Langue française

  • Broadway

    Fabrice Caro

    LA VIE N'EST PAS UNE COMÉDIE MUSICALE.
    Une femme et deux enfants, un emploi, une maison dans un lotissement où s'organisent des barbecues sympas comme tout et des amis qui vous emmènent faire du paddle à Biarritz... Axel pourrait être heureux, mais fait le constat, à quarante-six ans, que rien ne ressemble jamais à ce qu'on avait espéré. Quand il reçoit un courrier suspect de l'Assurance maladie, le désenchantement tourne à l'angoisse. Et s'il était temps pour lui de tout quitter ? De vivre enfin dans une comédie musicale de Broadway ?
    Après Le discours, Fabrice Caro confirme son talent unique de prince de l'humour absurde et mélancolique.

  • "Extorquer des fonds, ouvrir des bouteilles avec les dents, faire l'amour dans un motel !...
    Tu te souviens ?"

    Ils ont connu la gloire sous le nom de Bonnie Parker et Clyde Barrow, quand ils semaient la mort le long des routes du Texas. À présent, ils sont Éva et Claude et vivent planqués de ce côté de l'Atlantique, dans cette France où Valéry Giscard d'Estaing sera bientôt président. Ils tiennent le lavomatique d'une localité perdue des Cévennes, dissimulant ainsi un commerce illicite de poudre blanche. Mais les clients sont rares, la boutique périclite et les truands doivent revenir à leur passion de jeunesse, le hold-up. La tentative est un naufrage. Après une fuite piteuse, Éva et Claude s'égarent dans un sous-bois où ils découvrent, effarés, l'être le plus vulnérable qu'il soit donné de rencontrer.
    Pour ce premier livre de littérature générale, Nicolas de Crécy imagine un récit d'une originalité totale, une farce baroque qui met en scène une formidable galerie de personnages et où l'humour noir fait des merveilles.

  • Mike

    Emmanuel Guibert

    "SUBITEMENT, MIKE DÉCLARE UNE MALADIE QUI CHANGE LA DONNE."
    Après plusieurs années d'une amitié complice et sereine, la nouvelle du cancer de Mike atteint Emmanuel Guibert de plein fouet. L'auteur de bandes dessinées, qui ne passe pas une journée sans crayonner, décide alors de lui rendre visite avant qu'il ne soit trop tard. De cette veille de Saint-Sylvestre et du jour suivant passés avec Mike et sa famille dans l'hiver glacé du Minnesota, il rapporte l'histoire d'une amitié profonde, sincère, imparfaite. Intimement liée à l'art du dessin d'observation, leur relation, racontée avec pudeur et tendresse, est une évocation particulièrement touchante et juste de la nature humaine.
    Ce premier récit sans images d'Emmanuel Guibert révèle un véritable talent d'écrivain, et une générosité inépuisable.

  • Fin de saison

    Thomas Vinau

    QU'EST-CE QU'UN CATAKIT ?
    Quelle est la différence entre un bon vivant et un bon survivant ? Peut-on s'hydrater avec de l'eau-de-vie ? Quelle est la valeur nutritionnelle d'un rêve ? Peut-on se sauver en se sauvant ? Les lapins sentent-ils venir la mort ? Autant de questions que Victor, père de famille et gentil loser, ne s'est jamais posées... jusqu'au jour où il se retrouve enfermé dans sa cave avec un chien et un lapin pendant que le monde s'écroule. Survivaliste pathétique, cet antihéros ironique et incisif dit, sur un mode burlesque, quelque chose de nos aspirations et de nos échecs.

  • 'Tout le monde n'a pas le don des larmes'. Bastien est mort dimanche et Sylvia, sa mère, aimerait croire que cela ne change pas grand-chose. Car Bastien, lourdement handicapé, n'a jamais pu parler ni adresser un regard à quiconque. Alors que passent les premiers jours sans lui, une pluie diluvienne gonfle les eaux de la Durance voisine. Chez Sylvia aussi, la part sauvage menace de déborder à mesure que les souvenirs familiaux affluent.
    À travers un récit bouleversant, Marion Muller-Colard questionne le sens de l'amour filial, emportant son lecteur vers des rives inattendues.

  • 'Le soir venu, le peintre était toujours absorbé par son art retrouvé lorsqu'il sentit une présence silencieuse à l'entrée de la chambre. Dans la lumière déclinante, il distinguait mal la silhouette qui se tenait sur le seuil de l'étroit vestibule. Il perçut pourtant de lourds vêtements, le reflet de broderies de fils d'or et comprit aussitôt qu'il n'avait pas affaire à une servante.'

    Au début du XIXe siècle, un peintre parisien s'égare dans les confins balkaniques de l'Empire ottoman. Il se retrouve prisonnier d'un domaine retranché dans les montagnes et de sa singulière intendante, avec laquelle il noue des conversations qui bouleversent ses certitudes tout en nourrissant ses fantasmes. Dans ce conte à l'action tendue, sensuel et poétique, Sophie Van der Linden joue
    avec l'esthétique orientaliste pour interroger l'art et la représentation, la place des femmes, notre relation à l'Orient...

  • La dissonante

    Clément Rossi

    "Quand le gamin a tiré le premier son du violon, j'ai cru qu'on m'enfonçait dans l'oreille la lame du pic à glace resté sur la table, à côté du seau à champagne."
    Chef d'orchestre dans une ville de province, Tristan, la soixantaine, n'a jamais vécu que pour son art, certain d'avoir été touché dès l'enfance par une grâce musicale. Alors qu'il s'apprête à diriger l'opéra de Wagner Tristan et Isolde, et peut-être aussi à se marier avec une femme plus jeune que lui, son oreille de maestro se dérègle : les notes lui parviennent frappées d'une mystérieuse dissonance. Inexplicable et inavouable, ce trouble risque de détruire sa vie.
    Un premier roman résolument musical, où les fausses notes du personnage finissent par composer une harmonie étrange et belle.

  • La vie d'Andrés Mora Nouv.

    Benoît Cardan est écrivain. Marié et père d'une jeune fille de dix-huit ans, il est fidèle à sa femme et à son éditeur, qui est devenu un ami. Hélas, les ventes de ses derniers livres sont mauvaises et son éditeur lui annonce qu'il ne publiera pas son nouveau roman. Alors, Benoît Cardan rêve de se réinventer, de renaître de ses cendres d'une manière aussi éblouissante que Romain Gary avec Émile Ajar. L'aventure de cette résurrection sera à la fois burlesque et tragique.
    Si Claudine Desmarteau nous emporte par son écriture survitaminée et son sens de l'humour, elle nous renvoie aussi à des questions existentielles : les désirs refoulés, la hantise du vieillissement, la nécessité de prendre des risques...

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