Marie Bourassa

  • Hiscoutine, 1370

    Le bourreau Louis Ruest et sa jeune épouse Jehanne d'Augignac se sont installés dans leur existence de couple marié et s'efforcent, autant que possible, de s'y habituer. Si le partage de leur lit se fait aussi aisément que celui de leur toit, le partage d'idées et d'émois est pour sa part ainsi dire inexistant. Les communications de Louis s'en tiennent au strict minimum. Il s'absente des jours durant pour se vouer à toutes sortes de travaux. Et Jehanne, emprisonnée par son statut de maîtresse de maison, souffre en silence de cette incompréhension mutuelle, car elle aime son époux de tout son être, ne souhaitant que son bonheur qui est aussi le sien.

    Or, voilà qu'avec la période des nombreuses festivités hivernales survient une série d'événements dont le dessein semble être de mettre la solidité de leur union à rude épreuve. En outre, l'arrivée dans leur domaine d'une personne que nul n'attendait donne le signal au dévoilement d'aveux qui risquent de fissurer une cellule familiale déjà fragile.

    Louis s'instituera alors en juge de qui dépendra le sort des siens. Choisira-t-il l'option qu'il connaît si bien, soit celle de repousser leur amour, de les faire condamner, de leur donner la mort et, ainsi de se condamner lui-même au néant, ou sera-t-il prêt à pardonner, à naître vraiment, pour vivre enfin? La réponse viendra par l'aveu bouleversant d'un secret longuement gardé, dans lequel réside pour Louis un terrifiant remède possédant le pouvoir soit de le guérir soit de le tuer.

  • Dans ce second tome d'une série, Le Maître des peines, qui en comptera trois, Louis Ruest, toujours exécuteur de la cité de Caen, découvre que sa vengeance contre son père, enfin assouvie, ne lui apporte pas la paix qu'il avait tant espérée. Au contraire, elle le laisse avec une impression de vide et une existence qui, selon lui, n'a plus aucun sens.

    Il est toutefois loin de se douter que son élan destructeur est sur le point d'avoir des répercussions qui se feront sentir jusqu'aux trônes de deux rois. Sa réputation a fait de lui un personnage diabolique digne des fables et il est devenu un instrument convoité des puissants. Ainsi, Louis est-il invité à la cour du roi de Navarre et promis à un brillant avenir pour un roturier, ce qui aura pour conséquence d'éveiller jalousies et intrigues de cour.

    Pourtant, celui qu'on appelle « monstre » demeure suffisamment humain pour susciter aussi l'amour, depuis celui d'une veuve de haut rang jusqu'à celui d'une servante. Mais c'est l'amour pur d'une enfant, Jehanne, qui est destiné à lui donner un nouveau jardin et à changer sa vie.

    Et c'est ainsi qu'en compagnie des personnages attachants d'une nouvelle famille, et après avoir tant côtoyé la mort, Louis entreprend sa lente remontée parmi les vivants.

  • Paris, 1340. À sept ans, Louis Ruest, fils unique de l'un des boulangers les plus estimés de cette ville florissante, travaille avec beaucoup d'acharnement afin de pouvoir réaliser sa plus grande ambition, celle de devenir à son tour l'un des meilleurs boulangers de sa profession. Tourmenté et assoiffé d'amour, s'il s'efforce de faire ses preuves en dépit de ses écarts de conduite, Louis est surtout désireux d'être apprécié par Firmin, son père, qui s'obstine malheureusement à ne voir en lui qu'un indigne successeur.

    Dans un Royaume de France pris en tenaille, au Nord par les débuts de la Guerre de cent ans, au Midi par des navires qui accostent silencieusement en amenant avec eux le bacille de la peste noire, qui s'apprête à provoquer la pire épidémie de l'histoire occidentale, c'est pourtant par l'oeuvre d'un seul homme, celle de son propre paternel, que la mort sans pitié se présente à Louis. Heureusement, un moine le sauvera in extremis et le ramènera au monastère de Saint-Germain-des-Prés afin d'y être soigné. Après une longue convalescence, le jeune homme prend d'abord goût à cet environnement serein et songe à prononcer ses voeux. Or, dans ces lieux pourtant paisibles, un désir sournois et implacable s'insinue lentement en lui, celui de retrouver son père et de lui faire payer chacun des coups que sa mère Adélie et lui ont reçus, chacun des mots cruels qu'il leur a lancés. Survivre et se venger devient alors la règle, et ce, même si pour retrouver son père, il devra renoncer à son âme. C'est ainsi qu'un destin hors du commun l'amènera à devenir l'un des exécuteurs les plus redoutés du Royaume, un redoutable fonctionnaire de la justice humaine.

  • Depuis ses débuts, dans les années 1950, la profession de psychoéducateur, unique au Québec, s'est inspirée de modèles développementaux pour comprendre les difficultés d'adaptation des jeunes et proposer des moyens d'intervention. Les psychoéducateurs sont appelés à intervenir auprès de clientèles vulnérables, dont les personnes ayant un trouble du spectre de l'autisme (TSA), afin de contribuer à une meilleure compréhension de leurs difficultés d'adaptations et de leurs capacités adaptatives. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants en psychoéducation ou dans un domaine connexe, ainsi qu'aux professionnels travaillant auprès des personnes ayant un TSA. Une bonne compréhension du TSA et des interventions ajustées à leur réalité peut représenter un levier pour soutenir l'inclusion et la qualité des services offerts à ces personnes.

    Ce livre aborde des connaissances actuelles à propos du TSA portant notamment sur la terminologie, la prévalence, les manifestations liées à ce diagnostic, les principales spécificités cognitives et sensorielles, et bien d'autres. En outre, certaines interventions établies, prometteuses ou émergentes en autisme, soutenant l'inclusion de ces personnes, sont présentées. L'ouvrage apporte également un éclairage psychoéducatif afin de mieux outiller les intervenants dans leur rôle auprès de cette clientèle. Il aborde plus particulièrement l'évaluation des capacités adaptatives des personnes ayant un TSA, le rôle du psychoéducateur en soutien à l'autodétermination et l'utilisation des schèmes relationnels dans un contexte d'intervention.

    Marie-Hélène Poulin est professeure en psychoéducation au Département des sciences du développement humain et social de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Elle est chercheuse régulière à l'Institut universitaire en déficience intellectuelle et en trouble du spectre de l'autisme (DI-TSA) et membre de l'équipe de recherche pour l'inclusion sociale des autistes (ÉRISA). Elle s'intéresse aux facteurs favorisant la participation sociale des personnes ayant un TSA.

    Myriam Rousseau est chercheuse en établissement pour l'Institut universitaire en déficience intellectuelle et en trouble du spectre de l'autisme (DI-TSA) rattaché au CIUSSS Mauricie-Centre-du-Québec (MCQ). Elle est aussi professeure associée au Département de psychoéducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières. La plupart de ses travaux portent sur l'intervention auprès des jeunes ayant un TSA, leur famille et leur réseau social.

    Jacinthe Bourassa est agente de planification, de programmation et de recherche (APPR) au CIUSSS Mauricie- Centre-du-Québec (MCQ). Elle est aussi membre régulière de l'Institut universitaire en déficience intellectuelle et trouble du spectre de l'autisme (DI-TSA) rattaché au CIUSSS MCQ. Elle collabore à la réalisation de recherches et à la conception de documents et de programmes cliniques destinés aux personnes ayant un TSA, leur famille et leur entourage.

  • Parce qu'il s'est juré de ne plus jamais mettre en péril la vie de ses proches, Eugène Duchamp a délaissé pour de bon ses activités de détective. Avec son ami Herb Parker, il s'adonne désormais à la contrebande d'alcool, modeste commerce qui leur assure des jours relativement tranquilles. Mais voilà que la célèbre danseuse Carole Morgan, nouvellement couronnée Miss Montréal, est retrouvée étranglée le long des voies du chemin de fer. Pour la police, Herb est un suspect tout désigné: le bootlegger est introuvable depuis la nuit du meurtre, or la victime aurait été vue pour la dernière fois sortant d'un club de jazz au bras d'un jeune Noir. Parce qu'il sait son compagnon parfaitement incapable de commettre ce crime odieux, Duchamp, à son grand dam, reprend du service pour le disculper.

    Dans ce troisième et dernier tome de la série Red Light, les Années folles semblent bien loin. Les rues de Montréal, rongées par la Grande Crise, sont plus tortueuses que jamais et Duchamp sait que chaque geste, chaque décision pourrait causer sa perte. Mais une vieille connaissance revenue d'outre-tombe se propose de lui montrer la voie...

  • « Il ne l'aurait probablement jamais avoué, mais il avait hâte de prouver sa valeur à la belle Roxy. Il s'entendait déjà lui lancer : Je l'ai trouvé, ton crotté! Certes, il avait claqué de l'argent qu'il devait à d'autres. Passé proche de se faire tabasser.Mais Georges Kirouac, détective privé, était un homme sur qui on pouvait compter. »Entre deux joints, Georges Kirouac ne fait pas grandchose, à part se morfondre sur son sort et, parfois, se mettre dans le trouble. En cet été 1976, il accepte tout de même d'enquêter pour le compte de Roxy, serveuse au bar exotique qui lui sert de quartier général. Il part alors à la recherche d'un certain film de fesses qui éveille toutes les convoitises - notamment celles du crime organisé. Pour ne rien arranger, voilà que son ancien partenaire, le lieutenant-détective Raoul Gariépy, ramène un vieux dossier sur la table : Simon St-Amour, ancien felquiste et artisan de tous leurs malheurs,serait de retour au pays. Marie-Eve Bourassa déplace dans les années Québec Love les codes du roman noir, qu'elle maîtrise comme personne.

  • Monstre d'acier ou de béton, le pont, silhouette massive, occupe le paysage urbain et se fond au décor jusqu'à parfois s'y faire oublier. Voici treize nouvelles où toujours il se dresse, à la fois lien et tremplin, entre le bien et le mal, l'admiration et les désillusions. Alors que certains sautent dans le vide pour noyer leur mal-être, d'autres voient le mythique saut de l'ange comme une renaissance. Entre un futur proche où l'on coupe les ponts et une dynastie familiale sur le déclin émergent des problèmes de jeu, des couples en péril, mais aussi la grandeur de l'enfance et des retrouvailles inattendues.

    Charmée par la beauté brute des oeuvres composant la série « Ponts », de l'artiste montréalais James Kennedy, Chrystine Brouillet a invité douze créateurs à livrer un texte inspiré d'une pièce unique, chacune reproduite au début de la nouvelle s'y rattachant. Avec la participation de Marie-Eve Bourassa, Claudine Bourbonnais, Benoît Bouthillette, Chrystine Brouillet, R. J. Ellory, Claude A. Garneau, David Goudreault, François Lévesque, Tristan Malavoy, Martin Michaud, Ariane Moffatt, Marie-Ève Sévigny et Johanne Seymour

  • La langue constitue l'une des racines culturelles d'un peuple, et les mots, eux, en sont des témoins. ­Qu'est-ce qui fait qu'une langue vit, survit, meurt ou revit? Des historiens, historiennes, géographes, ethnologues, ­romanciers et romancières plongent dans l'histoire et vous font revivre, le temps d'une nouvelle, la trajectoire de ces langues qui nous définissent.

    Laissez-vous surprendre par des lettres imaginaires, des exodes déchirants, des mots étonnants et des rendez-vous à ne pas manquer! De Marius Barbeau à Tancrède Pagnuelo, en passant par Adèle Lafontaine, des personnages vivent sous vos yeux, au rythme de leurs mots. Leur langue sillonne les routes de l'Acadie, de l'Alberta, du Yukon ou du Québec.

    Découvrez dans ce recueil de nouvelles historiques la langue abénakise, le wendat, le tutchone du Nord, le ladino presque disparu et l'évolution du français de la Nouvelle-France à aujourd'hui. L'illustration de cette résilience se livre en douze textes passionnants qui vous dévoileront quelques secrets bien gardés.

    Avec la participation de Éric Bédard, Marie-Eve Bourassa, Philippe Charland, Francis Desharnais, Martin Fournier, France Lapierre, Valérie Lapointe-Gagnon, Jean Lemieux, Maya Ombasic, Isabelle Picard, Louis-Pascal Rousseau, Maryse Rouy et André-Carl Vachon.

    Émilie Guilbeault-Cayer, consultante en histoire et éditrice, détient une maîtrise en histoire de l'Université Laval et un diplôme en édition de l'Université de Sherbrooke. Travaillant dans le milieu de l'histoire depuis 15 ans, elle a collaboré à de nombreux projets en histoire autochtone, institutionnelle et urbaine. En 2018, elle publie chez Septentrion Les Soeurs de la Charité de Saint-Louis au Québec, 1902-2018 et, en 2019, elle participe à la direction et à la rédaction de l'ouvrage La Noël au temps des carrioles. De racines et de mots. Persistance des langues en Amérique du Nord est le premier recueil de nouvelles qu'elle dirige.

    Pendant sa carrière en enseignement, comme professeur, directeur d'écoles et comme directeur des services éducatifs, Richard Migneault s'est toujours investi dans l'enseignement et l'apprentissage de la lecture. Lecteur compulsif, il a développé à la retraite un engouement indéniable pour la littérature policière et la nouvelle. Il a dirigé trois collectifs, Crimes à la librairie, Crimes à la bibliothèque et Crimes au musée aux éditions Druide. Préoccupé par la lecture chez les jeunes, il a dirigé une série s'adressant aux lecteurs de 10 à 14 ans ayant pour titre Mystères à l'école et Les nouveaux mystères à l'école. Animé par son intérêt pour l'histoire, il propose l'idée d'un recueil reliant l'histoire et la littérature qu'il codirige, De racines et de mots. Persistance des langues en Amérique du Nord.

  • Parasites, Livre 2

    Marie-Eve Bourassa

    La mort de leur ami Antoine Rivard continue de hanter Billie, Zach, Steeven, Greget Kat. D'autant plus que le mystère ne cesse de s'épaissir. Billie doit tenter de comprendre quel rôle sa propre famille et celle de Zach Plamondon (qu'elle aimerait tant ne pas trouver aussi irrésistible !) ont pu jouer dans le drame... C'est sans parler de la réapparition inattendue de sa mère, qu'elle n'avait pas vue depuis deux ans et dont le passé se révèle de plus en plus louche, ainsi que du comportement étrange que le deuil semble faire adopter au frère du défunt Antoine, le charmant mais inquiétant Oli. Et que dire du silence soudain de la Guêpe, mystérieuse appli qui semble se nourrir de la vie privée des jeunes de Saint-François-de-l'Avenir - et de leur fascination pour la vie privée des autres - en leur lançant des défis de plus en plus périlleux ? Un silence inquiétant, qui donne l'impression qu'un retour en force du frelonmaléfique plane comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête de Billie, Zachet des autres.

  • Par le feu

    Bourassa Marie-Eve

    "Ils sont trois. Paumés, amorphes, insomniaques, vaguement alcolos. Ils s'aiment comme des frères, donc se haïssent un peu aussi. Croyant pouvoir échapper à leur sort, ils quittent tout (c'est-à-dire pas grandchose) pour s'installer à Courtval, un trou perdu où ils s'improvisent croque-morts. Mais dans ce monde hostile qui se resserre autour d'eux comme la vigne autour de leur maison, sous le regard malveillant des villageois, les trois amis, incapables de se reprendre en main, suivrons inéluctablement le chemin de leur perdition. Thriller psychologique et roman choral, Par le feu jongle habilement avec les codes de la série B sans jamais sacrifier la vérité des personnages, si humains dans leurs tares."

  • Montréal, début des années 1920. Depuis son retour des tranchées, Eugène Duchamp, opiomane taciturne et infirme de guerre, vit reclus avec sa femme Pei-Shan dans un appartement miteux du quartier chinois. Quand une jeune prostituée frappe à sa porte pour le supplier de retrouver le bébé qui lui a été enlevé, l'ancien policier accepte de l'aider malgré ses réticences. Duchamp a beau répéter qu'il n'est pas détective privé, il sait qu'il est le seul à pouvoir élucider cette affaire dont les autorités se désintéressent. Son enquête prendra des dimensions insoupçonnées et le mènera des quais mal famés du port aux demeures patriciennes sur les hauteurs du mont Royal.

    Ce grand roman noir est le premier tome d'une trilogie qui nous transporte dans le quartier du Red Light de Montréal, où une faune bigarrée venait oublier ses malheurs dans les effluves de l'alcool de contrebande et la musique des cabarets.

     
    Marie-Eve Bourassa s'intéresse depuis des années à l'histoire et à la culture des cocktails, sujet de son livre Élixirs (VLB éditeur, 2014). Red Light. Adieu, Mignonne est son deuxième roman.

  • Red light v. 02

    Bourassa Marie-Eve

    Près de deux ans après les événements d'Adieu, Mignonne, Eugène Duchamp dépoussière à nouveau son costume de détective privé. Cette fois, il part à la recherche d'une adolescente de bonne famille, disparue alors qu'elle était venue faire la noce dans les quartiers chauds de Montréal. Des tripots du Red Light aux clubs noirs de la Petite-Bourgogne, Duchamp suit la piste d'un dangereux proxénète, accompagné bien malgré lui dans son enquête par la soeur de la disparue, une séduisante pimbêche. Pour ne rien arranger, un ancien collègue policier qu'il avait contribué à faire mettre derrière les barreaux vient d'être libéré.

    Le deuxième tome de la trilogie Red Light ouvre grand les portes du Montréal interlope des Années folles, où les marchands de vices, divisés en deux clans puissants, se livrent une guerre de territoire sans merci.



    À propos du tome I :

    [Un] premier polar tout à fait remarquable [...]. On a hâte de lire les prochaines aventures de ce nouveau héros [...].

    Norbert Spehner, La Presse

     

    La narration de Marie-Eve Bourassa est vive et tout en action. [...] La description de ce Montréal d'une époque révolue est si précise qu'elle en devient palpable.

    Daniel Marois, Le Huffington Post

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