• Au-delà des débats et controverses que les modalités de l'enseignement - trop souvent réduites à l'opposition traditionnel/non traditionnel - ne manquent pas de susciter, comment discerner les lignes directrices qui structurent l'ensemble foisonnant des méthodes en pédagogie ?Dans cet ouvrage, les acquis de l'expérience des pédagogues, ...

  • Les élèves l´apprennent souvent douloureusement : l´orthographe du français est l´une des plus complexe au monde. L´apprentissage des règles ne suffit absolument pas à assurer la maîtrise de la langue écrite tant les particularités sont nombreuses. Peut-être faut-il commencer par comprendre l´origine de ces difficultés.
    Quantité d´études ont, depuis quelques décennies, en France comme dans le monde anglo-saxon, permis de mieux cerner le fonctionnement de la langue ainsi que les spécificités de son acquisition. C´est en dressant le panorama de ces connaissances sur l´orthographe elle-même et sur les questions que posent son apprentissage qu´il devient possible d´améliorer les performances de chacun.
    Cet ouvrage, en croisant les apports de la linguistique et de la psychologie cognitive, propose une synthèse des connaissances actuelles sur l´orthographe et sa formation mais aussi sur ce qui, dans la manière de la transmettre, peut en faciliter l´acquisition.

  • Peut-on enseigner les arts plastiques ? Une didactique des arts plastiques est-elle possible ? Est-elle seulement pensable ? La présente contribution tente de mettre au jour l'« ailleurs didactique » qui caractérise probablement l'enseignement des arts plastiques en France. Eu égard à la fluidité permanente et au caractère désormais inévident des objets dont elle a à connaître, elle envisage l'hypothèse de concevoir cette pratique comme une conduite, elle aussi, plastique et artistique. Face à la supposée « crise » de l'art contemporain, comment opèrent les enseignants pour donner accès à la compréhension de l'art ? Ce livre s'adresse à tous ceux qui veulent mieux comprendre la radicale mutation de l'enseignement des arts plastiques durant ces trente dernières années. Plus particulièrement destiné aux professeurs d'arts plastiques et aux candidats aux concours de recrutement, fondé sur un vaste ensemble de situations d'enseignement, l'ouvrage réunit : - un rappel des principales références conceptuelles qui ont contribué à définir la discipline ; - l'avancée de quelques modèles théoriques permettant de penser la spécificité didactique des arts plastiques ; - une mise en débat des principaux enjeux de cet enseignement si particulier.

  • Comment bien éduquer ? En réponse à cette question fondamentale, les auteurs présentent un modèle de besoins psycho-pédagogiques tenant compte des éléments nécessaires à la construction de l'identité de l'individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré ", car, selon eux, les divers courants de pensée pédagogique développent plus ou moins un seul de ces besoins. Dans une démarche éducative, il est nécessaire de faire appel à tous ces courants, les pédagogues deviennent sujets-auteurs de leur projet éducatif.

  • Aujourd´hui, un enfant sur deux fréquente un établissement privé au cours de sa scolarité et près de cent quarante mille enseignants exercent dans l´une de ses 8 970 institutions (13,7 % du nombre d'écoles). Plus de deux millions d'enfants sont scolarisés dans des établissements catholiques sous contrat qui accueillent ainsi 18 % environ des élèves en France. L´enseignement privé, qu´il soit confessionnel ou non, séduit un nombre croissant de parents d´élèves. Derrière ce terme générique d´« enseignement privé » se présentent des réalités très variées et une histoire parfois tumultueuse avec l´État que cet ouvrage éclaire. À travers cette question, c´est aussi un panorama de l´offre et de la demande éducative aujourd´hui qui est dressé.

  • L´ouvrage analyse la manière dont les nouvelles générations de professeurs du secondaire s´engagent dans le métier, négocient leur activité d´enseignement et surmontent les épreuves à la fois personnelles, professionnelles et identitaires des débuts. De l´année de stage au premier poste, les nouveaux enseignants découvrent des élèves différents de ceux qu´ils avaient imaginés et font face à des situations qu´ils n´avaient guère anticipées. Cette confrontation plonge les jeunes professeurs dans le doute et les soumet à l´incertitude des rapports pédagogiques dans la classe. L´ordre scolaire est à construire sans que les savoirs ni la légitimité accordée a priori à l´enseignant ne permettent d´imposer l´autorité nécessaire. Face aux défis pédagogiques à surmonter, les nouveaux enseignants développent un rapport pragmatique à la pratique, au risque d´un certain « bricolage ». L´hétérogénéité des publics, de leur comportement comme de leurs apprentissages, implique de porter une attention particulière à la gestion de la relation avec les élèves. Chacun se forge ainsi son métier, lui donnant une forme plus individualisée en même temps qu´il s´est davantage professionnalisé.

  • Cet ouvrage s'adresse en priorité (avec succès puisque c'est la 5e édition) à ceux qui oeuvrent sur le terrain "des métiers de l'humain". Les questions abordées ne sont guère nouvelles, elles reviennent et traduisent les épreuves et les richesses de l'enfance, les épreuves et les doutes de l'adulte. L'auteur les expriment et les analysent avec le regard de la psychanalyse pour construire et exprimer ce "savoir de l'intérieur".

  • Cet ouvrage est issu d'un projet commun du Groupe de recherche sur l'accompagnement des Universités de Tours et d'Angers, élaboré au début des années 2000 qui s'est concrétisé par un colloque international en mai 2003 et poursuivit par un travail de synthèse et de critique. Il existe en effet une grande diversité des modes d'accompagnement et cet ouvrage présente un bilan à la fois historique, méthodologique et pratique à partir de situations professionnelles analysées. Une ouverture finale présente les "futurs" possibles de l'accompagnement.

  • Qu´apprennent les élèves à l´école ? De quoi dépendent leurs acquis et dans quelle mesure sont-ils capables de les utiliser dans la vie quotidienne puis dans leur vie professionnelle ? Quel type d´organisation scolaire favorise des niveaux de compétences

  • Depuis deux décennies, dans la majorité des pays développés, des réformes scolaires d'envergure se sont multipliées. Elles ébranlent les fondations historiques des États-enseignant, marquant peut-être, dans l'éducation, le « tournant néo-libéral » observé dans d'autres politiques publiques. La France, longtemps apparue en retrait, fustigée par les observateurs pour son immobilisme et son néo-corporatisme paralysant, constitue-t-elle encore une exception face à la montée de cette vague néo-libérale qui uniformiserait les systèmes scolaires des pays développés ? Pour répondre à ces questions, l'auteur évalue, à l'aune des expériences étrangères, les politiques éducatives françaises.

  • L'éducation à la sexualité ne se limite pas à transmettre un ensemble de connaissances sur l'anatomie, la physiologie, la fécondité ou la philosophie de l'amour. Elle doit aussi s'intéresser à la nature de nos relations avec les autres, le sens de l'intimité et la compréhension du sexe dans toutes ses composantes. Cet ouvrage s'adresse, tour à tour,aux adolescents, aux parents et aux éducateurs et propose des réponses aux questions que chacun se pose.

  • « Cet ouvrage est né d´une insatisfaction profonde concernant les discours en vigueur sur la scolarisation en banlieue. » Au terme de sept années d´enquêtes sur le terrain, constatant l´inégalité des chances entre établissements de banlieue défavorisés et établissements « ordinaires », Agnès van Zanten analyse avec finesse les processus multiples qui participent à la construction d´une ségrégation et d´un ordre scolaires que les acteurs locaux s´avèrent impuissants à transformer et dont ils finissent par s´accommoder.
    À travers la notion d´« école de la périphérie », ce livre met en lumière, de façon originale, le rôle des dynamiques locales dans la reproduction et la transformation des systèmes scolaires. Il intéressera enseignants et parents, élus et responsables éducatifs, étudiants et chercheurs en sciences sociales et en sciences de l´éducation.

    Postface inédite de l´auteur.

     

  • En partant de la grande diversité des évaluations de projet ou de la constitution fréquente aujourd´hui de monographies de projet, il est possible d´identifier les règles incontournables sans lesquelles tout projet va se trouver inévitablement malmené ; mettre en évidence ces règles, c´est faire oeuvre de grammairien cherchant à définir le cadre incontournable à l´intérieur duquel va pouvoir se déployer l´espace de possibles que va utiliser l´écriture d´un projet ; ces différentes règles sont ici passées en revue, depuis l´art du jet et la démarche itérative du travail de conception et de réalisation jusqu´à la rose des vents des projets, la sémiotique des acteurs, en passant par le bon usage des paronymes du projet, les sept grandes familles de projet et les relations capricieuses entre programme et projet. Ces neuf règles identifiées permettent d´esquisser les caractéristiques fondatrices de toute conduite de projet.

  • Le travail a beau être malmené aujourd'hui, il demeure le lieu où la majorité des humains peuvent retrouver du développement. C'est ce fil rouge que la didactique professionnelle, née dans les années 1980, entend dérouler. Son but est l'analyse du travail en vue de la formation. Dans la lignée de Piaget et Vergnaud, l'auteur montre comment la théorie de la conceptualisation dans l'action, qui voit dans la connaissance un instrument pour s'ajuster aux situations de la vie, permet de comprendre à la fois l'activité professionnelle dans son organisation et l'apprentissage que cette activité génère. Des dispositifs didactiques fondés sur des situations de travail permettent de mettre en oeuvre cette perspective.

  • Le programme ERASMUS (EuRopean community Action Schema for the Mobility of University Students), mis en place en 1987 pour promouvoir à la fois la mobilité et la reconnaissance mutuelle des diplômes en Europe, ne concerne, aujourd'hui encore, qu'une minorité. Certes, le nombre total d'étudiants européens en mobilité s'est accru depuis son institutionnalisation, mais le programme ERASMUS permet-il une réelle démocratisation de l'accès à la mobilité et des « débouchés » qui lui sont associés ? L'augmentation de l'offre de séjour à l'étranger semble plutôt accélérer un mouvement de spécialisation sociale des filières d'études et des destinations. Loin des récits inspirés par le psychologisme ambiant et de la rhétorique ou des prophéties sur la mondialisation, il s'agit dans cet ouvrage de répondre empiriquement à ces questions et d'interroger les discours sur le programme ERASMUS, comme étant populaire et enrichissant.

  • Se former, former aussi les autres, est un enjeu majeur de nos sociétés. En France, la formation professionnelle tout au long de la vie constitue une obligation légale. Derrière cette nécessité, des techniques, des méthodes, des filières, des conceptions... une réalité complexe que cet ouvrage permet ainsi d'appréhender. Il présente les repères essentiels dans ce domaine et révèle combien celle-ci est créatrice de valeur, autant sur le plan économique que sur le plan personnel.

  • C´est au nom d´une certaine idée de l´État que la carte scolaire a été créée par de Gaulle en 1963. Mais c´est en vertu d´une tout autre orientation que, dès les années 1980, les libéraux, dénonçant l´hypocrisie d´un système qui favoriserait derechef les initiés et les nantis, critiquent cette sectorisation. En annonçant la suppression de la carte scolaire, le président Sarkozy déclarait vouloir concilier l´objectif gaullien, la mixité sociale et la méthode libérale, le libre choix des familles. Ces deux dimensions sont-elles compatibles, et si oui, à quelles conditions ?
    Cet ouvrage précise les déterminants, la mise en oeuvre et les enjeux de la carte scolaire. Il propose la première synthèse des recherches et des comparaisons internationales, et dresse le bilan des initiatives ministérielles d´assouplissement.

  • L´impression que « tout a déjà été dit » sur les dysfonctionnements du système éducatif et les actions de remédiation possibles est prégnante. Pour autant, nous semblons incapables de trancher des questions éducatives essentielles - véritables serpents de mer pour les professionnels du champ - comme l´aménagement optimal des rythmes scolaires, la démocratisation effective du système éducatif ou encore l´éventuelle baisse de niveau des élèves dans le temps.
    Cette apparente difficulté à avoir un débat serein sur le fonctionnement de l´école doit-elle nous amener à conclure à l´échec de l´évaluation des politiques éducatives en France, voire à son absence ? Analyser les acteurs, les logiques et les effets de l´évaluation réserve quelques surprises.

  • Les recherches sur la motivation en situation d'apprentissage et de formation ont connu des développements importants ces dernières années mais restent peu connus des acteurs de terrain. Cet ouvrage apporte des éléments de réponse aux très nombreuses questions que se posent enseignants mais aussi élèves et parents en présentant les résultats des recherches actuelles et les pistes d'action tirées de ces travaux. Il s'agit de donner un sens aux apprentissages, soutenir la confiance en soi et l'engagement des apprenants et des enseignants.

  • Dans les métiers de l´enseignement, la déontologie est une notion nouvelle qui n´est pas encore reconnue. Dans un premier temps, l´auteur précise les concepts d´éthique, de morale, de déontologie, de valeur et de norme, concepts-clé du projet déontologique. Comment penser leur articulation ? Entre l´obligation morale et la contrainte juridique, il y a place pour ce que l´on peut appeler une exigence professionnelle. Puis sont analysés le sens et la place de l´école. Il s´agit, d´une part, de dégager les propriétés propres au lieu scolaire, lieu irréductible à l´espace domestique, au monde du travail et à celui de la délibération publique ; d´autre part, de préciser le contexte sociétal actuel où la juridicisation va de pair avec une désymbolisation croissante du droit, faisant de celui-ci à la fois une promesse et une menace. Dans ce contexte, une orientation déontologique est une attitude raisonnable, relevant moins d´une aspiration morale que d´une attitude lucide prenant acte des changements intervenus dans la société et dans l´exercice du métier d´enseignant.

  • À l'époque de la fragilisation des anciennes solidarités et de l'affirmation d'une « nouvelle modernité » qui installe l'individu comme acteur central de la recomposition sociale, l'autoformation, dans ses différentes dimensions, apparaît à la fois comme produit et révélateur des profondes transformations en cours. Treize ans après leur livre : Autoformation. Psychopédagogie, sociologie, ingénierie, P. Carré, A. Moisan et D. Poisson font l'état des recherches en plein développement sur cette notion, à partir des mêmes champs disciplinaires et en s'aidant de contributions spécifiques pour les dimensions autodidactiques et existentielles. Le livre prend acte d'une institutionnalisation de l'autoformation, qui s'exerce tant par les normes sociales (l'injonction à apprendre et se développer par soi-même), que par le développement de nouvelles solidarités pour apprendre, par l'individualisation de la formation avec la montée en puissance de l'apprentissage autodirigé, et enfin par la « biographisation » des parcours de vie. L'autoformation apparaît comme le vecteur de nouvelles relations sociales et d'appartenance au monde. À distance critique des discours et des politiques arrimés au libéralisme économique ou à son contre-discours nostalgique de l'ancienne modernité, les pratiques et les recherches sur l'autoformation rejoignent les notions de maîtrise d'usage, d'« empowerment », de « capabilities ». Ces orientations explorent les voies d'une nouvelle agentivité de sujets sociaux conçus comme à la fois producteurs et produits de leurs environnements.

  • Que faire pour prévenir les violences à l'école ? Face à des situations fortement chargées émotionnellement, symboliquement et idéologiquement, ce livre présente des outils d'analyse pour comprendre ce qui se joue et identifier clairement les problèmes, afin de proposer des réponses pertinentes et efficaces. Des chercheurs français, belges, suisses, luxembourgeois et québécois, issus de plusieurs disciplines, ont collaboré à cet ouvrage dans le but d'articuler résultats de recherches et pistes pour la prévention et l'action. Leurs travaux montrent qu'agir sur la violence, c'est à la fois réduire les faits et travailler sur le vécu et la perception dont ils font l'objet. Les auteurs soulignent également la nécessité de coordonner les interventions à deux niveaux complémentaires : les comportements individuels et les contextes dans lesquels ils prennent sens.

  • Innover en enseignement supérieur, parce qu'« il faut que ça change » ? Innover, changer, mais quoi au juste ? Il est ici question d'innovation pédagogique, c'est-à-dire d'un changement qui vise l'amélioration des apprentissages des étudiants par une transformation des pratiques d'enseignement, mais également du parcours de formation proposé pour encadrer ces pratiques. Trois questions à la base de ce projet : Par où commencer ? Comment s'y prendre ? Que faire pour pérenniser le changement ? Ce livre, fruit d'un projet collectif, se veut le déclencheur d'une réflexion soutenue sur les trois temps forts de l'innovation pédagogique dans l'enseignement supérieur : sa conception, son implantation et sa révision. Plus généralement, cet ouvrage vise à offrir au lecteur un regard particulier sur les facteurs de changement qui encouragent ou freinent les réformes des filières de formation tout au long de leur déploiement. Construit à partir de l'état des lieux des recherches internationales issues de plusieurs domaines d'expertise, ce livre devrait permettre à toute personne concernée par le changement de réfléchir à ces trois temps forts du déroulement des innovations pédagogiques, temps qui s'enchevêtrent plus qu'ils ne se succèdent.

  • Si pendant longtemps réfléchir sur la place du corps dans la culture occidentale revenait à constater "sa place en tant que silence" à la différence de l'Orient ou de l'Extrême Orient, aujourd'hui force est de constater qu'il a toujours eu un rôle de vecteur social, psychologique, culturel et religieux. Il a toujours été dans notre vie quotidienne un moyen de communication, d'échange par l'usage d'un certain nombre de signes, liés au langage, aux gestes, aux vêtements, aux institutions, aux perceptions que nous avons de la réalité. Ne négligeons pas non plus son importance dans les arts plastiques, dans le sport, dans les sciences, le rendant en fait omniprésent dans notre culture. Alors comment rendre compte de la multitude de facettes qu'il a eu au sein de notre histoire et ne pas montrer, contrairement à ce qu'écrivait Leibnitz, "que tout ce qui se fait dans le corps de l'homme n'est pas aussi mécanique que ce qui se fait dans une montre". Comment ne pas le limiter à quelques thèmes aussi réducteurs que celui de l'opposition classique matière-esprit, eros-thanatos, bref, ne le définir que comme matière à problèmes ? Comment montrer que l'homme a oujours été "le corps qui pense, le corps qu'il pense, le corps qu'il est, le corps qu'il a" ? Autrement ditt comment montrer que le corps pouvait avoir une histoire autre que celle que l'histoire lui imposait. Texte de couverture

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