Presses Universitaires de France

  • Cet ouvrage est issu d'un projet commun du Groupe de recherche sur l'accompagnement des Universités de Tours et d'Angers, élaboré au début des années 2000 qui s'est concrétisé par un colloque international en mai 2003 et poursuivit par un travail de synthèse et de critique. Il existe en effet une grande diversité des modes d'accompagnement et cet ouvrage présente un bilan à la fois historique, méthodologique et pratique à partir de situations professionnelles analysées. Une ouverture finale présente les "futurs" possibles de l'accompagnement.

  • En partant de la grande diversité des évaluations de projet ou de la constitution fréquente aujourd´hui de monographies de projet, il est possible d´identifier les règles incontournables sans lesquelles tout projet va se trouver inévitablement malmené ; mettre en évidence ces règles, c´est faire oeuvre de grammairien cherchant à définir le cadre incontournable à l´intérieur duquel va pouvoir se déployer l´espace de possibles que va utiliser l´écriture d´un projet ; ces différentes règles sont ici passées en revue, depuis l´art du jet et la démarche itérative du travail de conception et de réalisation jusqu´à la rose des vents des projets, la sémiotique des acteurs, en passant par le bon usage des paronymes du projet, les sept grandes familles de projet et les relations capricieuses entre programme et projet. Ces neuf règles identifiées permettent d´esquisser les caractéristiques fondatrices de toute conduite de projet.

  • Le travail a beau être malmené aujourd'hui, il demeure le lieu où la majorité des humains peuvent retrouver du développement. C'est ce fil rouge que la didactique professionnelle, née dans les années 1980, entend dérouler. Son but est l'analyse du travail en vue de la formation. Dans la lignée de Piaget et Vergnaud, l'auteur montre comment la théorie de la conceptualisation dans l'action, qui voit dans la connaissance un instrument pour s'ajuster aux situations de la vie, permet de comprendre à la fois l'activité professionnelle dans son organisation et l'apprentissage que cette activité génère. Des dispositifs didactiques fondés sur des situations de travail permettent de mettre en oeuvre cette perspective.

  • À l'époque de la fragilisation des anciennes solidarités et de l'affirmation d'une « nouvelle modernité » qui installe l'individu comme acteur central de la recomposition sociale, l'autoformation, dans ses différentes dimensions, apparaît à la fois comme produit et révélateur des profondes transformations en cours. Treize ans après leur livre : Autoformation. Psychopédagogie, sociologie, ingénierie, P. Carré, A. Moisan et D. Poisson font l'état des recherches en plein développement sur cette notion, à partir des mêmes champs disciplinaires et en s'aidant de contributions spécifiques pour les dimensions autodidactiques et existentielles. Le livre prend acte d'une institutionnalisation de l'autoformation, qui s'exerce tant par les normes sociales (l'injonction à apprendre et se développer par soi-même), que par le développement de nouvelles solidarités pour apprendre, par l'individualisation de la formation avec la montée en puissance de l'apprentissage autodirigé, et enfin par la « biographisation » des parcours de vie. L'autoformation apparaît comme le vecteur de nouvelles relations sociales et d'appartenance au monde. À distance critique des discours et des politiques arrimés au libéralisme économique ou à son contre-discours nostalgique de l'ancienne modernité, les pratiques et les recherches sur l'autoformation rejoignent les notions de maîtrise d'usage, d'« empowerment », de « capabilities ». Ces orientations explorent les voies d'une nouvelle agentivité de sujets sociaux conçus comme à la fois producteurs et produits de leurs environnements.

  • Aujourd'hui, près de 4 millions de jeunes travaillent en faisant des études. Les bénéfices de ces activités pour les jeunes sont variés (assurer ses études, en premier lieu, mais aussi développer son indépendance, accéder à des loisirs parfois onéreux, enrichir son CV de façon à augmenter son employabilité...) mais peuvent également avoir des effets délétères sur la poursuite de leur cursus. Cet ouvrage, tout en en évoquant ces constats, développe une approche psychosociale des jeunes qui travaillent en faisant leurs études. Il propose une analyse de la place de ces expériences de travail sur les intentions d'orientation professionnelle et sur la construction de soi de jeunes adultes majoritairement issus de milieux populaires. Les analyses théoriques s'appuient sur les théories de l'identité et des représentations sociales. Plusieurs enquêtes de terrain réalisées dans des situations d'apprentissage, de stages en entreprise et de petits boulots d'étudiants mettent en évidence l'importance de ces activités de travail sur les représentations de soi et du futur ainsi que le rôle de la qualité des situations de travail proposées par les entreprises qui les emploient. Par là, se trouvent mis en relief les principaux enjeux de ces expériences professionnelles pour l'avenir des jeunes.

  • Le travail évolue... et la formation au travail change en conséquence. Mais la formation doit-elle avant tout répondre à des exigences d'adaptation des individus à leur environnement de travail et satisfaire des critères d'utilité ? Ou doit-elle également comporter une dimension émancipatrice, porteuse de développement pour les travailleurs ? Les auteurs qui contribuent à cet ouvrage collectif montrent que la conduite de recherches académiques ne se coupe pas de visées pratiques et que les avancées conceptuelles récentes dans le champ de la formation des adultes peuvent conduire à un positionnement à la fois lucide, critique et innovant sur les rapports entre travail et formation. Le lecteur trouvera ici des articulations à la fois claires et accessibles entre la compréhension des situations pratiques de travail et les principes de conception de formations.

  • Ce vocabulaire est destiné à tous les professionnels et chercheurs pour qui l'analyse des activités apparait comme une entrée stratégique. Son objectif est de mettre en objet les cadres habituels de pensée et de verbalisation de l'action. Forgé notamment à partir des champs de l'éducation et de la recherche, il a vocation à s'élargir à d'autres cadres de pensée et à d'autres champs d'activités de façon transverse. Il a le statut d'un essai. C'est un vocabulaire dynamique et évolutif visant à soumettre à la discussion d'une communauté professionnelle et scientifique élargie ce qui est souvent considéré comme des évidences dans le quotidien et l'ordinaire de l'action, aussi bien dans le langage social que dans le langage académique. Il s'efforce de contribuer au développement conjoint d'une « vie intellectuelle professionnelle » et d'une vie académique liant étroitement enjeux scientifiques, professionnels et sociaux.

  • L'écriture de l'expérience est prise entre des postulats contradictoires qui rendent son approche incertaine. Quels dispositifs, quels protocoles, quelle posture pour l'accompagnateur ? Comment situer cette écriture de l'expérience entre récit, analyse de pratiques et travail scientifique ? Comment arbitrer entre différents modèles, littéraire, scientifique... ? Cet ouvrage ne donne pas de recettes mais propose de nombreuses lectures et manières de s'y prendre pour écrire et faire écrire.

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