Collection XIX

  • En la trentième année, au siècle de l'épreuve,
    Étant captif parmi les cavaliers d'Assur,
    Thogorma, le Voyant, fils d'Élam, fils de Thur,
    Eut ce rêve, couché dans les roseaux du fleuve,
    A l'heure où le soleil blanchit l'herbe et le mur.Depuis que le Chasseur Iahvèh, qui terrasse
    Les forts et de leur chair nourrit l'aigle et le chien,
    Avait lié son peuple au joug assyrien,
    Tous, se rasant les poils du crâne et de la face,
    Stupides, s'étaient tus et n'entendaient plus rien.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Les théologiens ordinaires de Pie X, jésuites, dominicains et franciscains dont on se répète les noms, aidés, paraît-il, de théologiens extraordinaires mandés de loin, ont, sur l'ordre de leur maître, rédigé à grands renforts de lectures rapides, d'extraits, de résumés faits au petit bonheur, une dissertation d'aspect imposant. « Article de revue, me disait le directeur d'une grande revue ecclésiastique, mais dont une revue qui se respecte et qui respecte son public ne voudrait pas !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Jamais cela ne s'est vu : c'est toujours par sa raison, dans la mesure où il en sait user, que l'homme adhère à sa foi. Prenez un paysan, une servante, un ouvrier, un « simple » quelconque ! il n'a jamais fait de critique et cependant il sait qu'il ne croit pas à la légère. Il s'est dit : « Je ne suis pas un savant, mais je peux bien m'en rapporter à une Église qui a eu tant de savants. » Et, tout en appliquant son bon sens inculte à la considération de ce qu'il croit, il lui arrive d'en trouver, parfois sous de rudes images, le sens profond et vrai.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La Fille du vigneron

    Marie Amero

    On était aux heures chaudes de la journée. Le soleil, immobile au-dessus des vertes dentelures des hauteurs qui encadrent le plateau de Notre-Dame des Trois-Epis, jetait des nappes de lumière dans l'air pur.Humble est le hameau qui entoure le couvent, - forcément abandonné par ses religieux depuis 1871 : - quelques maisonnettes, deux modestes hôtelleries destinées à héberger les touristes. La beauté du site, qui attire ces derniers, tient lieu de tout.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Quatre choses sont à considérer dans l'éloquence parlementaire : le caractère de la nation, le génie de la langue, les besoins politiques et sociaux de l'époque, et la physionomie de l'auditoire.
    Si le caractère de la nation est taciturne et froid comme celui des Américains, on aura de la peine à les émouvoir. Doués de patience, ils ne se fatigueront pas plus à parler qu'à entendre. Ils s'attableront, pour ouïr un orateur, pendant des heures entières, de même que pour fumer et pour boire.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • 5 juillet 1818.
    JE pars ; j'ai le coeur déchiré des adieux que je viens de faire : je pleure, mais c'est en vain ; les pleurs ne consolent pas mon coeur malheureux : tous les souvenirs de l'amitié me suivent comme l'image du bonheur ; ils ajoutent à mes regrets, et semblent ne se retracer à ma mémoire que pour désenchanter ce voyage, que j'entreprends pour mes chers enfans. O mes enfans chéris, puisse mon amour pour vous me soutenir contre l'absence !
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • J.M.J.MA CHÈRE MÈRE,De Nancy à Strasbourg tout s'est bien passé, aucun incident désagréable n'est venu nuire au Charme du beau voyage que nous faisons avec bonheur. Mais en arrivant à Strasbourg, une déception nous attendait ; c'était de bon augure, puisque la croix doit être le commencement de toute oeuvre entreprise pour la gloire de Dieu. Nous devions, comme l'indiquait notre itinéraire, descendre à la gare de cette ville pour y reprendre aussitôt nos billets pour Kehl, mais l'homme propose et Dieu dispose.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Dans un charmant village du département des Deux-Sèvres se trouve un ancien château féodal, actuellement déchu de sa splendeur, mais ayant néanmoins conservé grand air en dépit du mauvais état de la tour et de l'aspect débonnaire du pont-levis, maintenant immobile, et dont les chaînes rouillées servent d'escarpolette aux enfants du village. Ce château, dont nous tairons le nom, appartenait, il y a quelques années, à un vieux médecin qui, après avoir cédé sa clientèle à un jeune confrère, était venu, avec sa femme et ses deux filles, s'installer là, où son modeste revenu, qui aurait été insuffisant à la ville, lui constituait une véritable aisance.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Quand nous étions enfants, grand'mère avait l'habitude de nous réunir tous, le premier jeudi de chaque mois, dans la charmante petite maison qu'elle habitait avec ses deux vieux serviteurs, lebon François et sa femme Jeanne.
    Ces jeudis passés chez grand'mère étaient pour nous des jours de fête impatiemment attendus. Elle nous aimait tant, cette chère bonne maman ! Elle nous gâtait si bien ! Et puis nous aimions aussi son beau jardin, plein de fleurs et de fruits, que nous mettions au pillage, sans souci de ses douces remontrances ni des plaintes de François, qui, remplissant l'office de jardinier, avait pour plusieurs jours de besogne à réparer les dégâts causés par nous.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le vicomte de Chatenay ne s'était pas trompé, quand il avait dit que la veuve de Moronval viendrait lui demander des nouvelles de son fils. Dès le lendemain de ce souper à la Maison-Dorée, que nos lecteurs n'ont sans doute pas oublié, une femme élégamment vêtue, mais d'un extérieur convenable, se présentait à son hôtel et lui faisait demander un moment d'entretien.Le vicomte jeta les yeux sur la carte que venait de lui remettre son domestique et ne put s'empêcher de sourire en lisant ce nom :« Suzanne Moronval.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Un des traits caractéristiques de l'esprit public dans le temps présent est, on peut le dire sans paradoxe, sa prédilection pour le temps passé. Le siècle qui décline aime à remonter les années écoulées, pour saluer les jubilés des vivants et acclamer les centenaires des morts, et tandis qu'autrefois il était traditionnel de déplorer l'oubli de la postérité, aujourd'hui faudrait-il, tout au contraire, s'étonner de sa singulière mémoire. Cette surprise n'irait pas d'ailleurs sans regrets, car la diligence que l'on met à multiplier les anniversaires de la Révolution n'est pas l'effet d'un pur zèle historique.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • APRÈS vingt-cinq ans d'angoisses et de tourmentes, fatiguée de convulsions et de malheurs, la France rendue à ses Seigneurs légitimes respirait enfin ; le commerce refleurissait, l'agriculture renaissait, les arts, ennemis du trouble et du tumulte, reprenaient leurs antiques droits, tout annonçait que le siècle des orages était passé ; une Charte constitutionnelle, à laquelle avaient aplaudi les Français de tous les rangs, de toutes les conditions, assurait les droits du peuple, et tempérait l'abus d'un pouvoir illimité ; les intérêts de la nation avaient cessé d'être en opposition avec ceux du Roi ; grâces au progrès des lumières, et plus encore à la sagesse du Monarque qui nous gouvernait, nous ne craignions plus de voir revivre ces temps où nous étions le jouet de la sottise d'un ministre ou de l'ambition d'un prélat ; Louis XVIII règnait déjà par ses bienfaits et ses vertus ; l'espérance, ajoutant à notre bonheur, le redoublait encore par la perspective d'un avenir dont nous jouissions d'avance : cette espérance ne serait elle qu'une chimère cet avenir, qu'une illusion ?Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Adorable princesse,
    Il est temps que je cesse
    De gaster vostre pais
    Accordez nostre requeste
    Et nos mains seront prestes
    A servir ton Louis. Estourdi, plein de gloire,
    Priez qu'on ait mémoire
    De raser pour son bien
    La forte citadelle,
    Ou qu'on la tienne telle
    Qu'elle ne vaille rien. Le bon Duc des Ardènes
    Mérite pour ses peines
    D'avoir quelque guerdon ;,
    Ne veult nulles pistoles
    Ny promesses frivoles
    Mais jouir du taillon.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • « Cirque Bourgeons.Grande représentation ! !Une seule dans la journée ! !Entrez, Messieurs et Mesdames... On va commencer, pressez-vous, prenez vos places ; les premiers entrés jouiront du spectacle dans toute sa splendeur ; venez voir les frères Eugène dans le travail des deux hercules ; Zéphir, cheval sauteur, monté par l'intrépide Mme Meni ; le terrible saut périlleux exécuté par le jeune Gaétan Moreno et le travail en grâces d'Hélène, la petite merveille : dès l'âge de sept ans, cette jeune fille s'élançait hardiment d'un trapèze fixé au sommet du cirque sur le dos d'un cheval emporté.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • A peine la France, délivrée du joug tyrannique de Buonaparte, vit-elle la fin de ses malheurs, que le cri mille fois répété de VIVE LE ROI, VIVENT LES BOURBONS, se fit entendre sur tous les points de son territoire. C'étoit le voeu de la nation, rappelant avec amour Louis XVIII au trône de ses ancêtres ; c'étoit un hommage expiatoire de la France, déposé avec empressement aux pieds de l'infortuné Louis XVI.Pendant que les Français manifestoient ainsi, par des cris d'allégresse, le sentiment naturel et filial qui lie les sujets aux souverains légitimes, un publiciste moderne, formé à l'école de la révolution de 1793, méditoit dans le silence du cabinet un projet de constitution, énonçoit le voeu patriotique de ne proclamer roi de France, un membre de l'ancienne dynastie, qu'après que la constitution auroit été proposée au peuple, munie de son suffrage, et enfin signée par le prince élu, avec serment de l'observer.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Prisonnier sur le rocher de Sainte-Hélène, Napoléon, à la veille de mourir, écrivait dans son testament les paroles suivantes : « Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine, au milieu de ce peuple français que j'ai tant aimé..... Je recommande à mon fils de ne jamais oublier qu'il est né prince français, et de ne jamais se prêter à être un instrument entre les mains des triumvirs qui oppriment les peuples de l'Europe.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • J'arrivai à Tunis, le 11 juin 1873, en qualité de premier Drogman du Consulat général de France. Ayant trouvé dans les archives de cette mission diplomatique un exemplaire du rapport présenté, en 1867, à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres sur le projet d'un Corpus Inscriptionum Semiticarum, je conçus, tout de suite, le dessein de consacrer mes loisirs à la recherche de stèles puniques et néopuniques. Peu de temps après j'expédiai à l'Académie l'estampage d'un premier texte punique trouvé à Carthage.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • ON sait qu'après la seconde abdication d'un pouvoir, qu'il avait usurpé le 20 mars 1815, Bonaparte, toujours plein de prudence lorsqu'il s'agissait de sa propre conservation, quitta l'Elysée-Bourbon et alla se réfugier à la Malmaison, le 23 juin, où il demeura fort peu de jours. Cette sorte de halte n'était qu'un point d'attente, pour y recevoir les nombreux équipagés chargés des trésors immenses dont il frustrait la France, déjà si appauvrie par ses projets extravaguans.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Genève, 17 août 1855.« Comment se fait-il, m'écris-tu, que ta dernière lettre soit timbrée de Rocamadieu ? Ce nom barbare n'était pas marqué sur l'itinéraire que tu m'as laissé en partant. J'ai beau chercher sur la carte, tout le long du Guide-Joanne, et jusque dans le dictionnaire en trois volumes in-folio que tu connais, je ne trouve pas le moindre Rocamadieu. Je t'avertis que je flaire un secret là-dessous, et que j'exige une confiance entière.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • On voyait très-sou vent chez monsieur de Gramont, un ancien militaire, toujours accompagné de son chien Charlemagne. Ce bon animal, doué d'une grande intelligence, savait mille petits tours d'adresse que son maître lui avait appris lorsqu'il était au service, et qu'il exécutait au premier commandement, ainsi qu'un bon soldat, ce qui lui valait souvent quelques croquignoles, de petits morceaux de sucre, et surtout les applaudissements et les caresses de tous les enfants.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • A L'ÉDITEUR. 1er juillet 1816.Monsieur,JE vous adresse les détails suivans dans la confiance que vous voudrez bien les publier tels que je les ai rédigés. Vos lecteurs verront que, si je n'ai point été aussi prompt qu'on pouvait s'y attendre à réfuter les calomnies dont j'ai été victime, mes délais ne doivent être attribués qu'à la retraite dans laquelle je suis forcé de vivre, et qui ne m'a point permis d'agir plus tôt.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Madrid, le 23 juillet 1737.Vous savez sans doute, mon cher frère, que le comte de Jauche a été nommé inspecteur des régiments d'infanterie wallonne ; cette grâce du Roi est d'autant plus glorieuse pour lui qu'il ne l'a pas demandée. Il est vrai qu'elle lui donnera quelque peine dans le commencement et l'obligera souvent à voyager ; mais n'importe, elle contribuera toujours beaucoup, selon moi, à lui faire faire son chemin et en attendant, elle lui donne quarante et deux pistoles d'appointements de plus par mois.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Un soir de février, la Claudine, assise près de son feu, la Pouponne sur ses genoux, réfléchissait tristement. Il y avait déjà quinze grands jours que François son pauvre mari, si courageux à l'ouvrage et si doux pour les siens, était mort, la laissant toute seule avec ses sept enfants.Qu'allait-elle devenir ? que faire pour les élever ?En songeant à cela, elle passait en revue sa petite famille groupée autour d'elle.D'abord son aînée, Sylvie, une belle fillette de quatorze à quinze ans, appelée dans sa famille Mère-Grand à cause de sa prédilection pour les grandes cornettes tuyautées, au fond desquelles elle cachait de son mieux son joli visage déjà grave.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • De Lyon à Voiron. - Le départ. - L'heureuse rencontre. - Bourgoin. - La Tour-du-Pin. - Vireu et Lamartine. - Le Grand-temps et les grandes manoeuvres. Rives, séparation. - L'arrivée, les amis.J'avais un ami. C'était bien le meilleur des hommes, le plus hospitalier et le plus gai qu'on puisse rencontrer. Il habitait aux portes de Voiron une charmante campagne dont la vue, le site, les frais ombrages, les eaux abondantes et les aménagements de tout genre avaient fait un séjour enchanteur.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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