Nicholas Giguere

  • Petites annonces

    Nicholas Giguere

    • Hamac
    • 17 Mars 2020

    S'inspirant librement des petites annonces d'hommes à la recherche d'hommes, telles qu'on pouvait les lire, il n'y a pas si longtemps encore, dans la presse gaie, et qui pullulent désormais sur des sites comme Gay411 et Grindr, Petites annonces dévoile l'intimité d'hommes anonymes, leurs attributs physiques, leurs orifices béants, leurs corps ruisselants de sperme. Leurs ignominies multiformes, leurs discriminations tous azimuts, leur homophobie intériorisée. Leurs désirs aussi, souvent inassouvis, parfois hors normes. Leur désir de toucher d'autres hommes, de les palper. D'être touchés. Aimés, peut-être.

    Adaptation libre du haïku japonais, les Petites annonces de Nicholas Giguère sont une plongée au coeur de tout un pan de la culture gaie au sein de laquelle sévissent de nombreuses formes de discriminations, qu'il ne faut plus passer sous silence : âgisme, grossophobie, rejet des hommes plus efféminés, misogynie. L'auteur décortique la quête sexuelle sur les sites et applications de rencontre et ses codes, ses rites, ses abréviations, moins connus du grand public, afin d'en mettre en lumière les enjeux cruciaux.

    Le texte de Nicholas Giguère est accompagné d'illustrations de Benoît Erwann Boucherot.

  • L'édition automnale de XYZ. La revue de la nouvelle, se présente sous le thème Sex, drugs and rock'n'roll. Histoire de cuites (Patrick Nicol), d'adolescences tourmentées (Fanie Desmeules, M.K. Blais, Marie-Claude Lapalme), de gangsters à guitare (Georges Desmeules) et de spectacles épiques (Nicolas Guay) vous sont proposées dans ce numéro qui « nous rappelle plus souvent qu'autrement qu'il faut parfois se garder de glorifier le passé. » Lisez aussi quelques nouvelles en thème libre : sur les années d'université (Nathalie Nadeau), sur l'appartenance au temps des tatouages (Paul Ruban) sur une bibliothèque de livres bien mystérieuse (Bruno Lalonde), sur le deuil et la sexualité (Samuel Homier) et une allégorie sur le thème d'Abel et Caïn (Olivier Talbot). Paraît également « Nocturne à la tête de chat » texte du lauréat du concours de nouvelle de cette année, Pascal Blanchet. Cette nouvelle sur les difficiles fins de vie dans les centres de soins longue durée (écrite avant la pandémie) a quelque chose d'effroyablement prémonitoire.

  • Quelqu'un

    Giguere Nicholas

    Quelqu'un est beaucoup plus qu'un portrait vitriolique de la vie gaie en Beauce : c'est le regard complètement désabusé que porte un jeune homosexuel déjà revenu de tout, y compris (et peut-être surtout) de lui-même, sur ce monde (not so) gai qui l'entoure, avec sa faune, ses codes, ses rites, ses façons de faire. Dégoûté par ce qu'il voit, perçoit et vit, il n'en est pas moins à la recherche de vérité et d'authenticité dans ce monde où tout est apparences, mensonges et faux-fuyants. Plus précisément, il cherche à représenter tout pour quelqu'un, à être quelqu'un, tout simplement. Mais comment être quelqu'un quand l'angoisse et le mal de vivre sont palpables - à un point tel que même la mort n'apparaît pas comme une délivrance -, quand vivre seul, isolé et rejeté de tous est une torture de tous les instants qui ne s'arrête jamais ?
    Nicholas Giguère est doctorant à l'Université de Sherbrooke. Il a publié des textes dans Boulette, Cavale, Le Crachoir de Flaubert, Les Écrits, Le Pied et Moebius. Son recueil Marques déposées a été publié aux Éditions Fond'Tonne au printemps 2015. Il a publié Queues chez Hamac en 2017.

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