Editions des Régionalismes

  • Ainsi que le dit Brantôme : « Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns après les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ». Le premier, Philippe-le-Hardi, commença à établir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son père, commit un des crimes les plus éclatants de l'histoire moderne; par là il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-être qui ait jamais souillé notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla dépendre de lui. Son règne, long et prospère, s'est signalé par le faste et la majesté dont commença à s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libertés de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le règne de Charles-le-Téméraire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habileté sur la violence, le commencement d'une politique plus éclairée, et l'ambition mieux conseillée des princes, qui, devenus maîtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progrès nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C'était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l'intérêt en devient plus direct et plus vif; les événements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits... (extrait de la Préface, éd. de 1860). La présente réédition se base sur l'édition de 1860.
    Amable-Guillaume-Prosper Brugière, baron de Barante né à Riom (1782-1866), préfet sous le Ier Empire, pair de France sous la Restauration ; ses idées libérales le font écarter de la vie politique et l'amène à se consacrer à ses études historiques. Il publie la première édition de l'Histoire des Ducs de Bourgogne (1824-1826) qui lui vaut d'entrer à l'Académie Française. Après la Révolution de 1830, il sera nommé ambassadeur en Piémont-Sardaigne, puis en Russie jusqu'en 1848.

  • Paru en 1879, sous la plume d'Hilarion Barthéty, notaire et maire de Garlin en Béarn, voilà deux petites études sur les superstitions et la sorcellerie - alors monnaie courante en Béarn comme au pays Basque -, il y a un peu plus d'un siècle...
    « La superstition est une science à huis clos ... la superstition est un sanctuaire presque fermé, et c'est à la faveur de l'obscurité qui y règne que les naïfs sont trompés... »
    Cette définition due à l'abbé Dambielle pour sa Sorcellerie en Gascogne est bien de la même actualité pour Béarn et pays Basque. Les pratiques de sorcellerie et les superstitions populaires, présentées dans leur langue d'origine, donnent enfin la mesure de ce qu'elles étaient ancrées au plus profond des mentalités populaires de l'époque.

  • Entretenir le public de légendes, de contes et de contes de fées, n'est-ce pas une tâche aventureuse, un peu paradoxale? L'Histoire sévère a fait s'évanouir les légendes. Et la science a réalisé des merveilles auprès desquelles toute féerie paraît terne ou si, elle aussi, a ses fées, très modernes, celles-ci ignorent le caprice et se soumettent en esclaves à la volonté de l'homme. Pourquoi cependant un peuple laisserait-il dispa­raître ses traditions? Elles lui appartiennent en propre, elles ont été sa littérature et son histoire, l'élément presque unique de sa vie spirituelle et morale. Elles l'ont consolé, égayé; elles l'ont fait rire ou pleurer, croire, espérer. C'est lui qui les a créées, qui a exprimé dans ses légendes sa manière de concevoir la vie, d'expliquer le mystère de la destinée ; il y a donné libre cours à son rêve, se composant un monde de fiction où il s'enchante, où il oublie, où il veut oublier la dureté des jours...Ces contes sont absurdes, puérils, à tout le moins mensongers ; ces fées n'existent point ! Affirmons avec le sage A. France qu'elles existent, puisque les hommes les ont faites, qu'il n'y a même de réel que ce que l'on imagine. [...] Notre esquisse ne prétend qu'à tracer quelques sen­tiers, pour le voyageur, dans la forêt luxuriante, à classer les pièces de notre trésor, à nouer une simple gerbe de fleurs choisies. On racontera d'un trait ra­pide, laissant au lecteur le plaisir de compléter... Il faut tou­jours laisser quelque chose à deviner au lecteur, ici plus qu'ailleurs, puisque ces légendes sont nées de la collaboration du conteur et de ses auditeurs (extrait de l'Avant-Propos).
    Initialement publié en 1920, indisponible depuis la fin des années 1920, en voici une nouvelle édition entièrement recomposée qui ravira certainement tous les amoureux de la Franche-Comté et de ses traditions.
    Camille Aymonier (1866-1951), né à Boujailles (Doubs), professeur agrégé, on lui doit de nombreux ouvrages sur l'espéranto, des études sur Montaigne et Ausone ainsi que des ouvrages régionalistes sur la Franche-Comté.

  • Ainsi que le dit Brantôme : « Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns après les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ». Le premier, Philippe-le-Hardi, commença à établir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son père, commit un des crimes les plus éclatants de l'histoire moderne; par là il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-être qui ait jamais souillé notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla dépendre de lui. Son règne, long et prospère, s'est signalé par le faste et la majesté dont commença à s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libertés de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le règne de Charles-le-Téméraire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habileté sur la violence, le commencement d'une politique plus éclairée, et l'ambition mieux conseillée des princes, qui, devenus maîtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progrès nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C'était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l'intérêt en devient plus direct et plus vif; les événements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits... (extrait de la Préface, éd. de 1860). La présente réédition se base sur l'édition de 1860.
    Amable-Guillaume-Prosper Brugière, baron de Barante né à Riom (1782-1866), préfet sous le Ier Empire, pair de France sous la Restauration ; ses idées libérales le font écarter de la vie politique et l'amène à se consacrer à ses études historiques. Il publie la première édition de l'Histoire des Ducs de Bourgogne (1824-1826) qui lui vaut d'entrer à l'Académie Française. Après la Révolution de 1830, il sera nommé ambassadeur en Piémont-Sardaigne, puis en Russie jusqu'en 1848.

  • Henry Aragon fit paraître, en 1928, cette étude imposante qui relate un horrible fait divers qui, sous Louis-Philippe, défraya la chronique judiciaire : l'affaire des Trabucayres. Les Trabucayres (en catalan : porteur de tromblon) en question étaient une bande de jeunes détrousseurs de diligence qui opéraient entre Espagne et Roussillon. Non contents de piller et maltraiter, ils rançonnent certains voyageurs qu'ils enlèvent et retiennent en captivité dans les grottes des montagnes. Ici, l'affaire tourne mal : la famille ne peut réunir la rançon exigée : en représailles, on coupe les oreilles du malheureux kidnappé, puis on le larde de coups de poignard et on finit par l'égorger... La bande des trabucayres est finalement arrêtée et ses principaux meneurs condamnés à mort en 1846. C'est à l'intégralité du procès que l'on assiste dans cette minutieuse relation qu'en fait l'auteur (dont l'oncle, Victor Aragon, avait été le président de la cour dans cette même affaire). Un ouvrage documentaire rare pour une affaire extraordinaire, sur fond de guerres carlistes en Espagne, qui contribuera largement à la légende des Trabucayres sur les deux versants des Pyrénées catalanes.
    Henry Aragon (né en 1861), membre de la Société française d'archéologie, fut un historien prolixe qui, de 1914 à 1930, publia de très nombreuses études historiques et archéologiques, tout particulièrement sur le Roussillon.

  • Publié en 1873, cet ouvrage (en deux tomes) comblait le vide historique concernant l'une des grandes anciennes provinces de France : le Limousin. Incompréhensiblement, l'ouvrage n'avait jamais été réédité depuis lors et était devenu totalement introuvable.
    Certes l'histoire du Limousin, plus qu'à son tour, a été une histoire compliquée et pleine du bruit des ambitions et des guerres, locales ou générales.
    De la tribu gauloise des Lemovici en passant par les premiers comtes puis les turbulents vicomtes d'après l'an 1000, leurs démêlées sanglantes avec le clergé et avec les ducs d'Aquitaine - notamment Henri II et Richard Coeur-de-Lion -, la complexe passation d'héritage au profit de la dynastie des ducs de Bretagne, rien n'est épargnée à la vicomté et à sa population.
    Voici, enfin rééditée et entièrement recomposée, cette palpitante histoire du Limousin qui ne manquera pas de passionner tous ceux qui ont de près ou de loin une attache avec cette région.
    François Marvaud, professeur d'histoire, fut également vice-président de la Société archéologique et historique de la Charente et correspondant du Comité des travaux historiques et des Sociétés savantes. Il a publié de nombreux ouvrages historiques sur la Charente et le Limousin dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

  • Publié en 1873, cet ouvrage (en deux tomes) comblait le vide historique concernant l'une des grandes anciennes provinces de France : le Limousin. Incompréhensiblement, l'ouvrage n'avait jamais été réédité depuis lors et était devenu totalement introuvable.
    Certes l'histoire du Limousin, plus qu'à son tour, a été une histoire compliquée et pleine du bruit des ambitions et des guerres, locales ou générales.
    De la tribu gauloise des Lemovici en passant par les premiers comtes puis les turbulents vicomtes d'après l'an 1000, leurs démêlées sanglantes avec le clergé et avec les ducs d'Aquitaine - notamment Henri II et Richard Coeur-de-Lion -, la complexe passation d'héritage au profit de la dynastie des ducs de Bretagne, rien n'est épargnée à la vicomté et à sa population.
    Voici, enfin rééditée et entièrement recomposée, cette palpitante histoire du Limousin qui ne manquera pas de passionner tous ceux qui ont de près ou de loin une attache avec cette région.
    François Marvaud, professeur d'histoire, fut également vice-président de la Société archéologique et historique de la Charente et correspondant du Comité des travaux historiques et des Sociétés savantes. Il a publié de nombreux ouvrages historiques sur la Charente et le Limousin dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

  • Jusqu'ici, cette partie de l'ancienne Gascogne qu'on nomme maintenant les Landes n'a pas eu encore son histoire. Touché de l'oubli où on a laissé si longtemps les peuples des Landes, de l'Adour et de la Garonne, comme s'ils étaient, en quelque sorte, étrangers à la France, nous avons résolu d'écrire son Histoire ». Ainsi s'exprimait l'auteur dans l'introduction à la première édition, parue l'année de sa mort.
    Depuis lors, peu nombreux sont ceux qui se sont attaqué à ce redoutable et vaste chantier d'écrire une histoire des Landes, car elle se doit d'être plurielle, à l'instar de la mosaïque de pays qui en ont constitué le département.
    Aussi, même incomplet et ancien, l'ouvrage de l'abbé Dorgan reste un outil indispensable et passionnant pour qui veut comprendre et apprécier l'histoire de cette « terre des Landes si hospitalière pour tous », histoire d'avant que ne change profondément sa physionomie avec la plantation systématique du pin maritime sur une grande partie de son territoire.
    Pierre-Hyacinthe Dorgan (1811-1846), abbé, professeur, membre de la Sté française pour la description et la conservation des monuments historiques faisait paraître cet ouvrage, en 1846. Il reste à ce jour un ouvrage irremplaçable de référence sur l'histoire régionale de la Gascogne et particulièrement du pays des "Lannes".

  • On ne rencontre plus de cagots dans les rues d'une commune des Pyrénées. On rencontre des descendants de cagots qui ne se distinguent en rien des autres hommes et qui, peut-être, ne savent pas ce que furent les cagots : ils formaient une caste, une catégorie sociale dont la trace remonte au Moyen Age, au XIIe siècle, voire avant. On les soupçonnait d'être ladres (lépreux), d'appartenir à une race porteuse d'un mal transmissible. Cette « race » fut maudite. Les cagots endurèrent les pires avanies tout en démontrant qu'ils avaient le droit de vivre comme les autres hommes dont l'erreur, l'injustice à leur égard perdurèrent pendant des siècles. Une telle ségrégation n `est plus qu'un souvenir mais le mystère des cagots demeure aussi vivant, aussi inquiétant que jadis. Les cagots. Que sont-ils ? Qui sont-ils ?..
    Michel FABRE de Beauchamp (1936-2011), de l'Académie des Lettres Pyrénéennes, avait intelligemment fait le tour de la question passionnante des « Cagots » dans son ouvrage, paru en 1987, et très vite devenu introuvable. En voici une réédition qui permettra enfin une vision claire, complète et sans parti-pris sur les origines et sur l'histoire de ces « malades sociaux » - l'expression est du naturaliste béarnais, Pierre-Bernard Palassou, en 1815 -, victimes séculaires de l'ostracisme, de l'obscurantisme et de la routine de la pensée humaine poussée à ses pires bassesses.

  • E n 1928 et 1929, Henry Aragon fit paraître diverses études intitulées notices historiques et archéologiques : La Côte Vermeille (de Canet à Cerbère Amélie-les-Bains ; Vernet-les-Bains ; les stations climatiques & thermales de la Cerdagne et des vallées du Tech et de la Tet.
    La présente réédition reprend ici le texte entièrement recomposé de la monographie historique et archéologique qui permet de découvrir les origines, l'histoire ancienne jusqu'au XIXe siècle, de la Côte Vermeille, qui, du Barcarès à Cerbère, englobe le littoral du Roussillon.
    Henry Aragon (né en 1861), membre de la Société française d'archéologie, fut un historien prolixe qui, de 1914 à 1930, publia de très nombreuses études historiques et archéologiques, tout particulièrement sur le Roussillon.

  • Publiée en 1861 en deux tomes volumineux, ce vaste essai historique nous plonge dans l'histoire d'une parmi les plus petites provinces de l'ancienne France : le Maine. Aux frontières de l'Anjou, de la Normandie et de la Bretagne, le Maine est, à l'origine le territoire de la tribu gauloise des Cénomans. Devenu comté au IXe siècle, il est très vite pris dans les conflits entre Anjou et Normandie, puis annexé à l'empire Plantagenêt avant de rejoindre le royaume de France, en 1204. Le comté devient un apanage de la famille royale jusqu'en 1670 où il devient duché pour le fils de Louis XIV et de Mme de Montespan. La création des départements le partage presque exclusivement entre la Sarthe et la Mayenne.
    Réédité en deux tomes, voici un ouvrage qui ravira tous ceux qui s'intéressent à leur histoire régionale.
    Almire-René-Jacques Lepelletier, né au Mans (1790-1880), médecin, chirurgien et historien. On lui doit de nombreux ouvrages médicaux ainsi qu'une Histoire générale des bagnes étudiés à la Chiourme de Brest et cette monumentale Histoire de la province du Maine.
    Le tome II court du XVIIe siècle jusqu'au Second Empire.

  • Edité, remanié et réédité tout au long de la deuxième moitié du XIXe siècle (jusqu'en 1895) ce Nobiliaire et Armorial est un des monuments de l'héraldique et de la généalogie de la Bretagne ancienne. Cette nouvelle édition, entièrement recomposée se composera de quatre tomes (les trois tomes du Nobiliaire « stricto sensu » habituellement réédités, augmentés d'un quatrième reprenant la seconde partie du tome III de l'édition de 1890, - souvent tronquée ou oubliée -, qui se rapporte notamment aux nombreuses listes de titulaires de charges personnelles dans la Bretagne d'Ancien Régime.

  • A deux siècles d'intervalle (XIVe siècle pour l'un, XVIe siècle pour l'autre), les deux sièges de Calais marquent, en quelque sorte, le début et la fin d'un cycle. Lequel cycle débute avec l'affrontement franco-anglais, résultant de la querelle dynastique (qui voit l'avènement des Valois à la couronne de France, au détriment des Plantagenêts, puis des Lancastre). Et le symbole en est parfaitement ce premier siège (qui dure un an) de Calais par le roi d'Angleterre, Edouard III.
    La fin du cycle renvoie chacun des protagonistes dans ses terres, lorsque le duc de Guise enlève, en l'espace d'à peine une semaine, cette dernière possession anglaise sur le continent, en 1558.
    Entre-temps se déroule la trop fameuse guerre de Cent-ans.
    Voilà donc une page d'histoire certes connue mais qu'il est toujours aussi passionnant de (re)découvrir. S'appuyant sur les témoignages d'époque du chroniqueur Jean Froissart et celui des grands historiens du XIXe siècle (Henri Martin, Jules Michelet), l'auteur nous offre là une littérature historique à la fois instructive et distrayante.
    Madame C. Barbier s'est fait connaître, dans la seconde moitié du XIXe siècle, en publiant de nombreux ouvrages de vulgarisation sur les grands événements historiques.

  • L'Histoire des Comtes de Poitou d'Alfred Richard - ancien archiviste du département de la Vienne -, éditée pour la première fois en 1903, est fondamentale pour la connaissance de l'histoire du Poitou et de l'Aquitaine des Xe, XIe, et XIIe siècles. Et pour mieux comprendre l'épopée de ces comtes qui devinrent les plus puissants seigneurs du royaume des Francs - ducs d'Aquitaine, ducs de Gascogne, et même, comtes de Toulouse, un court temps - avant d'être sacrés, au XIIe siècle, reines et rois d'Angleterre. Cent ans après cette première et aujourd'hui - introuvable - édition, voici une troisième édition en quatre tomes de ce grand oeuvre de l'Histoire « régionale » qui réjouira tous les amateurs et tous les chercheurs. Les trois « Guillaume » (VIII, IX, X suivant la terminologie « ducale » d'Aquitaine), en moins de cent ans, donne un éclat brillantissime au Poitou et à l'Aquitaine, à la fois politique et militaire mais aussi littéraire avec le premier troubadour (Guillaume IX).

  • Paru dans l'immédiat après-guerre, La ville de Pau aux trois phases de son histoire est et reste l'ouvrage destiné au grand public qui parle le mieux de l'histoire de Pau, « dernière née des cités du Béarn ».
    En effet, l'histoire de la ville peut se scinder en trois périodes bien distinctes : la cité seigneuriale et royale avec son château primitif, l'ombre tutélaire du grand Gaston Fébus puis de ces princes de Béarn devenus rois de Navarre ; la cité parlementaire avec Louis XIII qui annexe le Béarn à la Couronne de France mais qui, en créant le Parlement de Navarre, en fait une ville de noblesse de robe qui l'entraînera dans la Révolution et le renoncement à ses Fors ; la ville cosmopolite du XIXe siècle qui, à la suite des armées de Wellington, voit arriver la foule des « Etrangers de distinction » qui viennent profiter du climat favorable du Béarn et des Pyrénées et vont lui donner sa physionomie moderne.
    De quasi "ville nouvelle" au Moyen-Âge à celui de deuxième ville d'Aquitaine, voilà le destin de la ville de Pau, racontée avec finesse et érudition par le Docteur Saupiquet, héritier de ce XIXe siècle qui déjà, à travers ses élites, essayaient de retrouver son passé pour faire face aux défis de l'avenir.
    L'avant-propos de Michel Fabre permettra également de mieux connaître l'auteur et son attachement à cette terre du Béarn dont il n'était pourtant pas originaire.

  • Parue en 1925, cette monumentale histoire de la ville de Saint-Nazaire (plus de 1000 pages) est un véritable monument de l'histoire régionale et l'oeuvre de toute une vie. Elle est due à Henri Moret, qui fut directeur des bureaux de l'administration municipale de Saint-Nazaire, entre 1881 à 1896 et auteur, également, d'une histoire du Croisic.
    Rééditée plusieurs fois en fac-similé, cette Histoire de Saint-Nazaire méritait enfin une nouvelle édition, entièrement recomposée et proposée en trois tomes : Tome Ier : des origines à la Révolution ; Tome 2 : la Révolution ; Tome 3 : du début du XIXe siècle au début du XXe siècle.
    Des mégalithes de la Préhistoire en passant par la bourgade moyenâgeuse partie prenante de la vicomté de Donges, puis de la vicomté de Saint-Nazaire, bien modeste face à ses voisines, les cités prestigieuses que sont Guérande et Le Croisic, simple « havre » idéalement situé, mais pas encore port, le village ne compte que 600 habitant au milieu du XVIIIe siècle et à peine 3.000 à la veille de la Révolution.
    Au travers des diverses archives compulsées, voici reconstruit minutieusement, ce qu'a été le passé ancien de Saint-Nazaire.

  • L'Histoire de Dunkerque que fit paraître Louis Lemaire en 1927 est l'ouvrage de référence sur l'histoire de ce port du comté de Flandres, connu dès le XIe siècle, et qui va susciter, au fil des siècles, les convoitises des puissances riveraines, la France et l'Angleterre.
    Devenue française au milieu du XVIIe siècle, sous Louis XIV, la ville devient un important port pour la guerre de course (avec le célèbre Jean Bart), et retrouve, au XIXe siècle, un incroyable essor commercial et industriel.
    Né à Dunkerque (1877-1941), le docteur Lemaire est certainement un des grands érudits de la Flandre française et particulièrement de Dunkerque.

  • Paru initialement en 1900, cet ouvrage, précis et détaillé, permet d'avoir une idée complète des dramatiques événements qui se déroulèrent, voici deux cents ans, à Bayonne et dans ses proches alentours : les armées françaises, battues à Vitoria en 1813, évacuent l'Espagne envahie depuis 1808. Les alliés (anglais, espagnols, portugais) poursuivent lentement leur avance et pénètrent en France à l'hiver 1813 par le pays Basque. Le maréchal Soult qui a pris le commandement des armées françaises décide de défendre la place-forte de Bayonne coûte que coûte et d'y « fixer » une partie importante de l'armée alliée tandis que lui-même se retire vers l'Est, parallèlement aux Pyrénées, entraînant à sa suite le général Wellington qu'il affrontera en deux batailles incertaines, à Orthez (février) puis à Toulouse (avril). De février à mai 1814, le général Thouvenot tient la place de Bayonne tandis que les Anglais parviennent à construire un pont de bateaux et franchissent l'Adour à Boucau. Dès lors le blocus est mis en oeuvre des deux côtés du fleuve. Les hostilités se prolongeront même après l'abdication de Napoléon Ier (6 avril), par la sortie mémorable des troupes françaises le 14 avril qui capturent le général en chef anglais Hope. Bayonne ne sera jamais prise ni occupée, restant fidèle à sa fière devise : nunquam polluta (jamais souillée)...
    Edouard Ducéré (1849-1910) devient, en 1880, secrétaire de la Société des Sciences, Lettres et Arts de Bayonne. Il publie de très nombreux ouvrages et articles sur Bayonne et son histoire et s'avère l'un des principaux historiens de Bayonne.

  • Une histoire complète sur Maillezais (écrite au XIXe siècle) et sa célèbre abbaye-cathédrale. Construite sur une île du Marais poitevin, au moyen-âge, sous la sauvegarde des comtes de Poitou-ducs d'Aquitaine, elle devient rapidement un des sanctuaires majeurs du Bas-Poitou. On y verra passer, entre autres, un certain Rabelais...
    Lors des guerres de Religion, Maillezais connaît les vicissitudes des établissements religieux, enjeux des luttes entre Catholiques et Protestants. Puis vient la Révolution et la lente et inéluctable démolition, pierre à pierre...
    Un ouvrage indispensable pour qui visite le site grandiose de Maillezais et qui souhaite approfondir sa connaissance de l'histoire du lieu et des hommes qui l'ont fait... et détruit !

  • Edité en 1842, les Nouveaux essais historiques sur la ville de Caen, oeuvre posthume de l'abbé De La Rue, sont « une riche suite de Mémoires d'Antiquités locales, dont l'ensemble compose, non pas une histoire détaillée, mais comme une galerie de grands tableaux de faits principaux, où se développent successivement la marche et les vicissitudes de l'organisation sociale du pays, sous les différents pouvoirs qui l'ont dominé, depuis les Romains jusqu'à nos temps modernes ».
    Au sommaire de ce second tome : les annales militaires, politiques et religieuses de la ville de Caen et de la basse-Normandie, de 258 à 1791.
    Né à Caen en 1751, ordonné prêtre en 1775, l'abbé De La Rue est doyen de la faculté de Caen en 1786. Exilé en Angleterre, il met à profit son séjour forcé pour étudier et recopier les archives de la Tour de Londres. Il devient doyen de la faculté des lettres de Caen en 1821. Par ses recherches sur les archives anciennes, il fut l'archétype du grand érudit en histoire moyenâgeuse du XIXe siècle. Son oeuvre majeure reste les Essais historiques sur les bardes, jongleurs et trouvères normands et anglo-normands (1834). Il décède en 1835 sans avoir pu achever ses divers Essais historiques sur la ville de Caen, mine formidable d'informations pour la connaissance de l'histoire de la Normandie.

  • Editée originellement en 1844, cette étude historique sur cette petite ville normande du Pays de Caux est un classique pour qui veut découvrir, connaître ou approfondir l'histoire peu banale du Royaume d'Yvetot.
    Selon la légende, Gautier d'Yvetot, chambrier royal, s'enfuit de la cour de Clotaire Ier dont il s'est attiré l'inimitié. Dix ans plus tard, ayant pris soin de s'assurer des lettres de recommandation du Pape, Gautier d'Yvetot se présente devant le roi qui, rancunier, le tue séance tenante en pleine église de Soissons, un Vendredi Saint ! Le Pape Agapet Ier menace alors le roi d'excommunication et, pour faire amende honorable, Clotaire Ier aurait alors érigé la seigneurie d'Yvetot en royaume pour les héritiers de Gautier. Le fait est qu'en 1392, la seigneurie prend officiellement le titre de royaume qu'elle perdra en 1555, mais elle demeurera principauté jusqu'à la Révolution.
    L'ouvrage est complété par une promenade historique et biographique sur Yvetot et ses environs : Caudebec, Valmont avec son abbaye et son château, Saint-Wandrille et son abbaye. Un passionnant et complet ouvrage d'histoire locale !
    Alexandre Fromentine (1816-1874) est l'auteur de plusieurs ouvrages régionalistes sur la Haute-Normandie, et particulièrement la Seine-Maritime.

  • Ce petit recueil de chants traditionnels, s'il peut intéresser quiconque désire chanter ou avoir un aperçu du patrimoine musical gascon, est tout particulièrement destiné aux enseignants à la recherche de répertoire de chansons traditionnelles de Gascogne pour les enfants. Afin d'éviter les difficultés de langue, le texte gascon est présenté en graphie classique et en graphie "phonétique" adaptée de l'orthographe française.
    Aqueth liberet de cantas tradi-cionaus, se pòt interessar lo qui vòu cantar o lo qui vòu aver ua idèia bona deu patrimòni musicau gascon, qu'es tot particulàriament dedicat aus ensenhaires qui's cèrcann uns repertòris de cançons tradicionaus de Gasconha entà las ensenhar a la mainadau. Per tant d'esvitar los trabucs de lenga, qu'es presentat, lo tèxte gascon, en grafia classica e en grafia "fonetica", adobada de la deu francés.

  • Best-seller de l'édition régionaliste tout au long du XIXe siècle (la dernière édition datait de 1886), l'ouvrage de cet archiviste du département du Nord, également sous-préfet, méritait d'être tiré de l'oubli dans lequel le XXe siècle a laissé l'histoire "régionale".
    Déjà, au moyen âge, au carrefour des puissances européennes, la Flandre et ses comtes défraieront les chroniques par l'éclatante prospérité du pays et par la tur-bulence avérée qui caractérise leurs relations. Creuset du pou-voir communal qui se heurte frontalement à une féodalité arrogante, la Flandre a connu une histoire complexe et dramatique qu'il est toujours passionnant de mieux connaître et comprendre.
    Le tome II couvre la période allant de 1250 à la fin du XIVe siècle qui voit l'avènement de la maison de Bourgogne.
    Edward Le Glay né à Cambrai (1814-1894), historien, archiviste-paléographe et sous-préfet de 1845 à 1863. On lui doit plusieurs ouvrages sur les Flandres et leurs comtes, dont le principal reste cette Histoire des Comtes de Flandres, publiée pour la première fois en 1843.

  • De la Légende de saint Lambert à l'histoire agitée des communes et des seigneurs wallons, - et jusqu'à la fin de la maison de Bourgogne au XVe siècle - l'histoire du Pays wallon, des origines au Moyen-Âge, est fort riche de légendes et de récits épiques.
    En décembre 1944, Nele Marian faisait paraître cet ouvrage abondamment illustré. C'était l'occasion d'y célébrer les grandes heures, connues et moins connues, dans lesquelles s'illustra souvent le petit peuple wallon, en quête de plus de liberté face à l'arbitraire des puissants...
    En voici une nouvelle édition, entièrement recomposée, qui intéressera toujours ceux qui veulent conserver ou se remémorer les souvenirs symboliques de leur histoire spécifique.
    Nele Marian, née à Lisala (ex-Congo belge) d'une mère congolaise et d'un père belge, est l'auteure également de La Légende de Vieux Bon Dieu (1944) et de Poèmes et Chansons (1935).

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