• Jean-Claude Carrière livre les pièces du puzzle que fut sa vie, dirigée par une curiosité sans limite, ponctuée de rencontres majeures (Buñuel, Brook, Forman...) et de quelques chefs-d'oeuvre du cinéma, du Tambour à Cyrano... " Ce livre est un jeu : il s'agit de choisir sa vie, exercice difficile au début d'un parcours, mais qui devient plus facile, et plus ludique, quand on approche de la fin. Il est possible de mettre ceci en lumière et de laisser cela dans l'ombre, ou même dans le noir... Sans parler des tâtonnements de notre mémoire, qui nous accompagnent fidèlement, comme le mensonge. Et puis, ai-je pensé, cela m'évitera d'écrire mes mémoires, ce qui est toujours la barbe. J'aime mieux vivre ma vie que la raconter. "
    Écrivain, scénariste, parolier, traducteur, metteur en scène, mais avant tout conteur, Jean-Claude Carrière se raconte dans cet abécédaire intime qui va d'Aragon à Wajda, et de Doisneau à Shakespeare, en passant par l'Inde et par Pigalle.

  • « Contre toute attente, Peckinpah s'arrête quelques instants plus tard pour inviter le journaliste à boire un verre. "Qu'est-ce que vous voulez savoir au juste ? Vous devez déjà connaître toute la merde à propos de mes films, sinon vous ne seriez pas là." »Entré à Rolling Stone en 1971, la même année que Hunter S. Thompson, Grover Lewis est l'un des pionniers du Nouveau Journalisme, adepte des récits alcoolisés et des reportages fleuves en immersion. Spécialisé dans le rock et le cinéma, il arpente librement les plateaux de tournage, un oeil rivé sur les coulisses. Il y croise aussi bien des figures mythiques (Robert Mitchum, Steve McQueen, Jack Nicholson) qu'une foule d'anonymes, doublures, techniciens, voire simples badauds. Pour cet écorché vif originaire du Texas, chaque reportage est l'occasion d'une description minutieuse et amusée d'une culture, d'une époque et d'un coin de l'Amérique, profonde de préférence.Le Cinéma infiltré réunit des écrits de Grover Lewis parus entre 1971 et 1990: longs récits de tournages (La Dernière séance de Peter Bogdanovich, Vol au-des- sus d'un nid de coucou de Milos Forman...), mais aussi poème ou roman inachevé. D'un texte à l'autre, c'est la même sensibilité littéraire, le même ton singulier qui circulent, un mélange d'élégance, d'argot et d'humour.

  • À partir des années 1960, le cinéma américain commence à sortir de sa « longue adolescence » : Elizabeth Taylor prononce des mots jusqu'alors interdits, Dustin Hoffman perd sa virginité dans les bras de Mrs. Robinson, Jon Voight fait le gigolo dans les rues de New York. À Hollywood, la sexualité fait enfin son apparition comme sujet et comme question de mise en scène. Comment représenter les rapports charnels ? Comment les intégrer à la narration et à la vie émotionnelle des personnages ? Quelle expérience le spectateur fait-il de telles scènes ? Dans l'art du dévoilement et de l'occultation, au coeur de la mise à l'écran du sexe, une véritable politique de la représentation des corps est en jeu. Films étrangers, cinéma d'exploitation ou d'avant-garde, films populaires ou d'auteur, cyberpornographie, Linda Williams explore de vastes territoires afin de comprendre la dynamique historique et culturelle par laquelle la sexualité, d'obscène, est devenue « en/scène ».Linda Williams est professeur d'études cinématographiques et de rhétorique à l'université de Berkeley, en Californie. Son ouvrage de référence, Hard Core: Power, Pleasure and the "Frenzy of the Visible" est le premier à avoir théorisé le cinéma pornographique. Elle est également l'auteur de Playing the Race Card: Melodramas of Black and White from Uncle Tom to O. J. Simpson, une histoire culturelle des rapports entre Blancs et Noirs aux États-Unis.

  • Hollywood a largement contribué au succès populaire du septième art dans le monde et témoigné de l'inventivité des cinéastes, acteurs, scénaristes et autres monteurs ou compositeurs en produisant nombre de chefs-d'oeuvre.
    Au travers de l'analyse critique et passionnée de 100 films, d'À l'ouest rien de nouveau réalisé par Lewis Milestone en 1930 jusque The Barber réalisé par Joel & Ethan Coen en 2000, cet ouvrage permet de comprendre les grands courants artistiques mais aussi thématiques voire politiques qui ont guidé l'évolution du cinéma aux États-Unis et au Royaume-Uni et d'éclairer des oeuvres vues et revues maintes fois et passées à la postérité.
    Scindé en deux parties - 1) 1930-1960 : Le règne des studios et l'âge d'or , 2) 1960-2000 : La fin des codes, le réalisme ... puis la nostalgie - l'ouvrage permet de comprendre l'influence des vieux maîtres (John Ford, Alfred Hitchcock, Billy Wilder, Joseph L. Mankiewicz entre autres) sur les ténors du cinéma contemporain (Martin Scorsese, Steven Spielberg, les frères Coen), de voir aussi comment le cinéma a accompagné les grands événements du XXe siècle, tragiques et heureux.
    Cent films de référence qui renvoient à des centaines d'autres qui ont construit l'histoire de cet art né à l'orée du XXe siècle et devenu une industrie. Cent films pour emmener le lecteur dans un voyage au travers de nombreux genres, du western à la comédie musicale, de la science-fiction au film noir en passant par l'étude de moeurs ou le film de guerre.
    Un ouvrage pour voyager, rêver et, surtout, pour vouloir redécouvrir dans une salle obscure ce que le cinéma a offert de mythes et légendes.

    Tome 2 : La fin des codes, le réalisme ... puis la nostalgie : 1960-2000

  • Psychiatre cinquantenaire, Jonathan Saks fait le point sur sa vie. E

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