Christiane Lahaie

  • Qu'est-ce que prier? Par cet appel, on s'adresse à Dieu ou à un être surnaturel. La prière que l'on balbutie enfant ou à laquelle on recourt malgré soi lors d'épreuves se tournerait d'abord vers un grand Autre, signe de transcendance. Qu'elle soit une revendication, une supplication ou un cri de désespoir, elle demeure un acte d'humilité. Les multiples manières de prier se transposent dans ce numéro en une pluralité de formes littéraires, allant du poème à la lettre pour un ami, à une série d'aphorismes ou encore un dialogue avec son chat! Que ce soit par la prière ou par l'écriture, ce numéro invite à entendre un sens, une ouverture vers ce qui nous dépasse. Un numéro piloté par Michèle Pontbriand.

  • Pour son numéro d'hiver, la revue de la nouvelle XYZ renoue avec le thème du double. Un thème qui fait évidemment depuis toujours le bonheur de la littérature fantastique. Inquiétante étrangeté, confusions entre rêve et réalité, jeux de reflets, spectre de la dépersonnalisation... « Entre le monde et le sujet s'établit une nouvelle relation où l'esprit l'emporte sur la matière : votre moi vous apparaît comme s'il était un autre ». Dix auteurs s'emparent des multiples possibilités du thème du double pour autant de courts textes percutants ou atmosphériques. Vous pourrez ainsi apprécier les voix singulières de Catherine Mavrikakis, David Dorais, Simon Roy ou Adina Balint, entre autres. Une nouvelle à thème libre signée Catherine Ego ainsi que plusieurs comptes rendus littéraires complètent le numéro. Christiane Lahaie s'intéresse particulièrement - et naturellement - aux dernières publications de collectifs de nouvelles, regroupés selon trois tendances.

  • Ce numéro d'été est le fruit d'une collaboration spéciale avec la photographe Anne-Marie Guérineau. Les nouvelliers se sont inspirés d'une sélection de photos tirées de l'exposition Que fais-tu là? tenue à Trois-Rivières à l'automne 2016. Ces photos de famille, volontairement surannées et prosaïques, sont des portraits de personnes du quotidien posant pour la mémoire. Le lecteur les trouvera reproduites aux côtés des nouvelles qu'elles ont inspirées. Ce numéro devient ainsi une espèce d'album de famille métaphorique, en plus de regrouper la quasi-totalité du collectif de rédaction. Les nouvelles hors thème présentent des fictions sur la psychanalyse (Claudine Potvin), la genèse du christianisme (Jean-Pierre Vidal) et la tragique mort d'un chien (Robert Baillie). Le traducteur Jean-Marcel Morlat fait découvrir l'auteur anglais James Kirkup, avec « Le maître du bonsaï », une nouvelle campée au Japon. Enfin, David Dorais livre un compte-rendu du recueil néoféministe Des femmes savantes de Chloé Savoie-Bernard.

  • C'est sous le thème du « Zodiaque » en autant de nouvelles qu'il y a de signes astrologiques que se présente le numéro printanier de XYZ. Qu'on croit ou non à l'astrologie, que l'on adhère ou non aux bons et moins bons augures que nous prédit notre horoscope, il n'en reste pas moins que cette « science » offre un ensemble de traits de caractère et un éventail de tempéraments soutenu par la culture populaire que les nouvellistes ont pu explorer à loisir. Chaque nouvelle s'articule autour d'un signe précis et du caractère associé, qu'il s'agisse du mauvais caractère présumé des Scorpions ou de la pondération des Balances. Lisez Emilie Andrewes, David Dorais, Danielle Dussault, Karoline Georges, Lucie Lachapelle, Christiane Lahaie, Serge Lamothe, Sophie-Rose Lefebvre, Juliana Léveillé-Trudel, Kiev Renaud, Hélène Rioux et Alexandre Soublière. Hors thème, découvrez Tom McMillan dans une traduction de Sabrina D'Arcy, renouez avec David Clerson et Nicolas Tremblay, puis accueillez l'étrange Mario Yeault.

  • Porté par le roulis, l'Hôtel des brumes se nourrit des sentiments humains les plus intemporels : l'amour, la mort, la vieillesse, la passion, la séduction. Tout s'entrechoque, de la vaisselle aux humeurs des clients, dans ce roman soutenu par des personnages aux accents d'exotisme qui ravit le lecteur par la puissance de ses évocations.

  • Nouvelles se déroulant toutes en Grande-Bretagne. L'auteure y exploite les particularités britanniques privilégiées par la littérature depuis le roman gothique, à savoir les châteaux, les landes brumeuses, les «mews» ou venelles de Londres. Une évocation du passé de l'Angleterre sans quitter le présent.

  • Comment les nouvelliers du Québec s'approprient-ils l'espace réel pour le transformer en espace textuel ? Christiane Lahaie choisit la géocritique littéraire et la recherche-création pour découvrir leurs schèmes inconscients et leurs stratégies délibérées. Le corpus à l'étude est formé d'oeuvres publiées et de quinze inédits écrits à partir d'une contrainte spatiale donnée : un pont, une chambre d'enfance, une clairière, l'Atlantide et un pénitencier. Témoins de l'éclatement des sociétés postmodernes, les nouvelliers délégueraient à leurs personnages une occupation aléatoire et mystérieuse du territoire québécois, fragment du vaste espace nord-américain. Ainsi, démontre l'essayiste, le genre bref favorise l'évocation de lieux imaginaires, peu référentiels et hautement subjectifs. En préface, le spécialiste européen de la géocritique Bertrand Westphal insiste sur l'aspect innovant du travail de Christiane Lahaie, car elle « explore des pistes vierges dans un domaine de recherche en plein essor ».

  • Des origines à 2000, le roman québécois a enfanté des centaines de personnages parmi lesquels il s'en trouve qui auront marqué l'imaginaire. Les auteurs ont puisé dans un répertoire romanesque riche de plus d'un siècle et demi, cherchant à rendre compte de sa multiplicité et de son aptitude à raconter ce que nous sommes et ce que nous aimerions être.

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