Christian Bourgois

  • Toni Morrison nous plonge dans l'Amérique des années 1950.
    « Home est un roman tout en retenue. Magistral. [...] Écrit dans un style percutant, il est d'une simplicité trompeuse. Ce conte au calme terrifiant regroupe tous les thèmes les plus explosifs que Morrison a déjà explorés. Elle n'a jamais fait preuve d'autant de concision. C'est pourtant dans cette concision qu'elle démontre toute l'étendue et la force de son écriture. »
    The Washington Post
    « Ce petit roman envoûtant est une sorte de pierre de Rosette de l'oeuvre de Toni Morrison. Il contient en essence tous les thèmes qui ont toujours alimenté son écriture. [...] Home est empreint d'une petite musique feutrée semblable à celle d'un quatuor, l'accord parfait entre pur naturalisme et fable. [...] Mme Morrison adopte un style tranchant qui lui permet de mettre en mots la vie quotidienne de ses personnages avec une précision poétique. »
    The New York Times

  • « On me pose très souvent la même question depuis que j'ai été nommée première danseuse étoile noire américaine à l'American Ballet Theatre. Et maintenant ? [...] Le plus souvent, lorsqu'on m'interroge sur mes projets pour l'avenir, je hausse les épaules, souris, et réponds : "répéter".
    Les annonces de nomination se font de manière inattendue et elles ne se basent sur aucun modèle défini, cependant il était normal que j'apprenne la mienne dans le studio où j'ai passé tant de temps ces dernières années depuis que j'ai intégré la compagnie de l'American Ballet Theatre en 2000. [...]
    La nouvelle fut une surprise totale. [...] j'ai fondu en larmes. Comment aurais-je pu réagir autrement quand mon plus grand rêve venait juste de se réaliser? » Misty Copeland

    « Bouleversant et éloquent. » The New York Times

    « Son histoire est un modèle pour toute personne - homme ou femme, noire ou blanche - qui s'évertue à poursuivre un rêve malgré les nombreux obstacles apparents. La grâce avec laquelle elle atteint le sien est un exemple pour tous. » Booklist


    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Johan-Frédérik Hel-Guedj

    Illustration de couverture :
    Kevin Mazur/Getty Images

  • « [Chaque nouvelle de Beattie est] comme un nouveau communiqué du front : nous nous en emparons, impatients de savoir ce qui se passe là-bas, à la lisière du no man's land mouvant et aléatoire qu'on appelle les relations interpersonnelles. » Margaret Atwood
    « Personne n'avait jamais écrit comme Ann Beattie. Raymond Carver et d'autres minimalistes étaient des précurseurs, mais son oeuvre est unique. Selon John Updike, elle a "trouvé le moyen d'écrire un tout nouveau type d'histoires". » The Nation

    « Ann Beattie est un trésor national, un auteur de nouvelles qui entrera dans la postérité et continuera à inspirer. » The New York Times

    « L'un des maîtres de la nouvelle les plus décisifs et indispensables à notre époque. Beattie saisit et rend brillamment une époque, un lieu et la forme d'un engagement. Sa voix est originale et unique. » The Washington Post

    « Ses nouvelles brillamment construites, avisées et obsédantes, sont d'une drôlerie acerbe et composent un magnifique recueil. » Booklist

  • À Buenos Aires, le soleil frappe fort sur l'immeuble en construction de la rue Bonifacio. En ce dernier jour de l'année, date initialement prévue de l'achèvement du chantier, les futurs propriétaires sont venus constater l'avancement des travaux. La famille Viñas, chargée de veiller à ce que personne ne pénètre dans le chantier, s'est précairement installée au dernier étage du bâtiment et s'apprête à célébrer le réveillon. Mais, traversant les étages et les cloisons, une bande de fantômes a également investi les murs. Des fantômes que les membres de la famille Viñas sont les seuls à pouvoir voir. Patri, la fille aînée, se lie particulièrement avec eux. Rongée d'incertitudes, peu en phase avec les humains qui l'entourent, préférera-t-elle la compagnie des fantômes à celle de sa famille pour fêter le passage à l'année nouvelle ?

  • 1980. Jane, brillante diplômée de Harvard, quitte la ferme du Vermont où elle vivait avec Ben, musicien et poète en herbe, pour s'installer à New York avec Neil, un professeur écrivain beaucoup plus âgé qu'elle, qui décide de prendre en main son éducation. Ceci jusqu'au jour où elle découvre qu'il est marié et, contrairement à ce qu'il prétendait, ne passe pas ses nuits à écrire dans le cabinet de Tyler, son ami vétérinaire...
    En une centaine de pages, Ann Beattie décrit un univers complexe où règnent le doute amoureux, la passion, la volonté de survivre, l'ambition, avec une justesse et une ironie subtiles, un sens de la description qui restitue l'atmosphère new-yorkaise d'une époque révolue mais toujours vivace.
    « Beattie a "trouvé le moyen d'écrire un tout nouveau type d'histoires", selon John Updike. » The Nation

    « L'un des maîtres de la nouvelle les plus décisifs et indispensables à notre époque. Beattie saisit et rend brillamment une époque, un lieu et la forme d'un engagement. Sa voix est originale et unique.» The Washington Post

  • Dans l'Espagne des années quarante, le Ballot et le Chinois grandissent ensemble dans l'appartement de leur grand-mère. Les journées des deux cousins, âgés d'une douzaine d'années, passent au rythme des leçons de boxe de Don Rodolfo, des lointains échos de la guerre et des anecdotes rapportées par le voisinage. Jusqu'au jour où Elke, une jeune orpheline de guerre allemande, s'installe deux étages plus bas chez la tante Gloria qui l'a adoptée. Accompagnés par cette complice casse-cou dans leurs équipées, les deux garçons vont se retrouver grandis et tomberont l'un et l'autre sous l'emprise de « l'éternel féminin », comme le dit Don Rodolfo...
    Álvaro Pombo déploie ici une galerie de personnages bigarrés, dont chaque membre sera tour à tour dépeint dans ses travers comme dans ses actes héroïques, toujours avec drôlerie.

    « Le sens de l'humour déborde de toutes parts d'anecdotes qui, par ailleurs, ne sont pas exemptes de tendresse. » (Leer)

    « Une fantastique description du monde de l'enfance, dans un style renversant. » (José Antonio Marina)

  • Paru en 1935, ce roman n'a pas été réimprimé pendant près de 70 ans. Ceci à la demande de Nancy Mitford elle-même, qui souhaitait mettre un terme à la brouille que sa publication avait provoquée avec ses soeurs. Unity et Diana lui reprochaient en effet la caricature à peine masquée qu'elle faisait du mari de Diana sous les traits du charismatique et très nationaliste Captain Jack. Car derrière ce qui est en au premier abord une comédie enlevée, portée par le meilleur de l'humour anglais, transparait une critique mordante des moeurs de la bonne société britannique, sur fond d'avènement du fascisme.
    Publié pour la première fois en français, Charivari demeure un régal de lecture et offre un témoignage décalé sur l'atmosphère de l'entre-deux guerres en Angleterre.

    « Etincelant comme Evelyn Waugh, échevelé comme P.G. Wodehouse et absurde comme Saki, ce roman était introuvable depuis 1935, Nancy Mitford refusant toujours une réédition. [...] Elle avait tort : on peut faire une comédie avec le fascisme, et elle l'a prouvé dans ce roman qui brille de mille éclats de rire. »
    Stéphane Hoffman, Le Figaro magazine

  • En 1844, Isabella Walker épouse en secondes noces l'ingénieur Henry Robinson avec qui elle s'installe à Édimbourg. En 1850, elle rencontre Edward Lane, brillant étudiant en médecine. De dix ans son cadet, il est marié à la fille de Lady Drysdale, qui tient un salon où elle reçoit les intellectuels de l'époque. Au fil du temps, ils nouent une correspondance. Isabella s'éprend de lui et rend compte de cette passion dans son journal intime. Nul ne connaît la réelle teneur de leur relation, mais lorsque Henry découvre ces écrits, en 1855, il décide d'engager une procédure de divorce. S'ensuit un procès houleux devant la cour des Divorces, tribunal laïc créé quelques mois plus tôt. Dans la société victorienne régie par les hommes, la question de l'adultère féminin suscite en effet émotions et préjugés...
    À partir d'archives judiciaires et d'articles de presse, Kate Summerscale traite son sujet comme une véritable histoire policière, ménageant le suspense avec art.

    « Les reconstitutions des scènes de procès sont vives et captivantes. Les recherches que Summerscale a effectuées sont impeccables et sa narration parfaitement menée et documentée. » (Evening Standard)

    « Le cadre de l'histoire est victorien mais le sens de la vie qu'il contient est moderne : non résolu, ce sens demeure ouvert... » (Philip Hensher, The Spectator)

  • Harris, patriarche d'une famille élargie qui s'étend du Pakistan à l'Angleterre, vit dans une communauté déshéritée du nord de l'Angleterre où cohabitent traditionnalistes et assimilés, fondamentalistes et modérés. Contre toute attente, il reçoit une « petite fortune » après avoir divorcé d'une Anglaise épousée des années auparavant. Mais Harris considère cette somme comme un fardeau dont il doit se décharger au plus vite. Choisir le destinataire devient alors un véritable casse-tête familial...
    Émouvant et drôle, le premier roman de Rosie Dastgir porte un regard aigu sur les problèmes de classe, de culture et d'incompréhension propres aux communautés déchirées entre tradition et modernité.

  • Le nouveau héros de Wilhelm Genazino a tout pour être heureux : un travail qui le passionne et une compagne, Maria. Il ne parvient cependant pas à se défaire d'un sentiment de désarroi latent. L'équilibre précaire de sa vie bascule lorsqu'il reprend le poste d'architecte d'un ami disparu, sa voiture et sa femme. Pour échapper à cette existence par procuration, il commet une petite escroquerie qui sera lourde de conséquences...
    Ironique, drôle et méchant, Genazino poursuit son observation décalée du quotidien de l'homme contemporain, confronté à un monde toujours plus impitoyable.

    « Wilhelm Genazino porte un regard désabusé et plein d'humour sur les vies terre à terre de ses personnages. D'un glissement mental à un autre ; ceux-ci prennent corps, s'enracinent dans leurs monologues intérieurs. » Frédérique Fanchette, Libération

  • La carrière du jeune et talentueux docteur John Polidori prend son essor lorsque le célèbre poète Lord Byron lui demande de l'accompagner dans l'un de ses périples en Europe. Cet été, où Lord Byron rencontrera Mary Shelley, marquera l'histoire de la littérature. Pour Polidori, désireux de se lancer lui-même dans l'écriture, il sera l'occasion de mettre ses talents à l'épreuve. Trois ans plus tard, Polidori souffre de sa séparation d'avec Lord Byron qui l'a congédié. La publication du Vampire, un bestseller à la paternité énigmatique, puis sa rencontre avec Eliza, une inconditionnelle de Byron, précipitent le jeune homme au coeur d'un imbroglio psychologique et romantique, siège d'une réflexion ambiguë sur l'origine labyrinthique d'un texte littéraire.« Benjamin Markovits est un écrivain fascinant, sophistiqué et accompli. À mon avis, personne depuis Fitzgerald n'a témoigné autant d'amour pour les choses et décrit avec autant de sensualité les privilégiés. » (Kirsty Gunn, The Observer)

  • Qu'il s'agisse de la jeune Ana, bien décidée à déterrer les vieux secrets de famille, de Trini, la perruquière qui tient tête à une diva décatie, ou de la petite Patricia, qui dévoile malgré elle les mensonges de sa mère, tous les personnages qui traversent ce recueil se trouvent mis en échec, contraints de changer leurs manières de voir et de faire. C'est en effet à leur instant critique que Berta Marsé les capte, en ce point de basculement où les mots proférés et les secrets dévoilés risquent de chambouler les relations et les êtres.
    Suscitant volontiers le trouble et le rire, Berta Marsé déploie un style très personnel et fait ainsi une entrée remarquée sur la scène littéraire espagnole.

  • Dans le nord du Pakistan, un adolescent mène une vie simple et heureuse en compagnie de ses soeurs et de ses parents, qu'il aide à récolter les fruits dans le verger. Au marché, il tombe sous le charme de la fille d'un puissant politicien, à laquelle il se lie, enfreignant ainsi les règles de la hiérarchie sociale. Pour son impudence, le jeune garçon est jeté dans une prison sordide où il croupit pendant quinze ans.
    À sa libération, brisé physiquement et mentalement, il est recueilli par Abbas, un poète érudit, aux côtés de qui il va réapprendre à vivre et se familiariser avec un monde qu'il ne reconnaît plus.
    Récit d'un retour à la vie, ce roman est avant tout une grande histoire d'amour intemporelle imprégnée de la sagesse et de la poésie des contes orientaux.

    « Une création à l'état pur. Preuve supplémentaire que Peter Hobbs est un des meilleurs écrivains, et parmi les plus courageux... Je l'ai lu sans m'arrêter. » Ali Smith

    « Un bijou d'écriture, parfaitement calibré, qui traite du caractère indomptable du coeur humain et du pouvoir salvateur de l'imagination quand plus rien d'autre ne demeure. » Financial Times

  • Au lendemain d'une nuit pourtant bien calme, Saville Kent, cinq ans, disparaît. Sous le choc, les habitants de cette grande demeure du Wilthshire doivent faire face à deux évidences : l'enfant a été assassiné et le meurtrier est forcément l'un d'entre eux.
    Aussitôt, les rumeurs vont bon train. La presse, alors en plein essor, en fait un large écho. L'ensemble de la nation se passionne pour l'affaire. L'enquête piétine jusqu'à ce que Jack Whicher, célèbre détective de Scotland Yard, prenne les choses en main.

    « L'Affaire de Road Hill House est le récit, rythmé, d'une véritable affaire de meurtre dans l'Angleterre des années 1860, dont le dénouement convoqua l'un des premiers détectives de Scotland Yard et inspira des romanciers tels que Dickens et Wilkie Collins en exposant les secrets les plus sombres des foyers de la classe moyenne victorienne. Absolument fascinant. » (Sarah Waters)

    « Ce livre analyse brillamment la question des classes sociales, de la criminalité, de la nature humaine et de la religion à une époque de grands changements. Il faut lire le livre captivant de Kate Summerscale. » (Ian Rankin)

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