• Sympathy for the Devil est un événement : premier livre d'entretien avec Monte Hellman en français, il célèbre le retour d'un cinéaste après vingt ans d'absence. Auteur d'une douzaine de films cultes, parmi lesquels deux westerns avec Jack Nicholson et Macadam à deux voies, chef-d'oeuvre du road-movie, deux décennies se sont pourtant écoulées entre Iguana (1989) et son nouveau film Road to Nowhere, pour lequel il vient de recevoir un Lion d'Or d'honneur à la Mostra de Venise. Monte Hellman a repris la route ! Il a reçu longuement Emmanuel Burdeau dans sa maison sur les collines de Los Angeles. La série d'entretiens qui a été réalisée retrace tout son parcours, mais c'est aussi un portrait du cinéaste à son image : fragmentaire, mosaïque, éclaté. Sympathy for the Devil est un ouvrage d'un genre inédit. À la fois rétrospectif et d'actualité, publié pour la sortie française de Road to Nowhere. On y trouvera de longs propos sur The Shooting, Macadam à deux voies ou Road to Nowhere. On y écoutera Monte Hellman parler de cinéma avec ses étudiants, évoquer les grands films du passé... On l'écoutera raconter des anecdotes et des plaisanteries, genre de paroles qu'il préfère à l'exposé ou au monologue. On y verra des photos et documents rares, des extraits de projets non réalisés. On y découvrira même sa recette pour la Margharita, réputée la meilleure de la côte ouest !

  • « Contre toute attente, Peckinpah s'arrête quelques instants plus tard pour inviter le journaliste à boire un verre. "Qu'est-ce que vous voulez savoir au juste ? Vous devez déjà connaître toute la merde à propos de mes films, sinon vous ne seriez pas là." »Entré à Rolling Stone en 1971, la même année que Hunter S. Thompson, Grover Lewis est l'un des pionniers du Nouveau Journalisme, adepte des récits alcoolisés et des reportages fleuves en immersion. Spécialisé dans le rock et le cinéma, il arpente librement les plateaux de tournage, un oeil rivé sur les coulisses. Il y croise aussi bien des figures mythiques (Robert Mitchum, Steve McQueen, Jack Nicholson) qu'une foule d'anonymes, doublures, techniciens, voire simples badauds. Pour cet écorché vif originaire du Texas, chaque reportage est l'occasion d'une description minutieuse et amusée d'une culture, d'une époque et d'un coin de l'Amérique, profonde de préférence.Le Cinéma infiltré réunit des écrits de Grover Lewis parus entre 1971 et 1990: longs récits de tournages (La Dernière séance de Peter Bogdanovich, Vol au-des- sus d'un nid de coucou de Milos Forman...), mais aussi poème ou roman inachevé. D'un texte à l'autre, c'est la même sensibilité littéraire, le même ton singulier qui circulent, un mélange d'élégance, d'argot et d'humour.

  • Le Western, c'est beaucoup plus que le Western ! Dans ses multiples orientations, c'est un fait socio-culturel dont il est indispensable de connaître la signification si l'on veut comprendre en profondeur les démarches de la conscience collective américaine. Ce livre se situe dans cette perspective. Il fait, comme il se doit, une large place à l'Histoire du Western et à ses grandes réalisations. Mais il s'attache surtout à en démêler les sources, les structures, les fonctions. Il nous propose du même coup un passionnant itinéraire à travers l'Ouest, ses mythes, ses fables, ses héros. Dans le miroir que lui tend son cinéma le plus spécifique, c'est l'Amérique tout entière qui se révèle, telle qu'elle s'est faite, telle qu'elle se rêve.

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