• Un cauchemar signé Harlan Coben, désormais une série événement Netflix.
    Été 1985 ? New Jersey Paul Copeland est animateur d'un camp de vacances à la lisière des bois. Une nuit, entraîné par sa petite amie, il abandonne la garde du campement. Quatre jeunes en profitent pour s'éclipser, dont sa soeur, Camille. On ne les reverra plus. Seuls deux corps seront retrouvés. On attribuera la mort des ados à un tueur en série qui sévissait dans la région. Vingt ans plus tard Paul est devenu procureur. Alors qu'il plaide dans une affaire de viol, il est appelé à identifier un corps. Stupéfait, il reconnaît formellement Gil Perez, un des disparus. Pourquoi les parents de Gil s'obstinent-ils à nier son identité ? Et si Gil a été en vie tout ce temps, se pourrait-il que Camille le soit aujourd'hui ? Bien décidé à faire la lumière sur le drame qui n'a jamais cessé de le ronger, Paul va replonger dans les souvenirs de cette terrible nuit...

  • Les Soprano mettent en scène la vie d'une bande mafieuse dirigée par Tony Soprano, tiraillé entre ses activités illégales et sa vie familiale. Les saisons suivent plusieurs années de la vie des personnages, particulièrement la famille de Tony, dont les enfants - personnages et acteurs - grandissent en temps réel jusqu'à la fin de leur adolescence. Créée en 1999 par David Chase, cette série a été saluée comme le meilleur programme de l'histoire de la télévision. Des livres ont paru, sur la philosophie de Tony Soprano ou sur ses plats préférés, mais il manquait un essai critique sachant répondre à une triple question. En quoi Les Soprano sont-ils une grande oeuvre de notre temps ? En quoi permettent-ils de comprendre ce qu'est devenue la série télévisée ? Pourquoi les cinéphiles se tournent-ils de plus en plus vers ce genre ? Écrit par Emmanuel Burdeau, ancien rédacteur en chef des Cahiers du cinéma, cet essai tient à la fois de l'exercice d'admiration et de l'analyse, de l'étude de cas et de la réflexion sur la situation contemporaine des images.

  • Juillet 1977: ils étaient géographes, ils venaient de se marier et ils se trouvaient dans une zone rurale au nord de l'Argentine, près de la ville de Tucumán, dont ils devaient actualiser les cartes routières. Les militaires n'ont pas hésité à les arrêter en raison de leur aspect juvénile et de leurs activités suspectes, car des relevés topographiques de toute la région étaient en leur possession. Après plusieurs jours de détention, Emilia est libérée grâce à l'intervention de son père, le docteur Dupuy, l'un des intellectuels dont les idées guident l'action de la dictature. Elle rentre à Buenos Aires où elle espère retrouver son mari, Simón. Mais il ne reviendra pas.
    Malgré les déclarations des témoins qui, après le retour de la démocratie en Argentine, affirment que Simón a été assassiné dans une caserne, Emilia ne s'y résout pas. Elle part le chercher à Rio de Janeiro où un ancien collègue dit l'avoir vu, et elle parcourt les bidonvilles de Caracas et de Mexico où elle croit pouvoir retrouver sa trace. Car Emilia pense que son mari est toujours en vie et elle sent souvent sa présence. Vers la fin de sa vie, elle le retrouve enfin dans une petite ville du New Jersey où elle le revoit souvent comme dans un rêve, avec ce regard intérieur qui lui dicte la force de son amour et qui la pousse à placer son histoire, comme celle de Dante et de Béatrice, littéralement hors du temps.
    Tomás Eloy Martínez nous laisse avec ce récit émouvant, fresque historique des années noires de l'Argentine et portrait intime d'une femme amoureuse et hantée par son passé, son plus beau testament littéraire.

  • Edgar et Lucy

    Victor Lodato

    Edgar a huit ans, et la peau si blanche qu'elle en est presque translucide. Ultra-sensible et délicat, il vit entre une jeune mère irresponsable, Lucy, et une grand-mère aimante mais rongée par la mort de son fils. C'est sur ce lien fragile qui unit les deux femmes que l'enfant avance comme un funambule dans une existence ponctuée par les rituels et les histoires qu'il s'invente. Mais un jour, le lien se rompt, c'est la chute, et la main secourable qui se tend n'est peut-être pas celle qu'il aurait fallu saisir... Une histoire d'amour et de deuil aux allures de thriller poétique et poignant.

  • L'inadaptation du régime du concours réel d'infractions : définition générale, modalités processuelles, régime général, effets secondaires. La reconstruction du régime du concours réel d'infractions : choix d'un principe de cumul, choix d'une méthode de plafonnement.

  • Présente les principaux ouvrages de fiction lus aux Etats-Unis pendant les années 1980. L'auteur a essayé de tenir la balance égale entre les oeuvres dites littéraires et les autres qui sont souvent représentatives du goût du public et de l'époque.

  • Quel fut le rôle joué par la mafia lors du débarquement américain en Sicile en 1943 ? Coule-t-on réellement dans le béton ceux qui transgressent l'omerta ? Franck Sinatra, John Kennedy, Ronald Reagan eurent-ils des rapports avec la Cosa Nostra ? Que sont les Murders Incorporated, le Numbers racket, un Tommy gun ? Y a-t-il une mafia jaune à New York ? Qui était la septième victime du massacre de la Saint-Valentin ? À toutes ces questions, et à des centaines d'autres, Roger Delorme apporte des éléments de réponse inédits, sensationnels, sans s'interdire d'évoquer les zones d'ombre qui masquent encore les mobiles et les commanditaires de bien des affaires. Des origines du mot mafia à l'installation des Italo-Américains aux postes clefs du gangstérisme, des implications politiques (à Washington comme à Genève ou à La Havane) au récit minuté de coups de main et autres trafics, ce livre qui se présente comme une succession d'instantanés photographiques fait revivre des personnages inquiétants ou héroïques, mi-ange, mi-démon, dont le cinéma, en les immortalisant, a souvent nui à leur vérité. Vérité sanglante, attachante parfois, reconstituée ici, sur fond de crissements de pneus et de rafales de mitraillettes, grâce au langage imagé des mafiosi. L'auteur excelle dans sa connaissance de l'univers américain, que ce soit celui des docks de l'East River ou des coulisses du Pentagone. Plus qu'une nouvelle enquête sur l'Honorata Societa, le livre de Roger Delorme, par son mordant, son goût du détail, son humour, peut être considéré comme le véritable roman de la mafia américaine.

  • Les structures financières et les mécanismes de la gestion économique de l'hôpital sont décrites pour donner à tous les acteurs de santé les éléments de compréhension et d'analyse des moyens qu'ils ont à mettre en oeuvre.

  • Thomas Larry Adcock a passé un an en observateur dans le commissariat du 19e District, qui couvre l'Upper East Side, le quartier le plus huppé de New York. C'est là que résident les magnats de la finance et de l'industrie, les célébrités du cinéma et de la politique, bref l'endroit au monde où l'on trouve le plus de millionnaires en dollars au kilomètre carré. C'est là aussi que sont installés les restaurants les plus sélects, les boutiques ultra-chics, les consulats. Tout cela rend les interventions de la police aussi délicates que nombreuses. Une telle concentration de richesse attire en effet aussi bien les escrocs de haut vol, en costume trois-pièces, que les malfrats de Harlem. Mais le 19e District est aussi un lieu de contraste : à côté de ces paillettes, on trouve des rues pouilleuses, où il arrive encore que l'on meure de faim. Comme le dit l'un des policiers : « On peut commencer la journée par un cambriolage chez Dustin Hoffman, et la terminer par un rapport sur la mort d'une clocharde sous le pont de la 55e Rue ». Les anecdotes se suivent et ne se ressemblent donc pas. Elles vont du cocasse, comme l'arrestation d'un gang de travestis noirs, à l'atroce, avec le récit du viol particulièrement ignoble d'une religieuse. Au hasard d'un cambriolage, le lecteur croise Robert Redford et sa femme Lola ; il rencontre le grand musicien de jazz Miles Davis, tabassé par la police. Le récit est construit sur le principe du montage parallèle, qui relance sans cesse l'intérêt, à la manière et avec l'efficacité d'une série américaine. Nous suivons dans leurs enquêtes - et jusque dans leurs démêlés familiaux - plusieurs policiers new-yorkais, tels Ed Smith, qui passe les trois quarts de son temps à épier la rue déguisé en clochard, ou Cibella Borgès, membre de la brigade des moeurs et accusée d'avoir posé dans un magazine pornographique. Ce livre est donc moins le récit d'actions spectaculaires, que l'évocation réaliste de la vie quotidienne des flics du 19e District, de leurs réactions face à la violence, au danger qu'ils côtoient sans cesse. Leur meilleure défense est souvent l'humour, mais un humour teinté de cynisme et d'amertume. Par-dessus tout, 19e District est un témoignage de premier ordre sur l'indifférence et la solitude qui minent le monde urbain. Quelque part entre Serpico, de Sidney Lumet, et Faits divers, de Raymond Depardon...

  • Euripide, poète tragique grec du Ve siècle av. J.-C. était connu dès l'Antiquité pour son goût de la réflexion théorique. L'étude de ses pièces montre que la pensée du poète ne peut se former et évoluer que dans le cadre de la représentation et de l'expérience dramatiques.

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