Fayard

  • Avant la rue, le premier lieu d'insécurité pour de nombreux enfants est le toit familial. C'est souvent un père, un beau-père ou un oncle qui va, des années durant, abuser d'un enfant dans le silence profond et verrouillé d'une famille. Aujourd'hui, près d'un tiers de l'activité de nos cours d'assises est consacrée au jugement de viols sur des enfants, commis majoritairement dans le milieu familial. Pour répondre à ces actes destructeurs pour les victimes, la loi pénale doit être réexaminée. En matière d'inceste tout particulièrement, les interdits doivent être posés clairement pour ne pas laisser de place à un faux débat sur le consentement de l'enfant, qui ne devrait jamais être abordé. Forte de son expérience de magistrate et des nombreux cas qu'elle a suivis, la juge Marie-Pierre Porchy s'élève contre ces lacunes légales. Elle condamne en outre un fonctionnement judiciaire inadapté au recueil de la parole fragile de l'enfant et qui peut, à son tour, devenir traumatisant au lieu d'être réparateur. Un livre fondamental et nécessaire pour comprendre ce tabou de notre société, faire évoluer notre droit et contribuer à une justice plus humaine.
    Marie-Pierre Porchy a été juge des enfants, magistrate du parquet, juge d'instruction, avant d'être vice-présidente de tribunal de grande instance et juge des libertés et de la détention.

  • Le Japon vit depuis trente ans une crise économique et sociale multiforme. Sa dette publique est la plus élevée du monde. Les revenus stagnent, le taux de pauvreté est le double du nôtre, sa population diminue et vieillit massivement, sa jeunesse paraît démoralisée...
    Pourtant, le Japon se tient et se supporte fort bien lui-même. Il est dur et brutal sous certains aspects, mais le chômage y est inconnu, la délinquance négligeable et les services d'une qualité inimaginable. Ce qui divise les Français, à commencer par les religions et les médias, y conforte au contraire la cohésion nationale. Sportifs et célébrités en tous genres se doivent d'être exemplaires, sous peine d'être durement sanctionnés par l'opinion. Du haut en bas de la société, on s'excuse, souvent pour très peu et parfois pour beaucoup, et ce rituel qui, vu de chez nous, semble n'être que du théâtre a une réelle efficacité sur le moral de la communauté.
     
    On peut y voir le résultat d'un formatage omniprésent dès la petite enfance, dont le conformisme tue le dynamisme, la créativité et les rêves. Mais on peut aussi penser que la manière dont le Japon échappe aux fractures qui stressent la France, et à certains des maux qui pourrissent la vie des Français, vaut d'être regardée de plus près. Quitte à ce que les leçons que peut donner le Japon semblent attentatoires à ce qui est politiquement (et autrement) «  correct  ».
     
     
    Jean-Marie Bouissou est normalien, agrégé d'histoire. Après avoir vécu quinze ans au Japon, il a été directeur de recherche et enseignant à Sciences Po (1990-2016) dont il est aujourd'hui le représentant à Tokyo. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le Japon. Parmi les plus récents  , Géopolitique du Japon (2014) et Manga. Histoire et univers de la bande dessinée japonaise (quatrième édition, 2018).
     

  • Toutes les cultures du monde se sont interrogées sur la question du « sens ». Dans notre société en perte de repères, la science, nous dit Jean-Marie Pelt, permet, en explorant le réel du big bang jusqu'à l'homme, d'apporter des éléments de réponse à cette question.En effet, d'un bout à l'autre de la longue histoire de l'univers, l'évolution conduit des éléments simples à s'associer pour former des entités plus complexes, faisant émerger de nouvelles propriétés C'est ce qu'il appelle le « principe d'associativité ». Par de multiples exemples puisés dans la nature, Jean-Marie Pelt met en lumière le fait que la vie doit davantage à l'alliance qu'à la rivalité.Pierre Rabhi défend avec lui ce principe en « intendant et serviteur de la Terre nourricière », comme il se définit lui-même. Pour lui, il appartient désormais aux hommes de poursuivre ce processus en privilégiant la coopération au détriment de la compétition, source de tensions et de conflits. Jean-Marie Pelt et Pierre Rabhi, amis de longue date, mettent ici en commun, par-delà les désespérances de notre temps, une vision qui se veut optimiste mais qui exige, à leurs yeux, pour aboutir à un monde plus juste et fraternel, une authentique et massive « insurrection des consciences ».  

  • « "Je crois aux forces de l'esprit."
    Éclairer cette phrase, je pouvais tenter de le faire, puisque j'ai eu la chance d'être témoin pendant douze ans de la soif spirituelle de François Mitterrand. Un témoin privilégié, qu'il avait choisi lui-même. [...] Ce n'est pas l'homme public, ni même l'homme privé, que j'ai appris à connaître, mais l'homme intérieur, aux prises avec ses interrogations métaphysiques, curieux des choses de la mort et de l'esprit. L'homme profond, à certains égards mystique, ayant un sens du divin, une expérience sensible de Dieu, qu'il a dû garder toute sa vie au secret. »
    Psychologue, psychothérapeute et conférencière, Marie de Hennezel est l'auteur de nombreux ouvrages, dont La Mort intime, préfacé par François Mitterrand. En tant que chargée de mission auprès du ministère de la Santé, elle a remis deux rapports qui ont contribué à l'évolution des pratiques d'accompagnement de la fin de vie.

  • 11 mai 2020. Le commissaire Visser-Bourdon prend son service et se demande à quoi va ressembler ce premier «  jour d'après  ». À 52 ans, dont trente de carrière dans la police, il n'aurait jamais imaginé devenir un jour l'un des gardiens de cette France confinée par nécessité. Il repense aux deux mois qui viennent de s'écouler, aux contrôles d'attestation parfois houleux, au dénuement des collègues sur la voie publique, sans gants ni masque. Aux nuits à essuyer des tirs de mortiers de feux d'artifice dans les cités de l'Essonne, au trafic de drogue qui se réorganise en livraison à domicile.
    Le commissaire a tenu le cap. C'est un homme de terrain, un pragmatique. C'est d'ailleurs ce qui a fait sa force quand il a géré la «  Jungle  » de Calais et ses 10  000 migrants. Toujours aux côtés de ses hommes, quitte à prendre des coups dans les moments difficiles, il est écouté et respecté. Patrick Visser-Bourdon, marié et père de trois enfants, est à la fois un homme de poigne et de dialogue, sans illusion et lucide, quelqu'un à qui on ne la fait pas, passé par l'antiterrorisme, les «  stups  », le SRPJ de Versailles. Le commissaire sait que la vie est faite de zones de gris, à l'heure où chacun voudrait imposer ses certitudes. Bienvenue dans sa vie de flic.
     
    Patrick Visser-Bourdon est commissaire dans l'Essonne, en banlieue parisienne. Passé par le SRPJ de Versailles, l'antiterrorisme au 36 quai des Orfèvres et la brigade des stupéfiants, il a également été en poste à Calais pendant plus d'un an, où il a piloté le démantèlement de la Jungle fin 2016.
    Journaliste, Jean-Marie Godard est rédacteur en chef du pôle «  sécurité globale  » de l'agence AEF info, après avoir été reporter au bureau français de l'agence Associated Press, puis collaborateur des magazines Society et Marianne. Il est l'auteur de Paroles de flics (2018) et Bienvenue aux urgences (2019), aux Éditions Fayard.
     

  • « Comme vous, nous sommes assaillies tous les jours d'informations
    et d'alertes : attention, il y a des perturbateurs endocriniens dans notre
    gel douche, du mercure dans le poisson, des composés organiques volatils
    dans nos meubles... C'est vertigineux ! Comme vous, nous sommes
    inquiètes et souhaitons le meilleur pour notre famille et pour nous. Mais
    comme vous, nous étions... paumées !
    Alors, depuis quelques années, nous enquêtons pour vivre et consommer
    le plus naturellement et simplement possible. Naturel pour le meilleur
    et pour le reste, c'est un guide pour prendre soin de soi sans faire de
    mal à la planète... Alimentation, beauté, enfants, maison et animaux de
    compagnie, nous vous donnons nos conseils et nos coups de coeur .
    Comme dans notre précédent guide - Maman pour le meilleur et
    pour le reste -, nous ne prétendons pas être exhaustives ni parfaites
    (c'est aussi pour ça que vous nous aimez !). Mais ce livre a été conçu
    avec l'aide de spécialistes, de médecins et de chercheurs.
    On a pensé à tout, maintenant, pensez à vous ! »
    Sidonie Bonnec et Marie Drucker

  • Ces Voies du bonheur sont une façon pour Jean-Marie Pelt de nous parler différemment d'écologie, mais avec une approche tout empreinte de spiritualité. C'est à un retour aux origines qu'il nous convie ici, aux grands textes fondateurs de notre civilisationQu'il s'agisse des trois religions monothéistes, mais aussi du bouddhisme ou des cultes animistes, les écrits et paroles recueillis de ces différentes traditions sont unanimes : l'homme se doit d'être proche de la nature, de la terre-mère, car c'est elle qui le porte et le nourrit.En nous proposant ces très beaux textes, Jean-Marie Pelt nous fait entendre ce message envoyé par nos lointains ancêtres et qui mérite d'être médité.

  • Qui était le vrai Paul ? Le personnage historique aujourd'hui souvent cité dans les controverses philosophiques et politiques a été présenté par l'Eglise comme le doctrinaire de la conversion des païens. En réalité, il était d'abord homme d'action. Cet originaire de Tarse, devenu disciple de Jésus, s'est comporté au Ier siècle de notre ère en véritable entrepreneur religieux et a sillonné l'Orient romain pour multiplier les noyaux de croyants. Pourtant, l'apôtre connut des échecs qui témoignent de l'autonomie des premières communautés chrétiennes. En vrai stratège, Paul a su composer avec les pouvoirs publics et répondre aux contestations des autres leaders ecclésiastiques. Rechercher Paul derrière les portraits stéréotypés que nous en livrent les sources, c'est donc découvrir une personnalité complexe : un être qui resta attaché à ses origines juives ; un savant doué d'un sens évident de la communication, qui acquit une formidable maîtrise de l'espace politique romain. Un homme, tout simplement, qui partout suscita des attachements au point qu'on en fit le premier héros de roman chrétien.

  • « Psychologue, je travaille à l'hôpital, dans un service de management de la douleur. Il y a cinq ans, j'ai été initiée à la médecine traditionnelle aztèque, qui a transformé ma vie et ma pratique de thérapeute. Depuis, je voyage dans le monde des Esprits, rentre dans les arbres, converse avec les orages et visite l'étoile Sirius - rien que ça !Vous me trouverez sans doute un peu "perchée", je le conçois volontiers. Mais parfois, en quelques séances chamaniques, se résolvent des problèmes que la psychothérapie, même après plusieurs années, ne parvient pas toujours à dénouer. Pour aider mes patients à guérir, j'ai essayé de comprendre comment exploiter cette énergie inconnue que je capte plus ou moins malgré moi.Les scientifiques, qui autrefois ricanaient des transes, étudient désormais ce qui se passe dans le cerveau lorsqu'elles se produisent. Je vous raconte les miennes, drôles ou émouvantes, et vous invite à suivre le fil, du Mexique au Népal, pour plonger vous aussi dans le monde des Esprits. »
     Psychologue exerçant en Angleterre à l'hôpital et à son compte, Claire Marie signe ici son premier ouvrage.

  • - 25%

    Isabelle a 32 ans, un chihuahua nain prénommé Woody-Allen et une carrière d'actrice comparable à celle du Titanic : prometteuse en théorie, catastrophique en pratique. 
    Le jour où elle refuse la demande en mariage de l'homme qu'elle aime, sous prétexte qu'elle ne veut pas d'enfant, elle se retrouve à la rue, avec pour toute fortune vingt-quatre euros sur son compte en banque. Elle est alors forcée d'accepter le seul travail qu'on lui propose : utiliser ses talents de comédienne pour séduire Jan Kozlowski, un jeune veuf sur le point de se remarier. 
    La voilà donc partie en Italie, dans la maison de vacances de la richissime et déjantée famille Kozlowski. Seule ombre aux deux semaines de dolce vita qui se profilent : pour exécuter en toute discrétion sa mission « séduction », Isabelle devra jouer le rôle de l'irréprochable nanny anglaise de Nicolas, 8 ans, qui n'a pas prononcé un seul mot depuis la mort de sa mère cinq ans plus tôt. Isabelle est bien loin d'imaginer à quel point cette rencontre improbable avec ce petit garçon blessé par la vie va bouleverser sa vision du monde. 
     
    Une comédie pétillante, pleine d'humour et d'émotions.
     
    Âgée de 31 ans, Marie Vareille a reçu le prix Confidentielles pour Je peux très bien me passer de toi (Charleston, 2015) et le Prix du meilleur roman jeunesse du Parisien pour Élia, la Passeuse d'âmes (PKJ, 2016). Là où tu iras j'irai est son quatrième roman. 

  • « Ce livre ne saurait vous donner aucune leçon. Il s'agit d'un guide qui, avec humilité et recul, se propose de vous aider à faire face le plus sereinement possible à l'arrivée d'un enfant.
    Parce que nous avons vécu ce moment récemment et dû affronter des choix, des inquiétudes, et prendre des décisions pas toujours simples. Parce que nous avons lu beaucoup de livres sans y trouver toutes les réponses aux questions que nous nous sommes posées.
    Nous avons voulu partager nos sentiments, de la grossesse jusqu'au deuxième anniversaire de votre enfant. Cet ouvrage est le fruit de nos deux expériences combinées. Toutes les informations, tous les conseils (gynécologie, pédiatrie, psychologie...) ont été vérifiés auprès de médecins et de spécialistes. Nous sommes passées par là, alors occupez-vous de l'extraordinaire, nous, on s'occupe du reste ! »
    Sidonie et Marie
     
     
    Sidonie Bonnec est journaliste. Elle a présenté « Les Maternelles » sur France 5 et anime tous les soirs « La curiosité est un vilain défaut » sur RTL, avec Thomas Hugues. Elle a mis au monde une fille le 14 août 2014.
     
    Journaliste pendant plus de vingt ans, Marie Drucker est présentatrice sur France 2, réalisatrice et productrice. Elle est maman d'un petit garçon né en 2015.
     
     
     

  • Alors que l'on s'apprête à célébrer en 2009 le cent cinquantième anniversaire de la théorie de l'évolution fondée par Darwin dans L'Origine des espèces, ce nouvel essai de Jean-Marie Pelt s'emploie à récuser la fameuse « loi de la jungle » qui, dans une nature réputée « cruelle », serait le seul moteur de l'évolution. Il montre qu'il existe une raison du plus faible : tout au long de l'histoire de la vie sur terre, des premières bactéries jusqu'à l'homme, là où les plus gros et les plus forts n'ont pas su résister aux grands cataclysmes et aux changements climatiques, ce sont souvent les créatures les plus humbles qui ont survécu. C'est aussi parmi les plus faibles que sont nées les plus belles histoires de solidarité, par la symbiose. C'est enfin chez les plus vulnérables que l'ingéniosité adaptative a développé ses plus belles inventions.
    Notre société humaine, livrée à un esprit de compétition exacerbé, où les « tueurs » de la guerre économique sont venus renforcer les rangs des guerriers dans la lutte pour le « toujours plus », est promise aux mêmes cataclysmes, financiers ou nucléaires, si elle n'entend pas cette leçon de la nature qui fait de l'égoïsme la maladie mortelle des plus forts et de la solidarité la force indéfectible des faibles.
    Dans cet ouvrage fourmillant d'anecdotes puisées au coeur du monde végétal et animal, Jean-Marie Pelt s'en donne à coeur joie pour nous raconter l'extraordinaire énergie des petits, réputés faibles...
    Jean-Marie Pelt est professeur émérite de biologie végétale et de pharmacologie à l'Université de Metz et président de l'Institut européen d'écologie. La majorité de ses livres est publiée aux Editions Fayard.

  • Une interprétation, fort discutable, de l'oeuvre de Darwin a imposé la compétition et la lutte comme les moteurs de la vie, aussi bien dans la nature que dans la société. Or la nature met en oeuvre d'innombrables systèmes de symbioses et de solidarités qui ont joué un rôle déterminant dans toute l'évolution biologique et sans lesquelles il serait impossible de comprendre le fonctionnement des écosystèmes. Les lichens comme les coraux sont des êtres doubles où chacune des parties rend des services à l'autre ; quant aux champignons, ils nourrissent les arbres qu'ils paraissent parasiter.
    Dans le règne animal, les prestations de services mutuels entre espèces sont tout à fait courantes. Poissons et oiseaux pratiquent des comportements d'entraide qui témoignent d'un authentique altruisme : ceux-ci, comme l'amitié chez de nombreux mammifères, ne sont pas le propre de l'homme.
    Quant aux sociétés humaines, elles ont mis en oeuvre de précieuses organisations : les mutualités, les coopératives, la sécurité sociale et les assurances, etc., qui sont la base de l'économie solidaire.
    La mise en oeuvre de nouveaux mécanismes de solidarité sera pourtant absolument nécessaire si l'on veut assurer demain à tous un emploi et un statut dignes d'un être humain ; mais aussi pour sauver la planète des menaces grandissantes que notre mode de développement fait peser sur elle.

  • Les épices

    Jean-Marie Pelt

    La Reine de Saba, Sindbad le Marin, le Calife de Bagdad, Marco Polo... autant de figures légendaires évoquant les mystères de l'Orient fabuleux, mais aussi les épices.
    Tandis que les Arabes sillonnent l'océan Indien, le Portugais Vasco de Gama découvre, au XVIe siècle, la route maritime des Indes, la fameuse route des épices. S'engage alors une farouche compétition, où disparaissent tour à tour les monopoles de Gènes, de Venise, du Portugal et finalement des Pays-Bas. C'est à un Français, savant et aventurier, Pierre Poivre, au nom prédestiné, que revient le mérite d'avoir cassé le monopole hollandais ouvrant le marché des épices au commerce international.
    Mais, au-delà de l'histoire et des légendes qui entourent les épices, Jean-Marie Pelt va diagnostiquer ici leurs caractéristiques botaniques, pharmacologiques et, naturellement, culinaires. Ainsi, apprendra-t-on qu'il n'y a pas moins de six variétés de poivre, que la vanille n'est pas une gousse et toutes les façons d'utiliser nos herbes de Provence. Bien inspiré, le fin cordon bleu qui saura harmoniser les épices et créer entre elles de subtiles synergies de nature à emballer notre palais, voire à l'embraser. Art dans lequel excelle Jean Cabodi, restaurateur, qui nous livre ici, en prime, une vingtaine de ses recettes, délicatement épicées...
    Jean-Marie Pelt est professeur émérite de biologie végétale à l'Université de Metz, et président de l'Institut européen d'écologie. Il a notamment publié chez Fayard : Drogues et plantes magiques, Les Langages secrets de la nature, Le tour du monde d'un écologiste, Des légumes, Des fruits, Le Jardin de l'âme, La Cannelle et le Panda, La Terre en héritage, Les Nouveaux Remèdes naturels.

  • Personnage le plus célèbre de l'histoire de France, Jeanne d'Arc n'a cessé de fasciner. Biographie méticuleuse de celle qui fit irruption dans l'histoire en changeant le cours de la guerre de Cent Ans, fit couronner le roi et fut condamnée au bûcher après un procès inique en 1431. Ce livre raconte l'itinéraire extraordinaire de la jeune bergère de Domrémy. Il resitue Jeanne dans son contexte et brosse les portraits des principaux protagonistes de son histoire. Les auteurs livrent tous les éléments connus qui éclairent le mythe et les controverses qu'elle suscita, dont sa canonisation tardive et les polémiques contemporaines portent encore la trace. Paru en première édition chez Fayard en 1986.

  • Chaque soir, huit années durant, le Président Barack Obama s'est fait remettre une sélection de dix lettres envoyées par des Américains ordinaires, auxquelles il répondait personnellement. Elles étaient l'expression sans fard de la nation ; elles lui en donnaient le pouls. Cette correspondance a affecté non seulement le président, contribuant à façonner ses deux mandats à la tête des États-Unis, mais aussi les personnes chargées de lire et de traiter les millions de requêtes, diatribes, témoignages, mots de remerciement et lettres d'excuses atterrissant au service du courrier de la Maison-Blanche.
    Jeanne Marie Laskas a entrepris d'enquêter sur cette correspondance exceptionnelle : elle a retrouvé certains auteurs des lettres, interrogé le personnel de la Maison-Blanche qui passait au crible la bouleversante histoire intime de l'Amérique d'Obama, et s'est entretenue avec le Président. Parmi les courriers et témoignages rassemblés, on découvre celui de Kelli, dont les grands-pères ont pu se marier après trente-cinq ans de vie commune ; de Heba, une réfugiée syrienne qui rêvait d'oublier le jour où les chars sont entrés dans son village ; de Vicki, dont la famille s'est déchirée entre ceux qui ont voté pour Trump et les autres.
    Ils ont écrit à Obama pour exprimer leur gratitude ou leur désespoir, parfois dans des moments de grande détresse, à la recherche d'une oreille bienveillante. Ils ont écrit sous le coup de la colère, poussés par la peur, inspirés par le respect.
    Monsieur le Président lève le voile sur le dialogue ininterrompu qu'entretint Barack Obama avec le peuple américain à une époque charnière de son histoire, quand la politique n'excluait pas l'empathie à la Maison-Blanche.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Tilman Chazal

  • Endométriose : de quoi s'agit-il ? D'une maladie gynécologique qui touche 180 millions de femmes dans le monde, plus d'une sur dix en France. Peut-être vous. Peut-être votre fille, votre soeur, votre cousine ou votre femme. Une maladie qui me touche, moi.
    Malheureusement pour nous toutes, cette maladie est aujourd'hui complètement ignorée en France, et les femmes qui en souffrent sont oubliées et maintenues dans le silence au simple motif qu'avoir mal au moment de ses règles, c'est normal. Et si ça ne l'était pas ?
    Quels sont les symptômes, les traitements, les conséquences sur la vie quotidienne, quels sont les espoirs et les besoins du point de vue d'une patiente ? Je ne vous raconterai pas ma vie mais le combat de toutes celles qui doivent lutter contre l'endométriose.
    Ce livre répond à une triple urgence : faire connaître une maladie taboue mais très répandue, accélérer son diagnostic, améliorer la prise en charge des patientes qui en sont atteintes. La souffrance n'est pas une fatalité, la douleur des femmes ne doit plus être minorée...car si c'étaient 15 % des hommes qui avaient mal, vous ne croyez pas qu'on en entendrait un peu plus parler ?
    Marie-Anne Mormina a fondé le mouvement Lilli h contre l'endométriose pour faire connaître la maladie dont elle souffre depuis 1999.
    Préface du Dr Chrysoula Zacharopoulou, gynécologue chirurgien spécialiste de l'endométriose.

  • Au tournant du siècle, l'Occident se rêvait sur les chemins de la croissance et du progrès, porté par la mondialisation et la révolution technologique. Il aura fallu moins de deux décennies pour que le rêve vole en éclats. Chômage, précarisation de l'emploi, baisse du niveau de vie, creusement des inégalités, poussée de la pauvreté, déclassement des classes moyennes... Les salariés sont exaspérés. Non seulement ils sont les grands perdants des bouleversements qui secouent la planète, mais ils redoutent aussi d'être bientôt «  débranchés  » par un robot... Et s'ils finissaient par se révolter  ?
    Les auteurs analysent les mutations profondes qui sont à l'oeuvre dans l'économie mondiale et fondent aujourd'hui la colère des classes moyennes et populaires. Ils proposent des pratiques nouvelles afin que la belle formule de capitalisme «  inclusif  », qui fait les délices des think tanks et autres cénacles, trouve enfin sa traduction concrète. Les Européens peuvent et doivent ouvrir la voie d'un nouvel âge du capitalisme, loin des excès et dérives du système actionnarial anglo-saxon qui mène et désormais menace le monde.

  • Ils sont deux, Rhésos et Memnon, des gosses encore, qui ont pris la route. Qui se souciera d'eux lorsqu'ils toucheront enfin au but  : Troie, ses rivages et sa plaine où les combats ont lieu, où leur vie débutera enfin, à moins qu'ils ne se précipitent vers leur mort  ? Ils ont arraché un adieu à leurs parents, ils devancent l'oracle qu'ils ont reçu. Troie les appelle. Là-bas, dans l'autre camp, un autre attend, Achille, qui ne veut pas entrer dans le jeu. Ulysse n'y peut rien, ni Nestor.
    Il y a plusieurs versions de l'histoire, qu'il faudra bien raconter. Raconter ces derniers venus, Rhésos, Achille et Memnon, enfants d'Eos, l'aurore, surgis juste avant le dénouement  : la guerre au grand jour.
    Il y a deux nuits, il y a deux camps, il y a un gamin qui veut se battre, Rhésos, et un qui ne veut pas se battre, Achille. Il y a deux bandes d'espions, quelques masques, deux fleuves, des bruits inquiétants, des feux de vigie, deux peaux de bêtes, des chevaux blancs rapides comme le vent.
     
    L'Iliade comme vous ne l'avez jamais lue.
     
     
    Marie Cosnay est écrivain. Elle est l'auteur d'une oeuvre littéraire nombreuse. Elle a donné une nouvelle traduction très remarquée des Métamorphoses d'Ovide (éditions de l'Ogre, 2017). Dernièrement elle a publié Épopée aux éditions de l'Ogre.

  • L'évolution est pour Jean-Marie Pelt une longue histoire. Dans les années 1960, quand il suivait les cours de botanique de la faculté de Nancy, on apprenait encore par coeur la disposition respective des pétales, des étamines et des pistils. L'émergence et l'évolution de ces formes et de ces structures au cours des temps géologiques n'étaient jamais évoquées. Et pourtant, l'évolution des espèces n'est pas l'apanage du monde animal, loin de là ! En comparant les sociétés végétales et les sociétés humaines, Jean-Marie Pelt est l'un des premiers scientifiques à faire des plantes de « vrais » êtres vivants pour le commun des mortels. Au fil de ses observations, le doute s'insinue malgré tout : comment un mécanisme aussi simple que la sélection naturelle pourrait-il tout expliquer ? Comment, par exemple, certaines orchidées peuvent-elles se modifier au point de donner à un de leurs pétales l'apparence visuelle et olfactive d'un insecte ? Aucun botaniste ne s'était jusqu'ici vraiment exprimé sur les mécanismes de l'évolution et sur ses « orientations » dans le règne végétal : cette lacune est désormais comblée.

  • Dans cet essai, Marie-Françoise Baslez explique comment les évêques des premiers siècles, que leurs lettres révèlent comme des hommes de relation et d'échange, ont peu à peu structuré un christianisme éclaté et pluriel. On y découvre une « Église des réseaux », construisant son unité dans la diversité, en communion par la communication. Ces évêques furent de grands épistoliers, qui écrivaient à leurs communautés des lettres informatives et réactives, surtout dans les moments de crise, et qui s'écrivirent beaucoup entre eux en créant les conditions de fonctionnement d'une Église synodale.
    Rapportant les débats, affrontements et ruptures qui agitaient les chrétientés locales, les correspondances épiscopales, souvent peu connues et en partie inédites, donnent accès à un monde complexe et foisonnant en posant les fondations d'un gigantesque édifice, l'Église catholique.
     
    Après Saint Paul (Fayard, 1991, 2013), Les persécutions dans l'Antiquité, victimes, héros, martyrs (Fayard, 2007, prix Chateaubriand) et Comment notre monde est devenu chrétien (Points-histoire, 2011), Marie-Françoise Baslez, historienne des religions, professeur émérite à l'université de Paris Sorbonne, publie Les premiers bâtisseurs de l'Église, qui vient enrichir une synthèse sur l'histoire des premières communautés chrétiennes et du christianisme primitif.

  • Marie-Joseph Chénier débute à la Comédie Française en 1785. En 1789, il est l'auteur d'une tragédie qui met en scène le fanatisme de l'esprit de liberté et qui vient de subir deux longues années de censure : Charles IX ou la Saint-Barthélemy. C'est pour dénoncer l'interdiction qu'elle soit jouée que Chénier - frère cadet du poète André - a écrit son pamphlet : Dénonciation des inquisiteurs de la pensée. Chénier y fait un portrait de la censure sous toutes ses formes et défend fermement la liberté de penser, de publier. Il s'en prend à tous ceux qu'il appelle les « eunuques dont le seul plaisir est d'en faire d'autres ». Ce texte résonne toujours : à la figure du censeur royal peut se substituer celle du penseur « politiquement correct ». Édition établie par Thierry Gillyboeuf.

  • Avec La Vie et Les Cent Mille Chants, c'est l'ensemble des narrations, chroniques et poèmes attribués à l'ermite-poète tibétain (1040-1123) qui se trouvent ici rassemblés. Evocation minutieuse de l'un des parcours spirituels les plus singuliers et les plus foudroyants qu'ait jamais accompli un esprit humain, ce livre s'apparente pourtant à un récit d'aventures, à une épopée, à un florilège. Pour tous les Tibétains, il s'agit d'une oeuvre essentielle, unique, qui relate et exalte le chemin vers l'Éveil d'un Bouddha à la mesure des hautes terres himalayennes.
    Dans sa traduction, Marie-José Lamothe a su restituer le rythme, ou mieux, la rumeur de la langue tibétaine, si bien accordée à l'espace de ce Haut-Pays qu'elle connaissait intimement. Aussi cette version française conserve-t-elle l'écho du souffle originel, son pouvoir d'arrachement au monde, de mise en altitude du corps et de l'esprit. Dès sa parution, elle a été unanimement saluée, notamment par Jacques Lacarrière : « Quelle vie, quelle énergie, quelle jouvence en ces chants ! Voilà Milarépa : un embraseur d'éveil au pays des glaciers » (Le Monde), par Claude Roy : « Un traité de renoncement où passe le souffle des grands espaces himalayens » (Le Nouvel Observateur), et par René Char : « L'oeuvre de Milarépa fait mon enchantement. Ma reconnaissance à Marie-José Lamothe pour son fervent et brûlant présent bordé de grâce au Pays affirmatif des neiges ».
    En postface, la traductrice, qui a mis ses pas dans ceux de Milarépa, propose un pèlerinage sur les traces du Maître de vie, occasion unique pour le lecteur de prendre la mesure du Tibet d'aujourd'hui.

  • Carmen de Bizet, España de Chabrier, Iberia de Debussy, le Boléro de Ravel  : l'Espagne inspire la France, qui entretient avec elle une relation ancestrale oscillant entre attraction et rejet.Pendant un siècle (1820-1914), l'Espagne divertit le public français avec l'«  espagnolade  » (un exotisme à bon marché)  ; elle représente aussi, au fil des échanges, une source d'inspiration et de renouvellement en profondeur du langage musical. Au tournant du XXe siècle, les compositeurs français confrontés au modèle wagnérien y trouvent l'échappée belle propice à l'expression d'une musique moderne française, qui contribue en retour à la création d'une musique moderne espagnole. Sous le ciel parisien, des émigrés, Albéniz ou Falla, oeuvrent pour sortir la musique espagnole de ses clichés, tandis qu'un Viñes met son piano au service de Ravel, Debussy ou Satie.
     
    C'est ce double mouvement d'appropriation, qui permet de sortir du pittoresque sans renier les racines musicales et culturelles, que retrace ici Marie Christine Vila à partir d'une documentation inédite.

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