Benoît Garnot

  • Les crimes et les horreurs ont accompagné en grand nombre l'histoire de France au fil des siècles. Ce livre en présente une trentaine d'exemples. On y retrouvera des criminels restés célèbres jusqu'à nos jours, comme François Ravaillac, Charlotte Corday, les soeurs Papin, Violette Nozière, et d'autres qui eurent leur heure de gloire en leur temps : les empoisonneuses Marie-Madeleine de Brinvilliers et Hélène Jégado, le régicide Robert-François Damiens, le parricide Pierre Rivière, le violeur d'enfant Albert Soleilland, le psychopathe Ange Soleil, ou encore les impitoyables assassins de l'Auberge rouge, pour n'en citer que quelques-uns... À la description de crimes et d'horreurs à la Cour, succède celle de crimes et d'horreurs au village, puis en ville, enfin en justice. Illustres ou moins connus, tous ces événements sont révélateurs d'une ambiance et de certaines manières (bien peu conviviales, on en conviendra...) de se comporter en société. L'ouvrage s'achève par l'évocation de l'angoisse du bourreau, car ce n'est pas une sinécure de faire passer des êtres humains de vie à trépas.À la description de crimes et d'horreurs à la Cour, succède celle de crimes et d'horreurs au village, puis en ville, enfin en justice. Illustres ou moins connus, tous ces événements sont révélateurs d'une ambiance et de certaines manières (bien peu conviviales, on en conviendra...) de se comporter en société. L'ouvrage s'achève par l'évocation de l'angoisse du bourreau, car ce n'est pas une sinécure de faire passer des êtres humains de vie à trépas.
    Agrégé d'histoire et docteur ès lettres, Benoît Garnot est professeur d'histoire moderne à l'université de Bourgogne. Spécialiste de l'histoire de la justice et du crime, il a publié une cinquantaine d'ouvrages, dont une Histoire de la Bourgogne (avec Alain Rauwel) aux éditions Gisserot.

  • 5 titres qui proposent un « moment choisi » de l'Histoire de France ou du monde, en lien avec les programmes d'Histoire enseignés au collège et au lycée.
    La démarche dans chaque ouvrageLe récit historique pose trois questions centrales mis en perspective par la structure de chaque ouvrage :
    o Le récit des temps forts : le rapport à l'événement
    o Les acteurs en présence des évènements : le rapport au témoin (procédure où s'élabore la connaissance historique, par exemple l'observation des témoins)
    o Les enjeux et les débats : le régime de vérité de cette connaissance
    Au soir du 13 octobre 1761, Marc-Antoine Calas, jeune Toulousain d'une famille protestante, est retrouvé pendu dans la demeure familiale. Accusé d'avoir assassiné son fils, Jean Calas est exécuté le 10 mars 1762 à Toulouse. Au faîte de sa gloire, Voltaire, homme des Lumières, se saisit de l'affaire.

  • Abolie en 1981, la peine de mort a été appliquée en France pendant des siècles, provoquant toujours réflexions et controverses. Partisans de la peine capitale ou de son abolition, philosophes, juristes et hommes d'État ont débattu, apportant des arguments religieux, moraux, philosophique, politiques voire, très prosaïquement, pratiques.

    Cet ouvrage présente, sur plus d'un millénaire, les grands textes, classiques ou inédits, qui abordent la peine de mort. Il reprend les âpres discussions qui se sont tenues depuis la Révolution, donnant la voix aux hommes et aux femmes qui y ont pris part, souvent avec passion. Chaque texte, présenté par un grand historien de la justice, est un morceau de bravoure et une source de réflexion sur l'une des grandes inflexions de notre histoire.

  • En 1658, des religieuses se disent possédées. En 1660, l'« épidémie diabolique » atteint les habitants de la ville. Des exorcismes publics ont alors lieu. Des femmes laïques sont condamnées au bannissement, d'autres sont massacrées par la population. Une « étude de psychologie historique », réalisée d'après des archives exceptionnelles.

  • Hiérarchies sociales, mondes des campagnes et des villes, religions et croyances, déviances exutoires et révoltes, démographie, hiérarchie des apparences et des manières de vivre : pour chacun de ces thèmes, l'auteur offre une introduction à l'étude de la France de l'Ancien Régime.SOMMAIRE :1.Les fondements d'une société : naître, vivre et produire.2. Des privilèges et des hommes : noblesse, clergé, bourgeoisies.3. Un monde majoritaire et dominé : la société rurale.4. Un milieu contrasté : la société urbaine.5. Vivre au quotidien : se nourrir, se loger, se vêtir. 6. La paix sociale : exutoires, dérivatifs et révoltes. 7. Les voies du salut : religions et croyances. 8. Les chemins de la connaissance : lire, écrire, savoir; 

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le 29 octobre 1728, alors qu'il rentrait chez lui, Jean Boiveau, « Sieur de Volesvres », est assassiné sur la route. Son épouse, Magdelaine, est accusée du crime - perpétré par tueur à gages - et condamnée, un an plus tard, à la question puis à la décapitation. L'affaire Boiveau, qui défraya alors la chronique, amènera la déposition de cent cinquante témoins. Relatant les faits avec talent, Benoît Garnot s'attache surtout à reconstituer le cadre social et les modes de pensée en oeuvre dans ce fait divers, ceux de la victime et de son entourage, ceux des juges, et enfin ceux du clergé, qui tentera de réhabiliter la « dame de Volesvres » après sa mort. Par les passions qu'elle implique, par la richesse exceptionnelle du dossier judiciaire dont nous disposons, cette affaire criminelle forme un témoignage précieux pour mieux connaître les mentalités au XVIIIe siècle.

  • Le diable au couvent

    Benoît Garnot

    • Imago
    • 11 Février 1995

    Entre 1658 et 1663, le couvent des Ursulines, à Auxonne, près de Dijon, est le théâtre d'une étrange affaire de possession diabolique. Une quinzaine de religieuses, raconte-t-on, sont habitées par les démons. L'épidémie de sorcellerie s'étend peu après sur la ville, et des femmes laïques - jugées responsables de ces faits - sont condamnées au bannissement, brûlées au bûcher ou massacrées par la population. Mais, en octobre 1660, Barbe Buvée, soeur de Sainte-Colombe, reconnue comme la principale coupable, est accusée publiquement - notamment par la mère supérieure - de magie, de sortilège et d'infanticide, et mise aux fers au couvent...

  • Aux XVIIe et XVIIIe siècles, plus qu'aux siècles précédents, le pouvoir grandissant de l'État impose à la population des villes, puis des campagnes, des institutions judiciaires efficaces et structurées. Inventant la « police », s'appuyant sur des spectacles de supplices et un usage plus prononcé de l'incarcération, l'époque moderne voit s'affirmer la criminalisation de l'individu, ainsi encadré et contrôlé.

  • Dominer et dresser : tel est, au XVIIIe siècle, le projet politique, social et religieux des élites face au peuple. Conjuguant leurs efforts, l'Église et l'État vont tout faire pour modifier en profondeur les mentalités populaires, entreprenant ainsi une immense oeuvre de remodelage des esprits et des corps. Mais le peuple ne renoncera pas à ses manières d'être et de penser...

  • « Intolérable anomalie », l'erreur judiciaire s'avère riche d'enseignements sur l'application du droit et sur l'état des sociétés qui la génère. Comment, selon les époques, se produit-elle ? Provient-elle d'une simple défaillance humaine ou d'un dysfonctionnement plus profond ? Pourquoi se trouve-t-elle parfois au coeur de véritables luttes idéologiques ? Les pratiques judiciaires seraient-elles flexibles en fonction de la conjoncture politique ou économique ?
    Dans cet ouvrage, historiens et sociologues s'interrogent sur de nombreux cas, les uns célèbres, les autres tombés dans l'oubli, et montrent que l'erreur judiciaire constitue toujours un révélateur de tensions et de conflits, souvent inavoués.

  • La torture judiciaire a pour but de faire avouer un crime à un suspect - voire parfois de lui extorquer les noms de ses éventuels complices - en lui infligeant, selon un processus précis, des sévices physiques très douloureux et insoutenables. Héritage du droit romain, cette torture est réintroduite en Occident dans la procédure pénale au XIIIe siècle. Mais dès le XVIIIe siècle, elle est abandonnée et, par la suite, universellement interdite par le droit international. Cependant, depuis quelques décennies, nous assistons à une nette régression car la voici redevenue une pratique d'État dans des pays tenus pour démocratiques, comme les États-Unis.
    Comment comprendre et expliquer une telle institution ?

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