoje de Património Cultural Imaterial? Este livro esclarece sobre a importância que a salvaguarda do PCI tem vindo a assumir nas políticas culturais na sequência do trabalho desenvolvido pela UNESCO, muito particularmente com a Convenção para a Salvaguarda do Património Cultural Imaterial (2003). São vários os agentes envolvidos na preservação deste património, nomeadamente os museus. Mas para responder a este repto, os museus terão que repensar as suas estratégias de forma a relacionar-se mais com o PCI, contrariando uma longa tradição profundamente enraizada na cultura material. Este estudo reflecte sobre as possibilidades de actuação dos museus no sentido de dar resposta ao desafios da Convenção de 2003, sendo certo que a partir das actividades dos museus é possível encontrar formas de estudar e de dar visibilidade a este património. Trata-se de um instrumento de trabalho fundamental para todos os que se interessam pelo património, muito em particular para os profissionais de museus. Esta é uma das primeiras teses de mestrado a abordar este tema, iniciando um caminho que muitos especialistas e instituições terão de percorrer.

  • En esta publicación el lector encontrará los resultados de los últimos trabajos que, desde distintas disciplinas y ópticas, llevaron a cabo los investigadores de las Cátedras Unesco e Infancia de la Universidad Externado de Colombia. Dichas cátedras son espacios de discusión crítica acerca de las garantías efectivas de los derechos fundamentales mediante la superación de las violencias y el ejercicio de la democracia. La primera parte del libro contiene reflexiones acerca del derecho como fuerza transformadora de la realidad; los nexos entre las violencias pasadas y presentes en Latinoamérica; la conexión entre historia, política y subjetividad frente a los sujetos de las injusticias; la justicia reconstructiva y los derechos de las víctimas; la reivindicación de la memoria ineludible de muchos pueblos de Colombia; la Ley de Víctimas y Restitución de Tierras con relación al derecho a la memoria, al contrato de transacción y a la salud mental; y, por último, las actitudes favorables en la escuela desde una concepción de una pedagogía de los derechos humanos. La segunda parte del texto está compuesta por tres artículos: el primero aporta elementos para el diseño y la implementación de políticas y estrategias educativas a partir del análisis crítico de las propuestas de formación para la paz, la convivencia y la ciudadanía; el segundo analiza el principio de excepcionalidad de la privación de la libertad en el sistema de responsabilidad penal para adolescentes, tanto en la definición normativa como en las prácticas jurídicas generadas; y el tercero responde a dos concretos interrogantes acerca del sentido del artículo 44 de la Constitución Política, desde la jurisprudencia sentada por la Corte Constitucional colombiana.

  • Le canal des Deux-Mers, devenu canal du Midi sous la Révolution, est l´oeuvre d´un homme de génie : Pierre-Paul Riquet. C´est pourtant durant les dernières années de sa vie qu´il s´attela à cet incroyable chantier.

    Né à Béziers en 1609, il entra dans l´administration de la gabelle royale jusqu´à devenir fermier général pour le Languedoc et le Roussillon. À 49 ans, il avait acquis une immense fortune. Après avoir habité Castres, Mirepoix, Revel et Toulouse, il acheta le château de Bonrepos. De cet endroit stratégique, il prépara son grand projet : joindre l´Atlantique à la Méditerranée par un canal pour faciliter le commerce en Languedoc et le transport de denrées alimentaires dont le blé et le sel.

    L´avènement du jeune roi Louis XIV et surtout l´appui de son puissant ministre Colbert lui fournirent l´opportunité nécessaire à ce qui va devenir, avant Versailles, le plus grand chantier du règne du Roi-Soleil. L´entreprise dura près de 15 ans et nécessita jusqu´à 12 000 ouvriers et ouvrières dans des conditions de travail uniques et novatrices pour l´époque. Mais Riquet se heurta à de nombreuses difficultés financières, techniques et politiques. Lorsqu´il mourut à Toulouse en 1680, épuisé par la maladie et les vicissitudes, il ne restait que quatre kilomètres à creuser et une dette abyssale pour ses héritiers. Le canal des Deux-Mers fut néanmoins inauguré le 19 mai 1681.

    Il est inscrit au Patrimoine Mondial de l´UNESCO depuis 1996.

    Ce livre a reçu le Prix spécial du jury au salon du livre d´histoire locale de Mirepoix (2012) et le Grand Prix littéraire des Gourmets de Lettres sous l´égide de l´Académie des Jeux floraux (2012).

    Monique Dollin du Fresnel est directrice des bibliothèques de Sciences Po Bordeaux. Elle y est aussi chargée d´enseignements, comme à l´Université de Bordeaux. Descendante de Pierre-Paul Riquet, elle s´est intéressée depuis longtemps au personnage et au canal du Midi qu´elle connait bien pour avoir vécu plusieurs années à Toulouse. Dans cette biographie elle a pu disposer de documents originaux et d´informations inédites grâce à des passionnés d´histoire et à d´autres membres de la famille de Riquet.

  • L'auteur décrit cette nouvelle guerre de tranchées qui oppose les États-Unis au reste du monde et analyse les moyens à mettre en place pour: éliminer les déséquilibres et inégalités en matière de communication et d'information entre sur-informés du Nord et sous-informés du Sud; réduire les concentrations des multinationales des communications; accroître la pluralité des sources et des canaux d'information; supprimer les obstacles internes et externes s'opposant à la libre circulation de l'information; respecter l'identité culturelle de chaque nation.

  • Mafate, autrefois refuge des esclaves "marrons", cirque né du volcan Le Piton des Neiges, se situe au coeur de l'Ile de La Réunion dans l'Océan Indien.
    Synonyme d'isolement et de solitude (de par son relief tourmenté et chaotique qui empêche la route de pénétrer au coeur de ce paradis terrestre), on n'y accède que par des kilomètres à pieds en empruntant les sentiers de randonnée. Aujourd'hui, Mafate est devenu site protégé du patrimoine de l'UNESCO et doit aussi sa notoriété par la fabuleuse course à pied "la diagonale des fous".
    Mais pendant très longtemps, Mafatais et habitants du littoral ont mené deux modes de vie complètement différents : les uns isolés dans leurs montagnes, les autres profitant du confort de la vie moderne.
    Par leur histoire, Marianne la fille du cirque et Ary, jeune homme de la ville, mènent le lecteur à découvrir l'évolution de ce site hors de commun, très apprécié maintenant par les amateurs de nature sauvage.
    ***
    Extrait :
    Marianne aimait bien parler du Cirque, mais à chaque fois qu'il était question de route, cela l'agaçait au plus haut point. Comment pouvaient-ils seulement imaginer le tracé d'une route menant jusqu'au Cirque après la randonnée qu'ils venaient de faire ? Avaient-ils marché les yeux fermés ? Ne comprenaient-ils pas que cela gâcherait tout le bénéfice bien-être et le charme du paysage? Que le béton détruirait la beauté des sites alentour ? Que ce serait un sacrilège ?
    Le Cirque sans la route était un endroit exceptionnel ! Du point de vue de Marianne, Mafate devait rester comme tel et la route, là où elle était. Elle avait du mal à imaginer tous ces hectares de forêt qu'il faudrait saccager pour faire place au bitume sous prétexte de rendre Mafate plus accessible. Les gens venaient à Mafate pour marcher, profiter du bon air, s'aérer les poumons et l'esprit, pas pour une sortie coincée dans une voiture !
    Elle essaya d'expliquer calmement son opinion aux touristes.

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