• « Contre toute attente, Peckinpah s'arrête quelques instants plus tard pour inviter le journaliste à boire un verre. "Qu'est-ce que vous voulez savoir au juste ? Vous devez déjà connaître toute la merde à propos de mes films, sinon vous ne seriez pas là." »Entré à Rolling Stone en 1971, la même année que Hunter S. Thompson, Grover Lewis est l'un des pionniers du Nouveau Journalisme, adepte des récits alcoolisés et des reportages fleuves en immersion. Spécialisé dans le rock et le cinéma, il arpente librement les plateaux de tournage, un oeil rivé sur les coulisses. Il y croise aussi bien des figures mythiques (Robert Mitchum, Steve McQueen, Jack Nicholson) qu'une foule d'anonymes, doublures, techniciens, voire simples badauds. Pour cet écorché vif originaire du Texas, chaque reportage est l'occasion d'une description minutieuse et amusée d'une culture, d'une époque et d'un coin de l'Amérique, profonde de préférence.Le Cinéma infiltré réunit des écrits de Grover Lewis parus entre 1971 et 1990: longs récits de tournages (La Dernière séance de Peter Bogdanovich, Vol au-des- sus d'un nid de coucou de Milos Forman...), mais aussi poème ou roman inachevé. D'un texte à l'autre, c'est la même sensibilité littéraire, le même ton singulier qui circulent, un mélange d'élégance, d'argot et d'humour.

  • Écrire sur le cinéma, c'est réécrire le monde. Imaginer des royaumes parallèles, des pays pirates, des rêves crus. C'était encore possible au début des années soixante, quand la télévision n'avait pas achevé de faire du cinéma une industrie de recyclage, pour le meilleur et pour le pire. Depuis, c'est évidemment pire. Culturellement isolés par une exception absurde censée nous protéger du froid, nous ne sommes même plus capables de parler des films du seul endroit d'où ces films sont envisagés et produits : l'industrie mondiale des jeux vidéo. Les textes de ce petit recueil viennent du froid. Ils ont été écrits au jour le jour, contre l'amnésie progressive des « spécialistes » du cinéma. Il suffit de fermer les yeux et de se souvenir. Un jour, il y a eu des films. Un jour, ils ont fait rêver des filles et des garçons. Et si on jouait au docteur ? L. S.

  • Loin des polémiques stériles, cet ouvrage a pour point de départ une évidence : art majeur du vingtième siècle, le cinéma américain appartient aujourd'hui à notre patrimoine commun. On s'est efforcé d'y décrire les phases successives, et parfois contradictoires, de son évolution, qu'illustrent les réalisateurs et les stars du muet et du parlant : Stroheim et Sternberg, Ford et Hitchcock, Welles et Kubrick, Greta Garbo et Gary Cooper, Ava Gardner et James Dean, Robert Redford et Jane Fonda... Ainsi se dessine une tradition qui mène logiquement de La Naissance d'une Nation, et d'Intolérance au Voyage au bout de l'enfer, et à La Porte du Paradis, de Robert Harron et Lillian Gish, à Robert De Niro et Meryl Streep, de Griffith à Cimino.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Raymond De Becker, journaliste-écrivain, cherche à appliquer au cinéma une méthode d'investigation inspirée de la psychologie des profondeurs et qui s'inscrit dans la ligne de ses ouvrages antérieurs. En raison de l'importance accordée aux vedettes par le cinéma américain, Raymond De Becker s'est attaché moins aux films isolés qu'aux acteurs les ayant popularisés et colorés de façon particulière et dont le personnage peut être considéré comme représentatif de l'image inconsciente de l'homme que le public américain se fit depuis l'origine du cinéma. Cela nous vaut huit chapitres consacrés chacun à un des plus grands acteurs américains, à Tom Mix, Rudolph Valentino, Charlie Chaplin, Gary Cooper, Clark Gable, Humphrey Bogart, Marlon Brando et James Dean. Chaque fois que la personnalité d'un de ces acteurs a débordé l'écran pour envahir la vie réelle ou imposer une sorte de culte dont le délire des "fans" témoigne, les thèmes de leurs films ont été mis en rapport avec les incidents de leur biographie. Les aventures amoureuses ou judiciaires de Rudolf Valentino, de Charlie Chaplin et de James Dean ont été ainsi passées en revue, entraînant le lecteur dans un univers à la fois burlesque et dramatique. L'auteur termine son ouvrage en nous proposant d'utiliser le cinéma comme moyen d'investigation comparée de la psychologie inconsciente des peuples.

  • En première partie des études de droit pénal, qui manifestent la place qu'a tenue le professeur Chavanne dans la doctrine pénale contemporaine. En seconde partie, la propriété industrielle, dont le professeur Chavanne a développé l'enseignement juridique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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