• En 1909, Freud est invité à la Clark University, aux États-Unis, pour présenter une discipline nouvelle : la psychanalyse. Devant un public d'intellectuels, il en retrace la genèse, la méthode et les principales découvertes : la mise au jour de l'inconscient, le processus du refoulement, l'interprétation des rêves, l'existence de la sexualité infantile... Introduction essentielle à la théorie freudienne, ces cinq leçons témoignent de l'ampleur des énigmes que Freud s'est efforcé d'élucider.

  • 'Très cher père,
    Tu m'as demandé récemment pourquoi je prétends avoir peur de toi. Comme d'habitude, je n'ai rien su te répondre...'
    Réel et fiction ne font qu'un dans la lettre désespérée que Kafka adresse à son père. Il tente, en vain, de comprendre leur relation qui mêle admiration et répulsion, peur et amour, respect et mépris.

    Réquisitoire jamais remis à son destinataire, tentative obstinée pour comprendre, la Lettre au père est au centre de l'oeuvre de Kafka.

  • Cette série de conférences (1915-1917) montrent le mouvement de la psychanalyse où apparaissent tous les problèmes majeurs qu'elle aborde.


  • Freud
    L'Interprétation du rêve
    Traduit de l'allemand et présenté par Jean-Pierre Lefebvre
    " L'Interprétation du rêve a d'abord été négligée par ses destinataires. Elle évoque à ce titre la Phénoménologie de l'esprit de Hegel. Mais il n'y avait pas ici – bien au contraire – l'alibi épistémologique de l'obscurité du discours. L'une des formes de cette négligence fut un accueil critique de l'intention générale, du sens du travail : un symptôme qui signalait en fait la dimension totalement innovante de celui-ci. Et effectivement, dans le souci méthodique obstiné de prendre en compte toutes les objections, mais aussi dans son horizon théorique et culturel, et par la qualité même de son écriture, elle évoque surtout Le Capital de Karl Marx et L'Origine des espèces de Charles Darwin.
    D'où un paradoxe qui intéresse notamment le traducteur : un livre d'auteur, apparemment lisse, articulé, systématique, linéaire, aujourd'hui encore identifié à ce que Stefan Zweig appelait une "heure étoilée de l'humanité', à une création géniale, mais qui se présente aussi comme un défi déroutant à l'édition scientifique tant il est le produit d'un atelier bourdonnant de lectures, de batailles, de reprises, de contacts avec les patients, de rapports plus ou moins allusifs avec un public. Paradoxe quasi onirique, objectivement inévitable, dont l'écriture est un acteur essentiel. Métaphore, aussi, de ce que la traduction affronte. "
    J.-P. L.
    Jean-Pierre Lefebvre est titulaire de la chaire de littérature allemande à l'École normale supérieure. Ses traductions de Hegel, Marx ou Paul Celan ont fait date.

  • S'il n'est plus cautionné par la biologie ou l'anthropologie, comme il l'était à l'apogée de la période coloniale, le racisme est loin d'avoir disparu. Son énigmatique persistance puise ses ruses et ses raisons dans l'inconscient et dans les effets de croyance qui l'accompagnent. Ce livre part à la recherche des traces d'une vie psychique collective héritière d'une histoire largement tributaire des grands partages coloniaux, rendue illisible dans notre actualité postcoloniale.
    Pour s'orienter dans ces voies parfois tortueuses, il a fallu miser sur l'apport sous-estimé d'Octave Mannoni. Philosophe venu tardivement à la psychanalyse, il a évolué pendant un quart de siècle dans les colonies avant d'entamer un processus de " décolonisation de soi " coïncidant avec une tentative de décrire l'envers inconscient de la scène coloniale : sa cruauté mais aussi ses fragilités intimes, donnant à penser leurs effets de longue durée tant chez les anciens colonisés que chez les anciens colonisateurs.
    En redonnant une visibilité à ce trajet, ses échos, ses critiques et ses reprises, les auteurs explorent à partir de la mécanique du démenti les ressorts inconscients du racisme. Se dessine ainsi une histoire mineure de la psychanalyse française, qui avait affaire à la question raciale avant même que Fanon s'en saisisse ouvertement, et que Lacan annonce, une fois le cycle des décolonisations achevé, que " le racisme a bien de l'avenir ".

  • Le livre jaune

    Michael Roch

    Un pirate s'échoue sur les rivages de Carcosa, la Cité d'Ailleurs.

    Persuadé d'être mort, il est amené par Maar, un aveugle qui semble tout savoir de lui, au Roi en jaune. Ce dernier, hanté par le souvenir de ses amours, lui propose de revenir à la vie s'il parvient à le débarrasser de sa malédiction.
    Commence alors la quête du pirate à la recherche de son propre trésor perdu, Ananova, la femme qu'il a tant chéri et pleuré.
    Avec Le livre jaune, Michael Roch nous plonge dans un drame féérique et poétique aux confins du cosmos, derrière Hastur, Aldébaran et les Hyades.
    « Michael Roch livre une magnifique partition » Nicolas Winter, Just A Word

  • Freud est l'incarnation même d'une révolution. Avec l'avènement de la psychanalyse, c'est toute une vision du sujet humain qui est remise en question. Même si on parle aujourd'hui du déclin de la psychanalyse, la figure de Freud suscite les débats les plus passionnés, même aujourd'hui.
    Le but de cet ouvrage est de vulgariser la pensée de Freud à travers les éléments biographiques qui ont jalonné son existence. Il permet au lecteur de (re)-découvrir ou comprendre Freud et la psychanalyse, et surtout pourquoi cette science ne peut être remplacée par les dérives neuroscientifiques (notamment la prescription  abusive médicamenteuse). 

  • La musique peut nous émouvoir jusqu'au tréfonds de notre être, nous inciter à danser, ou nous rendre tristes et nostalgiques. Quand on est un neurologue aussi compétent qu'Oliver Sacks, ouvert, comme lui, à bien d'autres disciplines, et surtout mélomane de longue date, comment peut-on comprendre et décrire ce pouvoir ?
    Plus d'aires cérébrales sont affectées au traitement de la musique qu'à celui du langage : l'homme est donc véritablement une espèce musicale. Bien des exemples le montrent, évoqués par Sacks avec la force et le talent qu'on lui connaît, depuis ce chirurgien frappé par la foudre qui devient soudain pianiste à l'âge de quarante-deux ans jusqu'au frère de Wittgenstein, pianiste et manchot, en passant par les handicapés mentaux mélomanes.
    La musique est médicalement bienfaisante : elle anime des parkinsoniens incapables de se mouvoir, apaise des patients atteints de la maladie d'Alzheimer et parvient même à restituer des souvenirs à certains amnésiques.
    Notre dimension musicale est ici décrite dans son étendue et sa profondeur, d'un point de vue scientifique, philosophique, et spirituel.
    Oliver Sacks est médecin ; il est l'auteur de dix livres, notamment L'Éveil, dont l'adaptation cinématographique fut plusieurs fois nominée au x Oscars, et L'Homme qui prenait sa femme pour un chapeau. Il vit à New York, où il enseigne la neurologie et la psychiatrie à l'université Columbia, au Medical center et à l'University Artist. On peut en savoir plus sur son travail en visitant son site www.oliversacks.com.
    Traduit de l'anglais par Christian Cler.

  • Bonheur, empathie, mindfulness, résilience : apprenez l'art de raisonner avec les émotions !135. C'est le nombre d'émotions différentes que nous, êtres humains, sommes capables de distinguer selon les travaux du psychologue Phil Shaver, menés il y a trente ans. Et c'est bien la
    capacité à reconnaître cette palette d'états affectifs qui constitue la toute première composante de l'intelligence émotionnelle. Popularisée par le célèbre psychologue Daniel Goleman en 1995, cette idée a
    redéfini la notion même d'intelligence. Au point que le quotient émotionnel, ou QE, rivalise aujourd'hui avec le QI !
    Les émotions sont essentielles, y compris en entreprise, et ce titre vous lance un ambitieux défi :
    être plus conscient, plus heureux, plus empathique et plus résilient. Points de vue, conseils et travaux de recherche vous permettront de vous constituer une
    boîte à outils pratiques, et de vous interroger sur
    votre vie professionnelle intérieure - et celles des autres - en conjuguant psychologie, management et neurosciences.
    Ce livre audio fait partie de la collection
    Les Cahiers de la HBR. Vous pouvez y retrouver des publications incontournables sélectionnées par la
    Harvard Business Review.
    Des outils indispensables pour développer vos connaissances en management !
    Harvard Business Review, marque d'exception dans le domaine du management, est une véritable référence pour les cadres et les dirigeants dans la gestion de leurs principales problématiques.
    Les plus grands spécialistes mondiaux du leadership, de la stratégie, du marketing et de l'innovation se sont donné rendez-vous dans cette collection exceptionnelle de
    livres audio, clairs et vivants. Grâce à eux, vous aurez bientôt toutes les cartes en main pour rencontrer le succès professionnel, travailler avec sérénité, et toujours agir avec un temps d'avance.
    Table des matières :Chapitre 1 : Mindfulness

    " Vivre est un ensemble de moments, rien de plus "
    Développez votre agilité émotionnelle
    Cultivez l'intelligence positive
    Ne laissez pas le pouvoir vous corrompre Chapitre 2 : Bonheur
    " Synthétiser le bonheur est l'aptitude de chacun "
    Créez une performance durable
    Découvrez le pouvoir des petites victoires
    Acceptez le contrecoup du bonheur Chapitre 3 : Empathie
    " Eprouvez l'émotion de l'autre est une reconstruction mentale "
    Contrôlez les limites de l'empathie
    Gérez votre culture émotionnelle
    Faites de vos ennemis des alliés Chapitre 4 : Résilience
    " Avant tout, reconnaître la douleur "
    Maîtrisez les mécanismes de la résilience
    Apprenez à riposter
    Sachez tirer des leçons des critiques Les articles "Contrôlez les limites de l'empathie" et "Faites de vos ennemis des alliés" figurent également dans le tome Empathie de la collection Harvard Business Review.Contributeurs :Shawn Achor, Teresa M. Amabile, Sigal Barsade, Alison Beard, Christina Congleton,Diane L. Coutu, Susan David, Shannon Dunlap, Sheila Heen, Adi Ignatius, Dacher Keltner, Steven J. Kramer, Charlotte Laurent, Gardiner Morse, Olivia A. O'Neill, Christine Porath, Jeffrey A. Sonnenfeld, Gretchen Spreitzer, Douglas Stone, Brian Uzzi, Andrew J. Ward, Adam Waytz

  • L'avenir d'une illusion

    Sigmund Freud

    L'illusion à laquelle Freud s'attaque ici est la religion. Selon le père de la psychanalyse, nous avons créé les dieux, la Providence et la morale divine pour répondre au désir archaïque et infantile d'être rassurés - contre l'incompréhensibilité du monde, l'angoisse de la mort et la violence des rapports humains. Toutefois, la religion n'a rendu les hommes ni plus moraux ni plus heureux. Pour Freud, elle a fait son temps : grâce à la science, l'humanité va sortir de l'enfance, et l'illusion s'écroulera.
    Mais sur quoi fonder alors la moralité ? En privant l'homme des croyances religieuses, ne risque-t-on pas de basculer dans le chaos ? Enfin, la science n'apparaît-elle pas elle-même comme un nouvel objet de croyance ?

  • Maître de la pensée invectivante, Nietzsche ne cherche pas à démontrer, il assène, tranche, cogne. L'enjeu est de taile : il s'agit de réveiller un Occident englué dans plus de deux millénaires d'épais fourvoiement moral et philosophique. "Ecce Homo", "Voici l'homme", titre le plus insolent de l'histoire de la philosophie. "Voici le plus homme des hommes, Nietzsche en personne, ou Dionysos, son double, son modèle, son frère, et cet homme s'est construit la plus redoutable des santés.".

  • La maison est notre enveloppe : elle sécrète un lien invisible qui unit ceux qui l'habitent. Elle crée "l'intimité" familiale et ordonne ce territoire avec les objets, reflets de notre inconscient. Le livre d'Alberto Eiguer étudie les formes subtiles que prend ce lien : acquisition, réparation, héritage, déménagement, perte. Tous ces événements qui ont un retentissement psychique puissant mais qui sont aussi la résultante de nos conflits intérieurs.

  • Au moment de sa déclaration de candidat à l'investiture à l'élection présidentielle, François Hollande s'est présenté sous la bannière de la "normalité" pour renouveler la démocratie en France. Mais une démocratie ou une société doit-elle être normale ? L'ouvrage analyse les relations ambiguës et paradoxales que la démocratie entretient avec la norme et les processus de normalisation sociale et culturelle pour comprendre l'incroyable état de résignation du politique aujourd'hui. Résignation dont l'illustration la plus éloquente est la confiscation de la pensée critique au moyen des procédures de l'évaluation et l'emprise de la "religion du marché" au coeur de nos sociétés - et qui, en prédisposant à la dépression, fait le lit d'une société totalitaire. Par l'un de nos psychanalystes les plus importants, initiateur du fameux Appel des Appels et auteur de nombreux livres, un essai qui nous exhorte à prendre conscience du nouveau malaise de notre civilisation pour mieux le dépasser.

  • Préalable à toute histoire du sujet que l'on prétendrait mener sur la longue durée, la présente enquête part d'un fait textuel : l'invention de la substantivation « le moi » par Pascal, qui lui-même prend acte de l'expression cartésienne inédite d'ego ille.
    Le moi n'est pas un donné premier et intemporel, mais résulte du doute porté à son point extrême - c'est pourquoi l'Antiquité et le Moyen Âge l'ont ignoré. Aussi notre enquête ne s'inscrit-elle pas dans la continuité des études sur les commentaires du De Anima. Elle ne se confond pas davantage avec celles des origines de la subjectivité puisque, avant même d'être déterminé comme sujet, c'est-à-dire comme fondement, le moi est obtenu par le travail de ce que Husserl appelle réduction phénoménologique.
    Le moi n'est donc identifiable ni à l'âme, ni à l'entendement, ni à la conscience, ni à l'individu, ni à la personne, ni même au soi. Et ce n'est qu'en le distinguant de tous ces avatars que l'on pourra répondre à l'interrogation de Husserl : « Que peut-on entreprendre, dans une perspective philosophique, avec l'ego ? »
    Ce livre analyse ce qui permet l'invention du moi, aussitôt occultée par l'individu de Leibniz ou le soi de Locke, et met en lumière ce qu'elle inaugure : car la première question posée au moi, par Pascal comme par Descartes, n'est pas celle de savoir ce qu'il est mais celle, existentielle, de savoir qui il est.

  • À l'origine de ce livre, il y a un sentiment de malaise qui habite l'auteur en tant que psychanalyste  et citoyen d'un pays démocratique. Dans la vie des institutions psychanalytiques, comme dans le fonctionnement de nos sociétés, de vives tensions se sont développées durant les dernières décennies, là même où l'on aurait pu imaginer qu'une discussion plus sereine aurait pu limiter les conflits.

    Par la place qu'elle donne à la parole, la psychanalyse a vocation à valoriser la faculté de dialoguer. Si la cure psychanalytique n'est pas réductible à un échange « horizontal » et doit ménager une dissymétrie nécessaire - mais  non une position de surplomb - entre   l'analyste et l'analysant, l'auteur soutient qu'elle ouvre à un dialogue différent où chaque mot, chaque geste prennent un sens plus fort et révèlent quelque chose du discours de l'inconscient.

    À partir de ce point de départ, Roland Chemama reprend un grand nombre de questions, qui sont celles de la psychanalyse actuelle, du fait de son développement propre, mais aussi des données de l'histoire contemporaine.

  • L'héritage n'est pas un cadeau. Comment recevoir des choses que l'on ne vous a pas données ? Comment vider la maison de ses parents sans liquider leur passé, le nôtre ? Les premiers jours, je me persuadai que j'allais " ranger " et non pas " vider " la maison de mes parents. Il m'arriva plusieurs fois de prononcer un verbe pour l'autre.
    Combien sommes-nous à vivre sans en parler à personne ce deuil qui nous ébranle ? Comment oser raconter ce désordre des sentiments, ce méli-méle de rage, d'oppression, de peine infinie, d'iréalité, de révolte, de remords et d'étrange liberté qui nous envahit ? À qui avouer sans honte ou culpabilité ce tourbillon de passions ?
    À tout âge on devient orphelin.
    L.F.
    Visitez le blog de l'auteur

  • Après Copernic qui retire à la Terre sa prééminence dans l'univers, Darwin qui replace Sapiens dans une lignée évolutive, Freud inflige à l'humain sa troisième  blessure narcissique en affirmant qu'il n'est pas maître dans sa propre maison, puisqu'il doit se contenter de renseignements rares et fragmentaires sur ce qui se passe, en dehors de sa conscience, dans sa vie psychique.
    L'inconscient est omniprésent et son rôle, ou plutôt ses innombrables rôles en font un acteur essentiel de notre quotidien. Il intervient dans le rêve, la mémoire, la sexualité, les addictions, et les émotions le modèlent.  Dans cet ouvrage, le neurobiologiste Jean-Pol Tassin s'intéresse aux bases biologiques de l'inconscient.  L'auteur donne d'abord de nombreux exemples de ses multiples manifestations ; il s'intéresse à ses relations avec la conscience et à son fonctionnement en relation avec les différents rôles des cellules nerveuses constituant le système nerveux central. Il expose un modèle, et discute de la nécessité de prendre conscience de son inconscient.
     

  • Il ne faut pas confondre l'image du corps avec le schéma corporel. Le schéma corporel spécifie l'individu en tant que représentant de l'espèce : il est, en principe, le même pour tous. L'image du corps, par contre, est propre à chacun : elle est liée au sujet et à son histoire. Support du narcissisme, elle est éminemment inconsciente. C'est l'incarnation symbolique du sujet désirant.
    Sur la base de ce concept, et en s'appuyant à chaque instant sur l'expérience analytique, Françoise Dolto suit l'élaboration de l'image du corps, phase après phase, en montrant que, chaque fois, le pas est franchi par une castration. Ce qui l'amène aussi à décrire la pathologie de l'image du corps, laquelle est, chaque fois, un échec de la symbolisation : autant dire une insuffisance du langage adressé à l'enfant et un manquement de l'interdit.
    Car c'est bien le paradoxe de ce que l'élaboration de Françoise Dolto enseigne : le moi se supporte de l'image du corps, mais celle-ci, à son tour, ne s'élabore que par une série de castrations dont il ne faut pas hésiter à dire qu'elles sont symboligènes. C'est la clé de l'"humanisation".

  • Une femme ne se construit pas en un jour. Pour chacune, il s'agit d'assumer pleinement sa féminité, que ce soit dans le domaine amoureux et sexuel, ou dans son désir d'être mère. Or le père est l'un des piliers de cette réussite. Pour la fille, il est l'indispensable soutien qui va l'aider tout au long de ce périlleux chemin qui l'attend dans son devenir femme. Pour le père, c'est l'expérience d'un amour unique en son genre. Ce lien si intense se déploie pour un être de l'autre sexe, mais avec l'impératif qu'il n'y aura jamais de sexualité entre eux. C'est même cet interdit qui présidera à la qualité du lien et à l'épanouissement du féminin. En s'appuyant sur de nombreuses histoires de femmes, écoutées dans son cabinet de psychanalyste, Didier Lauru éclaire un des arcanes de la féminité : une fille devient femme sous le regard de son père.

  • Entre grèves et mobilisations multiples, un mouvement social inédit a remué la psychiatrie française en 2018 et s'est poursuivi ensuite, révélant les effets dévastateurs des restrictions budgétaires et de la rationalisation managériale imposées aux soignants et aux soignés depuis trente ans.
    Nourri de l'expérience de terrain du psychiatre Mathieu Bellahsen et des enquêtes de la journaliste Rachel Knaebel, cet essai retrace d'abord l'histoire de cette catastrophe gestionnaire. Il montre comment la psychiatrie de secteur, promouvant des soins tournés vers l'émancipation des patients, a été étouffée au profit de la gestion normalisante de la " santé mentale ". Et comment cette évolution a été favorisée par une nouvelle neuropsychiatrie : de l'autisme à la schizophrénie, le patient comme être humain n'est plus au centre du soin, sont surtout pris en compte les troubles de son cerveau. Ce qui a facilité une attaque en profondeur du service public, cantonné à la gestion des urgences et des plus précaires, au profit d'acteurs privés qui prospèrent sur le marché des prises en charge réputées " scientifiques ".
    Mais, partout, les ripostes s'organisent : Mathieu Bellahsen et Rachel Knaebel relatent les combats de professionnels et de patients pour l'introduction de contre-pouvoirs dans l'institution psychiatrique. Ils remettent la question du soin au centre de la société et permettent le maintien de pratiques alternatives, même dans des structures attaquées par la technocratie. Un livre d'espoir pour les familles, les patients et les soignants, qui ouvre les pistes d'un futur émancipateur pour la psychiatrie et la démocratie.

  • « Le mot d'ordre "La honte doit changer de camp" peut paraître violent, mais il faut comprendre qu'il correspond à la violence que la victime a subie, et aussi à la violence de la colère qui lui a permis de survivre aux traumatismes de honte.
    Car la honte ne tue pas toutes les émotions qui ont accompagné la situation traumatique inaugurale, comme je l'avais initialement pensé. Il existe au moins une émotion qui non seulement n'est pas tuée par elle, mais qui au contraire s'en nourrit, c'est la rage. »
    Serge Tisseron
    Unanimement salué depuis sa première parution, ce livre propose une lumineuse et passionnante analyse d'un des sentiments humains les plus fréquemment éprouvés.

  • Texte exceptionnel et troublant, Au-delà du principe du plaisir est un tournant essentiel dans l'oeuvre de Freud.

  • 29 août 1909 : Freud pose le pied sur le sol du Nouveau Monde. Une université américaine l'a invité à venir présenter ses découvertes et résultats. Freud a cinquante-trois ans, le mot "psychanalyse" en a douze.
    En cinq leçons, Freud saura donner à un public profane une vue d'ensemble de sa méthode d'investigation et de guérison. Il en retrace les origines : Breuer (le cas Anna O., la théorie de l'hystérie, l'abandon de l'hypnose et l'avènement de la cure par la parole) ; Charcot (le traitement des hystériques et l'élaboration de la doctrine du refoulement) ; Jung (la méthode de l'association libre et la mise en évidence des "complexes" refoulés) ; le rêve comme "voie royale" d'accès à l'inconscient. Il montre ensuite le rôle central de la vie amoureuse et de la sexualité, en remontant à la "sexualité infantile" qui en est la clef. Puis il dégage les "destins" de la pulsion à partir du refuge dans la "maladie", pour terminer sur l'importance décisive du transfert.
    Ces Cinq leçons constituent la toute première introduction à la psychanalyse en même temps que son "coup d'envoi". Freud ne retournera jamais aux États-Unis, mais l'annonce au monde a été faite.

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